La vie après le bac en communication

Étant en troisième année en sciences de la communication, l’une des questions partagées par beaucoup de gens dans la même situation que moi est la suivante : quoi faire après l’obtention d’un baccalauréat en communication? Il faut dire que plusieurs personnes se demandent également ce que le baccalauréat en communication peut nous donner, ou encore quels sont les emplois que nous pouvons exercer à la fin de nos études. Plusieurs questions du genre peuvent causer un stress important chez plusieurs jeunes, d’autant plus que personne ne veut décevoir ses proches et personne ne souhaite arriver à un point de non-retour.

Crédit : Tribun Style

Crédit : Tribun Style

Il est important de rappeler qu’après l’obtention d’un diplôme d’études en communication, deux choix principaux s’offrent aux personnes graduées : soit poursuivre leurs études aux cycles supérieurs ou bien se diriger vers le marché du travail. Pour le premier, différentes options peuvent être offertes si l’étudiant ou l’étudiante souhaite continuer ses études vers les cycles supérieurs : il y a la maîtrise en sciences de la communication, en commerce électronique et en études internationales qui sont offertes à l’Université de Montréal. Pour les autres programmes offerts au 2e cycle, il y a le DESS en journalisme, en arts, création et technologies, en communication organisationnelle et bien d’autres encore.

D’un autre côté, si l’étudiant ou l’étudiante veut plutôt se diriger vers le marché du travail, plusieurs choix lui sont offerts. Les finissants et les finissantes peuvent travailler à titre de conseillers en communication ou d’agents d’information dans des organismes gouvernementaux, pour des organismes culturels ou encore pour des municipalités. L’un des autres choix de carrière est de travailler dans le domaine de la publicité et des relations publiques. Les finissants et finissantes peuvent également se diriger vers le domaine des médias pour y travailler à titre de chroniqueur, réalisateur, recherchiste, webmestre, designer d’interface multimédia, etc.

Alors, suite à l’article que j’ai écrit l’année passée qui relatait différentes perspectives d’avenir de certains étudiants et de certaines étudiantes, j’ai eu l’envie de demander à quelques personnes qui ont gradué du programme de sciences de la communication de l’Université de Montréal pour connaitre ce qu’ils ou elles avaient aimé et moins aimé de leurs cours et du programme en général. J’ai voulu connaître leur parcours à la suite de l’obtention de leur diplôme :

 

-          Gabriel a aimé ce qui touchait à la culture populaire et tout ce qui touchait à l’information théorique sur la communication médiatique. Il avait moins aimé le fait de n’avoir pas pu appliquer la théorie apprise dans ses cours à l’intérieur de mises en situation représentatives du milieu professionnel. Depuis quelques mois, il travaille à titre d’agent aux communications pour le GUEPE (le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement), un OBNL qui fait la promotion et l’éducation de comportements favorisant le respect de l’environnement. Il s’occupe de la mise en visibilité des activités qui y sont organisées et de la promotion des parcs.

 

-          Mireille a surtout aimé les cours dans la section « médias numériques », c'est-à-dire les cours pratiques du département de communication. Elle avait moins apprécié les différents cours de méthodologie (il y a présentement trois cours de méthodologie dans le programme). À l’automne 2017, elle a commencé sa maîtrise en design d’interaction à l’Université Laval. Certains cours qu’elle a suivis à la session précédente ressemblent au cours « Éléments de publicité », c’est-à-dire qu’on y trouve des mandats fictifs et réels qu’elle doit analyser, et par la suite, concevoir un outil qui va répondre aux besoins des utilisateurs.

 

-          Élizabeth a aimé la diversité des cours offerts, car elle a eu la possibilité de prendre des cours de publicité, de relations publiques, de journalisme, etc. Cependant, elle a moins aimé le côté théorique des cours et du fait que les cours n’étaient pas assez axés sur la création de projets concrets afin de mieux nous préparer pour le marché du travail. Maintenant, elle continue ses études dans le DESS en gestion d’organismes culturels. Ce programme lui donne une base en gestion qui pourra lui donner un coup de pouce si elle souhaite obtenir un poste de direction ou de gestionnaire dans le domaine culturel.

 

-          Caroline a aimé la majorité de ses cours à l’université. Elle a surtout aimé les cours qui lui ont permis de développer sa créativité, dont « Initiation à la photographie numérique » et « Communication infographie ». Avec le recul, elle affirme n’avoir pas détesté ses cours lors de son baccalauréat. Cependant, elle raconte avoir suivi un nouveau cours du baccalauréat qu’elle a qualifié d’horrible, bien que ses amis qui l’ont suivi l’année d’après n'avaient pas le même avis. Présentement, elle a pris une pause dans ses études pour être sur le marché du travail. Elle est coordinatrice aux communications et aux services aux membres pour la fédération de Plongeon Québec. Elle s’occupe des communications internes et externes de la fédération, des relations de presse ainsi que de la gestion des réseaux sociaux et du site internet.

 

-          Solène a aimé le fait qu’au baccalauréat, les professeurs nous poussent à la réflexion et nous permettent de développer un esprit critique. Elle a également aimé les cours théoriques, dont ceux de méthodologie. Elle a moins aimé le fait qu’il n’y ait pas assez d’interactions pour amener les gens à participer entre eux pendant les cours par des ateliers. Depuis l’automne 2017, elle est à la maîtrise en sciences de la communication, dans le profil général. Comme sujet de recherche, elle travaille sur la stigmatisation de la maladie mentale. Elle juge que le rythme à la maîtrise est complètement différent du baccalauréat, où elle développe davantage ses intérêts et le côté pratique au travers de la théorie.

 

Bref, on y retrouve divers points de vue en rapport avec ce que les gens ont aimé et moins aimé du programme de sciences de la communication. C’est pour cela que tous les étudiants et les étudiantes inscrits au programme (au baccalauréat, à la majeure et à la mineure) auront la possibilité de donner leurs opinions avec le nouveau sondage sur la réforme académique du programme, élaboré par les responsables aux affaires académiques. Ce sondage devrait être en ligne dans les jours ou les semaines à venir. Les membres du conseil exécutif de l’AÉCUM comptent énormément sur votre participation à ce sondage!

Crédit: St. Jude Academy

Crédit: St. Jude Academy

Retrouver l'équilibre

Il arrive parfois un temps où la remise en question n’est plus évitable. C’est à ce moment que tu dois poser tes deux pieds sur terre pour enfin réfléchir. Tu évitais tous ces questionnements depuis si longtemps que maintenant l’heure est arrivée. Tu es là à essayer de comprendre pourquoi tes émotions prennent le dessus, mais il faut bien se rendre à l’évidence que tu dois prendre un temps d’arrêt pour tout reprendre en main.

Crédit : Fil Santé Jeunes

Crédit : Fil Santé Jeunes

Depuis la fin du secondaire, on t’oblige à savoir ce que tu veux faire plus tard. On te demande de choisir un programme pour le CÉGEP qui jouera un rôle important dans ton avenir. Ensuite arrive l’université où tu dois encore être plus certaine de ce que tu veux faire plus tard. Tu restes là, immobile devant ton écran d’ordinateur, à essayer de faire un choix pour ta demande d’admission et tu n’y arrives pas. Donc, tu choisis finalement un peu à l’aveuglette pour être sûre d’être bien vue par tes amies, ta famille et tous les gens qui comptent réellement pour toi. À ce moment-là, tu crois avoir fait le bon choix, mais tu te rends vite compte que ce n’est pas ce que tu voulais réellement faire comme carrière. Donc, tu décides de changer de programme, en ne sachant pas encore trop ce que tu veux faire plus tard, tu te lances et tu es persuadée que cette fois-ci est la bonne.

Puis arrive le début d’une nouvelle vie, des nouveaux cours, des nouvelles rencontres. Tu crois que la vie est maintenant celle que tu désires depuis si longtemps. Tu te sens bien pour une fois. Tu continues ta vie paisiblement en ne déplaçant pas trop d’air parce que ce n’est pas ton genre de toute façon. Tu te lèves chaque matin pour te rendre à l’école et plus l’année avance, plus tu te remets en question.

Tu te croyais épanouie, mais peut-être qu’au fond tu te cachais juste la tête sous le sable en te disant que tu avais réussi à trouver ce que tu voulais faire pour ne pas avoir à réfléchir à nouveau. Tu tentes donc de trouver l’appui de tes amies, mais elles sont toutes occupées à faire autre chose de plus intéressant que de t’entendre hésiter, une fois de plus, sur ton choix de carrière. Tu as une boule d’angoisse qui s’installe dans ton corps et qui ne cesse d’augmenter chaque jour. Tu essaies d’en parler, mais tu en es incapable. Tu ne trouves pas le soutien auprès de tes amies et tu ne veux pas inquiéter tes parents en leur parlant de ce que tu ressens. Ça devient donc un fardeau de plus en plus lourd à supporter chaque jour.

Tu te sens seule et anéantie. Tu ne sais plus comment réagir et tu perds ta motivation dans tout ce que tu as entrepris. Tu te demandes si ce cauchemar n’est que temporel ou s’il finira par faire partie de toi. Tu te retrousses les manches et tu essaies d’aller à tous tes cours. Tu essaies de t’accrocher à quelques rêves qui restent importants pour toi, malgré tout. Tu essaies de te dire que malgré le fait que tes amies ne soient pas réellement là pour toi, tu es capable d’avancer seule dans ce tunnel qui te paraît interminable. Tu sais pertinemment que tu dois entreprendre les réflexions profondes que tu as toujours repoussées jusqu’à présent. Tu sais que tu dois affronter tous les obstacles qui se mettent sur ton chemin, mais tu sais aussi que cela demande beaucoup d’énergie et de courage.

C’est pourquoi à ce moment-ci, tu décides de commencer ta réflexion sur ton futur, sur ce que tu souhaites en amitié, en amour, sur tes rêves, tes envies, tes ambitions. Tu commences à saisir l’opportunité pour t’en sortir une bonne fois pour toutes. Après tout, tu sais raisonnablement que tout le monde a des réflexions dans la vie et qu’on doit les faire pour grandir et retrouver l’équilibre intérieur.

Crédit : We Mystic

Crédit : We Mystic

Des fondations suffisamment solides?

À quelques semaines de la date limite des transactions dans la ligue nationale, les partisans du Canadien de Montréal doivent se demander ce que Marc Bergevin tentera désespérément de faire pour maintenir son équipe à bord. Cependant, personne n’est dupe et la situation semble claire : la saison 2017-2018 du Tricolore reflète un constat d’échec.

Crédit : La Presse

Crédit : La Presse

Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe croule péniblement dans les bas-fonds de la LNH (25e rang) et est l’une des pires équipes aussi bien dans les buts marqués (25e rang) que dans les buts alloués (23e rang). L’infirmerie a également son lot de blessés : Shea Weber, Ales Hemsky, Phillip Danault et plus récemment Andrew Shaw (4 à 6 semaines d’absence). Et je ne parlerais même pas des problèmes de compositions à l’attaque et à la défense. Il n’y a pas à dire, le Canadien traverse une sombre période et celle-ci ne date pas d’hier.

En effet, cela fera bientôt 25 ans que le trophée roi, la coupe Stanley, n’a pas déferlé avec engouement sur la rue Sainte-Catherine. 25 ans que les partisans ne se sont pas enflammés à crier des « Olés » d’encouragements pendant que le Canadien affronterait férocement une équipe de l’association de l’Ouest. Ces 25 ans de disette combinés à la situation actuelle de l’équipe m’amènent à me poser la question suivante : Est-ce que nous pouvons gagner avec les fondations que nous avons présentement?

À cette question, je vous répondrais ceci : « Oui et Non »  

Je ne pense pas que le Canadien possède les pires éléments de la ligue nationale, mais nous sommes obligés de constater que certaines pièces nécessaires à ce que l’engrenage de la réussite s’enclenche de manière fluide ne sont pas encore placées. Parmi ces pièces manquantes, je n’étonnerai personne en évoquant notre trou au poste de centre numéro un.

À titre personnel, je considère qu’un joueur de centre de premier trio est la position la plus importante au hockey devant le gardien de but (poste qui reste aussi important). Celui qui occupe ce rôle doit être capable d’être responsable en repli défensif, mais surtout d’être capable de produire en attaque et d’être un « game-changer » à chaque fois que ses patins touchent la glace. Les derniers champions de la coupe Stanley en possédaient tous un : Sidney Crosby, Jonathan Toews, Anze Kopitar et Patrice Bergeron. Les finalistes n’y sont également pas en reste à ce niveau. 

Le Canadien n’a pas eu un joueur de ce calibre depuis Vincent Damphousse, donc depuis la dernière coupe Stanley. On sait aujourd’hui qu’Alex Galchenyuk et Jonathan Drouin, malgré leurs habiletés offensives d’exception, ne peuvent pas remplir ce rôle. Le club-école et les joueurs du junior sont assez faibles à ce niveau également. À l’heure qu’il est, la solution la plus envisageable par Marc Bergevin pour régler ce problème sera sûrement d’échanger Max Pacioretty.

Un ailier de 30 buts par année devrait effectivement nous rapporter quelque chose d’intéressant : un jeune joueur talentueux qui sera prêt à faire ses preuves avec un bon premier choix au repêchage et/ou un joueur confirmé. Le capitaine a beau connaitre une saison difficile, il reste un atout majeur pour bien des équipes, notamment celles qui aspirent aux grands honneurs. À 4,5 M$ par année jusqu’en 2019, il représente également un excellent contrat.

Je pense également que le départ du 29e capitaine pourrait symboliser avec le commencement d’une nouvelle ère pour le Canadien. Comme j’ai évoqué précédemment, le Canadien n’est pas obligé d’imploser complètement la bâtisse, mais plutôt d’emmener du nouveau matériel neuf pour pouvoir construire une nouvelle dynastie.

Crédit : NHL

Crédit : NHL

Ce nouveau plan devra probablement passer par un nouveau maitre de construction (j’entends par là le poste de directeur général). Marc Bergevin sera assurément en poste jusqu’à la fin de cette saison, ce qui veut dire que ce sera lui qui décidera du sort de Max Pacioretty et des autres joueurs à la date limite des transactions. Je m’attends à un grand coup ou à un début de ménage et il serait possible de croire que de bonnes compensations en sortiront. Il en reste que cette organisation a besoin d’un changement de philosophie, autant à l’intérieur du vestiaire qu’au niveau de la direction. C’est pour cela que je crois que Geoff Molson (l’actuel président du Canadien de Montréal) aura énormément de pain sur la planche au cours de cet été et des décisions difficiles à prendre. Il y a quelque chose qu’il ne faut pas oublier. Dans le sport, les partisans ont besoin de ce frisson en pensant à ce que leur équipe peut accomplir, de cette bouffée d’énergie qui fait bondir les partisans de leur siège ou du canapé en voyant des performances mémorables de leurs athlètes et cette sensation euphorique lorsque le trophée du championnat est soulevé. Ces émotions, les partisans ne les ont pas ressenties il y a bien longtemps.

Tomber en amour avec son meilleur ami

Jamais tu ne pensais avoir des papillons pour le gars avec qui tu passais tout ton temps. T'étais au secondaire, là où on se fait tout le temps juger. Puis toi, comme plusieurs autres personnes, t'avais peur de te faire juger.

T'as donc fait semblant de ne pas être en amour quand lui il l'était. Oui, t'étais toujours avec lui. Le soir, quand tu revenais de l'école, tu te rendais chez lui, puis t'étudiais ou t'écoutais des films et ensuite tu le revoyais le lendemain à l'école.

Crédit: Pinterest

Crédit: Pinterest

Tu partageais tout avec lui : tes rires, tes rêves, tes échecs et même tes amours! Hé oui, tu lui parlais de tes amours pendant qu'il t'aimait! Puis, à un moment donné, il s'est fait une copine, puis c'est là que t'as eu le déclic. C'est là que t'as compris que tu l'aimais, mais pas juste comme ami. Non, tu l'aimais d'amour! Ce fut comme un train qui te rentrait dedans.

T'as vite compris que tu l'aimais quand tu le voyais et que tu devenais nerveuse. Quand ça fait longtemps qu'on se connait bien, on se permet d'être plus lousse. Tu te permettais de te mettre « toute croche » des fois et probablement qu'il ne te jugeait même pas!

Ton amour pour lui est devenu comme une drogue à laquelle on devient addictif. Tu ne pouvais pas t'abstenir de penser à lui. Tu ne pouvais pas passer une semaine sans lui parler.

C'est dur l'amour parce qu'on ne comprend pas toujours ce qu'on vit, ce qu'on ressent.

Puis, c'est là que tu te fais retourner de bord parce que ton meilleur ami ne veut plus être en amour avec toi et qu’il est passé à autre chose… et paf, un autre train qui te rentre dedans.

Tous les soirs, en pensant à lui, une boule d'angoisse te prend. Tu revis tous tes souvenirs et un mal immense t'envahit. On se fait discret parce qu'on ne veut pas que tout le monde sache qu'on meurt de l'intérieur. Tu vis comme un grand cauchemar qui ne peut pas s'arrêter.

En tombant en amour avec ton meilleur ami, tu ne vis pas juste une peine d'amour, tu perds ton meilleur ami. C'est comme s'il te manquait une partie de toi. C'est comme si ton monde s'écroulait petit à petit. Tu te sens tellement perdue et abandonnée.

Tu l'as vu pendant au moins cinq ans régulièrement et puis, plus rien. Lui, tu ne le voyais pas juste dans ta soupe, mais bien dans ta vie entière. Tu voulais qu'il soit présent près de toi, mais il est parti.

Alors, tu sens tous tes souvenirs devenir amertumes et ça te fait tellement mal. On a beau garder l'espoir qu'il revienne, mais en même temps, on ne veut plus avoir mal.

On choisit alors de s'éloigner, de voir d'autres personnes. Vous savez quand tu aimes un gars aussi fort que ça, tu as beau essayer d'aller voir ailleurs et de te changer les idées, il n’y a aucun moyen de passer à autre chose. J'imagine que le temps arrange les choses comme tout le monde le dit.

Crédit: We Heart It

Crédit: We Heart It

La (maudite) perfection

Fidèle à moi-même, et mon sens aigu de la justice, je ressentais le besoin de partager ces réflexions qui me travaillent depuis quelques temps.

Je suis principalement entourée de filles ou de femmes : mes amies sont presque toutes des filles. Voilà pourquoi j’ai décidé de parler d’elles. Ne croyez pas que je pense que celles-ci sont les seules concernées par mes propos, je sais bien au contraire que beaucoup de garçons et d’hommes font face à ces mêmes problématiques. Or, je préfère écrire en connaissance de cause et ce sont surtout des filles et des femmes qui m’entourent.

Bien que j’étais consciente de bien des problèmes particulièrement associés aux femmes, comme les troubles alimentaires, les complexes d’apparence physique ou le harcèlement sexuel, ce n’est que tout récemment que j’ai réalisé à quel point énormément de filles et des femmes, incluant moi-même, souffrent d’un manque de confiance en elles. Dans certains cas, ça se limite à une ou à quelques parties de leur physique, ou encore à l’ensemble de leur physique; parfois, ça se limite à une ou à quelques parties de leur personnalité, d’autres fois à l’ensemble de celle-ci; parfois, ça englobe tout leur être au point où elles ne sont plus bien du tout dans leur peau.

Je croyais être plutôt seule là-dedans jusqu’à ce que des amies s’ouvrent peu à peu à moi et que je réalise que je n’étais pas seule. Une amie souffrant d’anorexie, une amie souffrant d’orthorexie, une amie s’entraînant de manière excessive, une amie complexée par la largeur de ses hanches, une par ses poignées d’amour, une par son petit ventre, une par ses trop petits ou trop gros seins, une par son acné ou ses rougeurs au visage, une amie persuadée de sa laideur, une amie qui n’ose pas se mettre en maillot de bain devant les autres, une amie qui ne pose pas des questions en classe par peur de paraître stupide, une amie convaincue de couler ses examens alors qu’elle a toujours des A. Vous comprenez, je pourrais continuer comme ça pour des lignes et des lignes.

Avant de poursuivre votre lecture, je vous invite d’ailleurs à regarder cette courte vidéo à la fois touchante et percutante. On y voit deux femmes, deux meilleures amies, ayant écrit les choses qu’elles n’aiment pas de leur propre corps, et se les lisant à haute voix : https://www.youtube.com/watch?v=LzT2ZzDXceg.

Mais pourquoi les femmes sont-elles si complexées? Pourquoi sont-elles si insécures? Je n’ai pas de réponse objective à ces questions (et je crois qu’y prétendre est impossible). Mais certaines pistes me semblent évidentes.

D’abord, on le sait déjà (mais on n’en parle tellement pas assez) qu'avec la publicité et les réseaux sociaux, la pression envers les femmes pour se conformer à des versions stéréotypées de la beauté et de la personnalité en général est immense, insupportable. Tous les jours, elles sont inondées d’images publicitaires, commerciales ou même personnelles altérées par Photoshop (logiciel d’édition d’image permettant notamment d’amincir les corps et de changer la couleur de la peau) ou des applications mobiles telles qu’Instagram (ajustement de la luminosité, les filtres, etc.). Il a depuis longtemps été prouvé que ces photos « perfectionnées » et irréalistes en accord avec les standards de beauté dominants dans la société ont un effet négatif sur les femmes, leur image corporelle et leur estime d’elles-mêmes (Jones, 2012; Crosson, 2014; Brown, 2014; Waller, 2015). En effet, celles-ci ont tendance à percevoir ces images comme fidèles à la réalité et à se baser sur celles-ci pour savoir ce qui est considéré comme normal ou désirable et deviennent insatisfaites de leur apparence souvent éloignée (défavorablement) de ces représentations. Pas étonnant de voir qu’un grand nombre de femmes, en particulier les adolescentes, développent des problèmes psychologiques tels que les troubles alimentaires. Et le pire dans tout ça, c’est qu’on ne se rend plus compte de l’influence de ces images tellement qu'elles sont omniprésentes. Elles sont devenues une véritable norme culturelle.

Crédit: Peter Devito

Crédit: Peter Devito

Ajoutons à cette explication le format des réseaux sociaux tels que Facebook et Instagram. Ceux-ci favorisent la visibilité et la rétroaction (mentions « j’aime », commentaires, partages, etc.), et plus un utilisateur reçoit de la rétroaction, plus celui-ci devient populaire et valorisé par les autres (Van Dijck, 2013). Mais comment l’utilisateur fait-il pour aller chercher cette rétroaction? Encore là, nous savons depuis plusieurs années déjà que les utilisateurs des réseaux sociaux présentent une image embellie d’eux-mêmes, souvent conforme aux standards de beauté véhiculés par la société, dans le but de faire bonne impression sur leur audience (Herring et Kapidzic, 2015; Lupinetti, 2015; Turkle, 2011). Voyez-vous le cercle vicieux?

Les femmes sont non seulement exposées à des images perfectionnées et superficielles à travers la publicité, mais également au sein de leur propre cercle d’« ami.e.s » à travers les réseaux sociaux. Difficile de maintenir une perception réaliste de soi-même et des autres (et une bonne santé mentale) avec tout ça. La comparaison de femmes (surtout pour leur beauté) entre elles ou par les hommes est un véritable fléau, où certaines sont classifiées/discriminées comme « très belles », d’autres comme « belles », d’autres comme « correctes », d’autres comme « laides » et d’autres comme « affreuses ». C’est une compétition où tout le monde et personne ne gagne (tout le monde parce qu’il y a toujours une femme plus laide que soi pour se trouver plus belle et personne parce qu’il y a toujours une femme plus belle que soi pour se trouver plus laide). En fait, personne ne gagne vraiment.

Crédit: Bodyposipanda

Crédit: Bodyposipanda

Ensuite, il me semble que la socialisation des femmes est un autre facteur important. Dès un très jeune âge, les femmes apprennent à se soucier du regard de l’autre, l’importance de la beauté, et ce que c’est qu’ « être belle » dans sa définition la plus étroite. Quand on complimente une petite fille, on lui dit souvent qu’elle est donc bien « belle ». J’ai l’impression que la culture dans laquelle je baigne valorise plus la beauté que n’importe quel trait chez la femme. Les industries de la mode et des cosmétiques carburent à la faible estime de soi, vendant des tonnes de produits aux femmes en leur promettant de les rendre belles et valorisées aux yeux de la société. Les films, la télévision, la musique, les vidéo-clips et la pornographie carburent à la présentation de femmes jeunes, flawless et féminines. Je ne dis pas que vouloir paraître à son avantage est mauvais, bien au contraire. Il n’y a rien de mal à se dorloter, à se maquiller et à porter des vêtements que l’on trouve beaux! Mais la vie n’est pas une compétition de beauté.

J’ai aussi l’impression que la culture valorise le perfectionnisme chez la femme. Très jeune, elle apprend qu’elle sera reconnue et aura une grande valeur si elle fait les choses soigneusement et parfaitement. On lui fait des éloges pour sa perfection et elle, à son tour, en vient à désirer ou même avoir besoin de cette approbation. Et sa confiance en soi se basant sur cette approbation, ce regard de l’autre, elle sera très instable. Si elle reçoit des regards et des commentaires positifs, elle se sentira bien et valorisée; si elle reçoit des regards et des commentaires négatifs, ou si ces regards et commentaires sont absents, elle se sentira mal dans sa peau et sans valeur.

Comme le soulignent Kay et Shipman dans ce merveilleux article (https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2014/05/the-confidence-gap/359815/), ce désir de perfection la suivra toute sa vie. Si elle voit beaucoup de ses collègues masculins prendre des risques, elle attendra souvent d’être 100% sûre, parfaitement prête et qualifiée pour passer à l’action. Elle évitera souvent de prendre des risques et de faire des erreurs, des éléments pourtant incontournables dans la construction de la confiance en soi. Elle se mettra elle-même une pression d'atteindre la perfection dans presque toutes les sphères de sa vie.

Crédit: Ton Petit Look

Crédit: Ton Petit Look

Finalement, il me semble que je ne peux pas passer à côté de la question historique. Pendant des décennies, des siècles, les femmes ont fait profil bas, ont vécu dans l’ombre des hommes. Nous avons considérablement progressé, certes, mais l’histoire laisse des traces et fait partie de qui nous sommes aujourd’hui. Par exemple, comme le mentionnent Kay et Shipman dans leur article, oui les femmes souffrent d’un manque de confiance en elles, mais quand elles réussissent, s’affirment et agissent avec assurance, surtout en milieu professionnel, elles risquent de déplaire et d’être perçues comme étant agressives (et peuvent en payer un bien plus haut prix que les hommes).

Mon article peut sembler assez sombre et pessimiste, je vous l’accorde. Mon but ici n’est pas que vous finissiez cet article en vous disant que c’est épouvantable et qu’il n’y a rien à faire. Oui, c’est épouvantable, mais non, il n’y a pas « rien à faire ». J’aimerais terminer sur une note positive en parlant de tout ce qui me donne espoir autour de moi. Je vois des femmes (et des hommes) qui n’acceptent plus le harcèlement et qui martèlent l’importance du consentement (#metoo, #timesup, #etmaintenant), des femmes faisant partie du « body positive movement », qui adoptent une attitude de pardon, d’amour et d’affirmation envers leurs corps et qui n’ont plus peur de sortir sans maquillage ou de montrer leurs rondeurs, des femmes aux études supérieures ou occupant des positions professionnelles il n’y a pas si longtemps encore réservées aux hommes.

Il y a tellement de progrès autour de moi et il ne faut surtout pas lâcher, mesdames! Continuez comme ça, ne retenez pas seulement vos faiblesses ou vos travers, mais aussi vos forces et vos exploits! N’ayez pas peur de dire non, de poser vos limites sans vous sentir coupable! Donnez-vous le droit à l’honnêteté et l’intégrité, à la différence, sans vous sentir obligées de vous justifier! Faites un doigt d’honneur au mythe de la perfection et embrassez vos imperfections! Apprenez à vous aimer et vous respecter inconditionnellement, à croire en votre propre valeur indépendamment de vos accomplissements extérieurs! Cesser de vous comparer aux autres, tout le monde est différent et c’est ce qui fait la beauté de la vie! Essayez de changer votre discours intérieur pour le prendre plus constructif et bienveillant à votre égard, parlez-vous comme si vous parliez à votre meilleure amie! Prenez du recul et gardez un regard critique sur la pression sociale et médiatique, sur les images de la publicité et des réseaux sociaux! Prenez conscience de vos propres jugements envers vous-mêmes et les autres, faites un doigt d’honneur à la voix intérieure qui vous dit de douter de vous-mêmes et prenez des risques, faites des erreurs, parce que c’est HUMAIN!

Je sais, tout cela est tellement plus facile à dire qu’à faire, mais je suis persuadée que si on se le répète tous les jours, les choses vont continuer de s’améliorer. Comme dirait Obama, « Change will not come if we wait for some other person or some other time. We are the ones we've been waiting for. We are the change that we seek ». En d’autres mots, tout changement global commence par un changement individuel; il faut d’abord se changer soi-même si l’on veut changer les choses.

Vous êtes TOUTES des petits trésors. Peu importe votre apparence physique, votre personnalité, vos qualités, vos talents, vos défauts et vos imperfections, CHACUNE de vous est précieuse, a de la valeur, est forte et courageuse, est intelligente, est magnifique, est intéressante, est importante, et mérite d’être aimée. Vous avez toutes les raisons du monde de croire en vous.

Et surtout, VIVE LA DIVERSITÉ! Célébrons les différences que la vie nous a données… parce que si tout le monde était pareil, maudit que ça serait plate!

Je vous aime,

Laurie

Crédit: Frances Cannon

Crédit: Frances Cannon

Bibliographie

·        Brown, A. (2014). Picture [Im]Perfect: Photoshop Redefining Beauty in Cosmetic Advertisements, Giving False Advertising a Run for the Money. Texas Review of Entertainment & Sports Law, 16, 87‑106. Repéré à http://heinonline.org/HOL/Page?handle=hein.journals/tresl16&div=10&id=&page=&collection=journals

·        Crosson, S. (2014). Photoshop Flawless: Is Excessive Digital Alteration of Commercial Photography Fraud and Deceptive Advertising Regulating California Businesses: Are Current Laws Best Serving the State’s Economic Interests or Has the Sun Set on California. Nexus: Chapman’s Journal of Law and Policy, 20, 67-92. Repéré à http://heinonline.org/HOL/Page?handle=hein.journals/nex20&div=7&g_sent=1&casa_token=&collection=journals

·        Herring, S. C. et Kapidzic, S. (2015). Teens, gender, and self-presentation in social media. International encyclopedia of social and behavioral sciences, Oxford: Elsevier. Repéré à http://ai2-s2-pdfs.s3.amazonaws.com/4069/e1f9e117696e501ca68bb283175d8da68d11.pdf

·        Jones, M. (2013). Media-Bodies and Photoshop. Dans Controversial Images (p. 19‑35). Palgrave Macmillan, London. doi:10.1057/9781137291998_2

·        Lupinetti, V. M. (2015). Self-presentation and social media: A qualitative examination of the use of Instagram by amateur NPC female figure competitors (Thèse de doctorat, San José State University). Repéré à http://search.proquest.com/openview/b1198c46643df43b6ccf0546dbf1db11/1?pq-origsite=gscholar&cbl=18750&diss=y

·        Turkle, Sherry. (2011). Alone Together, New York: Basic Books, pp. 187-209.

·        Van Dijck, J. (2013). The Culture of Connectivity: A Critical History of Social Media. Oxford University Press, n/a-n/a. doi:10.1093/acprof:oso/9780199970773.001.0001

·        Waller, D. S. (2015). Photoshop and Deceptive Advertising: An Analysis of Blog Comments. Studies in Media and Communication, 3(1), 109‑116. Répéré à http://www.redfame.com/journal/index.php/smc/article/viewFile/841/788

Une morale de vie

Te voilà toute petite ne sachant rien de ce que l'avenir te réserverait. Insouciante et souriante. Quand on est enfant, c'est ça la vie... non? Et plus tu vieillissais, plus tu te rendais compte que ta vie était loin d'être simple.

Une fois plus souciante de la vie, lors de l'adolescence, tu t'es vite rendue compte que tu étais loin d'avoir une vie parfaite. Ton père qui fut parti peu de temps après ta naissance n'eut sans doute pas conscience du mal que tu vivrais chaque jour en te réveillant. En te laissant avec ta mère, il n'avait pas deviné tout le mal qu'il te ferait.

Crédit: Diariste

Crédit: Diariste

En entrant au secondaire, tu croyais que le mal que tu vivais se dissiperait tranquillement et qu'au fil des jours tu oublierais que ton père existait. Malheureusement, il s'avère que chaque enfant a besoin de ses deux parents pour bien se développer. Tu n'as jamais pu l'oublier. Tu avais besoin de lui. Et les questions apparurent : pourquoi t'a-t-il fait ça? Qu'est-ce que tu as bien pu faire pour vivre une telle terreur? Des questions qui viennent et reviennent continuellement dans ta pensée. Des questions auxquelles tu ne seras jamais capable de répondre. Comment éliminer tout ce mal qui est en toi? Comment avoir confiance en toi? Comment avoir confiance envers les autres?

En vieillissant, tu croyais être capable de vivre avec ça. Tu croyais être capable d'accepter le fait de ne pas avoir de papa. Malheureusement, c'est loin d'être aussi simple. Tout le mal que tu as eu t'apporte probablement toujours, aujourd'hui, autant de questionnements. Tout ce mal t'as fait vivre bien pire que le deuil d'un père : il t'a fait vivre l'intimidation, le rejet d'une fille qui n'était pas capable de se faire confiance. Parce qu'essaie de te faire confiance quand tu crois que ton papa est parti parce que tu n'étais pas assez bien ou assez belle pour lui. Tu as vécu l'enfer et tu le vis encore chaque jour. Tu as souvent pensé à t'enlever la vie. Tu croyais que tout ça te ferait du bien et que tu ne souffrirais plus.

Et puis, une nuit à l'urgence, c'est là que tu as vu cet inconnu recouvert d'un drap blanc; il venait de mourir. Tu as alors compris que la vie était si fragile et que l'on pouvait partir n'importe quand. Puis, c'est là que tu as pensé aux autres, aux gens que tu aimes, aux gens qui t'aiment. Tu as senti une force en toi qui te donnerait le goût de continuer d'avancer. Tu es donc sortie de l'hôpital avec une nouvelle manière de voir les choses, une force inestimable qui allait te donner le courage qui te manquait. Tu te sentais enfin libre. Tu n'oublieras jamais les blessures que tu as eues, mais enfin, tu pouvais respirer et vivre à fond ta vie de jeune adulte. Enfin, oui, tu as compris qu'être heureuse ne dépend que de toi. Que chaque personne est bel et bien maître de son bonheur.

Maintenant, tu vis une journée à la fois et tu te sens libre de ce que tu fais ou de ce que tu feras. Le mal n'a pas disparu, ton père n'est pas revenu à tes côtés, malgré le fait qu'il vive toujours dans la même ville que toi. Tu as juste appris à regarder arriver l'avenir la tête haute, d'une manière positive. Réalisons que notre vie est importante et que celle-ci peut être ébranlée à tout moment! Ayons le courage d'aider et de s'aider! Ayons le courage d'avancer et de poursuivre notre vie malgré nos obstacles. Soyons forts!

Crédit: Sens Okare

Crédit: Sens Okare

Activités d'hiver 2018

Ça va faire deux semaines que vous avez repris les cours. Il fait froid dehors, mais ce n’est pas une raison pour ne pas profiter de la neige et des activités en plein air. Que vous soyez à Montréal, à Longueuil ou à Laval, vos villes s’organisent pour vous faire profiter de l’hiver. Alors, voici 10 idées d’activités à faire cet hiver!

Crédit: Québec Original

Crédit: Québec Original

1.      Aller voir un spectacle ou un concert

Tout au long de l’année, de nombreux artistes viennent faire des concerts à Montréal. C’est une bonne façon de se libérer l’esprit entre deux travaux. Du 18 janvier au 3 février, allez vous défouler à l’Igloofest!

2.      Aller faire du patin

Vous voulez faire du sport après les fêtes, mais ça ne vous tente pas d’aller au gym. Les patinoires sont à votre disposition! Vous pouvez profiter de la vue et de l’ambiance festive du Vieux-Port, mais aussi patiner dans le parc de votre quartier ou dans une patinoire couverte de votre ville.

3.      Aller se promener au centre-ville et profiter de la Luminothérapie

Fin janvier rime aussi avec fin des animations lumineuses sur la Place des Arts, alors autant en profiter tant qu’elles sont encore là! D’ailleurs, il y aura des guimauves gratuites grillées sur le feu les 27 et 28 janvier! Mais un mois après, c’est Montréal en lumière qui débute ! Dès le 22 février, vous pourrez profiter d’activités pour la plupart gratuites (curling, patin, tyrolienne, etc.) et découvrir des œuvres d’art lumineuses et interactives.

PS : Ne passez pas à côté de la nuit blanche de Montréal le 3 mars prochain!

4.      Aller voir une exposition

Dans la même veine que d’assister à un spectacle ou à un concert, pourquoi ne pas aller voir une exposition? Vous pouvez aller au Musée d’art contemporain, au Centre Phi, au Musée de la mode ou au Biodôme de Montréal!

5.      Aller à l’observatoire et profiter de la vue

Quoi de mieux qu’une promenade dans la neige pour se rafraîchir les idées? Vous pouvez vous promener dans les parcs (des marches nocturnes y sont aussi organisées) ou, pour les plus courageux, aller en haut du Mont-Royal jusqu’au point de vue et observer le paysage avec une bonne tasse de chocolat chaud entre les mains. En plus, c’est gratuit!

Crédit: TVA

Crédit: TVA

6.      Faire de la luge

Autres que les circuits de promenades, plusieurs dispositifs sont mis en place dans des parcs, notamment des pistes de luge ou des patinoires libres. Tu peux aussi faire du ski de fond ou de la raquette! Alors, habille-toi chaudement puis viens profiter des aménagements du parc de ton quartier!

7.      Faire du chien de traîneau

Un peu plus à l’extérieur de la ville, pourquoi ne pas faire une virée en chien de traîneau? Il y a différentes entreprises de traîneau à chiens à l’extérieur de Montréal, comme dans la région des Laurentides, dans la région de Lanaudière ou en Outaouais.

8.      Profiter des activités hivernales dans chaque ville

Si on n’a pas toujours de bonnes idées de sorties à faire avec ses amis ou avec sa famille, les villes mettent en place des journées hivernales pendant lesquelles plusieurs activités en plein air sont organisées. Les week-ends du 20 janvier au 11 février aura lieu la Fête des neiges de Montréal. Au programme : couloirs de glace, tyrolienne, lancer de haches, sculpture de glace, traineau à chiens et beaucoup d’autres activités.

9.      Boire un chocolat chaud dans un café 

Une sortie classique qui peut faire du bien pendant les périodes de grand froid. Aller boire un chocolat chaud dans un café, lire un livre et juste se relaxer.

10.  Partir skier un week-end

Les pistes de ski sont à moins d’une heure de route d’ici! Parmi ceux-ci, on y retrouve au Mont Rigaud (Montérégie), à Bromont (Cantons-de-l’Est) ou encore à Ski Montcalm dans la ville de Rawdon (Lanaudière). Profitez-en!!

Crédit: Québec Original

Crédit: Québec Original

Ces idées ne sont qu’un tout petit échantillon des choses que vous pouvez faire cet hiver. Je vous mets ci-dessous un lien vers les activités de Montréal, Laval et Longueuil. Checkez-les régulièrement pour ne pas manquer une opportunité!

Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page_pageid=5798,85623579&_dad=portal&_schema=PORTAL

Laval : https://www.laval.ca/Pages/Fr/Calendrier/recherche-activites.aspx#keywords=&advanced=false&isFree=all&clienteles=&categories=&subcategories=&tags=&startDate=2018-01-13&endDate=2018-01-13

Longueuil : https://www.longueuil.quebec/fr/evenements

Mythes et légendes urbaines de l'UdeM

L’Université de Montréal a été fondée en 1878, c’est-à-dire il y a exactement 140 ans. Cet endroit a connu son lot d’histoires et a été la proie d’innombrables légendes urbaines toutes plus bizarres les unes que les autres. C’est pourquoi cet article relate six mythes et légendes de l’UdeM. Que ces mythes et ces légendes soient vrais ou non, c’est à vous d’en juger:

Crédit: Bobthune

Crédit: Bobthune

 

Un Minotaure dans le pavillon Roger-Gaudry

  • Cette créature mi-homme et mi-taureau est connue principalement dans les écrits de la mythologie grecque. Cependant, plusieurs étudiants et étudiantes auraient juré avoir aperçu ce monstre dans le pavillon Roger-Gaudry. Avec des escaliers sans issues et des couloirs ne menant nulle part, il est possible que ce monstre s’y retrouve. Les témoignages divergent, mais la plupart disent l’avoir aperçu au deuxième étage, là où il y a plusieurs recoins sinueux et où il est facile de se cacher. Quoi qu’il en soit, pour chaque personne qui se rend dans le labyrinthe du pavillon Roger-Gaudry, il est conseillé de s’équiper d’une pelote de fil qui vous permettra de revenir sur votre point de départ si vous tombez face à face avec le Minotaure qui risque de vous dévorer vivant.

 

Une bombe atomique dans l'Université

  • Plusieurs personnes en ont parlé au fil du temps, mais ce n’est que depuis quelques années que cette légende a été confirmée : l’UdeM a bel et bien participé au projet Manhattan (le projet qui a mené vers la production de la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale). En effet, selon un article paru dans Le Devoir, l’Université a accueilli en 1943 un laboratoire secret de physique nucléaire dans l’aile ouest du pavillon Roger-Gaudry. Intitulé le « Laboratoire de Montréal », ce laboratoire de recherche avait comme mission de servir les recherches reliées au projet Manhattan. Cependant, l’année suivante, l’équipe qui œuvrait dans ce laboratoire a disparu. Elle a été redécouverte dans un autre laboratoire en Ontario en 1944.

 

Un sort magique dans le tunnel de la rampe

  • Suite à la mort tragique d’un travailleur en février 2016, le tunnel de la rampe a dû être fermé indéfiniment. Bien que l’UdeM ait sans cesse repoussé la date de réouverture, plusieurs rumeurs ont commencé à circuler sur les raisons qui ont poussé l’Université à le rouvrir en décembre 2017 sous le nom de « tunnel de la montagne ». La rumeur la plus répandue serait qu’un sort magique, ou encore de la magie noire digne de l’univers d’Harry Potter, ait empêché la construction et l’ouverture de cette rampe dans les temps. C’est à partir de ce moment que serait née la légende de la rampe. De plus, ce serait l’explication la plus logique si on considère que le palais de Cléopâtre a été construit en trois mois, alors que la rampe a pris près de deux ans avant sa réouverture.

 

Un portail vers une autre dimension dans Jean-Brillant

  • Si vous prenez les escaliers les plus proches de l’entrée principale du pavillon 3200 Jean-Brillant, vous remarquez qu’entre le deuxième et le troisième étage, il y a un autre étage. À cet étage, il y a une porte sur laquelle on y retrouve l’indication « mezzanine ». Mais en réalité, selon la légende, cette porte mènerait vers une autre dimension. Peu de personnes y sont entrées et encore moins en sont revenues. Parmi les témoignages recueillis des gens qui sont revenus intacts de ce mystérieux endroit, il y aurait eu, à un moment, diverses rencontres avec des personnes jouant à des jeux tels que « Dead of Winter », « Pandemic » et « Magic Maze ». Il y aurait également eu des ateliers de cuisine et une soirée potluck. Bref, le mystère reste entier!

 

Le pavillon Marie-Victorin était un hôpital psychiatrique?

  • Plusieurs personnes croient que le pavillon Marie-Victorin était autrefois un hôpital psychiatrique, probablement dû à sa structure où il est facile de se perdre. En réalité, l’immeuble était à l’origine l’Institut Jésus-Marie, construit pour répondre aux besoins des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Donc, avant le rachat de l’immeuble par l’UdeM, ce bâtiment avait un caractère religieux et non psychiatrique. Cependant, des étudiants et des étudiantes en biologie et en psychologie auraient constaté des phénomènes surnaturels dans leur local d’association étudiante respectif. Il est toutefois possible qu’une sœur hante le pavillon, sans qu’on ne connaisse les raisons de sa présence. Des années plus tard, nul ne sait ce que cet esprit veut réellement.

 

Le vampire de communication

  • Cette légende prend ses racines selon des rumeurs propagées parmi les étudiants et les étudiantes du département de communication. En effet, la légende voudrait qu’une personne soit en réalité un vampire qui viendrait, à chaque année, mordre un étudiant ou une étudiante dans une de leurs soirées 4 à 7 (dans le Cafcom ou à La Maisonnée), pour le transformer en vampire. Personne ne sait de quel sexe est le vampire, ni s’il ou elle est en communication ou en communication et politique. Nul ne sait également si ce vampire est toujours aux études ou a gradué. Par contre, plusieurs anciens étudiants et anciennes étudiantes viennent souvent faire leurs tours dans les diverses soirées, donc il est possible que le vampire se terre parmi ces personnes en ce moment.
Crédit: Plus fort

Crédit: Plus fort

Merci à Marc-André Bergevin et à Lausanne Côté-Pouliot pour leurs contributions à cet article.

Bien s'alimenter à l'Université : un luxe?

L'université n'a pas été douce avec ta résolution du jour de l'An, et tu t’es promis que 2018 serait l’année ultime… comme l’année dernière, et celle d’avant? Tu es tanné d'entendre ta mère te dire que tu n'avais qu'à manger tes croûtes de pain et à prendre tes vitamines Pierrafeu quand tu étais plus jeune? Tu crois ton ami(e) « granola » sur parole quand il/elle te dit que l'avocat est un aliment magique, mais que tu n’en as jamais vu ailleurs que dans des sushis? Chaque fois que tu touches autre chose qu'un micro-ondes, tu évites de justesse l'incendie de quartier? Tu es tombé sur le bon article!

Crédit: Me.me

Crédit: Me.me

C'est connu, l'université peut être éreintante : l'anxiété de performance, les délais pressants, les nuits de sommeil sacrifiées pour les travaux pratiques et examens théoriques exigeants, sans oublier les fameux partys de « culture de bedaine de bière ». Dans ces circonstances, bien manger semble parfois être un objectif inatteignable, parce qu’on se dit automatiquement que c’est soit trop dispendieux, soit trop accaparant en matière de temps. Pourtant, c’est bien connu, une bonne alimentation est un facteur important contribuant à la réussite scolaire. De nombreuses études montrent le rôle essentiel d’une alimentation variée et équilibrée dans le développement cognitif des enfants, mais aussi dans leur capacité à performer intellectuellement durant le reste de leur cheminement scolaire jusqu’à l’âge adulte. Même si les rāmen et le Kraft Dinner sont techniquement des pâtes et que les Froot Loops sont fait de blé et ont une saveur de fruit, ils n’ont aucune valeur nutritive réelle et font probablement plus de tort que de bien à ton corps! Tu souhaites changer tes habitudes, mais tu ne sais pas où et par quoi commencer? Voici un petit guide qui va t’aider à mieux gérer tes projets de saine alimentation et à te sentir outillé.

Crédit: Rachele Cateyes

Crédit: Rachele Cateyes

Bien manger, c’est connaître les propriétés des aliments qui sont à notre disposition, mais c’est aussi connaître son corps et ses attitudes. Trois questions s’imposent avant d’amorcer des changements :

1- Quelles sont mes motivations? Est-ce que je souhaite simplement améliorer mes performances et ma forme physique générale? Est-ce que ça t’énerve d’être sur le bord de t’époumoner chaque fois que tu montes une quinzaine de marches? Déterminer clairement ce qu’on recherche permet de bâtir un plan efficace et durable. Certains buts que l’on se fixe sont parfois source d’émotions négatives et nous incitent davantage à procrastiner : une vision trop idéaliste, voir irréaliste, de l’apparence physique que l’on pense devoir afficher, par exemple.

2- Qu’est-ce que je connais réellement des aliments qui me sont offerts? Savoir les qualités nutritionnelles de ce qu’on donne à notre corps nous permet certainement de faire des choix plus judicieux lorsqu’on fait notre épicerie. Qu’est-ce qu’on entend par les termes « qualités nutritionnelles »? On fait référence ici à toutes les caractéristiques englobant la composition de l’aliment. Est-il majoritairement fait de lipides, de protéines, de glucides ou de fibres? Quels nutriments, vitamines, minéraux et sels m’apportent-ils? Connaître toutes ces valeurs nous permet de dégager les bénéfices et les méfaits des aliments et, par conséquent, d’être en mesure de les trier en fonction de ces derniers. On les retrouve généralement sur les étiquettes à l’arrière des produits.

Crédit: Ottawa Heart

Crédit: Ottawa Heart

3- Mon hygiène générale de vie et mes habitudes sont-ils favorables à ma réussite? Avoir un horaire surchargé, par exemple, peut rendre la tâche d’intégrer la cuisine à son quotidien difficile; des cycles de sommeil très courts ou irréguliers peuvent engendrer des pulsions orientées vers des aliments plus réconfortants tels que sucrés, salés ou gras; des nuits de débauche alcoolisée peuvent interférer avec les progrès que l’on tente de faire, etc. C’est coutume de s’empiffrer à La Banquise ou chez Le Roi du Smoke Meat après la fermeture des bars, sans oublier l’alcool qui est assez riche en teneur calorique et plus particulièrement en sucre.

Crédit: Huelva Red

Crédit: Huelva Red

Reprenons le sujet de la deuxième question : peut-on définir plus exactement des glucides, des protéines, des lipides, des fibres et quelle place occupent-ils dans le maintien de notre organisme?

Un glucide, plus clairement expliqué, représente une source d’énergie potable à court terme et facile pour le corps à absorber. C’est un sucre. Le sucre ne se présente pas toujours nécessairement sous la forme de sucre granulé (ou raffiné/de table) que l’on utilise généralement pour faire des recettes, mais aussi sous la forme de féculents (par exemple en grains tels que le blé ou l’avoine; les tubercules comme les pommes de terre, etc.). Ce qui est important à retenir est simple : certains glucides (ou sucres) sont plus optimaux que d’autres pour soutenir une forme physique adéquate, parce que le corps peut les utiliser sur le long terme (ils fournissent une source d’énergie que le corps peut utiliser plus longtemps parce qu’ils les absorbent plus graduellement). Un féculent, comme les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves rouges et noires, etc.), vous procurera une source d’énergie pendant plusieurs heures, parce qu’il est plus complexe à digérer et à absorber pour l’organisme. À l’inverse, du pain ou des pâtes, principalement composés de blé, vont être absorbés plus rapidement, parce qu’ils sont moins complexes.

Pourquoi considère-t-on certains glucides « complexes »? Parce qu’ils forment des combinaisons de plusieurs types de sucres et rendent le travail plus difficile pour l’organisme de les décomposer et de les assimiler. Les « disaccharides » et « polysaccharides » sont des glucides dits complexes et les « monosaccharides » sont des glucides dits simples. Conclusion : les glucides nous énergisent et se présentent sous forme de sucres décomposables par l’organisme qu’il va ensuite utiliser pour faire fonctionner ses cellules.

À noter, bien que le Guide alimentaire canadien soit actuellement en révision en vue d’y apporter des corrections, il conseille néanmoins de ne pas consommer plus de 25 grammes de sucre ajouté quotidiennement. Sucre ajouté? On parle ici de glucides dits « simples » justement : le sucre raffiné (comme le sucre de table blanc ou brun, le sirop d’érable, le miel, les sources isolées de fructose, etc.). Ces glucides sont des sucres à éviter, parce qu’ils sont très concentrés et absorbés rapidement. Un exemple qui reflète bien le cas problématique des sucres simples/ajoutés est notre très chère vedette québécoise : le sirop d’érable. Un tout petit quart de tasse (¼) de sirop d’érable contient 45 grammes de sucre! C’est déjà 20 grammes de sucre ajoutés en surplus dévorés avec nos pancakes en matinée seulement, en comparaison avec les maigres 25 grammes qui nous sont alloués sur une journée complète. Rare sont ceux qui font preuve d’assez de résilience et de retenue pour ne pas en abuser, avouons-le! Si le corps n’en a pas besoin autant sur le coup (comme lorsque vous faites un exercice physique intense, par exemple), il aura comme réflexe d’aller stocker le surplus inutilisable. Qu’est-ce que cela signifie? Que tout le sucre que tu manges dont ton corps n’a pas immédiatement besoin sera transformé sous forme de graisse ou de glycogène dans ton foie et mis en réserve. Si vous n’êtes pas régulièrement actifs et sédentaires, tous ces surplus accumulés augmentent le risque d’embonpoint et d’une multitude d’autres conditions médicales qui en découlent (le diabète de type 2, par exemple).

O.K.! Mais en gros, concrètement, tout ce charabia veut dire quoi? Ça veut dire :

●      Évite les glucides (sucres) simples ou les aliments à forte teneur en sucre ajouté. Ces sucres sont généralement ajoutés lors du processus de transformation pour rehausser le goût de l’aliment ou modifier sa texture. Par exemple, le blé d’un muffin représente une source de glucides naturels. Le sucre de table qui y est mis en extra pour lui donner un vrai goût de sucré représente un sucre ajouté. Porte attention au pourcentage de la valeur quotidienne dans la section intitulée « sucre » sur l’étiquette derrière les produits et calcule approximativement le nombre que tu accumules afin de ne pas dépasser les 25 grammes maximaux recommandés par jour. Le pourcentage de la valeur quotidienne de glucides que tu ingères durant ta journée est aussi important, il est également indiqué sur l’étiquette à l’arrière des produits et c’est un bon repère pour connaître la quantité adéquate qu’il est recommandé de consommer par jour.

●     Aliments vedettes : les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves rouges/noires/blanches, etc.)! Riches en nutriments tels que le potassium, le calcium et le fer, ils sont également une source de glucides lents (complexes), ne contenant généralement pas de sucres ajoutés, et super économiques. Quoi en faire? Des salades! Achète-toi des cannes de légumineuses à l’épicerie, rince-les à l’égouttoir au moment venu de les manger, mélange-les à d’autres légumes coupés, comme des concombres et des tomates avec une vinaigrette quelconque.

●     Aliments contre-indiqués à surveiller ou à consommer avec modération : les bonbons, les pâtisseries (viennoiseries, muffins, gâteaux, biscuits, etc.), la crème glacée, le Nutella (eh oui, le Nutella contient des quantités astronomiques de sucre, 11 g pour une seule cuillère à soupe… je ne sais pas pour vous, mais moi, une seule cuillère à soupe sur ma toast, ça n’a jamais été possible), les jus (qui n’offrent pas les bienfaits des fibres, mais seulement le sucre du fruit et en quantité concentrée : un verre de jus peut contenir le sucre de plus de 5 oranges), les céréales hyper sucrées (Froot Loops et compagnie), les vinaigrettes et les sauces, etc.

Crédit: Nutriting

Crédit: Nutriting

Passons maintenant les lipides en revue! Si les lipides (ou les gras autrement dit) ont longtemps été diabolisés, de plus en plus d’études ont permis de démentir les croyances négatives qui leur étaient associées. Les lipides, c’est-à-dire les graisses animales et végétales, représentent également une source d’énergie pour le corps : elles sont généralement lentement absorbées ou mises en réserve et elles représentent la source d’énergie la plus dense par gramme. Les lipides servent également à conserver la chaleur et donc à maintenir les niveaux thermiques du corps, mais aussi à amortir les chocs contre les organes. La quantité quotidienne maximale recommandée, pour un régime calorique de 2000 calories, représente approximativement 65 g de lipides par jour. Les types de gras à privilégier, les gras insaturés, et surtout monoinsaturés, proviennent principalement de sources végétales (l’huile d’olive, par exemple, ou les gras contenus dans les avocats, les noix, etc.).

Les sources de graisses animales à considérer sont les oméga-3, dont les poissons gras, tels que le saumon. En effet, les gras insaturés ont été reconnus comme ayant un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires : ils tendent à faire baisser le taux de mauvais cholestérol. Ils facilitent aussi l'absorption de certaines vitamines (A,D,E,K). Les types de gras à consommer avec modération sont les fameux gras saturés, habituellement en provenance animale, mais parfois végétale (comme l’huile de palme). Les gras saturés sont associés aux maladies cardiovasculaires comme l’athérosclérose (l’accumulation de « plaques lipidiques », ou de graisse, sur les parois de certaines artères du cœur qui augmentant le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral).

Les gras les plus néfastes sont les gras trans. En effet, ils sont présents naturellement en quantité infime dans certaines sources animales, mais ils sont généralement le produit de l’hydrogénation des huiles liquides en graisses semi-solides, comme la margarine, les aliments frits et les « shortenings ». Les gras trans augmentent non seulement le taux de mauvais cholestérol, mais diminue également le taux de bon cholestérol. Ils ont donc un impact doublement nocif sur l’organisme pouvant mener à une incidence cardiovasculaire. Sache que ton cerveau est composé à plus de 60 % de matière grasse! Les diètes riches en lipides ont d’ailleurs démontré un effet protecteur contre les maladies neurodégénératives et les cas épileptiques.

●     Les aliments vedettes dans la catégorie lipides (ou gras) : les avocats, les noix, les poissons gras (saumon, maquereau, sardines, etc.), l’huile d’olive, etc. Malheureusement, ce sont tous des aliments peu abordables, mais forts consistants. Il n’est donc pas nécessaire d’en consommer en grande quantité pour en soutirer un apport calorique suffisant ou bénéficier de leurs propriétés.

●     Les aliments à éviter ou à consommer avec modération : les aliments très riches en gras saturé (comme les viandes grasses), ou contenant des gras trans : les aliments frits (beignes, ailes de poulet, etc.), les huiles hydrogénées (la plupart des margarines, le Nutella contenant de l’huile de palme modifiée et le beurre d’arachides Kraft), etc.

Crédit: Objectifs Fitness

Crédit: Objectifs Fitness

Au tour des protéines! Les protéines sont de grosses molécules composées de sous-unités appelées acides aminés. Pour qu’une protéine soit fonctionnelle, elle doit contenir vingt sortes différentes d’acides aminés. Huit d’entre eux sont essentiels. On entend par là que l’organisme n’est pas en mesure de les produire, il est donc nécessaire d’aller les chercher au quotidien dans notre alimentation. Les douze autres acides aminés sont conçus in vivo par le corps humain (par lui-même). Les protéines de source animale contiennent les huit acides aminés essentiels (viandes, poissons, oeufs). Le corps peut alors les utiliser immédiatement, et ce, de façon optimale. Les protéines de sources végétales sont parfois déficientes en acides aminés : elles ne contiennent pas tous les huit acides aminés essentiels.

La théorie de la combinaison des protéines, avancée par l’écrivaine Frances Moore Lappé,  stipule qu’il faut manger des protéines végétales aux acides aminés complémentaires (comme les légumineuses et le blé, par exemple), à l’intérieur du même repas, pour que ces protéines soient considérées complètes et fonctionnelles. Cependant, même s’il est effectivement recommandé de combiner les sources de protéines végétales pour que le métabolisme en fasse une utilisation plus nette, la théorie a été réfutée par ses principaux défenseurs. En effet, c’est un mythe que de croire qu’une alimentation végétarienne ou végétalienne favorise le déficit protéique. Il est tout à fait possible d’adopter des pratiques alimentaires végétariennes ou végétaliennes et maintenir un niveau de protéines adéquat sans nécessairement se soucier de combiner les bonnes sources au bon moment.

D’ailleurs, Lappé corrige ses affirmations un peu plus tard en 1981 dans son livre « Diet For A Small Planet » : « Avec trois exceptions importantes, il y a très peu de danger d'avoir un déficit de protéines en mangeant des aliments végétaux. Les exceptions sont les régimes très fortement dépendants (1), des fruits (2), de certains tubercules tels que la patate douce ou le manioc (3), de la malbouffe (farines raffinées, sucres, et graisse). Heureusement, relativement peu de personnes dans le monde essaient de survivre avec des régimes alimentaires dans lesquels ces aliments sont la seule source d'apport calorique. Dans tous les autres régimes alimentaires, si une personne obtient assez de calories, elle est en pratique certaine d'obtenir assez de protéines ».

Les protéines servent principalement au soutien (production, maintien et réparation) des poils, des ongles et du collagène présent dans les ligaments, les tendons et la peau. Elles ont aussi pour rôle de transporter l’oxygène dans le sang, entre autres : l’hémoglobine est une protéine qui se charge de cette activité. Elles servent à défendre ton corps : oui, les anticorps sont des protéines! Elles peuvent également réguler l’activité hormonale : l’insuline, par exemple, est l’hormone du pancréas, permettant de stabiliser les niveaux de sucre présents dans le corps (elle participe à entretenir un taux de glycémie équilibré).

●     Les sources de protéines animales à considérer : le poulet, le poisson et les œufs! Ce sont des protéines maigres et complètes, mais aussi les moins chères du marché. Il y a aussi les cannes de thon. C'est un choix bon marché, mais également ultra performant : une canne de thon régulière à elle seule contient 30 grammes de protéines et n'équivaut qu'à 120 calories. C'est le temps « d'upgrader » tes sandwiches au thon! De plus, les œufs, en particulier, contiennent de l’albumine : la protéine la plus efficace pour la reconstruction cellulaire!

●     Les sources de protéines végétales à prioriser : le quinoa et le soja! Deux protéines végétales et complètes (elles contiennent effectivement toutes les huit acides aminés essentiels).

Crédit: Sport Alimentation

Crédit: Sport Alimentation

Pour conclure, il y a aussi les fibres! Le rôle des fibres a toujours été nébuleux ou expliqué un peu trop brièvement. Les fibres, plus précisément, ce sont en fait des glucides non digestibles par l’organisme et elles ne représentent pas des nutriments, puisque nous ne les utilisons pas comme source d’énergie ou pour bâtir nos cellules. Qu’apportent-elles donc de considérable à l’organisme, par conséquent? Les fibres solubles (fruits, avoine, etc.) ont comme pouvoir de se lier au cholestérol et d’en réduire l’absorption. Les fibres insolubles assurent tout simplement un meilleur transit mécanique. Il a toutefois été démontré qu’un régime haut en teneur de fibres diminuait significativement les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer du côlon.

Crédit: Gut Microbiota

Crédit: Gut Microbiota

Existe-t-il réellement des sortes de bons sucres ou de mauvais sucres? Quoi penser des produits laitiers? Des cures de jus? De la caféine? Du gluten? Des suppléments de protéines? Consulte le site du Pharmachien pour répondre à tes questions concernant ces sujets. Le Pharmachien est un site internet de vulgarisation médicale scientifique destiné à démystifier les croyances populaires entourant le domaine médical. Il a été conçu et écrit par Olivier Bernard, pharmacien à temps partiel, titulaire d’une maîtrise en génétique moléculaire. Il informe les gens grâce à son expertise de façon humoristique et accessible (http://lepharmachien.com/).

Un mot sur l’eau : l’humain en a besoin d’en moyenne 2 litres par jour pour remplacer les fluides qu’il perd lorsqu’il transpire, filtre les impuretés grâce à ses reins, salive, etc. Deux litres d’eau, c’est à peu près 4 bouteilles d’eau de 500 ml par jour ou 8 verres d’eau moyens de 250 ml. L’eau aide ton organisme à réguler ta température, à absorber tes nutriments de façon plus productive, à amortir les chocs en tant que coussin protecteur entre tes organes ou tes articulations, à faciliter le transport des substances, et à lubrifier les muscles, comme le cœur par exemple.

Autrement dit : bois ton eau, c’est un élément qui contribue de façon considérable à tous les processus physiologiques du corps humain, celui de traiter l'absorption des aliments, entre autres. À savoir aussi : quand ton corps est déshydraté, il entre dans un état de survie et il envoie des signaux trompeurs et confus à ton corps. Il cherche à t’indiquer que tu dois boire, mais cela va peut-être se manifester à travers des pulsions alimentaires. En effet, quand notre corps a besoin d’eau, notre cerveau est parfois porté à l’interpréter comme un manque de sucre, de sel ou de gras! Boire de l’eau te permet donc de contrôler ces excès!

Crédit: Pinterest

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Sur ce, personnellement, je conseille à tout le monde d’essayer de faire de la place dans son budget pour favoriser des options plus santé dans leurs choix alimentaires et dans son horaire pour apprendre à cuisiner! Explore les circulaires à la recherche des rabais, privilégie les commerces alimentaires qui mettent davantage l’accent sur leurs politiques économiques que sur leurs côtés esthétiques (ton poivron rouge à 5 $ chez IGA, tu peux l’avoir pour 1,99 $ chez l’Intermarché, il est juste un peu plus laid), consulte les pages Web avec des recettes faciles à réaliser, prépare tes repas d’avance si possible, mais surtout : sois constant dans ton approche! La discipline, ça ne porte pas fruit quand elle n’est opérante qu’un jour sur deux. C’est d’ailleurs parfois plus motivant de débuter un programme avec des amis! Fixe-toi des petits objectifs raisonnables et amusants à atteindre, compare tes résultats de façon constructive et partage tes combinaisons gagnantes!

Pour terminer, il demeure important de se rappeler que les excès peuvent se produire dans les deux sens : nous rappelons à tout le monde qu’un corps sain dans un esprit sain, ça passe par des choix alimentaires judicieux en termes de qualité, mais aussi de quantité. Cet article ne vise pas à encourager des pratiques qui pourraient mettre en danger l’intégrité physique ou psychologique de nos lecteurs. L’orthorexie, par exemple, consiste à sélectionner de manière obsessionnelle les aliments perçus comme les plus santé. Cet article promeut la modération dans les plaisirs, mais aussi dans sa perspective de discipline! Le bol de popcorn au caramel devant un bon film ou les typiques ailes de poulet durant le match de football ne tueront personne et ne contribueront pas à gâcher tous tes résultats.

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Si cet article t’a plus, alors surveille l’arrivée de la deuxième partie : tu y retrouveras trois entrevues! Une avec un physiothérapeute de l’Institut de Cardiologie de Montréal et diplômé de l’UdeM, une avec un danseur et chorégraphe, ainsi qu’une avec une étudiante végétalienne. Tout ça avec des vidéos en prime!

Bonne rentrée à tous!

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Références :

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=calcul-glucides-et-glycemie-choisir-les-bons-glucides

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1010600/sucre-ajoute-produits-alimentaires-emballes-nourriture-boisson-enfants

http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/1090198117699508

- Mader, Sylvia S. et Windelspecht, M. (2014). Biologie humaine ( 2e éd.). Montréal : TC Médias Livres Inc. 

- Lambrechts, D. A. J. E., de Kinderen, R. J. A., Vles,  J. S. H.,  de Louw, A. J. A., Aldenkamp, A. P.  et Majoie, H. J. M. (2016). A randomized controlled trial of the ketogenic diet in refractory childhood epilepsy. Acta Neurologica Sacndinava, 135(2), 231-239, doi: 10.1111/ane.12592

- Diet for a Small Planet (ISBN 0-345-32120-0), 1981, p. 162; emphasis in original

Star Wars : Qui sont les Derniers Jedi?

Enfin, le moment tant attendu est arrivé : la sortie du 8e épisode de la série de films Star Wars, intitulé «Star Wars : Les Derniers Jedi » (« Star Wars: The Last Jedi »). Déjà, on se posait la question : qui sont les Derniers Jedi et est-ce qu’il y en a réellement plusieurs? Parce que même si le mot « Jedi » s’écrit de la même façon au singulier et au pluriel, il n’en demeure pas moins que ça allait être l’élément central du film. L’histoire reprend là où celle de l’épisode précédent s’était achevée. Pour rappel, à la fin du film « Star Wars : Le Réveil de la Force » (« Star Wars : The Force Awakens »), Rey partait à la recherche de Luke Skywalker après avoir découvert sa position sur une carte. Son but était de convaincre le maître Jedi de revenir dans les rangs de la Résistance après que celui-ci se soit enfui, possiblement rongé par la culpabilité d’avoir perdu son neveu Kylo Ren aux mains de Snoke et du côté obscur de la force.

Crédit:  Lucasfilm Ltd

Crédit:  Lucasfilm Ltd

À la suite de la sortie du 7e épisode en 2015, plusieurs questions demeuraient sans réponses. Pourquoi Luke Skywalker s’est-il exilé sur la planète Ahch-To? Qui sont les parents de Rey? Est-ce que Finn a réellement déserté le Premier Ordre ou est-il un agent double? Qui est le suprême leader Snoke? Pourquoi Kylo Ren a-t-il rejoint le côté obscur de la force? Nous espérions obtenir des réponses dans le film suivant.

Dès le début du film, nous ressentons déjà l’état d’urgence dans lequel la Résistance se trouve. En effet, alors que le Premier Ordre mène une attaque sur les rebelles, la générale Leia Organa ordonne l’évacuation de la base. C’est ainsi que le film commence, avec notamment une bonne dose d’action, d’humour ainsi que d’innombrables rebondissements et de surprises qui s’en suivent. Cependant, les longueurs et les temps morts du début peuvent irriter les spectateurs.

Le film se démarque principalement par le ton différent que son réalisateur lui a donné. En effet, bien que le film respecte l’esprit de la saga, le réalisateur Rian Johnson a tenté d’y ajouter une touche différente en creusant la psychologie des héros, notamment Rey qui continue de se questionner sur sa place dans ce monde et Luke qui s’interroge sur l’avenir des Jedi. Même si certains fans se questionnent sur la place de ce film dans la saga, je dirais que le scénario se distance de ce qu’on a déjà vu pour nous offrir quelque chose d’assez différent et d’authentique, mais qui est également intéressant.

Je suis d’avis que ce film est l’un des plus audacieux de la saga. Même s’il emprunte quelques éléments clés des autres opus, c’est un film plutôt original et l’un des plus imprévisibles. J’ai bien aimé l’idée de nous « obliger » à nous positionner sur un côté plus que l’autre. En effet, on se demande parfois si nous préférons être du côté de Rey et des Jedi ou bien celui de Kylo Ren et du côté obscur de la Force. Toutefois, comme je le mentionnais, c’est un film avec des scènes parfois trop longues et inutiles qui aurait avantage à être complètement supprimées et quelques moments redondants. De plus, il nous offre plusieurs moments amusants (mais parfois même trop) qui ressemblent à la signature de Disney.

Fort heureusement, je suis content de voir la diversité du casting : la place entre les hommes et les femmes ainsi que les différentes ethnies sont des éléments présents du film. La musique est également importante et très bien utilisée. Le plus important, ce sont les décors époustouflants, les scènes d’action  qui nous captivent et plusieurs dialogues qui nous permettent de nous questionner sur plusieurs éléments de la saga des films de Star Wars, notamment quand Luke dit qu’ « il est temps pour les Jedi d’en finir ».

Crédit: Walt Disney Studios Motion Pictures

Crédit: Walt Disney Studios Motion Pictures

Une application de type Tinder pour les ados

Depuis sa première édition, sortie le 15 septembre 2012, l’application de rencontre Tinder n’a cessé de croître pour atteindre aujourd’hui plus 10 millions de « Tinder match » par jour. À ce chiffre impressionnant s’ajoutent les 750 millions de « swipes » par jour (Tinder pour les nuls). C'est intéressant de voir l’engouement que les gens de 18 ans et plus ont pour une telle application. Et pour les plus jeunes? Oui, ceux âgés de 13 et 17 ans ont-ils leur propre application de rencontre? J’étais très curieuse de découvrir la réponse et après plusieurs discussions avec des jeunes de mon entourage, je suis tombée sur un article présentant l’application Yellow. Cette application offre l’opportunité à ces jeunes de 13 et 17 ans de rencontrer de nouveaux « amis ». Elle fait beaucoup jaser, puisqu’elle inquiète énormément les parents qui se questionnent sur la sécurité de leurs enfants.   

Crédit: Inverse

Crédit: Inverse

L’idée première entourant la création de Yellow était de développer une plateforme sociale pour que les ados de 13 à 17 ans puissent former de nouvelles amitiés. Depuis son lancement en 2015, cette application compte plus de 10 millions d’abonnés (Manenti, 2017). Incroyable, vous direz! Le plus impressionnant est certainement leur stratégie de communication basée sur le « bouche-à-oreille ». Les jeunes, en informant leurs connaissances et ainsi de suite, ont permis à l’application de devenir une tendance incontournable qui continue de se répandre partout sur le globe comme de la poudre à canon. À maintes reprises, Yellow est comparée à notre fameuse application Tinder pour les adultes, puisque les deux applications permettent de rencontrer et d’interagir avec des personnes leur étant inconnues et que celles-ci comportent sensiblement le même système de « swipe » et de « like ». Il est donc facile de confondre les deux applications étant donné leurs similarités frappantes.

Malgré les bonnes intentions énoncées par les fondateurs de cette plateforme sociale, il ne va pas sans dire que les parents des utilisateurs de Yellow sont inquiets pour la sécurité de leurs ados abonnés à ce service de rencontre. Les développeurs de l’application se font rassurants quant aux dispositions prises dans le but de resserrer la vis pour une meilleure protection de leurs utilisateurs. Les mesures prises pour la sécurité de ces jeunes sont diverses. Il y a tout d’abord le système, ou l’algorithme en tant que tel, qui réussit à identifier les faux profils avec de fausses photos et à évincer ces utilisateurs non conformes de cette collectivité fermée. Il y a aussi la coopération des utilisateurs qui eux peuvent identifier les personnes « louches » et ainsi alerter l’application de la problématique. De plus, l’application serait en mesure de cibler adéquatement les conversations relevant de l’intimidation et bien sûr les photos nues. L’équipe gérant l’application affirme que leur système serait plus sécuritaire que ceux de leurs rivaux (Manenti, 2017).

Ces jeunes que j’ai rencontrés durant mon processus de recherche pour cet article soulignent leur appartenance culturelle à l’application. Ils sentent qu’ils font partie d’une collectivité singulière sur une toile numérique immense. Cet espace collectif permet à ces jeunes de se sentir en sécurité et être entourés de leurs semblables. Bien qu’il puisse y avoir parfois quelques intrus dans cet univers distinct, les mesures énoncées ci-haut permettent de sécuriser l’application pour le bien-être de leurs utilisateurs.

Crédit: NBC News

Crédit: NBC News

À chaque nouvelle application créée, il y a un moment d’instabilité, d’insécurité et d’adaptation. Nous sommes en train de frapper ce mur et nous essayons de nous y adapter. En nous questionnant sur cette nouvelle application Yellow, nous voulons imposer notre force pour la modeler en fonction de nos normes et règlements dans notre société. Il est important de se rappeler que cette application est à la base un espace social utilisé, en premier lieu, pour discuter. Devrions-nous couper l’accès à cet espace collectif numérique à nos jeunes de 13 à 17 ans? Si oui, cela montre-t-il notre conservatisme et notre dégoût de l’évolution de notre société?

Sources: 

  • www.tinder-pour-les-nuls.com/nombre-d-utilisateurs-tinder/
  • Manenti, B. (2017, 5 mars). Yellow, le “Tinder” des ados qui inquiète les parents. O. Repéré à https://o.nouvelobs.com/high-tech/20170302.OBS6017/yellow-le-tinder-des-ados-qui-inquiete-les-parents.html

Grande vente de beignes à l'UdeM

Alors que j’étais en train de naviguer très paisiblement sur la plateforme Facebook, une annonce a retenu mon attention : une vente de beignets KRISPY KREME sur le campus de l’Université de Montréal! Moi qui cherchais un article intéressant à rédiger dans le fabuleux journal COMMEDIA, j’étais emballée par le fait que j’allais enfin pouvoir « taper » mon premier article.

Malheureusement, faute de temps, je n’ai pas eu un délai assez raisonnable pour m’entretenir avec l’une des principales responsables avant l’événement et ensuite écrire mon article. J’étais un peu déçue, mais finalement j’ai trouvé la meilleure alternative : faire une interview après la vente pour savoir comment ça s’est passé et comment les responsables sont parvenues à faire une vente Krispy Kreme sur le campus de l’UdeM.

Crédit: Krispy Kreme

Crédit: Krispy Kreme

Ça semble ridicule, mais détrompez-vous : il y a un PROCESSUS IMPORTANT À SUIVRE!!! Oui, il y a des formulaires à remplir! Je vous explique :

Après leur fameuse vente de beignets, le 20 novembre dernier, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Julie Nguyen, l’une des responsables de l’évènement, pour comprendre le cheminement de son idée jusqu’à sa concrétisation.

Julie et son équipe sont actuellement finissantes au baccalauréat en enseignement adaptation scolaire et elles ont décidé de prendre l’initiative de faire une levée de fonds dans le but d’amasser de l’argent pour leur bal des finissants. Vu qu’elles ne savaient pas où s’informer pour bien connaître les procédures à suivre pour faire l’activité, elles ont décidé de s’y aventurer d’une manière instinctive et logique. Leur plan était simple : louer un local dans les pavillons Jean‑Brillant et Marie‑Victorin, commander les beignets Krispy Kreme sur leur site Internet et enfin, attendre impatiemment le jour de l’événement.

La vente a été un succès! Les 600 beignets, soit 60 % à Jean-Brillant et 40 % à Marie‑Victorin, ont été vendus comme des PAINS CHAUDS! Elles pensaient vendre leurs produits jusqu’à 16 h, mais finalement à 11 h 30, il n’y avait plus rien dans les deux kiosques. Elles ont même ajouté une touche d’originalité en invitant les étudiants et les étudiantes qui achetaient ces gâteries au coût de 1 $ de PIMPER leurs beignets pour quelques sous de plus en ajoutant un coulis chocolaté ou encore en les saupoudrant de petits bonbons SUPER délicieux.

Toutefois, cette joie s’est vite transformée par une préoccupation. En effet, un avis des services auxiliaires expliquant leur omission de mentionner le commanditaire Krispy Kreme lors de cette activité a suscité plusieurs questionnements au sein de l’équipe. Elles se sont rendu compte que de planifier une vente sur le campus de l’UdeM n’est PAS AUSSI SIMPLE que ça en a l’air.

Tout d’abord, l’avis a fait plus de peur que de mal. En discutant avec Julie Nguyen, celle-ci m’a fait comprendre que les services auxiliaires avaient fait une erreur. Depuis un certain temps, le service pensait qu’il fallait absolument remplir le formulaire de DEMANDE DE COMMANDITE lorsqu’un étudiant ou une étudiante vendait un produit avec une marque commerciale, comme Krispy Kreme, sur le territoire de l’université. Mais, ce n’est pas le cas. Si Julie Nguyen et ses amies étaient des employées de Krispy Kreme qui vendaient des beignets dans le but de récolter un montant d’argent au profit de l’entreprise Krispy Kreme, à ce moment-là, elles n’auraient pas eu d’autres choix que de remplir ce formulaire. Or, ces étudiantes sont effectivement des étudiantes de l’UdeM qui font une levée de fonds dans le but de financer une activité en lien avec leur étude.

Toutefois, vu que Julie Nguyen et son équipe font partie d’un comité et non d’une association étudiante, elles devaient remplir le formulaire de DEMANDE D’ACTIVITÉS DE FINANCEMENT - UDEM, de l’action humanitaire et communautaire (AHC), avant de s’installer et de vendre leurs produits sur le campus. Si elles faisaient partie d’une association étudiante, elles n’auraient pas eu à remplir ce formulaire en question.

Après ces deux étapes et lorsque Julie aurait eu l’APPROBATION du service, elle aurait pu procéder LÉGALEMENT pour la suite des choses, soit louer un espace au service des bâtiments et procéder à sa commande de beignets Krispy Kreme.

Ensuite, un fait intéressant est à mentionner : plusieurs étudiants et étudiantes vendent des produits SANS AUTORISATION sur le campus de l’Université de Montréal. Conséquemment, ceux qui suivent le processus pour vendre des produits écopent des conséquences. La sécurité avait l’habitude de simplement donner des avertissements, mais maintenant les gardiens demandent carrément de remballer le matériel et de quitter l’espace.
FAITES ATTENTION!!! Par ailleurs, assurez‑vous que vos produits ne font pas concurrence avec les aliments du service alimentaire. De cette façon, tout le monde sera heureux!

Julie et son équipe comptent faire une 2e édition de leur vente de beignets Krispy Kreme bientôt, soit le 6 décembre prochain. Restez à l’affut!

Crédit: Marilyn Gravel

Crédit: Marilyn Gravel

Rappel des étapes importantes :

1.      Vérifier si votre activité ne fait pas concurrence avec les produits du service alimentaire

2.      Formulaire AHC (si vous ne faites pas partie d’une association étudiante)

3.      Attendre l’approbation du service (vous pouvez appeler, c’est plus rapide)

4.      Louer un espace au service des bâtiments

5.      Commander votre produit.

6.      Ayez du fun! 😊

Page de l'événement: https://www.facebook.com/events/542592326092827/

Mieux comprendre la mentalité Vice

Selon Shane Smith, actuel PDG de Vice, la recette est simple : « We want to do three things : We want to make good content, we want to have as many eyeballs as possible see that content, and we want to make money so that we can keep paying to do that content ». C’est ainsi qu’en couvrant tous les types de sujets jusqu’aux plus tendus (zones de guerres, politiques, extrémisme, drogues) que les propriétaires de Vice ont pu mettre en place et maintenir des ententes avec des clients comme Google, Levi’s et Intel. « Even when Vice was at its craziest and most zany and salty, we were still 50 percent ads », ajoute-t-il pour AdWeek. C’est donc dans cet équilibre osé que Vice prolifère autant : « Our success lies in finding brands that are sophisticated enough to realize that they should sponsor that content ». Comme l'explique Suroosh Alvi (également PDG de Vice) sur la question du contenu : « Nous produisons un contenu honnête, nous permettons aux gens d'avoir une opinion et nous montrons l'autre facette de la nouvelle », le tout d’un œil beaucoup plus grand et pouvant se focaliser sur n’importe quel sujet comparé à ses débuts : « We’ve grown up, transformed, changed, evolved. There’s very little apart from the original core mission of wanting to tell good stories ».

Qu’en advient-il alors de la « culture Vice », de son essence même d’origine? Cet esprit punk de parler des gens qu’on ne voit pas et dont les médias traditionnels ne nous font pas entendre les voix, une approche non conventionnelle du journalisme et de la communication, elle-même définie par Smith comme « the first international voice for the universality of youth-subculture ».

Il y a un mois, je suis allé interviewer Simon Coutu, journaliste à Vice Québec (que vous pouvez apercevoir dans les Vice du Jour), afin d’en savoir plus sur la mentalité du média et de leur approche à l’information à travers son expérience.

Simon Coutu (Crédit: Vice)

Simon Coutu (Crédit: Vice)

M : Tu avais déjà cette envie de suivre la « culture Vice », de parler des gens qui...

S : Oui, je venais de la musique, j’ai un passé un peu punk, c’est sûr ça m’intéressait. Je connaissais bien le magazine, mais ce qui m’a surtout rejoint ça s’appelait VBS, à l’époque, qui était comme la chaine vidéo de Vice sur Internet et il y avait une série/un DVD qui s’appelait VICE guide to travel et les journalistes allaient partout dans le monde faire du journalisme décomplexé, puis je trouvais ça vraiment cool.

M : Tu as des thèmes qui te passionnent plus que d’autres?

S : C’est souvent la culture hip-hop, un peu de sport, la drogue.

M : Ça reste donc très urbain?

S : Ouais, et aussi tout ce qui est extrême droite, antifascisme et environnement.

M : D’accord, et tu te considères comme engagé?

S : Non, je ne suis pas engagé par contre. Mon mandat c’est de parler autant à la meute qu’aux extrêmes gauches et après les gens se font de tête avec les faits. On ne se contente pas de montrer. Il n’y a pas un journaliste qui est complètement objectif dans la vie, mais moi, je ne veux pas être engagé.

M : Même si tu abordes des sujets controversés, tu arrives quand même à avoir une approche grand public? Comment arrives-tu à vulgariser des choses telles que tes sujets?

S : Ce sont de bons défis. Aujourd’hui, c’est un bon exemple : j’étais avec un rappeur qui sort de prison, puis ce n’est pas évident parce que les rappeurs ont des codes, tu ne peux pas poser n’importe quelle question. Les gens qui sont dans le milieu ne s’attendent pas à ce que tu te trouves… Je veux dire… Je ne sais pas… Ce n’est vraiment pas évident. Après, je me suis donné un peu, pas comme un engagement, mais une petite mission très humble de vouloir couvrir un peu plus que les autres en partant de la musique qui est complètement occultée par les rappeurs mainstream et de la rendre relativement accessible. Après, je trouve que c’est super accessible. Mais je ne pense pas ça que ce soit un défi de rendre ça accessible, mais que c’est un défi de… moi je trouve que les rappeurs sont les gens parmi les plus intéressants parce que c’est tellement pas mon monde. Je trouve ça plus intéressant de faire une entrevue avec un rappeur qu’avec un gars d’un groupe d’indie rock parce que ce gars, il est comme moi, il vient du même contexte blanc, souvent classe moyenne. Après, quand je fais une entrevue avec un gars dont ses parents ont immigré d’Haïti, qu’il a grandi à coups de poing sur la gueule dans la Petite Bourgogne ou dans St-Michel, qu’il a fait de la prison, qu’il a vendu de la drogue, c’est complètement à côté de ma réalité, donc ça me fascine! Mais après, c’est un plus grand défi parce que je deviens un outsider complètement dans ce monde là et je m’ouvre à dire des conneries. C’est vrai. À poser des questions qui vont aller à l’encontre d’un certain code de la rue que ces gens-là ont et que je n’ai pas nécessairement.

M : Des questions maladroites en fait?

S : Complètement. J’ai déjà demandé à un rappeur : est-ce que tu considères que tes textes sont misogynes? Puis là moi, je suis dans un cadre où je fais du journalisme et je challenge tout le monde sur ce qu’ils font, mais reste que ça fait partie des codes qui sont comme acceptés dans ce milieu là, je le sais parce que j’en écoute beaucoup de rap, mais après, je suis là puis je pose les questions dont j’ai envie, puis des fois ça peut déranger.

M : Dirais-tu que tu as un style de journalisme?

S : J’essaye de raconter le moins possible ce que les autres racontent.

M : Comment décrirais-tu un média tel que Vice?

S : C’est difficile, on me pose souvent la question. Je trouve que c’est plus média qui n’est pas parfait, mais qui est « anti-bullshit » peut-être, un média qui est immersif dans son approche.

M : Il y a donc une certaine équipe de journalistes qui sont triés pour correspondre à cette image?

S : Oui, j’ai l’impression que c’est un mélange de gens qui ont l’expérience du terrain, voir de la rue dans certains types de trucs, mais aussi de rigueur journalistique. C’est un mélange des deux types : de « street-cred’ » et de rigueur. 

On remarque que cette approche provocatrice, décomplexée et appuyée par des images fortes tout aussi chargées de contenu ont construit Vice dans son passé et continueront semblablement dans son futur. Voilà, la voix de Vice n’a pas vraiment changé, elle est restée l’une des meilleures plateformes pour découvrir des cultures/sous-cultures. Elle a juste changé son approche et diversifié ses sujets pour parler au plus de monde possible malgré ce lien fort aux milleniaux, le tout en offrant un point de vue immersif et objectif.

À voir maintenant si paradoxalement ce média à l’origine alternatif n’est pas en train de devenir mainstream et de perdre son essence même.

Crédit: The Daily Beast

Crédit: The Daily Beast

Vice : Voix de Montréal à Voix du monde

Je n’aurais jamais imaginé avoir autant de mal à expliquer en quoi consiste Vice. Mais voilà, cette plateforme est si bien ancrée dans notre environnement médiatique usuel qu’elle en est devenue presque innée. Vice se positionne ainsi comme une importante source d’information sur la culture. En couvrant le plus de sujets possibles et inimaginables, Vice développe notre curiosité et nous ouvre à un monde que l’on ignorait pour la plupart. Elle est dans l’ensemble une bonne source alternative lorsque l’on n’est pas satisfait des médias conventionnels et mainstreams.

Vers la fin 2015, Disney investit à la hauteur de pas moins de 400 millions de dollars au total dans Vice Media en quelques semaines, de quoi détenir environ 10 % de la plateforme (alors évalué dans son ensemble à 4,5 milliards de dollars). Viceland, qui est le nouveau bébé et la grande étape de l’empire Vice, est lancé le 29 février 2016 et est la chaîne TV propre au média. Le groupe compte 18 branches dont Vice News pour l’Actualité, Noisey pour la musique, Munchies pour la nourriture, The Creators Project pour l’art, i-D pour la mode et Motherboard pour les technologies. Vice Media Incorporation est à l’heure actuelle évalué à plus de 5,7 milliards de dollars (US) (pas mal pour ce petit magazine qui a pu voir le jour grâce aux subventions d’un programme d’allocations québécois).

Vice, une succès story made in Montréal!

De gauche à droite: les fondateurs Suroosh Alvi, Gavin McInnes et Shane Smith avec la première édition du magazine Vice. (Crédit: Mitchel Raphael/National Post file)

De gauche à droite: les fondateurs Suroosh Alvi, Gavin McInnes et Shane Smith avec la première édition du magazine Vice. (Crédit: Mitchel Raphael/National Post file)

En octobre 1994, Suroosh Alvi n’est alors qu’un gars de 24 ans qui sort de réhabilitation. Gavin McInnes est un dessinateur humoristique et Shane Smith, bon ami de McInnes à Ottawa, est recruté à la tête des ventes dans le but de monétiser le magazine. Alvi avait eu l’envie de créer un magazine culturel lors de sa désintox, mais personne ne l’engageait, car il n’avait jamais rien fait de tel de sa vie malgré son bac en philosophie à McGill. Ces trois amis, en plus d’auteurs originaux réunis et sélectionnés par Alvi, ont ainsi publié un magazine gratuit mensuel couvrant la culture punk (musique et drogues). Alors, sous l’aile d’Images interculturelles voulant avoir une branche dédiée à la culture, ils prennent le nom de Voice of Montreal.

C’est ainsi au cœur du Plateau de Montréal que l’histoire est née, voulant concurrencer les magazines culturels anglophones montréalais de l’époque: Mirror, Hour et Voir. Ils décident ainsi d’adopter aux premiers abords une approche provocante avec un esprit "us versus them" venant de leur culture punk. Qui aurait pu prévoir un tel succès? Alvi précise : “We launched at the worst possible time, in a shrinking English market in an economically depressed city". Il faut rappeler que le magazine subsistait alors par le biais d’allocations gouvernementales québécoises.

Voice of Montreal devient Vice lorsque les trois entrepreneurs décident de racheter le journal à la suite d'une dispute avec l’éditeur pour être plus indépendant et à leur image.

Puis arrive Richard Szalwinski en 1998, qui revoit à la hausse les objectifs de Vice en projetant d’en faire un média à part entière. Le millionnaire montréalais investit assez dans le magazine pour en posséder 25 %, soit 4 millions de dollars.

Vice parvient à déménager ses QG à Brooklyn, à New York, en 1999 (sur conseil de Szalwinski) en vue de mieux s’imposer sur le marché américain, ce dont ils auraient été incapables de réaliser à Montréal. Vice entre dans une nouvelle ère et le trio le laisse racheter les 75 % restant afin de mieux le développer tout en étant sous leurs directives artistiques. Le crash de l’an 2000 fait très mal et ils se retrouvent avec une dette de 5 millions de dollars. Szalwinski abandonne et le trio récupère la totalité de Vice pour trois fois rien.

À noter qu’en 2002, Vice Records est lancé afin de produire de nombreux artistes musicaux.

Crédit: Vice Records

Crédit: Vice Records

Pour les 10 ans de sa création, le magazine passe au rang de groupe : la Vice Media Incorporation est née. C’est ainsi que les premières exportations du média voient le jour. À commencer par une filiale au Royaume-Uni installée en 2003, premier import européen de Vice, la machine est lancée et la diaspora peut commencer. Elle est encore aujourd’hui le QG de la famille Vice sur le continent européen.

Avec l’arrivée de la vidéo en ligne, Vice se met à alimenter son site de vidéos produites par leur soin à partir de 2006 à travers ce qu’ils ont appelé VBS TV, soit la fructification de l'entente passée avec MTV. Un vrai succès, si bien que le documentaire de neuf minutes sur les marchés d’armes au Pakistan devient viral. Le vidéojournalisme « made in Vice » prend forme. Les DVD de Vice battent leur plein, que ce soit leurs documentaires ou leur série Vice Guide to travel (dans laquelle figure le fameux documentaire) et surtout leurs reportages sur le skate : Epicly Later’d (paru en 2009).

Vient s’ajouter à Vice Records, Vice Films en 2007. Effectivement, il s’agit de la boîte de production du groupe uniquement dédié pour les longs-métrages documentaires ou parfois fictifs, de quoi les faire souvent paraitre dans des festivals de renom (Sundance, Venise, etc.). L’année fut aussi marquée par la démission du cofondateur Gavin McInnes pour « différents créatifs » suite au partenariat de Vice avec Viacom (MTV), en plus de sa dépendance à la cocaïne et de ses commentaires sexistes et racistes.

Vice se développe alors comme un média majoritairement dédié à la vidéo à travers tous ses documentaires produits, si bien qu’en 2010, ils ont signé un accord pour partager leur contenu en ligne avec CNN.com, ce qui a conduit le documentaire sur les armes au Pakistan à être affiché sur la page d'accueil du site pendant une journée entière.

En 2012, Vice fête le cap du 1 milliard de dollars de valeur selon le premier profil qu’en dresse Forbes.

HBO accorde à Vice son documentaire hebdomadaire en 2013. Ce programme permettait enfin à Vice d’introduire sa culture décomplexée à un public de masse. Vice perdure à nouveau dans le succès au point de récolter un Emmy pour son émission couvrant l’actualité. Ce programme fut renouvelé chaque année depuis.

Crédit: Viceland.com

Crédit: Viceland.com

L’arrivée de Viceland en 2016 représente donc un pas capital dans la course à l’attention médiatique de notre époque : « It’s the next phase in our evolution », comme le précise Alvi. Supervisé par le très talentueux réalisateur Spike Jonze (Her, Dans la peau de John Malkovitch), Viceland démarre sur les chapeaux de roue en étant dorénavant diffusé dans plus de 20 pays et en y retrouvant des personnalités comme Ellen Page sur la communauté LGBTQ dans le monde ou encore Action Bronson sur la nourriture. Malgré tout, Viceland a eu du mal à décoller : les 60 000 téléspectateurs de moyenne sur le premier trimestre déçoivent. Le challenge avec son public habituel est de réussir à amener ces jeunes qui ne regardent pas la télé à les réunir devant le poste.

Récemment, Vice s’est fait remarquer à une plus grande échelle en étant les premiers à pouvoir interviewer le groupe Eagles of Death Metal suite aux attentats du 13 novembre à Paris, mais aussi grâce à Vice News couvrant la situation tendue en Corée du Nord, sans oublier Noisey et sa série sur le rap d’Atlanta connaissant un véritable carton. Les co-créateurs de Vice se mettent aussi souvent en image et c’est ainsi que Surroosh Alvi a pu interviewer Bono sur la crise du SIDA en Afrique et que Shane Smith a parlé avec Barack Obama pour Vice News.

Vice ne cesse donc de se réinventer et figure ainsi parmi les médias disponibles sur Snapchat Discover lancé en 2016, de quoi disposer d’un public potentiel (en l’occurrence beaucoup de milléniaux) connaissant une constante haute.

En accumulant les fonds d’importants investisseurs (Rogers, TPG, A&E, WPP, Disney) et les sources de revenus à travers ses nombreuses branches et filiales en constante expansion de par le monde, la montée de Vice est fulgurante. Source de son succès grandissant grâce aux réseaux sociaux depuis 2012, la valeur de Vice Media Inc. s’est vue augmentée de 470 %. Aujourd’hui, le compte Facebook principal compte plus de 7 400 000 fans en en amassant 90 000 de plus par mois, la chaîne YouTube atteint elle les 8 400 000 d’abonnés et plus de 1,5 milliard de vues au total.

Shane Smith, actuel PDG, fut même déclaré milliardaire par Forbes début 2017, à qui il disait : « I'm worth more money than I can ever spend ». Surroosh Alvi, quant à lui, dispose simplement de moins importantes parts du gâteau.

Aujourd’hui, Vice est vu par les investisseurs comme la plateforme idéale pour parler aux milléniaux, elle qui les comprend et qui s’est adapté à leurs besoins. C’est un média parfaitement ancré dans son temps avec son évolution d’une publication papier vers une plateforme de vidéos digitales et plus récemment en une « fully fledged television production company with an array of global distribution and licensing deals », comme décrit par les spécialistes. La culture Vice est en effet présente dans plus de 35 pays et compte plus de 1500 employés.

En termes de comparaison, le groupe vaut financièrement deux fois plus que le New York Times, quatre fois plus que le Financial Times et 22 fois plus que le Washington Post, soit une valeur estimée à plus de 5,7 milliards de dollars US et capable de générer des revenus allant jusqu’à 1 milliard de dollars en 2016, selon le PDG. Et ses ambitions sont énormes : Shane Smith avait même assuré en 2012 : « I want to be the next CNN and the next ESPN and the next MTV, digitally, and I know that sounds grandiose, but... we’re going to be one of the largest networks in the world ».

Shane Smith dans les bureaux de Montréal en 2007. (Crédit: The Gazette/Richard Arless Jr)

Shane Smith dans les bureaux de Montréal en 2007. (Crédit: The Gazette/Richard Arless Jr)

Retour en Enfance avec Mario Bros.

Qui n’a jamais passé du bon temps en compagnie du célèbre plombier, Mario? Peut-être que le jeu de votre enfance était Super Mario Bros. (1985), Super Mario 64 (1996) ou encore Super Mario Sunshine (2002). Eh bien, le nouveau jeu vidéo Super Mario Odyssey, sorti tout récemment sur la Nintendo Switch, nous permet de revivre de merveilleux souvenirs d’enfance grâce aux nombreuses références classiques qu’on y retrouve. Non seulement le fait de jouer à un jeu qui fait référence à des jeux rétro de notre enfance est l’une des façons d’être heureux, selon le livre de Gail Russell « #TreatYourself!: 365 Ways to Be Happy Every Day » (2014), mais également « le mélange des expériences passées et présentes de la nostalgie peut raviver des émotions intenses, ce qui en fait un puissant facteur de motivation » (Donnelly, Gibbons et Lerner, 2014, p. 183, ma traduction).

Crédit: DualShockers

Crédit: DualShockers

J’attendais ce jeu avec impatience depuis la sortie de la nouvelle console de Nintendo, la Switch. Pour tout vous dire, je n’ai absolument pas été déçu. Je l’ai même adoré. En effet, ce jeu rappelle plusieurs éléments de ses prédécesseurs, dans la mesure où Mario doit se promener dans plusieurs endroits en les explorant, ainsi que découvrir un bon nombre de secrets, dont des lunes de puissance cachées qui lui permettent d’avancer vers d’autres mondes. Il doit aussi faire la rencontre de plusieurs personnages différents qui l’aideront dans sa quête.

Le retour en enfance s’effectue grâce aux multiples références auxquelles ce jeu s’inspire de ceux qui l'ont précédé en rapport avec les personnages, la musique et même les mécaniques de jeu. Il s’agit en même temps d’un jeu qui révolutionne la série des Super Mario Bros. en permettant au joueur de découvrir un jeu qui mélange parfois le gameplay classique des jeux en 2D et le monde ouvert en 3D. De plus, les nouvelles capacités de Mario permettent d’ajouter de nouveaux éléments jamais utilisés auparavant. En effet, dès le début, Mario fait la rencontre de Cappy, un fantôme qui prend la forme de sa casquette rouge. L’habileté de Cappy permet à Mario de prendre possession de différents personnages ou de différents monstres, ainsi que d’acquérir ses pouvoirs. En lançant Cappy sur les personnages, Mario peut prendre le contrôle de ses ennemis habituels, mais il peut également prendre le contrôle de différents êtres ou objets, dont une grenouille, une fusée, un humain, un tank ou même un T-Rex!

Comme dans la plupart des jeux de la série Super Mario Bros., l’histoire peut se résumer en une seule phrase; Mario doit partir à la rescousse de la princesse Peach pour la secourir des griffes du méchant Bowser. La différence dans ce jeu est que Bowser veut se marier avec la princesse. Mario doit donc parcourir différents lieux (pays des Sables, pays de la Forêt, pays de la Cuisine pour ne nommer que ceux-là) pour la retrouver. Il doit même faire un détour dans la ville de New Donk City, un pays peuplé par des humains et composé de plusieurs gratte-ciels. Cette ville fait également plusieurs références à la toute première apparition de Mario dans le jeu d’arcade Donkey Kong (1981). En effet, dans un niveau rappelant les jeux de plateformes de l’époque, Mario doit combattre Donkey Kong pour aller rejoindre Pauline en haut d’un gratte-ciel. De plus, Pauline, qui était à l’époque la première demoiselle en détresse que Mario devait aller secourir, est maintenant devenue la mairesse de la ville.

Pour conclure, je dirais que Super Mario Odyssey répond à cette promesse de mélanger l’originalité et l’innovation. Il introduit plusieurs nouvelles mécaniques, un lot de surprises et un ton humoristique. C’est un jeu de plateforme et d’aventure qui saura plaire aux grands et aux petits, aux jeunes et aux moins jeunes, aux nostalgiques et aux nouveaux joueurs. Bref, c’est un bon investissement pour le temps des fêtes!

Crédit: Wccftech

Crédit: Wccftech

Source :

  • Donnelly, K.J., Gibbons, W. et Lerner, N. (2014). Music In Video Games. Londres, Royaume-Uni : Routledge

Mondes Oniriques

Alors que la technologie immersive de la réalité virtuelle se développe de plus en plus, le Centre Phi a décidé de mettre en place, depuis juillet dernier, et ce, jusqu’au 16 décembre 2017, une exposition à la fois moderne et originale.

Troisième volet de la série « Sensory Stories », l’exposition Mondes oniriques nous fait découvrir douze des meilleures expériences immersives du moment. On y devient un oiseau, un arbre géant ou même un astronaute!

La majorité des œuvres sont immersives. Par exemple, Flock, expérience à vivre à deux, nous fait devenir un oiseau et nous met en compétition avec un autre « oiseau virtuel ». Il faut alors se déplacer dans un périmètre limité le plus rapidement possible afin de manger le plus d’insectes.

Flock (Crédit: Centre Phi)

Flock (Crédit: Centre Phi)

Une autre œuvre collective que j’ai beaucoup aimée est Life of Us, qui nous permet de revivre l’évolution de la vie. C’est une expérience à faire à deux dans laquelle on peut communiquer avec l'autre personne. On démarre en tant que cellule et on finit en robot, en passant par un dinosaure géant et un singe.

L'expérience Fragments est une enquête policière. Dans le but de faire découvrir la technologie de la réalité mixte, fusion du monde réel et du monde virtuel, et de résoudre une énigme, il s'agit, pour moi, de l’expérience la plus impressionnante sur le plan technologique.

RIOT (prototype) est elle aussi dotée d’une technologie de pointe. Alliant intelligence artificielle, apprentissage automatique et reconnaissance faciale, l'oeuvre recrée une violente émeute dont l’évolution dépendra des réactions et des émotions du participant.

Le Centre Phi nous propose également, grâce à l'oeuvre Tree, de devenir un arbre géant dans une forêt tropicale. C'est une immersion multisensorielle sollicitant à la fois la vue, l’ouïe, le toucher et l’odorat. L'oeuvre nous propose également d’écouter une histoire sans aucune interaction. C’est également le cas de Vaysha l’aveugle, le récit d’une fille qui voit le passé de l’œil gauche et le futur de l’œil droit.

Fragments (Crédit: A2Z Support)

Fragments (Crédit: A2Z Support)

The Island of Colorblind se distingue de toutes les autres œuvres, car c’est la seule qui ne nécessite pas le port d’un casque de réalité virtuelle. Des écouteurs dans les oreilles et assis sur une chaise, on peint sur une photo en noir et blanc, tandis que les lumières changent, nous empêchant de distinguer les couleurs.

Notons que deux œuvres sont interdites aux moins de 18 ans, dont Through You qui contient de la nudité. L’autre oeuvre est interdite aux mineurs à cause de la dureté de son sujet : on est projeté dans la conscience de personnes troublées psychologiquement. Cette dernière, du nom de Transference, prend la forme d’un jeu vidéo dont on est le héros.

Mon œuvre préférée reste Home : Immersive Spacewalk Experience. Récompensée par plusieurs prix, notamment celui de la meilleure expérience interactive de réalité virtuelle, cette oeuvre nous immerge dans le rôle d’un astronaute chargé d’aller réparer une partie de la navette spatiale. En y jouant, on a réellement l’impression d’être perdu dans l’espace. La précision de chaque geste et l’importance des détails m’ont aussi montré que cette nouvelle technologie pouvait être utilisée dans le cadre de l’apprentissage pour les astronautes.

Je ne m’étais auparavant jamais essayée à la réalité virtuelle, mais la possibilité de se sentir transporté dans un autre monde tout en restant assis sur une chaise m’intriguait. L’exposition Mondes oniriques ne m’a pas déçue! Au contraire, elle m’a permis de réaliser à quel point la technologie immersive était développée et tant un simple casque pouvait nous faire rêver.

Tree (Crédit: Centre Phi)

Tree (Crédit: Centre Phi)

En raison de la qualité de cette exposition, le nombre de visiteurs est assez important. Il est donc conseillé d’y arriver dès les heures d’ouverture, car les œuvres les plus demandées sont soumises à une liste d’attente de plusieurs heures. Mais, l’attente ne se fait pas trop ressentir, car, croyez-moi, après avoir enchaîné un certain nombre d’expériences immersives, une pause ne sera pas de refus!

Lettre aux personnes anxieuses

L’anxiété est une émotion ou un trouble qui touche énormément de personnes dans le milieu universitaire. C’est aussi un sujet dont on ne parle pas beaucoup, selon moi pas assez. C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire un article sur le sujet tout en profitant de cette occasion pour m’adresser à tous ceux et celles qui sont aux prises avec l’anxiété ou un trouble anxieux.

J’ai personnellement commencé à ressentir des symptômes d’anxiété vers la fin de mes études collégiales. Toutefois, c’est au début de mes études universitaires que les symptômes sont devenus si forts et omniprésents que j’avais de la difficulté à fonctionner : difficultés à respirer, palpitations, gorge et poitrine serrées, vertiges, peur de devenir folle, crises de panique, etc. Ces sensations m'accompagnaient au quotidien et c’était devenu insupportable. J’avais l’impression d’être dans un cauchemar duquel je ne pouvais pas me réveiller. Ma détresse était si grande que mon seul et unique but était de me débarrasser de cette chose, cet envahisseur qui m’occupait.

Mais je refoulais cette détresse et je n’en parlais pas. Après m’être auto-diagnostiquée des dizaines de fois sur le site « WebMD » et sur une tonne de blogues de santé, je me suis rendue à l’évidence que je souffrais d’anxiété. Mais j’avais honte. J’avais si honte que je n’osais même pas en parler à mes proches. Je me jugeais moi-même, je me posais mille et une questions à savoir pourquoi ça m’arrivait : « pourquoi maintenant », « pourquoi moi », « qu’est-ce que j’ai fait de mal pour en arriver là »? Je lisais plusieurs ouvrages sur l’anxiété pour comprendre cette bibitte-là et savoir comment je pouvais faire pour m’en débarrasser.

Crédit: Gemma Correll

Crédit: Gemma Correll

Puis, j’ai décidé d’en parler peu à peu à ma famille, mes amies et amis. Je suis allée chercher de l’aide auprès de certains professionnels. Je me suis abonnée à un centre de méditation. Je me suis inscrite à un groupe d’entraide. Avec le temps, en essayant des outils différents, j’ai commencé à sortir peu à peu de ma détresse. Une journée à la fois, une heure à la fois, une minute à la fois.

Je sais, ce n’est pas facile. Par moments, c’est même insupportable. Ça peut être si souffrant. On se demande : « pourquoi moi »? On ressent un énorme sentiment d’injustice, on a honte, on se culpabilise. Parfois, on se rend même jusqu’à se demander à quoi bon continuer de vivre. Mais, à travers tous ces maux, aussi insoutenables et infernaux soient-ils, il y a toujours une raison à laquelle s’accrocher, il y a toujours une lueur d’espoir. Vous ne la voyez peut-être pas dans le moment, mais elle est là. Je sais, il y a des moments où vous vous sentez comme si vous étiez en train de vous noyer et que vous étiez incapable de saisir l’air à la surface. Mais je vous le promets, l’air reviendra tôt ou tard. Et il sera tellement le bienvenu! La détresse aura laissé place au calme.

Il n’y a pas de recette miracle. Il n’y a pas une bonne méthode à suivre pour « s’en sortir ». Nous sommes tous différents. Pour certains, l’anxiété est une émotion comme une autre. Pour d’autres, l’anxiété est une condition ou un trouble avec lequel ils doivent composer chaque jour (trouble obsessionnel compulsif, trouble panique, trouble anxieux généralisé, phobie sociale ou spécifique, etc.). Les manifestations de l’anxiété sont différentes chez tout le monde. Les outils pour s’en alléger aussi. Pour certains, la médication sera nécessaire alors que pour d’autres, les méthodes dites « naturelles » (respiration abdominale, relaxation, sport, méditation, yoga, visualisation, etc.) seront suffisantes.

Mais je crois tout de même qu’il y a des vérités qui peuvent s’appliquer à nous tous et à nous toutes. Après avoir essayé les retraites de yoga et de méditation, les exercices physiques intenses, les changements alimentaires drastiques, les innombrables lectures et j’en passe, je me suis rendue compte que j’étais dans une lutte constante contre l’anxiété. Je n'acceptais pas ma situation et je tentais de la fuir. Mais surtout, j’étais dans une quête du bien-être absolu. J’étais devenue perfectionniste pas seulement à l’école ou dans le sport, mais bien dans ma gestion de l’anxiété. Oui, cette quête de bien-être m’a permis de trouver des outils qui m’aident au quotidien. Mais, ce que les dernières années m’ont permis de constater, c’est que plus on refuse et plus on lutte contre la souffrance psychologique, plus celle-ci gagne en puissance. Et plus on vise le bien-être absolu, moins on le trouve.

COMPASSION. AMOUR. DOUCEUR. BIENVEILLANCE. Acceptation. Lâcher prise. Conscience de l’impermanence des choses. Se détacher. Laisser le temps faire les choses. Faire confiance à la vie. Je suis convaincue que ce sont ces attitudes qui me permettent encore de passer à travers les moments les plus difficiles, bien plus que toutes les techniques de respirations, les tisanes, les séances de sport ou de yoga, plus que toutes les « techniques de bien-être ». Comme écrit Florence K dans son merveilleux article (http://florencek.com/blog/les-limites-du-bien-etre/) : « le bien-être doit se tenir loin de la culpabilité. S’ils se prennent la main, quelque chose ne tourne pas rond ». Cela veut dire de s’aimer, peu importe nos rendements scolaires, sociaux, sportifs, etc. Cela veut dire de ne pas se culpabiliser si on ne s’est pas entraîné trois fois cette semaine, si on n’a pas étudié comme on le voulait, si on n’a pas mangé « super santé » aujourd’hui ou si on a refusé une invitation parce que ça ne nous tentait pas. Cela veut dire de se rappeler que l’on est humain et que c’est normal de faire des erreurs, tout comme c’est normal de ressentir des émotions négatives et de la douleur. Cela veut dire de se parler à soi-même comme si l’on parlait à un meilleur ami, c’est-à-dire avec compréhension, indulgence, amour et bienveillance. Cela veut dire de se pardonner lorsque l’on commet des erreurs. Cela veut dire de se faire des petits cadeaux comme de prendre des pauses et de se donner du temps pour faire ce qui nous fait du bien.

Ah oui, une dernière chose. Vous n’êtes pas votre anxiété. Vous êtes VOUS. Une personne unique et extraordinaire qui ressent, de temps à autre et à différents degrés, une émotion qui s’appelle l’anxiété. Cette émotion, peu importe l’espace ou la puissance qu’elle peut prendre, ne diminue en aucun cas votre valeur comme personne, au même titre que vos résultats scolaires, le nombre d’amis que vous avez ou le nombre de likes que vous recevez sur vos photos Instagram. Vous avez une valeur intrinsèque qui ne dépend pas de vos accomplissements extérieurs et de vos pensées, émotions et sensations. Vous êtes vous et vous êtes tous et toutes magnifiques. Soyez fières d’être vous et aimez-vous…

Je vous aime,

Laurie

Crédit: Frances Cannon

Crédit: Frances Cannon

Étudier à l'étranger, tu aimerais ça?

As-tu toujours voulu étudier à l’étranger? L’Université de Montréal t’offre la possibilité de faire partie d’un programme d’échange avec des établissements universitaires de partout dans le monde. Que ce soit en Belgique, en Suisse, en Espagne, aux États-Unis et même au Japon, tu as la possibilité de poursuivre tes études pendant une ou deux sessions dans le pays de ton choix tout en demeurant inscrit à l’UdeM. L’Université te propose même des programmes de bourses pour t’aider à combler tes dépenses. Je me suis intéressé à ce sujet depuis longtemps et j’ai contacté certains étudiants et certaines étudiantes en communication, ou qui ont déjà fait leurs études en communication, pour leur poser quelques questions sur leurs expériences de voyage à l’étranger et pour savoir dans quel pays ils sont allés. Il s’agit de Michaël (Yonsei University, Corée du Sud), Marina (Uppsala University, Suède) et Noémie (Lund University, Suède).

Crédit: Michaël Lê

Crédit: Michaël Lê

Je leur ai posé cinq questions, et j’ai fait un résumé des réponses que j’ai obtenues :

1. Pourquoi avoir voulu étudier à l'étranger?

  • Pour les trois personnes, l’une des raisons principales de leur voyage était justement pour découvrir une nouvelle culture et vivre une expérience enrichissante. Ils voulaient expérimenter les traditions et les modes de fonctionnements, rencontrer de nouvelles personnes, voir des paysages différents et même goûter à des plats typiques du pays qu’ils ont visité. C’était aussi une expérience qui leur permettait soit de vivre un « choc culturel », ou bien de vivre dans un environnement non francophone, ou encore de valoriser leurs CV tout en étudiant dans un pays étranger.

 

2. Pourquoi avoir choisi ce pays précisément plutôt qu’un autre?

  • Les réponses dépendent de la perception de chaque étudiant et étudiante. Certaines personnes ont une facilité à choisir un pays ou une région du monde, alors que d’autres trouvent que c’est une étape difficile. Michaël, qui est allé en Corée du Sud, a toujours été intéressé par la culture asiatique et plus particulièrement la culture coréenne. Marina désirait absolument aller étudier dans un pays nordique, soit la Norvège, la Suède ou la Finlande. Elle a finalement décidé d’aller en Suède pour voir comment cette société fonctionne, notamment par rapport à son environnement et à son système d’éducation. Pour ce qui est de Noémie, elle voulait non seulement mettre les pieds en Europe, mais également perfectionner son anglais écrit et oral. Elle a commencé à suivre les aventures d’une correspondante qui était dans la ville de Lund, en Suède. De plus, sa mère, qui avait également des amis qui y vivent, savait que la Suède est un pays sécuritaire et c’est la raison pour laquelle elle a choisi ce pays.
Crédit: Marina Sève

Crédit: Marina Sève

3. Avais-tu des aspirations, des souhaits et des désirs quant à ton voyage et tes études à l’étranger?

  • Encore une fois, les aspirations et les souhaits dépendent de chaque personne. Michaël voulait aller en Corée du Sud pour découvrir ce pays autrement qu'à travers les médias et y apprendre la langue en même temps. Marina, quant à elle, aurait souhaité apprendre le suédois, mais a été contrainte d’abandonner le cours puisque c’est une langue extrêmement difficile à apprendre. Toutefois, elle voulait non seulement étudier dans ce pays, mais également le visiter en entier. Pour ce qui est de Noémie, elle n’avait pas d’attente par crainte d’être déçue de la Suède. Elle souhaitait, malgré tout, se sentir la bienvenue dans ce pays et rencontrer de nouvelles personnes.

 

4. Avais-tu des craintes et des angoisses avant ton départ et lors de ton échange?

  • Évidemment, tous avaient des craintes par rapport à leur voyage, mais à des degrés différents. Par contre, les trois avaient certaines angoisses par rapport au fait de partir dans un pays lointain pour une longue période de temps et de ne connaître personne, ni même la langue officielle du pays. Marina était craintive d’aller vivre en appartement pour la première fois. Elle avait également peur de la solitude, puisque les cours en Suède commencent seulement vers la mi-février. Mais, grâce à son voyage en Laponie (Finlande), elle a pu se faire des repères et un cercle d’amis. Noémie, de son côté, avait aussi la crainte d’avoir de la difficulté à se faire des amis lors de son voyage. Toutefois, elle a créé un bon lien d’amitié avec sa colocataire, qui était Australienne et qui lui a permis de perfectionner son anglais, et elle s’est fait plusieurs amis rapidement.
Crédit: Marina Sève

Crédit: Marina Sève

5. Quelle est la meilleure expérience que tu retiens de tes études à l’étranger?

  • Il a été difficile de décrire la meilleure expérience que chaque personne a vécue lors de son séjour à l’étranger. Michaël a adoré les festivals de son université, dont le premier était un affrontement entre deux universités sud-coréennes à travers plusieurs disciplines sportives, tels le baseball, le basketball et le hockey. Le second festival était un festival de musique avec des chanteurs renommés dans le pays, dont le chanteur populaire Psy qu’on connaît grâce au succès de la chanson « Gangnam Style ». Pour Marina, elle a adoré son voyage en Laponie, puisqu’elle a eu la chance de voir des aurores boréales et d’aller visiter un élevage de rennes. Elle a également apprécié le fait que dans Uppsala, la ville où elle résidait en Suède, plus de la moitié des étudiants et des étudiantes viennent de pays étrangers et ont tous un intérêt commun, soit de se faire un réseau d’amis et de voyager. Noémie, pour sa part, la meilleure expérience était sans contredit son voyage lui-même et les personnes qu’elle a rencontrées. Elle a également adoré la culture de la Suède et a eu l’opportunité de visiter neuf pays différents en Europe lors de son échange. Elle a tellement apprécié son voyage qu’elle devrait repartir faire un deuxième échange étudiant, mais cette fois-ci à Hong Kong.
Crédit: Noémie Marchand

Crédit: Noémie Marchand

Pour de plus amples informations, je vous invite à visiter le site de la Maison Internationale qui vous donnera toutes les étapes à suivre si vous souhaitez étudier à l’étranger, à l’adresse suivante : http://www.maisoninternationale.umontreal.ca/

Party d'Halloween dans une église

Melvin, étudiant en troisième année en communication, a créé avec ses amis un collectif du nom de Grizzly Rouge. Puisqu'ils sont tous passionnés par la musique dans son ensemble, ils n'ont qu'un seul but : rassembler des gens autour d’un intérêt commun. Pour ce faire, le collectif organise régulièrement divers événements, comme des soirées de techno/tech house dans des clubs et des lofts montréalais (parce que oui, ils sont tellement cool qu’ils ont une résidence au Velvet Speakeasy, un club situé au Vieux-Montréal).

Mais, notons également que le but des membres de Grizzly Rouge, ce n’est pas juste de faire la fête; c’est aussi d'apprécier l’art au sens large du terme, car ils soutiennent beaucoup d’artistes et de talents locaux par le biais de nombreuses collaborations. Ils mettent en avant différentes facettes de l’art québécois à travers différents événements, notamment avec le collectif Artnest.

Crédit: Artnest

Crédit: Artnest

Pour vous donner une idée, ils ont également eu des collaborations avec diverses organisations locales dont des organismes de charité tels que « McGill Unicef » ou « In Project », ou encore avec divers collectifs dont « Husa Sounds », « Frontrite », etc. Ils sont donc une bande de cinq potes dans ce groupe et travaillent fort pour rassembler le plus de gens à leurs soirées un peu plus déjantées à chaque fois. Par exemple, la dernière collaboration avec « Husa Sounds » et « Wildlife », baptisée « Savannah », plongeait les gens dans un univers immersif très « jungle », dans le but de délirer un peu.

Notons aussi que le collectif gère aujourd’hui six DJs, dont certains qui ont déjà signé avec différents labels américains.

Mais ça ne s'arrête pas là. Dans moins de quinze jours, il y aura une soirée particulièrement importante à souligner ici : celle de l’Halloween. Hé oui, les partys de mi-session approchent à grands pas, ainsi que la semaine de relâche qui te permettra de décompresser de ces journées à n’en plus finir sous cette charge de travaux interminables. Tu pourras enfin dévoiler qui tu es vraiment avec ton déguisement.

Crédit: The Addams Family

Crédit: The Addams Family

Tu l’as donc compris, celui que je te conseille vivement, c’est le party d'Halloween du nom de « Abandoned Church » que Grizzly Rouge organise en collaboration avec plusieurs autres collectifs. En effet, la soirée va se dérouler dans une église sur Montréal… hé oui, Dieu va juger et tu n’es pas prêt pour ça. Ce n’est pas la première fois qu’ils organisent un party dans un endroit OÙ TU N’ES PAS CENSÉ FAIRE LA FÊTE. C’est pour ça que le 27 octobre 2017, de 20 h à 7 h du matin, tu peux aller boire de l’eau bénite tranquillement en écoutant un peu de musique. Et comme si ça ne suffisait pas, tu auras droit à deux scènes différentes, où quatorze DJs locaux de la scène techno montréalaise se succéderont tout au long de la nuit, dont deux têtes d'affiche internationales. L’adresse du party n’est pas encore dévoilée, mais tu peux quand même avoir toutes les informations que tu veux sur la page de l’événement qui est juste ici: https://www.facebook.com/events/353118731783273/

Crédit: Nicolas Landry

Crédit: Nicolas Landry

Il y a eu d’autres événements comme celui-ci dans les années précédentes (il s’agit de leur cinquième événement). Les endroits étaient tous plus atypiques les uns que les autres pour faire la fête : des hangars à bateaux à une usine abandonnée, en passant par une vieille école catholique à une heure de route de Montréal.

N’attends plus et va te chercher un costume de fou pour cette nuit qui s’annonce prometteuse, avec une scénographie hors du temps…

Crédit: Husa Sounds

Crédit: Husa Sounds

Page Facebook de Grizzly Rouge: https://m.facebook.com/grizzlyrouge.mtl/

Backpacking: Une Expérience Unique

Toutes les raisons sont bonnes pour faire son premier voyage en sac à dos. À seulement 19 ans avec mon diplôme du Cégep en poche, je partais à la conquête de l’Europe avec mon fidèle « Backpack ». Je me suis posé beaucoup de questions comme une débutante : Que dois-je apporter? Quelle grosseur de sac dois-je utiliser? Où vais-je dormir? Quelles activités je vais faire?

Au bout du compte, j’ai eu besoin de plusieurs personnes pour me diriger sur la bonne voie. Pour cet article, je me base sur mon expérience personnelle ainsi que celles d'autres personnes ayant fait l’expérience du voyage en « Backpack ». Ces informations vous permettront d’avoir une meilleure idée d’ensemble de ce qu’est le « Backpacking » et bien sûr, vous donneront des conseils pour vous y préparer.

Crédit: Student Flights

Crédit: Student Flights

Quel est l’intérêt d’un tel voyage? Il y a plusieurs aspects positifs dans l'idée de prendre son sac à dos et de partir en voyage. Selon les informations recueillies auprès de certains « Backpackers » ainsi que de ma propre expérience, nous en venons tous à la même réponse, soit la création de nouvelles amitiés. En effet, les voyages nous permettent de faire de belles rencontres, de créer des liens et d’en apprendre beaucoup sur les différentes cultures. Geneviève Bonneau, adepte du « Backpacking », affirme ceci : « un des plus beaux apprentissages que j’ai fait, c’est de me faire confiance pour aller vers les autres […] sortir de la gêne et aller parler aux personnes m’étant étrangères ».

Voyager vous permet de prendre confiance en vous, changer votre vision de la vie, de votre futur, du moment présent, de vos amitiés, de votre famille, des différences et même comment gérer votre stress dans certaines situations. Vous découvrirez vos limites physiques et psychologiques, mais surtout, vous construirez des souvenirs inoubliables que vous garderez toute votre vie. Bien sûr, on ne peut pas oublier les risques d’un tel voyage qui peut parfois transformer une belle expérience en un horrible cauchemar.

Partant de mon expérience personnelle, il faut toujours demeurer sur ses gardes sans toutefois en faire une maladie, respecter les lois des pays visités, avoir une bonne assurance voyage, ne jamais mettre toutes ses cartes d’identité et de crédit ainsi que son passeport dans le même sac au risque de tout perdre. Une situation inusitée me l’a fait comprendre à mes dépens : je me suis fait voler toutes mes cartes et mon passeport au Vatican, et ce, à mon insu, puisqu’ils se trouvaient tous dans le même petit sac de voyage. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai été en mesure de les récupérer grâce à mon intuition, en voyant le comportement suspect du voleur en question. Pour éviter ce genre de situation cauchemardesque, je vous conseille d’être bien planifié et de connaître les ressources à contacter en cas d’urgence. Malgré les quelques risques possibles, le « Backpacking » vous fera vivre une expérience unique et même extraordinaire. 

Crédit: REI Adventures

Crédit: REI Adventures

En voyage, j’aime être bien planifié, contrairement à certains « Backpackers » bohèmes qui ne voient pas l’organisation comme un besoin essentiel. Pour une bonne planification, il est important de vous informer sur la situation politique des pays que vous allez prochainement visiter en allant sur le site du gouvernement du Canada. Il vaut mieux connaitre la situation politique du pays plutôt que de la découvrir en arrivant. De plus, vous devez vous informer sur les vaccins recommandés et vous procurer une assurance voyage. Pour ma part, je trouvais aussi très important de faire des copies papier de mon parcours en voyage, de mes réservations et de mes billets d’avion, puis les garder dans une pochette bien fermée.

Voici d’autres conseils :

  •  Numérisez votre passeport et envoyez-vous une copie par email.
  • Pour un voyage d’un mois, prenez un « Backpack » de 48 à 55 litres (trop gros, ce n’est pas pratique).
  • Bien des voyageurs vous le diront : Google Maps, c’est votre meilleur ami quand vous vous retrouvez dans un environnement inconnu. Moi, j’aime bien avoir des cartes papier, mais je vous conseille également l’application « Maps.me » où vous pourrez télécharger des cartes comme le fait Google Maps et cela, sans avoir besoin du WiFi.
  • Parmi les autres applications utiles, il y a « Couchsurfing » qui vous permet d’emprunter le divan de personnes locales et d’en apprendre sur leurs cultures le temps de quelques nuits, et ce, gratuitement. J’ai personnellement essayé cette application et je vous la recommande fortement.
  • Plusieurs voyageurs consultent aussi les blogues et les pages Facebook de personnes qui voyagent beaucoup pour s’informer sur certaines destinations recherchées. En outre, il y a « Workaway », une application qui vous permet de faire du bénévolat, de travailler ou bien de faire un échange à l’international. Il y a plusieurs autres applications intéressantes et utiles pour votre voyage : Trip Advisor, Routard, Lonely Planet, Blablacar, Wifilib, Vianavigo, Hostelworld, etc.
Crédit: REI Adventures

Crédit: REI Adventures

Pour terminer les péripéties sur le voyage en « Backpack », vous avez eu un avant-goût de l’expérience unique qui vous attend ainsi que les risques qui y sont liés. Ces idées vous permettront de dresser une liste exhaustive présentant le pour et le contre d’une telle expérience. En outre, les voyages d’aujourd’hui sont simplifiés avec l’arrivée des applications que vous avez tout au bout de la main avec votre téléphone. Il ne vous reste qu’à décider comment planifier votre première expérience en « Backpack ».

Je vous laisse sur des mots provenant de ma mère avant mon départ pour l’Europe : « Je préfère mes enfants loin et heureux qu’ici et malheureux ». J’aime cette ouverture d’esprit qui nous encourage à vivre notre vie et à ne pas rester immobiles dans son environnement familial.