Affaire SNC-Lavalin : Trudeau pourrait perdre son premier combat dans un ring

Depuis quelques semaines, l'affaire SNC-Lavalin est au bout de toutes les lèvres. Les médias canadiens, québécois et même internationaux en parlent incessamment. Pourquoi on en parle autant? Pour répondre à cette question, il est important de comprendre l’affaire et les différentes perspectives qu’elle amène.

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C’est quoi l’affaire SNC-Lavalin? Et pourquoi c’est important de la comprendre?

     

L’affaire SNC-Lavalin est un scandale de corruption entre la firme d’ingénierie montréalaise SNC-Lavalin et le Parti libéral du Canada (PLC). Certains membres du cabinet des ministres, dont le Premier ministre Justin Trudeau, auraient tenté de secourir SNC d'une poursuite judiciaire en faisant pression sur la ministre de la Justice, Jody Wilson Raybould. Ceci va contre la règle de droit, la Rule of Law, qui stipule que le politique doit être séparé de la justice. C’est un des piliers de la démocratie. Autrement, on se trouve dans un pays où le parti au pouvoir pourrait potentiellement emprisonner, libérer ou juger qui il veut. Cela va contre la démocratie.

L’ex-Ministre Jody Wilson-Raybould en compagnie du Premier Ministre libéral du Canada Justin Trudeau.

L’ex-Ministre Jody Wilson-Raybould en compagnie du Premier Ministre libéral du Canada Justin Trudeau.


Tout a commencé le 7 février 2019. Lorsque le journal canadien-anglais Globe and Mail a publié un article sur le constant lobbying de SNC auprès du Parti libéral. SNC a toujours été rouge. Ils auraient approché pas moins de 19 fois le bureau du premier ministre depuis 2017. Un véritable record en termes de lobbying.

Vous vous demandez probablement pourquoi il y a autant de pression de la part de SNC. Eh bien, la compagnie a reçu une poursuite pour corruption en 2017 de la part du Service des poursuites pénales du Canada et de la Gendarmerie royale du Canada. Parmi les accusations qu'on lui porte, il y en a une qui est digne de mention. Celle d’avoir payé des prostitués au fils du dictateur Mouammar Kadhafi afin d’obtenir des contrats en Libye.

L'argument de SNC pour se défendre, c’est qu’ils ont plus de 9000 emplois au Canada. Si SNC perd le procès, la compagnie ne pourra plus faire affaire au Canada pour une période de 10 ans. De ce fait, cela pourrait faire baisser ses ententes avec d'autres pays, car qui veut faire affaire avec une compagnie canadienne qui ne peut même pas y faire affaire? Ce procès, selon SNC, entraînerait donc une baisse de contrats et conséquemment ferait perdre ces postes.  

La réponse de la ministre Raybould était de ne pas empêcher la poursuite. Elle n'a pas voulu tenir compte des postes en jeu. Parce qu’en justice il y a une règle qui stipule qu’il ne faut pas prendre en compte l’aspect économique d’une affaire judiciaire.

Mais Trudeau n’aurait pas été en accord avec l’opinion de Raybould. Il aurait tenté de convaincre Raybould que 9000 emplois, dont 2000 au Québec, il faut protéger ça. D'autant plus que le Parti libéral dépend du Québec pour être réélu cette année. Pour ce faire, il aurait utilisé une nouvelle loi mise en place par son gouvernement en 2018 : les accords de poursuite suspendue. Une nouvelle clause du Code criminel qui, comme son nom l’indique, permet de suspendre une poursuite envers une organisation sous certaines conditions.

Un autre membre du cabinet qui aurait tenté de la convaincre est le secrétaire principal de Trudeau, Gerald Butts. Il est reconnu comme étant un de ses meilleurs amis.
    Au total, 11 membres du cabinet Trudeau auraient tenté d'influencer Jody Wilson-Raybould selon son témoignage.

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Trudeau et Gerald Butts, en littérature à l'Université McGill. Les deux hommes se connaissent depuis leur baccalauréat.

Gerald Butts….

Gerald Butts….

Raybould n’a malheureusement, ou heureusement, selon votre point de vue, pas changé d’opinion. Conséquemment, lors du remaniement ministériel, on lui a donné un ministère considéré comme moins prestigieux : le ministère des Affaires aux vétérans. Elle a publié entre temps un drôle de communiqué que personne ne comprenait à l’époque. C'était en réponse au fait qu'elle n'ait plus le ministère de la Justice. Elle y soulignait l’importance de la règle de droit pour préserver la démocratie.  

Après l’article du Globe, Justin Trudeau a affirmé que si Raybould s’était senti réellement menacé par rapport à l’affaire SNC elle aurait démissionné. Chose qu'elle a faite dès le lendemain. Par la suite, Butts a lui aussi démissionné.

Depuis, Jody Wilson Raybould et Gerald Butts ont pu donner tour à tour leur version des faits devant le Parlement. Jody Wilson disait qu’elle a senti la pression comme étant une action « déplacée » de la part de son parti, mais pas « illégale ». Butts, quant à lui, a nié les pressions. Selon lui, s’il y en a eu, c’était inconsciemment. De plus, Raybould ne les aurait jamais averti de ce sentiment.  

Est-ce que cela aura des conséquences sur les élections fédérales de cette année? Seul le temps le dira. Mais présentement, le Parti conservateur du Canada devance le Parti libéral. Au Québec, selon le plus récent sondage Léger, le PLC reste premier avec 35% des intentions de vote.


Quelles sont les différentes perspectives de l’affaire?

* quand je parle de perspective, je parle d’opinions que l’on retrouve majoritairement ou seulement dans ces endroits. Je ne prétends nullement que tout le monde appartenant à telle ou telle catégorie partage cette opinion.

Perspective québécoise

Selon le plus récent sondage Léger, 59% des Québécois veulent que SNC n’ait pas de procès et puisse bénéficier des accords de poursuite suspendue. Parce que la compagnie est un fleuron québécois qui existe depuis 1911. Il emploie plus de 50 000 personnes, dont 2000 Québécois. Selon ce point de vue, on ne peut pas laisser la compagnie mourir. À la limite, elle pourrait être nationalisée, c’est une idée que lance le NPD dans l’espoir de recréer la vague orange.


Perspective autochtone 

Jody Wilson Raybould est une autochtone provenant de la nation Kwak’wala de la Colombie-Britannique. Elle est un véritable symbole pour beaucoup de Premières Nations. Elle représentait l'engagement de « Vérité et réconciliation »  promis par Justin Trudeau aux Premières Nations lors des élections de 2015.

Son remaniement dans le cabinet à un poste moins prestigieux, les pressions faites à son égard et sa rétrogradation ont été vus comme une trahison.


Perspective féministe

Une autre promesse de Justin Trudeau, lors des élections de 2015, était la parité de son cabinet des ministres. « Parce qu’on est en 2015 » disait-il.

Sauf qu’il a perdu un autre poids lourd féminin de son cabinet : la présidente du Conseil du Trésor du Canada, Jane Philpott. Celle-ci a démissionné lorsque son parti était en plein dans la tourmente de SNC. Selon sa lettre de démission, elle a quitté car un ministre « doit toujours être prêt à défendre les autres ministres publiquement » et soutenir « le gouvernement et ses politiques ». Chose qu'elle n'était plus capable de garantir.  
Cet événement a fait remettre en question le supposé féminisme de Trudeau par certaines critiques.


Perspective du Canada-Anglais

Pour les Canadiens anglais, SNC symbolise encore le fait que le Québec passe avant les autres provinces auprès du PLC ; une critique que l'on retrouve depuis le projet souverainiste québécois.

Ils ont perdu la confiance en Trudeau, d’où le fait qu’Andrew Scheer du Parti conservateur dépasse le Parti libéral.


Perspective juridique

La cour fédérale du Canada a publié un jugement sur le fait que SNC ne pourra pas avoir recours aux accords de poursuite suspendue. Son procès aura donc lieu.

Écrit par Anaïs Pijet Villeneuve, rédactrice au ComMédia



Pour aller plus loin + Sources

Article du Globe and Mail qui a tout commencé : https://www.theglobeandmail.com/politics/article-pmo-pressed-justice-minister-to-abandon-prosecution-of-snc-lavalin/


SNC Lavalin : https://www.cbc.ca/news/business/a-brief-history-of-snc-lavalin-1.1154986


L’affaire SNC Lavalin: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1154560/affaire-scandale-snc-lavalin-trudeau-raybould-butts

https://www.thestar.com/politics/federal/2019/03/13/snc-lavalin-affair-we-answer-your-most-pressing-questions.html

https://www.macleans.ca/politics/ottawa/what-does-it-take-to-get-a-deferred-prosecution-agreement/

https://www.theglobeandmail.com/politics/article-snc-lavalin-had-access-to-governments-top-decision-makers-lobbying/

Fils de Kadhafi : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/738679/pots-de-vin-snc-lavalin-libye-kadhafi-riadh-ben-aissa-defense



Accord de poursuite suspendue : https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/ci-if/ar-cw/aps-dpa-fra.html

Admission de Trudeau : https://www.thestar.com/politics/federal/2019/03/07/live-at-745-am-prime-minister-justin-trudeau-to-give-statement-on-snc-lavalin-scandal.html?li_source=LI&li_medium=star_web_ymbii

Le remaniement ministériel : https://www.cbc.ca/news/politics/liberal-cabinet-shuffle-2019-1.4976936


Raybould : https://www.theglobeandmail.com/canada/article-a-closer-look-the-11-people-wilson-raybould-said-were-involved-in-the/

http://jwilson-raybould.liberal.ca/wp-content/uploads/sites/1565/2019/01/JWilsonRaybouldStatement.pdf


Gerald Butts : https://ottawacitizen.com/news/national/full-statement-gerald-butts-resignation-letter


Sondage: https://montrealgazette.com/news/local-news/snc-lavalin-controversy-narrows-federal-liberals-lead-in-quebec-poll

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201903/14/01-5218191-sondage-laffaire-snc-lavalin-nuit-au-plc.php

https://newsinteractives.cbc.ca/elections/poll-tracker/canada/


Perspective québécoise
https://lactualite.com/politique/2019/02/28/la-ligne-de-faille-absolue-dans-laffaire-snc-lavalin/

https://www.tvanouvelles.ca/2019/03/14/les-quebecois-veulent-sauver-snc-lavalin

Perspective autochtone 

https://aptnnews.ca/2019/02/13/a-significant-step-backwards-first-nation-leaders-react-to-jody-wilson-raybould-resignation/ 

Perspective féministe

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1156465/ministre-jane-philpott-demission-conseil-tresor

https://www.cbc.ca/news/politics/trudeau-women-cabinet-philpott-wilson-raybould-1.5048292

Perspective du Canada-Anglais

https://ipolitics.ca/2019/02/08/snc-lavalin-affair-its-all-about-quebec/

https://newsinteractives.cbc.ca/elections/poll-tracker/canada/

Perspective juridique

https://www.canlii.org/en/ca/fct/doc/2019/2019fc282/2019fc282.html

Images

Logo SNC-Lavalin

https://en.wikipedia.org/wiki/SNC-Lavalin


Jody Wilson Raybould et Justin Trudeau

https://www.bbc.com/news/world-us-canada-47232348


Gerald Butts et Justin Trudeau 

https://ottawacitizen.com/opinion/editorials/editorial-gerald-butts-bows-out-over-snc-lavalin-affair


Gerald Butts Aujourd’hui



La solitude chez les personnes âgées : un enjeu de société

La population du Québec est vieillissante. Breaking news? Je ne penserais pas, on peut d’ailleurs observer ce vieillissement en ne portant qu’une simple attention à notre environnement. Pourtant, il me semble qu’on vit un peu la tête dans le sable et les bras croisés face à cette situation, et les nombreux enjeux qu’elle comporte. On ne cesse de relater dans les médias de nombreuses situations désolantes qui ont lieu dans des résidences pour personnes âgées, que ce soit des résidences intermédiaires, des CHSLD ou autres types de résidences pour aînés. On demande des changements pour offrir des conditions davantage favorables à cette clientèle, et plusieurs messages sont récurrents, tels que : trop de patates pilées, pas assez de bains, pas assez d’activités, trop de Jell-O, etc. Je suis consciente que plusieurs choses doivent changer. Étant préposée aux bénéficiaires, je suis constamment exposée à ces conditions qui pourraient largement être améliorées. Cependant, je crois qu’il est plus facile de pointer du doigt le système et d’attendre que le changement s’effectue que d’agir concrètement pour résoudre les problèmes. Il me semble tout de même qu’en s’indignant pour nos aînés, on n’en fait pas plus de notre côté. En ne désignant constamment qu’un seul enjeu, soit celui des résidences pour aînés et leurs services, on met dans l’ombre plusieurs autres enjeux tout aussi importants. C’est d’ailleurs le cas pour la solitude chez les personnes âgées ; enjeu actuel et sur lequel nous pouvons agir dès maintenant sans l’aide du gouvernement et de ses procédures sans fin. Ironiquement, ce sujet est peu discuté autour des machines à café et dans les salles de presse. On l’a effleuré souvent, mais avons-nous tous agis contre celle solitude?  

Au Québec, selon le Devoir, une personne âgée sur trois vit seule. Souvent, les gens des services à la clientèle sont les seules personnes à qui ils vont s’adresser durant la journée ou même durant toute la semaine. La discussion avec le pharmacien, les infirmiers à domicile, le médecin, la caissière à l’épicerie et les conseillers à la banque vont être la seule source de contact humain. On a souvent le réflexe, même moi je suis coupable, de couper court aux discussions avec les aînés. Le temps file et nous sommes constamment en train de courir après notre emploi du temps, avec notre travail ainsi que notre vie sociale, ne laissant que peu de temps au spontané, et donc aux conversations plus légères comme celles sur la météo, mais sans pour autant être moins importantes. Parfois, une simple opinion partagée sur la partie de hockey de la veille peut mettre un baume sur un cœur âgé. Pensez-y. Parfois, même un sourire bien ressenti suffit. On doit juste y porter une attention particulière. 

D’autre part, lorsqu’on ne connait pas l’histoire derrière une personne, il est facile de juger un livre par sa couverture. Puis, surtout par paresse, on ne voit pas la nécessité de l’ouvrir afin de découvrir l’histoire qui s’y cache.  En résidence, nous voyons plusieurs résidents n’avoir aucun contact ou presque avec leur famille, c’est d’ailleurs le cas d’une personne âgée sur trois au Québec. On ne connait pas toujours le contexte familial et ses nombreux détails, mais on ne peut que ressentir malgré tout la peine et le vide qui les habitent. Une attention portée à leur égard changera leur tristesse en sourire le temps d’un moment, et changera votre vision de la vie pour un bon bout de temps. Sans faire cela avec un objectif égoïste, donner rapporte gros personnellement. 

On pense qu’ils ne connaissent pas grand-chose ; mais vous le savez sûrement, et leurs cheveux mentent rarement, ils ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils n’ont pas connu Tinder, mais ils ont connu les « je t’aime » et les peines d’amour. Ils n’ont pas connu Facebook, mais eux aussi ont eu des amitiés inébranlables et des soirées inoubliables. Ce n’est pas parce que ce n’était pas sur Instagram que ce n’était pas mémorable. Ils en ont eu des fous rires, des déceptions, des joies et des moments de remise en question ; parce que la principale chose qui nous unit, les humains, ce sont ces émotions que nous partageons et qui font de nous des êtres vivants qui ne font pas qu’exister.

Ne suivez pas le courant, pour une fois, et ne laissez pas les générations séparer ces gens de vous, parce qu’il y a beaucoup plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent. « L’amour, ce n’est pas démodable » qu’ils disent.

Source de l’article : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/536356/l-isolement-social-des-aines-un-reel-gaspillage-humain?fbclid=IwAR1pK3yRdLvfJfiUGSPRxvMyzeR2jKNum3qu5tx1f81nvqJB_Oxf_WZuVhk

Écrit par Sandrine Demers, Rédactrice du ComMédia

Amours Solitaires : La révolution de l’amour a commencé

Pourquoi ne pas profiter du 14 Février pour vous faire découvrir le premier livre de Morgane Ortin, une jeune auteure qui lance la révolution de l’amour. 

Son tout premier roman, Amours Solitaires, est un livre qui a débuté par un compte Instagram qui n’a qu’un seul but : partager l’amour. Voilà comment l’auteure parle de l’histoire de son livre : « Autrefois, les amoureux échangeaient des lettres. Aujourd’hui, ils s’envoient des textos, mais malgré tout, la poésie n’a pas disparu entre temps. »

Depuis qu’elle a créé le compte Instagram d’Amours Solitaires, Morgane Ortin a recueilli des milliers de conversations intimes d’amoureux anonymes. Des mots doux, crus, exaltés, érotiques, simples, drôles, sensuels, habiles et piquants.

Elle en a sélectionné 278 provenant d’amoureux différents pour composer une histoire d’amour divisée en neuf chapitres. Une histoire que l’on pourrait introduire comme suit : Des amours, il en a connu avant. Elle en a vu passer aussi. Le livre raconte le leur.

Le livre, sorti le 31 Octobre 2018 en France, a été et est toujours un best-seller. Ici, au Québec, ce dernier est apparu en janvier 2019. Vous pouvez donc vous le procurer dans toutes les librairies.

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Amoureuse éperdue de l’amour, Morgane Ortin voulait, en créant son compte Instagram, rassembler tous les beaux mots de l’amour en un seul lieu, un lieu numérique où l’on pourrait se souvenir pour toujours des mots qui ont compté, et ainsi montrer que la sensibilité n’est pas une faiblesse et que l’expression du sentiment est constitutive de notre humanité.

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À force de voir sa communauté augmenter, la jeune auteure a la conviction qu’il est temps de dépasser les frontières et d’initier la révolution de l’amour. Celle-ci affirme que l’expression du sentiment est nécessaire. Avec Amours Solitaires, son but est d’arrêter les faux-semblants. « Si nous aimons, disons-le, si nous dirons, montrons-le. Il y a tellement de nuances et de possibles dans l’expression du sentiment que nous serions bien tristes d’aimer en rejetant l’amour», explique-t-elle dans son livre.

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Mais qu’est-ce que la définition de la révolution de l’amour selon les lecteurs du compte Amours Solitaires ? Pour certains, c’est d’assumer ses sentiments et ses émotions, prôner la bienveillance et la compréhension. C’est aussi s’aimer soi-même. S’aimer soi-même pour aimer plus fort, aussi. Et pour d’autres, c’est d’accepter que quelqu’un vienne détourner notre plan de vie déjà bien tracé.

 

Un nouveau style de lecture rafraîchissant, car la lecture du livre se fait uniquement par textos, comme les images tirées du livre ci-dessus. Une conversation que l’on suit comme si on s’introduisait dans la vie des deux amoureux ; mais plutôt que de provenir d’une seule et même personne, c’est un rassemblement de 278 textos différents qui, mis tous ensemble, forment une magnifique histoire.

Si vous voulez en apprendre plus : 

-       Le compte Instagram d’Amours Solitaires : https://www.instagram.com/amours_solitaires/

-       Morgane Ortin nous partage ses coups de cœur d’Amours Solitaires : https://www.youtube.com/watch?v=yOIFkM9pDY8

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du ComMédia

Entrevue avec Mona Tep, créatrice du ComMédia!

Originaire du Cambodge, Mona Tep a vécu dix ans au Québec. À l’époque, les étudiants étrangers se faisaient rares, et c’est dans un petit département naissant, de 100 ou 200 étudiants, qu’elle a créé le ComMédia en 1989. En même temps, elle rédigeait une maîtrise ; une analyse linguistique de la couverture médiatique de quelques grands médias internationaux sur le mouvement des Khmers rouges (un parti communiste ayant dirigé le Cambodge de 1975 à 1979). Pour son nouveau journal, Mona Tep devait aller trouver elle-même les commanditaires, s’occuper du montage, de l’impression, de la coordination générale… Gérer les déplacements de certains chroniqueurs! Bref, l’équivalent d’une édition mensuelle d’une dizaine de pages. Notre toute première rédactrice en chef fut évidement ravie de constater la poursuite de son travail… Elle m’explique ici les débuts du journal, ce qu’il était, de même que l’influence qu’il a pu exercer sur sa vie. Et pourquoi pas quelques conseils tant qu’on y est?

Comment le magazine a-t-il été créé?


J’ai quitté le Cambodge depuis mon plus jeune âge, et ce, à cause de la guerre.  J’ai beaucoup bougé, de la France au Canada, de Québec à Montréal… et l’université est le premier endroit où j’avais envie d’investir car j’y avais passé beaucoup d’années et devrais encore y passer quelques autres puisque je commençais mon master.  


De par ma nature j’ai ce besoin de partager, de rassembler et surtout d’aider. Quand je suis arrivée au Dept de comm, j’ai tout de suite remarqué qu’il manquait ce lien entre les étudiants et les professeurs.  Si on s’arrête un instant, on connaît peu de la vie des étudiants et aussi de la vie des professeurs, je voulais que le journal « humanise » ses deux publics, souvent pudiques de par leur position/fonction. Et puis on est en communication ; comment est-ce possible qu’il n’ait pas un journal?


Pourquoi avoir fondé le ComMédia alors que vous étiez déjà occupée par la maîtrise?

Le besoin de communiquer tout simplement, et c’est un peu paradoxal que dans un département de comm on n’ait pas ce genre de journal.  

Je voulais « humaniser » les étudiants et les professeurs. Ce n’est pas une question de rigidité, mais ces deux groupes sont cantonnés dans leur « image » stéréotypée et je voulais surtout atténuer ces barrières imaginaires que nous nous faisons de l’étudiant quand on est professeur et vice et versa.

J’aime les challenges et je pense que le temps est élastique quand on sait s’en servir et qu’on sait s’organiser… J’avais fixé un objectif et cela me motive…. Comme on dit : « Quand on aime, on compte pas ! ».


À qui le journal s'adressait-il?

Surtout aux étudiants mais aussi aux profs qui avaient envie de mieux connaître leurs étudiants. Les étudiants ne savaient pas toujours ce qui se passait dans le département et vice et versa.  Créer une communauté de communicateurs et de communiquants… pas juste faire de la théorie, mais de la pratique.

Comment fonctionnait le ComMédia à ses débuts ? ( publications, fréquence de parution, prix/cotisations?).

 

Si je m’en rappelle, nous n’avions pas de budget ou si peu… seulement pour l’impression ; le reste, tout comme notre temps et la coordination que j’y mettais, étaient bénévoles…. Je pense que c’est une belle plateforme et expérience pour ceux qui veulent devenir journalistes ou dans les métiers connexes. J’avais aussi trouvé un humoriste de bandes dessinées qui faisait bien parler le journal…


À quoi ressemblait l'équipe complète?

Un éditeur et des journalistes, c’est tout.

Qui y participaient ( profs, étudiants, etc.)?

Je choisissais les profs, ils n’avaient pas un emplacement particulier mais je voulais qu’ils soient présents pour faire des updates… des messages sur les prochains cours… leur vision académique, mais aussi en tant que personne ayant le pouvoir de forger le futur des jeunes communicateurs.

Pour les chroniqueurs… nous avions les mêmes souvent… on faisait une revue des articles que nous pouvions pondre, et voilà… Ensuite, je faisais aussi éditeur et correction d’épreuves… C’était beaucoup beaucoup de travail, mais je pense que c’était apprécié et cela permettait aux étudiants de prendre de l’expérience et aux autres de savoir ce qui se passait dans le département et autour de soi.

Quels étaient les rapports entre le magazine et l'association étudiante?

Très liés car on essayait de répondre aussi aux besoins évoqués dans la vie d’asso!

Avez-vous aussi participé à la création de l'Aécum?  

Je vous avoue que je ne me rappelle pas avoir créé l’Aécum, cependant j’y ai participé à travers le ComMédia, car la partie « associative étudiants » m’intéressait. Je voulais, à travers le journal, comme j’ai dit ci-haut, faire le pont avec les étudiants, les professeurs et la vie estudiantine. J’étais aussi Déléguée du 2e cycle… donc la vie estudiantine m’intéressait. Et puis on est en communication, je trouvais aberrant qu’il n’y ait pas de journal fait par et pour les étudiants. Un ami très cher (Alexandre Gousse de la même année en master) me poussait aussi à créer le ComMédia.

D'après ce que j'ai vu, les nouvelles de l'Aécum et du département transitaient surtout par le magazine? Est-ce exact?  

Oui, je crois que le journal a grandement contribué… cela a permis les rassemblements, à des gens de partager des expériences, de démontrer le dynamisme de notre faculté …. À la fois à travers les professeurs et les étudiants. Cela permettait de voir arriver les nouveaux… comment les inclure et qu’ils arrivent surtout à s’insérer rapidement à la vie d’étudiant autant académiquement que socialement.

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J’ai aussi été élue Déléguée du 2e Cycle… c’est une autre raison pourquoi j’ai beaucoup participé à l’Aécum.


Quelle est votre opinion sur la récente et inévitable transition numérique des médias?

Cela va de soi, nous sommes en communication, cela ne serait pas normal si on était réfractaires… Il faut par contre savoir gérer le progrès… Tout progrès tel que le numérique mérite que nous nous posions la question : est-ce bon pour moi, est-ce nécessaire ?  Comment vais-je l’utiliser (sans en abuser) à bon escient?

Pensez-vous qu'un journal comme le nôtre intéresse toujours les étudiants? Pourquoi? (Est-il utile?)  

Je pense que c’est toujours utile… sous réserve bien sûr que les contenus soient d’actualité. De mon temps, le journal devait être le pont entre ce que font les étudiants et la vie professorale de la faculté. Comment insérer les nouveaux rapidement, etc. Je pense que c’est important que le journal continue de servir de « pont », et cela permet également de développer son expérience dans l’écriture.


Étiez-vous surprise de voir que le ComMédia existe toujours?

Oui !! Mais en même temps pas vraiment surprise vu que nous sommes dans le département de communication, c’est tout à fait normal que les étudiants s’y intéressent et gardent le flambeau du journal. C’est dommage sur un truc : le M majuscule de Média a disparu… ComMédia : Com c’est pour Communication et Média c’est pour cette raison…

Quel est votre métier aujourd'hui? Ou quel a été votre carrière?

J’ai fait divers métiers… notamment consultante en Communication pour la Banque Mondiale sur des projets de l’environnement, Directrice Communication pour une société artisanat cambodgienne. Mais j’ai surtout dirigé des projets pour des bailleurs de fonds tel que USAID (l’Agence américaine pour le développement international). En ce moment, managing director pour une société pharmaceutique d’import/export. Présidente de la Fédération équestre cambodgienne et je fais du consulting dans les projets DRH- RSE

De quelle façon pensez-vous que la création du ComMédia vous aura été bénéfique, quant à votre expérience?  

Bien sûr que la création du journal a été bénéfique… c’est une expérience pour les étudiants de travailler dans un journal, surtout si on veut devenir un journaliste. Et puis on rencontre les étudiants, on rencontre les professeurs, on tisse des liens pour eux, pour notre propre avancement en tant que personne. On prend de l’expérience dans l’organisation, dans les activités, car, pendant que j’étais étudiante, j’avais les cours, le journal, mais aussi je travaillais à l’extérieur pour me faire de l’argent de poche. Donc, bien occupée ! Il faut savoir s’organiser. Plus on est organisé, plus on peut faire de choses et faire avancer les choses. Je ne le répéterai jamais assez.

Que pensez-vous du modèle actuel du ComMédia ? (un article par semaine sur Facebook et sur le site internet mais nous en visons deux, un minimum de trois publications pour le même article afin de manipuler l'algorithme Facebook, puis un courriel envoyé à la fin du mois à tous les étudiants, et qui contient l'ensemble des articles hebdomadaires).

Génial, j’aimerais bien être sur votre liste d’envoi. C’est une bonne formule.

Quels sont vos conseils en ce sens?

Il faut savoir s’organiser. Plus on est organisé, plus on peut faire de choses et faire avancer les choses. Je ne le répéterai jamais assez.

Être dans les médias… c’est aussi savoir regarder le monde à travers ses yeux, mais aussi à travers les autres. Il faut toujours aller au bout de ses projets… même si parfois ils semblent insurmontables… Savoir se parer de gens compétents, faire confiance : ce sont des atouts.

Allez-vous lire le ComMédia ? ( vous n'êtes pas obligée de répondre « oui », ça serait plutôt drôle en fait x) ).   

OUI  absolument !  Je trouve ça formidable que le journal que j’ai créé existe toujours… Quand on a fait la moitié du chemin de son existence (comme c’est mon cas, j’ai 53 ans), même si on croit que les choses de la vie sont temporaires… rien n’est réellement permanent… le ComMédia nous rappelle que les belles choses peuvent subsister quasiment éternellement ☺.  Et que son changement à travers les mains et les yeux de d’autres personnes l’a rendu encore plus magnifique…. L’aventure ComMédia continue et c’est ça qui est formidable.

Jérémie Bellefleur, rédacteur en chef du ComMédia

Revue de la pièce de théâtre "Art"

“Art” est une pièce de théâtre, mise en scène par Marie-France Lambert, et met en vedette Benoit Brière (Serge), Luc Guérin (Yvan) ainsi que Martin Drainville (Marc), trois comédiens ayant une carrière assez bien remplie.

La pièce a été écrite par Yasmina Reza, qui a connu un énorme succès lors de sa création à Paris et qui est encore aussi populaire, même après 25 ans. Marie-France Lambert a adapté et dirige donc cette pièce pour sa toute première mise en scène.

Elle raconte l'histoire de trois hommes, amis depuis maintenant 30 ans, qui, au fur et à mesure, se rendent compte qu'ils n'ont plus autant en commun qu'avant. Durant 1h20, on suit Serge, Yvan et Marc qui, plutôt que d'exposer leurs problèmes personnels, cherchent à mettre la faute sur les autres et finissent par se haïr entre eux et ne plus savoir pourquoi ils sont amis. Toutes les disputes proviennent d'un seul problème : l'achat d'un tableau blanc par Serge pour  la somme exorbitante de 100 000$. Marc n'approuve pas du tout l'achat de son ami qu'il considère comme insensé puisque le tableau est blanc. De là commencent les disputes, les reproches et les aveux. 

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Je dois dire que, pour une première mise en scène, Marie-France Lambert a bien réussi son coup. En effet, on se laisse entraîner dans l'histoire et les querelles des trois amis avec une aisance surprenante. La pièce est teintée d'un humour sarcastique à la fois léger et intelligent du début à la fin. Les blagues ne sont jamais faites sans sens caché, elles ont toujours une raison bien précise.

Un détail intéressant ; il y a deux degrés d’humour à cette pièce. En effet, au premier degré, elle ne requiert pas beaucoup de concentration et l'humour léger permet de rire un bon coup. Toutefois, le second degré est aussi présent dans cette pièce. En effet, derrière l'humour léger se cache un humour intelligent chargé de sens.  On comprend que toutes les répliques ont un but. Il y a même plusieurs “running gags” tout au long de la pièce. Rien n'est laissé au hasard!

Personnellement, j'ai bien aimé cette pièce et j'ai passé un très bon moment. Les acteurs sont exceptionnels et on croit réellement à leur amitié, puis à leur haine les uns envers les autres.

Pour ceux que ça intéresse, “Art” sera au théâtre du Rideau-Vert jusqu'au 2 mars 2019, à moins d'autres supplémentaires!

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Écrit par Marie-Soleil Rochon, Rédactrice en chef du COMMEDIA

L'ingérence américaine... Partout dans le monde! Résidus de guerre froide.

L’histoire n’en est qu’aux premiers chapitres : les États-Unis, berceau de la démocratie, doivent lutter âprement contre les forces pernicieuses que sont les Chinois et les Russes. Les premiers ont déjà été accusés de vouloir saboter l’accord iranien sur le nucléaire, et, plus avant, de déstabiliser l’économie mondiale. Quant aux Russes, inutile de vous rappeler les accusations d’ingérence lors des élections de 2016. Et les Américains, eux? Où vont-ils bien fourrer leur nez?


En effet, loin de rester chez-eux, ils continuent à imposer leur idéal d’une société libérale et démocratique. En 2018, et déjà en 2019, cela a concerné plusieurs pays.


Commençons avec l’Ukraine. En mai 2014, la région du Donbass a tenu un référendum sur son indépendance. Quelques mois plus tôt, la Russie avait ébranlé le contexte socio-politique des environs en annexant la région ukrainienne de la Crimée, provoquant alors un tollé mondial. Au final, le Donbass aurait fait le choix de la souveraineté à faveur de 90% des voix retenues, mais à travers un processus pénible, brouillon, tandis que les factions pro-russes et pro-ukrainiennes trouaient l’unité du pays à coups de balles. Le 11 novembre 2018 s’est déroulé un processus quasi-identique avec plus de soixante pourcent des votes accumulés par les indépendantistes. L’Union Européenne et l’Ukraine l’ont condamné en y relevant un manquement « illégitime » et « illégale » aux accords de 2015 de Minsk, supposés maintenir la paix dans la région.

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Les États-Unis sont allés plus loin en appelant mot pour mot au boycott du référendum, qu’ils considéraient carrément organisé par la Russie, ou du moins telle une mise en scène de leur cru. Enfin, nos voisins du sud ont probablement exagéré, à travers leurs propos, les efforts employés par l’Ukraine au nom de la paix et des accords de Minsk. C’est que plus de 10 300 personnes ont péri suite aux violents combats dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Outre l’utilisation d’armes à feu, il y est question de bombardements, d’explosifs et de drones. Le séparatiste Aleksandr Zakharchenko a par exemple été tué lors de l’explosion d’un café le 31 août. Les États-Unis ont promis d’aider l’Ukraine à combattre l’ingérence russe, en 2019, au cours d’élections qui placeront sans doute une ex-Première ministre séparatiste à la tête du pays. Le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton s’est déjà rendu à Kiev dans cette optique, où il a rencontré le président ukrainien Petro Porochenko, en plus de participer à une parade militaire soulignant l’indépendance de l’Ukraine. John Bolton entend parer à l’ingérence par l’application de la loi ou d’autres « mécanismes », sans préciser quelle loi ni quels mécanismes.

Autre cas en Asie, avec l’île de Taïwan, qui est dirigée par un régime ennemi de la Chine depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949, alors que le Parti communiste avait pris le contrôle de la Chine. En 1979, les États-Unis coupaient les ponts avec Taïwan afin de reconnaître le gouvernement de Pékin. Depuis, Taïwan a sa propre monnaie, a érigé son drapeau unique, mais l’Onu ne la considère toujours pas comme un État indépendant. En fait, les Chinois menacent d’user de la force si l’île, encore perçue telle une province, se proclame ouvertement souveraine, ou si une puissance étrangère décidait de l’épauler en ce sens. Dans ce contexte, la Chine a mis en garde les Américains contre ce qu’elle qualifie d’ingérence : des navires du Us Navy longeant les côtes taiwannaises, une loi américaine pour amplifier les déplacements taiwanais aux États-Unis et vice-versa, puis la vente d’armes de Washington à Taipei, la capitale. Bref, on voit bien que les États-Unis ont reconstruit quelques ponts.


En Afrique, aussi, certains accusent les États-Unis d’attiser les conflits et de vendre des armes dans l’objectif d’y maintenir un climat chaotique. À titre d’exemple, l’opposant ougandais Bobi Wine aurait rencontré des représentants de Washington à l’occasion de maints voyages en sol américain. Il y aurait également suivi un cours pour « apprendre à diriger », le tout afin de renverser (supposément) l’actuel président ougandais Yoweri Museveni. Surprise surprise, la Russie et la Chine présentent tous deux des intérêts économiques croissants sur le continent africain, la Russie investissant beaucoup dans l’exportation d’armes (il est question d’une compétition avec les armes américaines, leur substituant même dans certains territoires). La Chine a au moins une base militaire en Afrique et la Russie a déployé 175 « conseillers militaires et formateurs » en République Centrafricaine, en 2018.

Pour conclure, l’ingérence russe aux élections américaines de 2016 n’a sûrement pas fait les manchettes pour rien. Néanmoins, une surcharge d’informations récurrentes de la part des grands médias peut parfois noyer certains enjeux dont nous n’entendons que très peu parler, et qui, pourtant, semblent tout aussi cruciaux. De là se reflète l’importance de s’informer à partir de sources multiples et étrangères. La couverture médiatique accordée à l’ingérence russe montre l’aspect symbolique du dossier, les États-Unis étant perçus en porte-étendard de la démocratie mondiale.

Jérémie Bellefleur




Références :

https://www.24heures.ch/monde/ingerence-russe-kiev-usa-prets-agir/story/24278550


www.theguardian.com/world/2014/may/11/eastern-ukraine-referendum-donetsk-luhansk


www.lapresse.ca/international/europe/201811/11/01-5203762-elections-separatistes-en-ukraine-les-chefs-actuels-lemportent-sans-surprise.php


www.euractiv.com/section/global-europe/news/us-join-eu-in-condemning-sham-donbas-elections/


https://www.huffingtonpost.fr/jakub-korejba/accord-minsk-ukraine_a_21586079/


http://www.donbass-insider.com/fr/2018/11/09/tentative-ingerence-americaine-dans-les-elections-du-donbass/


www.rferl.org/a/us-condemns-russia-backed-separatists-donbas-election-plan/29487151.html


http://euromaidanpress.com/minsk-agreements-faq/



La Chine avertit les USA qu'elle défendra ses prétentions sur Taïwan "à tout prix"- Belga News Agency (français)
Exterieur, mardi 15 janvier 2019


https://reseauinternational.net/ouganda-un-cas-decole-de-lingerence-americaine-en-afrique/


www.lesechos.fr/08/10/2018/lesechos.fr/0302366984123_le-grand-retour-de-la-russie-en-afrique.htm


www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/04/la-chine-s-appuie-sur-l-afrique-pour-construire-une-muraille-face-aux-pays-occidentaux_5350032_3212.html


https://arretsurinfo.ch/la-guerre-americaine-en-afrique



Une soirée acoustique au pays de l’absinthe

Le 5 mai 2018, je me suis retrouvée au Val-de-Travers, situé dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. Le Val-de-Travers est une vallée nichée au creux du Jura, une chaîne de montagnes qui longe la frontière franco-suisse. J’ai effectué un échange étudiant à l’Université de Neuchâtel à l’hiver 2018 et j’y ai suivi un cours de journalisme. Pour les nécessités du cours, je devais écrire un reportage sur un évènement de mon choix, ce qui m’a conduite à la couverture d’un duo de concerts à Boveresse, une localité faisant partie d’une enfilade de villages longeant l’Areuse, le cours d’eau principal du Val-de-Travers. J’y ai conduit des interviews avec les membres organisateurs de Hors Tribu, un festival de musique porté bénévolement par la jeunesse de la région. Laissez-moi d’abord vous en dresser le portrait.

Le Val-de-Travers est reconnu pour l’industrie historique d’horlogerie de son village Fleurier, et tout particulièrement comme étant le berceau de l’absinthe. L’histoire de la production et de la consommation de ce spiritueux, également appelé « fée verte », confère un caractère mythique à la région. Il est aromatisé par la plante d’absinthe, qui y est récoltée, séchée et distillée traditionnellement depuis le 18ème siècle. « L'absinthe qui rend fou », selon les dires des instances médicales, religieuses et médiatiques de l’époque, a été interdite dans les années 1910 en France et en Suisse, malgré sa grande popularité au 18e siècle, tout particulièrement au sein des milieux intellectuels et artistiques parisiens. La levée de son interdiction en 2005 n’a pas empêché près d’un siècle de distillation et de consommation clandestine au Val-de-Travers : il était commun d’avoir un voisin avec un alambic dissimulé dans son sous-sol ou de commander un verre d’absinthe en douce au bar du village.

Le Musée Régional du Val-de-Travers et l’association du festival de musique Hors Tribu ont donc allié leurs forces pour souligner la réouverture de la saison d’évènements culturels d’un séchoir à absinthe, au cœur du village de Boveresse. Louison Bühlmann, conservatrice du MRVT, a eu l’idée de leur faire appel pour la planification et la programmation de ces concerts. Le guitariste fleurisan (habitant à Fleurier) Matt Bey et le groupe de jazz manouche vaudois Gadjo ont effectué une performance acoustique sans amplification de bruit, à la demande du musée. Les fonds amassés par le prix d’entrée et la vente de boissons et de nourriture, dont une absinthe distillée spécialement pour Hors Tribu, sont destinés au financement des activités de l’association.

Musée Régional du Val-de-Travers

Musée Régional du Val-de-Travers

Autour du séchoir à absinthe, tout semble rappeler la présence de la fée verte. Les volets des maisons, les herbages environnants et même la lueur des rayons introduits entre les planches du toit sont de cette couleur emblématique du Val-de-Travers. Un chien de berger enjoué et le tintement des clochettes des chèvres du voisinage accueillent les premiers visiteurs sur le site. Un soleil de 18h encore très haut dans le ciel. La structure en bois du bâtiment s’est imprégnée des arômes de la célèbre boisson depuis sa construction en 1859. Des galettes, des pizzas aux légumes et un gâteau sont étalés près des fontaines à absinthe du bar à l’entrée. Plusieurs groupes de personnes discutent au milieu de charrues et de semoirs mécaniques tout droits sortis d’une autre époque. Hormis ses apparences de site d’exposition patrimonial, l’évènement prend l’allure d’une réunion familiale, jusqu’à la vue des chaises ancestrales disposées pour le spectacle. Les spectateurs venus sont prêts pour le premier concert dans l’enceinte de ce bâtiment ancestral du Musée Régional du Val-de-Travers.

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Séchoir à absinthe

Pierre-Emmanuel « Pec » Collin, le programmateur des artistes d’Hors Tribu, caractérise le festival par la singularité de son cadre et l’aide qu’il porte envers ses artistes et les autres festivals des environs.

Est-ce que les gens reconnaissent votre festival comme le « festival de l’absinthe? »

Oui, tout le monde connaît le festival comme étant le « festival de l’absinthe. »

Ah oui? Les gens se disent: ah on s’en va au festival de l’absinthe? »

Mais, en même temps, les gens viennent de plus en plus pour la programmation qui a beaucoup de découvertes. Je fais pas mal de salles, je vais dans de petits caveaux pour aller voir des groupes. Les gens ne connaissent pas les groupes la plupart du temps, mais à chaque fois, ils font : « WOW! On a découvert des groupes super! », et c’est vraiment le but en soi de privilégier la région, mais en même temps, tous ces artistes infirmés, ça fait des années qu’ils tournent, ils vont vers nous maintenant pour venir jouer parce qu’ils trouvent ça sympa! C’est petit, on n’a pas de super loges, mais c’est limite « So cute! » .

Oui! L’endroit a beaucoup de charme!

Oui, t’es dans un autre petit monde, ici! T’es vraiment dans un petit trou tout adorable, un petit bout de vallée! T’as les étoiles et t’as le ciel qui est juste grandiose à voir! Tu te dis « Qu’est-ce qu’on fait là? ». Il n’y a rien d’autre! T’es dans un petit monde, à part!

Quand tu m’as dit que tu allais dans des caveaux, tu te limites à la région ou tu vas en voir ailleurs aussi?

Par exemple, hier j’étais à Bienne. J’ai vu une artiste que j’avais mise au programme de Hors Tribu l’année dernière, et là, je suis allé la revoir. Elle était en duo, sans son groupe, et c’était tellement bien! C’est une artiste folk vraiment super. Je vais voir les artistes que j’ai déjà programmés. On a toujours un contact avec les artistes. Ils savent qu’ils sont tous les bienvenus chez nous. Et pour moi, c’est une raison de plus de les revoir! Quand j’aime, j’encourage beaucoup et j’essaie de les reprogrammer ailleurs. J’en parle aux programmateurs d’autres festivals que je connais : « Elle est super, lui aussi il est super! Ce groupe, prends-le, ça vaut le coup! ».

Comme tu le dis, votre festival donne un coup de pouce non seulement aux artistes émergents, mais contribue aussi à la richesse de la programmation d’autres festivals. Cependant, crois-tu qu’un esprit de compétition règne entre vous?

Non, mais bon. Il y en a certains qui ne pensent qu’à l’argent, mais là, nous ne sommes pas  du tout dans cette optique et nous sommes pas mal à se partager ça. Beaucoup de programmateurs suisses ou des environs passent au festival parce que, déjà, l’ambiance est sympa, mais, en même temps, pour découvrir des groupes, et je sais que vais les retrouver dans leurs salles plus tard! Ce qui est vraiment cool pour les artistes!

Toutes les parties prenantes du festival, ou bien « festoche », comme on l’entend sur les lieux, se prêtent main forte pour faire rayonner le talent et l’expertise locale. Edith Matthey, la responsable des communications de Hors Tribu, explique que « toute la nourriture vendue sur le site provient de maraîchers et de bouchers régionaux et que tous les commanditaires ont contribué sans problème. » Pour elle, il serait impensable de ne pas contribuer à l’économie locale : « Nous ne faisons pas nos courses en France, tout reste dans le vallon! » .

À la soirée de concerts organisée au séchoir à absinthe, ce climat d’entraide caractéristique aux événements de Hors Tribu se manifeste aussi entre les festivaliers et les organisateurs. Par exemple, un festivalier se propose pour mettre aux fourneaux les lasagnes préparées pour les artistes invités dans sa propre demeure avoisinante lorsque les organisateurs se rendent compte qu’elles ne rentrent pas dans leur four, ou bien Matt Bey, un des artistes du concert, se disant porter une « double casquette », puisqu’il a fait partie de l’organisation des éditions précédentes des événements du festival.

Malik Lechekhab, faisant également partie des organisateurs, parle de « transfert de savoir intergénérationnel » pour décrire l’entraide entre les anciens et nouveaux membres du comité d’organisation du festival. En effet, ils peuvent compter chaque année sur les anciens membres pour leur soutien et leurs conseils, entre autres pour le montage de tentes ou de morceaux de scène. Il affirme que le festival « vit par l’entraide », entre autres grâce au soutien de la commune, qui leur fournit du bois, des extincteurs, ou du matériel ignifuge, par exemple.

Ce duo de concerts acoustiques organisé par Hors Tribu et le MRVT a représenté pour moi un microcosme de ce que j’ai apprécié de la société suisse. C’était un évènement à taille humaine qui reconnaît et valorise le savoir-faire régional parce que les jeunes et les moins jeunes s’unissent pour célébrer le patrimoine, la force et l’unité du pays de la fée verte. J’ai senti que les organisateurs s’unissent pour rendre un hommage à la beauté et l’unicité de leur région et ce, de la meilleure façon qui soit.

Lausanne Côté-Pouliot, rédactrice du Commedia

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Baby : amour, argent et prostitution. Ce que retrace la nouvelle série italienne de Netflix

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Après la diffusion et le succès de la série espagnole « Elite », le 8 Octobre 2018, c’est au tour de l’Italie de lancer sa toute nouvelle teen série avec « Baby », dont les premiers épisodes sont apparus durant la fin du mois de novembre. La série italienne retrace l’histoire de deux adolescentes : Chiara, l’étudiante et athlète modèle, tissant un lien d’amitié avec Ludovica, une élève rebelle, issues toutes les deux des beaux quartiers de Rome. Mais les deux jeunes femmes ressentent l’envie de dépasser leurs limites pour s’échapper de leurs milieux familiaux abîmés dans lesquels elles ont grandi.

L’histoire n’est pas venue de l’imagination des productions Netflix, car « Baby » retrace l’histoire vraie et sordide d’un scandale ayant secoué l’Italie en 2013, à propos de deux jeunes filles de 14 et 15 ans venant du riche quartier de Parioli, à Rome, ayant embarquées dans un réseau de prostitution pour pouvoir atteindre leur indépendance et s’acheter des vêtements de luxe. Un scandale nommé « Baby Squillo » qui impliquait à l’époque les deux jeunes filles désignées respectivement sous les faux noms d’Agnese et Angela, mais aussi une douzaine de filles qui auraient été aussi impliquées dans le réseau. C’est la mère d’Angela qui aurait prévenu la police concernant le comportement et les revenus étonnants de sa fille.

Les deux filles ont été arrêtées après avoir publié une annonce sur google à propos d’une opportunité de se faire de « l’argent facile », en Juillet 2013.  La mère d'Agnese a été condamnée à six ans de prison et à une amende de 20 000 euros après avoir été reconnue coupable d'avoir présenté les filles à des clients tout en ayant retiré un revenu de leur exploitation. D’autant plus que Mauro Floriani, époux de la députée européenne Alessandra Mussolini, avait avoué avoir entretenu une liaison avec l’une des jeunes femmes, persuadé qu’elle était majeure. Il a été condamné pour cette liaison et a fait de la prison.

Rappelons que si la prostitution n'est pas illégale en Italie, avoir des relations sexuelles avec une femme de moins de 18 ans constitue tout de même une infraction pénale passible d'une condamnation à six ans de prison.

À peine sortie, cette nouvelle série Netflix fait déjà polémique ! Le Centre national de lutte contre l’exploitation sexuelle, une organisation américaine, accuse Netflix d’encourager le trafic sexuel. C’est dans un article du Entertainment que Dawn Hawkins, directrice exécutive du Centre national de lutte contre l’exploitation sexuelle, déclare :

« Bien qu’elle soit à l’état zéro du mouvement #MeToo, Netflix semble être devenue complètement sourde aux réalités de l’exploitation sexuelle »

Elle reprend avec :

« Malgré le tollé suscité par les victimes de la traite à caractère sexuel, les experts en la matière et les fournisseurs de services sociaux, Netflix encourage la traite à caractère sexuel en insistant sur la diffusion en continu de Baby. Clairement, Netflix donne la priorité aux bénéfices par rapport aux victimes de maltraitance. »

https://ew.com/tv/2018/11/29/netflix-baby-sex-trafficking/

Dawn Hawkins y va peut-être un peu fort avec ses propos, car la série Netflix est seulement une adaptation d’une polémique qui a eu lieu il y a quelque temps à Rome, le tout enrobé d’images très soignées et d’une soundtrack très moderne, mais n’apportant aucun jugement sur les femmes et ceux qui les entourent. Elle aborde principalement des thématiques comme le slut-shaming (qui consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel) et la prostitution infantile, mais s’interroge aussi sur le rôle des parents et de l’éducation dans les choix de vie des enfants.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle série ?

 

Si vous ne la connaissez pas ou si vous ne l’avez pas encore vu, voici le lien du trailer officiel : https://www.youtube.com/watch?v=2O5ZyTqFbe8

Et un lien cadeau vers la playlist de toutes les musiques que vous pourrez retrouver tout au long de la série pour vous éviter de shazamer à chaque instant! 😉 https://open.spotify.com/playlist/3FXA8mVemK2CpjumcyQBqP?fbclid=IwAR1cOnm59vPlX7CYQXEsQcz52VVQh04sPz0W5CMG-eYOlw5KiNNh0t5sdzM&si=FlEbS_UVTaqVKtSjdZYrIw

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du COMMEDIA

L’expérience de l’étude à l’étranger, bonne ou mauvaise idée ? 

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Tu as toujours voulu voyager, découvrir de nouvelles cultures et explorer le monde ? Partir étudier à l’étranger peut être un excellent moyen de t’adapter à un pays. Si jusqu’à maintenant tu étais encore incertain à ce sujet, voici un article qui devrait t’aider à te décider.

Comment parler des études à l’étranger sans parler de ma propre expérience ? Je suis une jeune étudiante française qui a toujours aimé l’exploration et la découverte de nouvelles cultures. J’ai donc choisi de partir au Canada. Je vais partager avec vous mon ressenti global de cette expérience.

Tout d’abord, il me semble essentiel de choisir un pays dans lequel on pourra se sentir plus en confiance, par exemple avec une proximité au niveau de la langue ou encore en choisissant de rester sur le même continent, dans un pays voisin par exemple. 

Lorsque vous commencez à vraiment vous intéresser à votre orientation (en allant dans des portes ouvertes d’écoles, de facultés, etc.), les établissements font pour la plupart en sorte de mettre en avant le fait qu’au bout d’un certain temps il est possible de faire un stage à l’étranger ou autre ; une sorte d’ouverture au reste du monde. Ce qui a été mon cas lorsque j’ai commencé à m’intéresser à plusieurs établissements en France, qui vendaient tous la même chose. Il est vrai que c’est un bon moyen pour rester proche de ce que l’on connaît tout en s’évadant le temps d’un semestre, mais j’avais soif de quelque chose de plus grand.

Alors pourquoi ai-je préféré partir vers l’inconnu plutôt que de choisir la sûreté ? 

Tout simplement parce je ne savais pas si une telle occasion se représenterait un jour. Cela a également accéléré mon insertion dans la vie adulte. Partir de son pays d’origine et recommencer un nouveau chemin autre part est une décision très difficile, il faut prendre en compte bon nombre de choses et surtout bien y réfléchir. Se plonger dans un nouveau système éducationnel et dans une toute autre culture ne peut être que gratifiant et enrichissant pour vous. Grâce à cela, vous apprenez à être autonome et responsable, vous recommencez réellement votre vie ailleurs, en quelque sorte. J’entends par là le fait que vous devez être doté d’une grande maturité puisque toutes les responsabilités dont vous n’étiez pas vraiment concernés auparavant vont maintenant faire partie de votre quotidien. Le simple fait de faire la démarche pour pouvoir rentrer dans un pays légalement est parfois complexe ; mais lorsque vous aurez accès à ce privilège, vous n’en serez qu’encore plus heureux et satisfaits.

S’installer dans un autre pays par ses propres moyens est parfois éprouvant et dur ; vous quittez votre famille et vos amis, vous vous lancez dans quelque chose de totalement inconnu, et, pourtant, c’est le genre d’expérience qui nous fait ressortir plus mature que jamais. Durant cette période, vous allez découvrir votre école/université ; vous allez nouer de nouvelles relations et rencontrer énormément de personnes dans le même cas que vous. Vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas seul et cela va énormément vous aider et vous motiver. Il me semble aussi important d’ ajouter que cette chance n’est pas offerte à tout le monde, ne serait-ce qu’au niveau financier, et que c’est pour cela qu’il existe de plus en plus de subventions, ou encore des bourses pour aider les jeunes étudiants à se lancer dans ce genre d’aventure.

Je pense qu’il faut tout de même garder les pieds sur Terre et se rendre compte qu’il faudra faire des concessions sur certaines choses. Cependant, la finalité de cette expérience va tellement vous enrichir que les problèmes que vous pouvez rencontrer seront minimes à côté. 

Je finis par vous dire, qu’évidemment, étudier à l’étranger est l’une des meilleures décisions que j’ai prises, de par le fait que j’ai enfin compris ce que signifiaient les responsabilités et l’indépendance. Cela m’a permis de faire des rencontres formidables ; de visiter et de découvrir énormément de choses que j’ignorais totalement. 

Ce genre d’opportunité ne se présente que très rarement pour la plupart des étudiants, il faut donc savoir saisir cette chance dès que vous le pouvez, il faut savoir en profiter au maximum, au risque de le regretter. 

Vous avez littéralement l’opportunité d’explorer ce nouveau monde qui n’attend que vous, lancez-vous ! 

Écrit par Claire Donnefoy, Rédactrice du COMMEDIA

Ce que tu dois offrir pour Noël cette année

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Le temps des fêtes arrive avec ses gros caps d’acier que tu le veuilles ou non. Alors, tu es mieux de te minder tout de suite et de prendre le rythme tranquillement parce que les chansons de Noël vont te gifler en pleine figure la prochaine fois que tu vas aller à pharmacie. T’inquiètes pas,  je suis là pour kidnapper ta panique et pour te tremper un peu dans le bain de la fête de Rudolph et de toute sa gang, mais tout en douceur, ne t’inquiètes guère.

Lorsqu’on parle de ce temps de l’année, on parle également du gros dilemme de quoi acheter à maman, papa, la sœur, et aux nombreuses autres personnes avec qui on a pris inconsciemment l’engagement de faire des échanges de cadeaux. C’est compliqué quand tu y penses ; réfléchir à quelque chose qui va leur faire plaisir, individuellement. On connaît bien des choses sur eux, mais parfois on reste très indécis par rapport à l’objet spécifique qu’on va offrir sous le sapin. On a peur qu’ils ne l’apprécient pas, qu’ils nous trouvent trop cheap ou qu’ils l’aient déjà à la maison, mais veux-tu que je te simplifie la tâche drette-là? Veux-tu que je te révèle le secret le plus magique de tous, la solution à ton problème? Fais-le plus beau cadeau à ta parenté cette année en leur offrant de ton temps, ce vagabond qui est parti il y a quelques années quand ton ami loyal l’école et son coloc l’emploi sont entrés dans ta vie. Je pense qu’un bon souper au resto ou bien, pour les budgets serrés, un souper cuisiné avec tes talents maladroits et plein d’amour vont faire amplement le travail. Je suis certaine que ça bat à coup sûr le parfum de Nina Richi ou la montre Daniel Wellington, bien au-delà ! Puis, ton ami que tu entrevois dans le bus, mais avec qui les horaires ne concordent jamais, amène-le voir un concert ou offre-lui une carte-cadeau pour le spa afin de passer un petit moment de détente et d’échange. Quand tu te prends d’avance et que tu as déjà entrepris les paiements, c’est dur de dire non, hein? Qui peut refuser une invitation clé en main? Pas moi.

Entretiens tes relations en offrant du temps à tes proches. Quant à moi, c’est la chose la plus hot que tu peux donner, mais ça ne se commande pas sur Amazon et ça ne se paye pas en majorité avec ton argent, mais en partie en dévouement comptant. Cette année, évite-toi un détour aux Promenades St-Bruno et au Centre Eaton dans une ambiance un peu trop chaotique, rempli de gens sur le speed de Santa Claus, et fais donc un tour sur Groupon afin de dénicher les meilleures idées de sorties à prix réduit. Tu peux aussi regarder dans les évènements Facebook près de chez toi. Parfois, les meilleures occasions ne sont pas trop loin et quelque fois pas trop chères également. Facebook ne sert pas seulement à partager des memes et des vidéos de chats.

Penses-y, dans un monde fou comme le nôtre où les réseaux sociaux remplacent le contact humain, le temps en face-à-face est précieux. C'est comme un cadeau pour toi aussi. Les deux pour un, on aime ça.
Penses-y ; fa-la-la-la-la !

Écrit par Sandrine Demers, Rédactrice du COMMEDIA

Un âge d'or pour le journalisme? Entrevue avec Marc Laurendeau

Marc Laurendeau n’en est pas à sa première entrevue. Tantôt humoriste au sein du quatuor des Cyniques de 1963 à 1972, tantôt journaliste, tantôt professeur à l’Université de Montréal, Marc Laurendeau s’est illustré par une polyvalence sans égale. À travers ses nombreuses professions, il s’active à partager son expérience et sa passion du journalisme.


« On ne peut pas imaginer une société où il n’y aurait pas de journalistes. »

-Marc Laurendeau


Le 2 octobre dernier, le journaliste Jamal Khashoggi est assassiné dans l’ambassade saoudienne en Turquie. Cet assassinat montre avant tout un désir de faire taire ces journalistes qui dérangent. Un lien direct se crée avec l’affaire Jim Acosta, le journaliste de CNN pris à partie par Donald Trump. Ces événements rappellent à quel point la profession est importante dans nos sociétés. Les temps changent, le journalisme aussi. À travers cette actualité, Marc Laurendeau nous décrit son expérience et sa vision du métier qu’il exerce depuis 45 ans.

Vous avez animé la revue de presse pendant près de 22 ans à la radio de Radio-Canada, pouvez-vous décrire en quoi consiste votre travail ?

Oui, pendant 22 ans j’animais la revue de presse, c’est-à-dire, je résumais les principaux courants d’opinion dans les journaux et les magazines. Au fond l’idée, c’est que les gens soient informés des principaux courants d’opinion, ici, et à l’international. Ça s’est accéléré dans les années 1997, à la mort de Diana. J’ai constaté que nous n’avions plus, dans les journaux papiers, accès aux sources. Alors ce matin-là, c’est par Internet que j’ai été chercher l’information. Et il y a eu le 11 septembre 2001, qui lui a changé la couverture à Radio-Canada et l’a rendue beaucoup plus internationale. Cet événement a également changé le contenu de ma revue de presse ; elle restait nationale, mais est devenue plus internationale. Moi je voyais ça comme un service que je rendais aux gens. Je passais des heures et des heures à lire et à résumer pour que les gens ne manquent rien de ce qui est important. Ce n’est pas pour imposer une opinion, c’est pour les aider à s’en faire une.


Vous avez parlé de deux événements, la mort de Diana et le 11 septembre. Font-ils partie des éléments qui ont participé à la transformation du journalisme ?

Oui, le 11 septembre, pour ceux qui étaient repliés sur eux-mêmes et sur l’actualité de proximité, ça pousse les gens à se remettre en question. Ces événements forcent au questionnement, à la réflexion. Je donne un cours à l’Université de Montréal, Analyse de l’actualité. On a parlé tout le long du cours de cet événement. C’était tellement fort ce qui est arrivé. Il y a eu une espèce de mondialisation des préoccupations. Diana, c’était dramatique, oui, mais l’impact était moins important. On s’est surtout rendu compte que pour être bien informés, il fallait qu’on sache ce qu’on disait à Paris et à Londres. Il y a eu deux enquêtes pour déterminer la responsabilité de sa mort. À Paris, on parlait des paparazzis, en Angleterre, on parlait plus de la théorie du complot. Notamment à cause d’Al-Fayed, le père de Dodi Al-Fayed, compagnon de Diana, qui a accusé le prince Philip et le MI6. Finalement, c’est le chauffeur Henri Paul qui a été désigné comme le coupable. Ces événements ont été deux grands chocs.


Plus récemment, la mort de Khashoggi a ébranlé la scène mondiale. Quel est votre point de vue sur ce meurtre ?

C’est un crime du régime. Tous les soupçons se portent sur le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), car c’est impensable qu’une action comme celle-là puisse arriver. Faire venir des gens de l’extérieur pour assassiner Khashoggi dans un consulat, on ne peut pas faire ça sans l’autorisation des décideurs du régime. MBS brouille les pistes et fait en sorte de laisser croire que ce n’est pas lui… C’est un crime du régime, comme jadis, l’affaire Ben Barka. En France, en 1965, un opposant au Roi Hassan II du Maroc disparaît en se rendant à la brasserie Lipp. Il a été kidnappé puis torturé par Oufkir. Le souverain a permis à son homme de main Oufkir, qui était le ministre de l’Intérieur, de commettre un crime. Même si dans ce cas, le lien entre les deux est moins démontrable. Le meurtre de Khashoggi en dit long sur le régime saoudien. Ça donne une autre couleur à cette libération de l’Arabie saoudite, ce côté cruel. On retourne au Moyen Âge avec un sombre assassinat comme celui-là.


Alors que certains dirigeants comme Trump pour les États-Unis, et Bolsonaro pour le Brésil, tendent à limiter l’influence du corps journalistique, quelle est la place de la profession dans le monde actuel ?

Aux États-Unis, il y a toute une partie de la population qui suit Trump, qui pense que le journalisme est l’ennemi du peuple. Il y a un recul démocratique sur ce plan-là. Mais ce n’est pas toute la population. Il existe des contrepoids. Il y a eu cette querelle avec ce journaliste, Jim Acosta, qu’on a voulu exclure des conférences de presse de la Maison-Blanche. Les tribunaux l’ont rétablis dans ses droits. Si Trump pouvait faire ce qu’il veut, comme MBS, il y a longtemps que l’enquête sur la Russie serait finie. Si Trump met fin à l’enquête du procureur spécial, Robert Mueller, sur la collusion avec la Russie, nous aurons sous les yeux une réelle crise constitutionnelle. Malgré qu’il soit entouré d’un noyau dur de sympathisants, il y a aussi une large partie de la population très inquiétée par lui. En même temps, c’est une période où le journalisme de qualité se distingue. Le « New York Times », « Washington Post », Bob Woodward et son livre « Fear », sont trois exemples formidables. En réponse à votre question, je pense que les grands médias font un travail remarquable, c’est important qu’ils soient là. Paradoxalement, Trump est en train de créer un âge d’or du journalisme grâce à ces « Fake News ». Cela offre une image de rigueur et de transparence à la profession. Nixon l’avait créé cet âge d’or, on en est nostalgique de cette période du Watergate de 1974.


La présidence de Trump tend-elle à donner plus d’importance et de légitimité au journalisme ?

Oui, exactement. Les républicains, si on parle de Trump, ce sont des carpettes qui suivent tout ce qu’il dit. On l’a vu au Sénat, personne ne s’élève quand il dit des choses racistes. Ils ne pensent qu’à se faire réélire, collés à lui. Mais ils en payeront un jour le prix. Trump est attaqué de toutes parts, il riposte en prétextant les « Fake News ». Le président dit que les informations sont des « Fake News », alors que ce sont de vraies nouvelles, mais les gens ne discernent pas forcément le vrai du faux. Ils ont l’habitude de recueillir leurs nouvelles sur leurs propres fils de presse qu’ils se sont fabriqués sur les réseaux sociaux. Alors, les médias ont un rôle plus difficile à jouer à cause de ça. Mais lorsque les organes de presse jouent bien leur rôle, sortent de la nouvelle tous les jours avec des analyses appuyées, les médias deviennent d’une importance capitale.


Vous dîtes dans le documentaire « Personnalités », je cite : « on met beaucoup d’opinions, peu de pensées. », lorsque vous parlez des médias sociaux. Quelles sont les approches possibles au contrôle de ce qu’on appelle le journalisme citoyen ?

Il y a plusieurs nuances à faire : le journalisme citoyen, pour moi, c’est un peu ce qui se passait en Iran, en 2009, lors de la Révolution verte. Les gens disaient « Où est mon vote ? », car il y avait une immense fraude électorale qui se préparait. Et justement, les Iraniens étaient très bons sur les réseaux sociaux. Cela permettait de partager des informations que les médias officiels ne pouvaient pas diffuser. Dans beaucoup de pays, lors du printemps arabe, c’était comme ça. Le rôle des médias traditionnels, c’est de réutiliser ces informations. Pas aveuglement, il faut vérifier s’il s’agit de sources solides. Dans le cas contraire, il faut les remettre en contexte. Pour moi, c’est ça le journalisme citoyen. Les médias sociaux où chacun donne son opinion, où il y a un déferlement de messages presque haineux, comme Trump en fait, ça, ce n’est pas utile. C’est malsain et certaines personnes s’en nourrissent. Ce n’est pas du journalisme citoyen, c’est de l’opinion.


Les médias régionaux au Québec connaissent une crise importante. Quelle est la place du journalisme de proximité ?

Je souhaite leur survivance. C’est important dans une ville, même si tout le monde se connaît et que c’est difficile de faire quelque chose d’un peu critique. C’est difficile, car les élus font souvent pression, les commanditaires également. Ils restent cependant essentiels pour la liberté de presse. C’est un rôle compliqué, de nombreux journalistes commencent dans de petites localités. Ce journalisme est en régression, et ça, je le déplore. On ne peut pas s’informer qu’avec les grands médias internationaux. Pendant un temps, j’ai habité à Outremont. Il y a notamment « L’Express d’Outremont » qui a eu véritablement un rôle d’éclairage lors des scandales de favoritisme au conseil de ville.


Pouvez-vous m’expliquer en quoi une nouvelle est d’intérêt public ?

Prenez cette nouvelle que nous apprenions aujourd’hui : les gens de Bombardier auraient peut-être, c’est au conditionnel, bénéficié d’une espèce de délit d’initié. Ils auraient vendu des actions en ayant de l’information privilégiée. Ça n’a pas encore été démontré par le tribunal, mais ça en dit long sur la mentalité des dirigeants de Bombardier s’ils sont reconnus coupables. Ces gens-là ont des comptes à rendre. Ils ont maintenu la compagnie grâce à l’aide de fonds publics. On parle d’un milliard de $ US de la part du Québec et ils ont augmenté leur rémunération. En ajoutant cela au délit d’initié, c’est grandement d’intérêt public, plus que de connaître la vie privée de Kim Kardashian. Les gens ont tendance à s’attarder sur des nouvelles ludiques. Il faut que les journalistes combattent cela, même si les nouvelles ne sont pas éclatantes.


Qu’avez-vous à dire aux futurs journalistes ?

Il faut justement prendre en compte que le journalisme change. Je vois toutes sortes de carrières. La manière dont je suis rentré dans la profession, c’est une manière très personnelle que je ne peux pas conseiller à tout le monde. J’ai rédigé mon mémoire de maîtrise en droit et en sciences politiques, en 1973, sur le Front de libération du Québec. Cela m’a appris de nombreux codes du métier de journalisme, comme les entrevues, l’organisation de la matière, mais surtout comment faire des contacts. Sans que je m’en rende vraiment compte, ce projet m’amenait vers cette profession. Donc oui, le journalisme est encore essentiel. Il y a moyen de bien gagner sa vie, même si les modèles économiques vont changer. Radio-Canada dépend du gouvernement. Stephen Harper était très hostile à Radio-Canada. Avec Trudeau, on constate une plus grande ouverture, mais on dépend toujours du gouvernement. Il existe un comité de financement des médias qui étudie une hypothèse : celle de financer des médias qui répondent à certaines exigences. Les médias, donc, vont se transformer. Le métier est plus difficile à cause de la confusion des genres et de l’info-spectacle qui se substitue, pour des raisons commerciales, au vrai journalisme. Mais il y aura toujours de la place. On ne peut pas imaginer une société où il n’y aurait pas de journalistes. On ne s’informerait que par les réseaux sociaux, ça serait une catastrophe. Les émetteurs de nouvelles et d’opinions ne sont soumis à aucune éthique et n’ont aucun entraînement. Les modèles économiques vont changer, les gouvernements vont être appelés à intervenir plus, à soutenir différents médias, même. La population ainsi que ses dirigeants vont sentir le besoin de conserver un journalisme rigoureux et de qualité.

Écrit par Florentin Roy, rédacteur du Commedia






Le mouvement « On est prêt »

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Qu’est-ce que c’est ? 

C’est une organisation qui a été créée par des influenceurs dans le but d’améliorer notre climat et de préserver l’environnement. C’est un mouvement qui a vu le jour en France et a été instauré sur les réseaux sociaux au début du mois de novembre. Plus de 130 influenceurs (youtubeurs, bloggeurs, humoristes...) y participent et tentent de sensibiliser leur communauté chaque jour. 

Comment ça marche ?

La base même de ce concept est de relever un défi chaque jour pour réduire son empreinte sur l’environnement pendant 30 jours, soit du 15 novembre au 15 décembre 2018. Chaque jour correspond donc à un nouveau défi.

Le but est de rallier le plus de personnes possible à la cause afin que chaque défi, durant ce mois, soit adopté en tant que réflexe et habitude.  Les défis proposés sont des actions simples à réaliser. Le plus souvent, ils ne prennent que quelques minutes. Pourtant, leur impact sur l’environnement est énorme. Par exemple, le simple fait de remplacer vos bouteilles plastiques par une bouteille en inox (réduction de la consommation de plastique) ou encore de supprimer vos mails (réduction de notre empreinte numérique) contribuerait énormément à la préservation de notre planète. 

Quelques chiffres (tirés du compte Instagram @onestprêt ) : 

-      Si 50 000 internautes effacent 1000 e-mails de 1Mo, 300 tonnes de CO2 sont évitées, soit 300 allers-retours entre Paris et New York !

-      Le monde produit en moyenne 348 millions de tonnes de plastique par an. Entre 8 et 12 millions de tonnes finissent dans nos océans.

Pour le moment, c’est le 9ème jour de ce mois de défis. C’est pour cette raison qu’il faut partager cette cause au maximum autour de vous. Vous avez le temps et, surtout, les moyens de participer au bon développement de la planète ; et ce, simplement en quelques gestes. 

Alors, si vous aussi vous vous sentez concernés par l’avenir de votre planète et que voulez contribuer à la cause, soyez prêts avec nous ! 

Rejoindre le mouvement : 

Facebook : https://www.facebook.com/onestpret2018/

Twitter : https://twitter.com/onestpret

Instagram : https://www.instagram.com/onestpret

Site web : onestpret.fr

Écrit par Claire Donnefoy, Rédactrice du COMMEDIA

Les libéraux et leur rêve d'un pipeline vert

Tout le monde le sait : en matière d’environnement, Justin Trudeau navigue entre deux eaux. D’un côté, il en exploite les ressources ; les sables bitumineux en premier plan. De l’autre, il tente de renouer avec l’image d’un Canada vert sur la scène internationale… Du moins, était-ce le cas au début de son mandat, alors qu’il cherchait à se détacher de Stephen Harper et de son manque d’ambition assumé.  Mais à l’heure des comptes, alors que les élections approchent, le premier ministre se fait critiquer de toutes parts.

En 2015, durant les élections, j’ai dû arrêter de compter le nombre de fois où Justin Trudeau affirmait haut et fort qu’il avait un « plan ». Un plan pour à peu près tout. Un plan qui combinerait à merveille économie et environnement : un modèle mondiale en développement durable, ni plus ni moins. C’est pourquoi bien des gens étaient restés surpris lorsque son discours de victoire avait omis le mot « environnement ». Un oubli permanent? Les caméras, avides de filmer ses actions, braquées sur lui à la Cop21, ont vite changé de cap.

Je ne mêle en rien le rouge à l’orange ; la couleur libérale semble peu congruente aux tons plus osés des solidaires du Québec. Le parti au pouvoir se veut surtout libéral dans ses objectifs économiques et ne s’en cache nullement, d’ailleurs. Aux dernières élections fédérales, Trudeau était déjà clair sur ce point : il allait concilier environnement et projets de pipelines dans un même projet d’avenir. Son gouvernement fut élu sur ce point parmi d’autres. Cependant, voilà que les écologistes (y compris Greenpeace) qu’avait réussi à convaincre le jeune chef libéral se retournent contre lui, et qu’ils manifestent contre ce « plan » aux multiples ambiguïtés. L’inestimable appui de la Colombie-Britannique conférait aux opposants un poids de taille, ce qui a poussé Ottawa à racheter le pipeline Trans Mountain, histoire de préserver les emplois anticipés. En effet, les menaces de Kinder Morgan quant à une annulation de leur projet de pipeline, en raison des complications liées au protestations pro-environnementales, ont mis de l’avant les priorités réelles de notre gouvernement (et conduit à l’achat dudit pipeline). Les conséquences appréhendées tournent notamment autour d’un risque accru de déversements et d’accidents maritimes (en raison du retraçage des voies navigables). Greenpeace croit maintenant que les positions du gouvernement entrent en contradiction avec les droits des communautés autochtones, qui sont pourtant l’un des chevaux de bataille du cabinet Trudeau. Ces communautés ont toujours souligné les nombreux effets nocifs du projet et leur impact fut indéniable dans la décision d’en suspendre le cours. On les a ignoré. Pour un gouvernement qui s’était fixé comme objectif de « Rétablir ( suite aux débâcles du gouvernement Harper) une surveillance rigoureuse et des évaluations environnementales approfondies dans les domaines qui relèvent de la compétence fédérale », cela laisse à désirer. Elizabeth May, chef du Parti vert, considère qu’il s’agissait du « pire processus d’examen environnemental de notre histoire ». Toujours en lien avec ce dossier, deux autres vieilles promesses (environnementales) des libéraux semblent avoir disparu dans la brume :


  • Garantir que les décisions se fondent sur des faits et sur des données scientifiques et probantes;

  • Obliger les promoteurs de projets à choisir les meilleures technologies pour réduire les répercussions sur l'environnement.

Plus récemment, en 2018, le gouvernement canadien a reconnu qu’il n’atteindrait pas les cibles de réduction de GES, tel que convenu par les accords internationaux. Invité à Tout Le Monde en Parle il y a quelques semaines, monsieur Trudeau a toutefois insisté : Ottawa va réussir à réduire ses émissions de 30% d’ici 2030 (représenté par le segment gris dans le tableau ci-dessous).

Source: Gouvernement du Canada, Vérificatrice générale du Canada

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Cela équivaudrait à une émission de 583 mégatonnes de GES, en 2030, comparativement aux 716-730 mégatonnes de ces dernières années. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cela n’arrivera pas, vu l’actuel contexte d’exploitation des sables bitumineux. À Tout le Monde en Parle, le premier ministre n’a pas dévoilé grand détail sur la manière d’atteindre ces cibles.

« La Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) constitue le plan et la vision du gouvernement pour un Canada plus durable » d’après le site gouvernemental. De 2010 (Harper) à 2016 (Trudeau), voilà un autre « plan » qui n’a pas vraiment évolué, et dont voici les principaux objectifs depuis six ans :

Š ambitieux;
Š donnent une vision à long terme;
Š s’attaquent à des défis et des problèmes importants;
Š restent harmonisés avec les renseignements, les données
et les indicateurs environnementaux;

Š encouragent la souplesse dans le choix des stratégies
pour les atteindre; et
Š tiennent compte des priorités et des engagements
nationaux et internationaux

En bref, il est évident que l’économie constitue un enjeu majeur, et nécessaire, pour toute société. Si les gouvernements dits « économiques » sont portés au pouvoir, tels que la CAQ au Québec, ou les libéraux au fédéral, c’est bien sûr parce qu’on les a élus, normalement en fonction de nos intérêts premiers. Trans Mountain devrait créer 15 000 emplois. Néanmoins, vu le récent mouvement qui se met en marche, teinté par des soucis en environnement et le projet de décroissance, ce genre de gouvernement éprouvera probablement quelques difficultés futures à jouer sur deux tableaux. Bien des politiciens devraient jeter un coup d’oeil à cette fameuse « horloge apocalyptique » : il est minuit moins deux. Pour Justin Trudeau, si « minuit » sonne, ce sera aux élections de 2019.

Jérémie Bellefleur



Références:

http://fsds-sfdd.ca/downloads/SFDD_2016-2019_final.pdf


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/745284/elections-justin-trudeau-promesses-environnement-changements-climatiques-paris


https://iris-recherche.qc.ca/blogue/environnement-quand-trudeau-contourne-les-questions


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103714/achat-oleoduc-trans-mountain-prolongement-kinder-morgan


https://www.ouest-france.fr/environnement/macron-et-trudeau-jeunes-beaux-et-liberaux-mais-plus-tres-ecolos-5806903


http://www.inspection.gc.ca/au-sujet-de-l-acia/responsabilisation/rapports-au-parlement/sfdd/fra/1516049555545/1516049556050


https://www.ledevoir.com/monde/asie/518483/l-horloge-de-l-apocalypse-avance-a-minuit-moins-deux


Les sauveurs d'enfants

Le métier d’intervenant est assez souvent perçu de façon négative. Ceux qui travaillent   sur l’aspect psychologique (santé mentale, dépression, anxiété, etc.) sont vus comme des aidants. Cependant, ceux qui exercent cette profession dans les centres jeunesses (à la Direction de la protection de la jeunesse – DPJ) sont perçus comme des personnes méchantes. En réalisant un travail universitaire, je me suis entretenue avec une personne travaillant dans ce domaine, et ce, dans une ville défavorisée. Cet intervenant m’a fait voir ce métier sous un autre angle.

Région défavorisée

D’abord, vivre en banlieue et vivre en région, ce n’est pas du tout la même chose. L’Outaouais, une région qui partage une frontière avec l’Ontario, est divisée en quatre municipalités régionales de comté (MRC) : la Vallée-de-la-Gatineau, Les Collines-de-l’Outaouais, Papineau ainsi que Pontiac. On y retrouve également la ville de Gatineau (et d’autres villes avoisinantes) en plus de deux réserves autochtones qui sont le Lac-Rapide et Kitigan Zibi.

Alors que la plupart de ces MRC ont tous les services à leur disposition et sont assez aisées, ce n’est pas le cas de tous. L’intervenant avec qui j’ai fait l’entrevue vient d’un milieu défavorisé, éloigné des grandes villes et oublié des partis politiques. Tous ces facteurs font en sorte qu’il y a de plus en plus de pauvreté. Il y a également une différence culturelle bien présente entre les Premières Nations et les gens qui vivent hors des réserves. Avec un nombre assez bas d’habitants, il n’est pas rare de croiser des visages familiers ou de vieilles connaissances. Alors, pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, intervenir dans une région comme celle-là devient un peu plus difficile sur le plan émotionnel.

Quelques statistiques

En 2016-2017, au Québec, on a vu une augmentation de signalements par jour de 4%, ce qui équivaut à 10 situations de plus que l’an dernier. Plus précisément en Outaouais, la région où travaille l’intervenant rencontré, on a obtenu, dans les mêmes années, une moyenne de 17 signalements par jour, ce qui représente une augmentation de 8,5%. Cela veut donc dire que les intervenants ont de plus en plus de travail à faire. Un aspect qui vient faciliter leurs interventions est la coopération des parents et de la famille. Sans cette coopération, il est beaucoup plus difficile d’aider l’enfant et, en même temps, la famille en question.

L’envers de la médaille

Une grande partie des gens ont un regard négatif sur ce métier. Les intervenants sont trop souvent perçus comme des gens qui enlèvent des enfants et adolescents à leurs familles, ce qui est totalement faux. Ils n’interviendront que s’ils doivent le faire, et ce, dans le but de protéger les enfants. Le sentiment de réussite qu’ils ressentent après une intervention est inimaginable et c’est ce sentiment qui fait en sorte qu’ils continuent. Les actions des intervenants touchent des gens et elles font une différence dans la vie de plusieurs personnes. Mettre un sourire sur le visage des enfants qui souffrent et qui sont malheureux est l’un de leurs objectifs les plus importants.

Aussi, ce métier manque grandement de reconnaissance. Il est vrai que les médias et les réseaux sociaux nous montrent davantage les cas qui ont mal tournés, mais qu’en est-il des histoires qui finissent bien? Il faudrait peut-être commencer à montrer des cas de réussite. Dans mon entrevue, l’intervenant m’a dit qu’il connaît beaucoup de belles histoires et que chaque intervenant de la protection de la jeunesse, partout au Québec, a une histoire à raconter qui ferait en sorte que les gens comprendraient la beauté de leur travail. Il est vrai que leur métier est difficile et qu’ils ne sont pas toujours bien reçus là où ils vont, mais il reste que leur priorité est l’enfant.

Pour résumer, les intervenants sont dévoués à la cause des enfants. Ils font tout pour sauver ceux qui sont dans le besoin. L’intervenant m’a dit fermement que l’enfant doit être une priorité pour tous, et nous ne pouvons pas être en désaccord avec cette phrase. Respectons les intervenants et appuyons-les dans leurs actions. La coopération est un aspect crucial dans les interventions faites par les centres jeunesses. Alors, ensemble, on peut faire une différence! Faisons briller ce qui mérite de l'être!

Voici les liens qui ont été utiles à mon article :

https://bit.ly/2FfMTsB

https://bit.ly/2SZDqZe


Écrit Par Daryann Gauthier, Rédactrice du COMMEDIA

À propos du journalisme…

Ce que le meurtre de Jamal Khashoggi révèle sur le journalisme.

http://iej.eu/strasbourg/

http://iej.eu/strasbourg/

Le 2 octobre 2018, Jamal Khashoggi est assassiné. Pour un journaliste de profession, mourir de la sorte n’est pourtant pas inhabituel. Cela est représentatif d’un mouvement global où le journalisme tend à être réprimé. Un sentiment qui amène à une question : quelle est la place du journalisme dans nos sociétés actuelles ?

https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

Cette nouvelle n’est pas passée inaperçue aux yeux de la communauté internationale. Le 2 octobre, Jamal Khashoggi entre dans l’ambassade turque d’Arabie Saoudite, son pays d’origine, pour un simple document en vue de son futur mariage. Il n’en ressortira jamais. Deux semaines plus tard, le verdict tombe : Jamal a été exécuté par les services secrets saoudiens.

Il reste encore des parts d’ombre dans cette affaire. Cependant, une chose est sûre, l’Arabie Saoudite a voulu faire taire ce journaliste. Dans les faits, Jamal Khashoggi a critiqué de nombreuses fois le prince héritier Mohammed Ben Salmane ainsi que les différentes interventions de contrôle dans la région qu’organisent Ryad, siège du gouvernement saoudien.

Ce meurtre est signe d’un élément bien plus important, soit la force de l’information et des médias. Cette force fait peur, particulièrement dans les hautes sphères de l’État, où les secrets sont si bien gardés. Les moyens de diffusion ont bien évidemment changé, alors que l’objectif, lui, est resté similaire au fil des années ; c’est-à-dire informer.

Et c’est là que s’organise un paradoxe pour le moins intéressant. La population a également peur de cette information. Une peur d’être manipulée par les médias, une peur de ne pas tout comprendre. Pourtant, le journalisme, avant tout, c’est ça ; relater des faits.

Mais cette force recule. La politique de Trump a ébranlé les médias américains. Les « fake news » ont participé à la déconstruction de la légitimité du journalisme. Plus récemment, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a laissé entendre différentes menaces contre les journalistes brésiliens.

https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

Le 9 octobre dernier, Reporters sans frontières annonçait qu’en date du 1er octobre, 56 journalistes avaient été tués dans le cadre de leur profession en 2018, soit déjà plus qu’au bilan de l’année 2017 (55 personnes). Il n’en reste pas moins que certains journalistes risquent leur vie dans un devoir de liberté pour le bien commun.

Le journalisme est avant tout un maintien de la transparence. Il est légitime de remettre en question une information. C’est le devoir de tous de croiser les données et de prendre du recul sur un évènement. Cependant, il serait dommage d’oublier que ce même corps participe à la liberté de chacun, ainsi qu’à une démocratie plus accomplie.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

Bar orange, à bâbord toute!

En cette soirée électorale, Manon Massé aurait pu se trouver à deux endroits : avec son équipe, ce qui semblait particulièrement logique... ou bien, à l’événement organisé par nos collègues de communication politique, dans un bar de Mercier. Elle y aurait eu beaucoup plus de plaisir! En vérité, l’endroit comptait assez de solidaires pour y former un second rassemblement. Vers 8h30, ils affluaient en masse, à la conquête des régions, par-delà monts et montagnes, champs et campagnes, jusqu’à...Tiens, pourquoi pas jusqu’à Québec?


Ce voyage-ci a donc commencé sur le plateau. À mon arrivée, les pairs d’yeux se détachaient peu à peu de leurs pichets pour aller juger des premiers résultats. La CAQ grimpait en flèche depuis le début du dépouillement, à 20 heures; trente minutes plus tard, elle se rapprochait bien vite de cette majorité éclatante que personne n’avait prédit. Au moment où je m’asseyais, un lot de plaintes et de murmures se répandait aux quatres coins de la salle. Je tendis l’oreille, histoire d’être sûr : ces gens redoutaient l’arrivée d’un nuage bleu pâle. Bleu caquiste.


Vincent Marissal l’emporta dans Rosemont aux alentours de vingt heures quarante. Applaudissements et sifflements se jumelèrent pour le féliciter. On annonçait la victoire de Manon Massé l’instant suivant, ce qui éleva sans doute les « clap clap clap » proche des 102 décibels, soit l’équivalent d’un rave party d’après l’association de la JNA. Cependant, les plaintes de tout à l’heure se transformaient en huées, car, maintenant, à n’en plus douter, François Legault serait à la tête d’un gouvernement majoritaire. 57 circonscriptions, 58, 59...63!?...!...? « Non, non, non » répétait une étudiante, une main sur la tête, la deuxième sur sa bière.  Mais voilà qu’alors, Catherine Dorion prenait les rennes de Taschereau. Comme plusieurs s’y attendaient, Québec solidaire venait tout juste de s’immiscer dans notre belle capitale. L’euphorie se répandit rapidement parmi les gens présents, et ce, pour un bon moment. Bref, cette soirée fut une véritable montagne russe, ponctuée de « oh » au sommet, et de « onh » au plus creux. Surtout, elle se révéla joyeuse.


Les étudiants rassemblés ce jour là assistaient à cette montée historique de Québec solidaire qu’avaient deviné maints analystes et analyses (entre autres, de nombreux sondages). Il faut dire qu’on ne les laissait pas sur leur faim; la victoire orangée se reflétait sur bon nombre de visages heureux : Ruba Ghazal, Gabriel Nadeau-Dubois, Sol Zanetti et Andrés Fontecilla étaient élus. D’autres avaient, ou allaient, encore grossir l’équipe, dont Christine Labrie dans Sherbrooke. Samuel Brassard, étudiant de médecine à l’UdeM, me fit savoir qu’elle était chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Les discours festifs des nouveaux employés de l’État commençaient à se succéder. Catherine Dorion s’avançait sur scène en tenue d’artiste, de jeune artiste surtout, vêtue d’une tuque et de son pyjama. Pour chacune de ses larmes, une nouvelle personne applaudissait. Le contraire pour la CAQ : une huée de plus à chaque mot de Legault.


Les grands perdants de ces élections furent accompagnés d’une belle vague respectueuse, qui m’assiégeait de toutes parts. En effet, je restai surpris lorsque, suite à la victoire attendue de Philippe Couillard dans Roberval, les gens se mirent à applaudir; tant surpris, à vrai dire, que je soupçonnai longtemps une genre d’ironie manquant d’aplomb. Cependant, un long silence d’accompagnement à son discours, suivi d’un appui unanime, me confirma le contraire. Un même effet suivit les mots d’espoir de Jean-François Lisée, alors qu’il préservait l’idée d’un Québec souverain dont il ne serait pas l’initiateur.



Opinions des étudiants


« La carte [électorale] du Québec aurait été magnifique si elle avait été plus foncée. C’est la déchéance d’une nation! », s’était exclamé Samuel Brassard, plus tôt, en riant. Voilà qui résume bien, et l’opinion, et l’atmosphère, qui dominaient le bar en cette soirée.


Hugo Laliberté et Étienne Paré, respectivement étudiants de biochimie et en enseignement au secondaire, me manifestaient leur surprise, teintée de déception, en assistant à cette montée fulgurante de la CAQ. Sans aucun doute satisfaits des progrès de Qs, ils m’affirmèrent tout de même que davantage d’étudiants auraient manifester leur soutien au parti, si le système de vote par anticipation n’avait pas fait défaut sur certains campus. Selon eux, c’est une journée de vote au grand complet qui fut ainsi perdue; on leur demandait de revenir voter plus tard, sauf que rien n’était encore réglé. Je les interrogeai sur une possible coalition PQ-Qs : les deux hommes plaignaient son précédent échec, sans pour autant miser tous leurs espoirs sur une réconciliation.



Marguerite Polin étudie en adaptation scolaire. Elle m’expliqua que le secteur de l’éducation est catégorique : « La maternelle 4 ans de François Legault n’est pas une bonne idée; l’argent devrait être dépensée ailleurs… Il y a bien d’autres priorités ». Elle croyait que la Coalition Avenir Québec serait élue minoritaire, cependant, elle se réjouit de la percée de Québec solidaire. Madame Polin considère les changements climatiques comme un « point de non-retour », nécessitant dès lors la mise en place de mesures drastiques. Elle ne croit pas que cela se concrétiserait au sein d’une éventuelle coalition des camps indépendantistes.



Pierre Augustin-Allard aurait préféré voir la CAQ minoritaire, et a qualifié ses résultats de surprenants. « La politique en immigration de la CAQ a été très populaire en région », m’a-t-il dit. Pierre gravitait principalement autour du Parti Québécois, mais en particulier près du projet d’indépendance. Il aimait bien Jean-François Lisée, et, suite à sa démission, il le remplacerait par Catherine Fournier; la plus jeune député de l’Assemblée nationale lui semble apte à rallier les nouvelles générations. Gabriel Nadeau-Dubois et Qs « pètent dans les nuages », d’après lui. Le salaire minimum à quinze dollars l’heure, l’imposition à douze paliers chez les investisseurs, le cadre financier dans son ensemble : tout cela n’a pas de sens à ses yeux. Non, monsieur Allard mise sur une prochaine coalition, sur une refonte des partis souverains, qui n’aurait pas vu le jour jusqu’à maintenant en raison de l'intransigeance de Gabriel Nadeau-Dubois. « Nadeau-Dubois a tout fait pour que l’entente n’est pas lieu; le plus possible, il s’y est opposé. Marissal, par exemple, se serait beaucoup mieux entendu avec Lisée. C’est bien dommage ».


Stéphanie (économie et politique) et Jasmine (sciences humaines) débattaient sur le réalisme du projet de Québec solidaire. Stéphanie maintenait qu’il ne tient pas la route, alors que Jasmine préférait y croire sur le long terme (moyennant une meilleure organisation). Les deux femmes aimeraient voir se réaliser cette fameuse coalition PQ-Qs, bien que, d’après Stéphanie, les deux formations soient marquées par un profond clivage de leurs programmes respectifs. La jeune étudiante considérait ainsi le Parti Québécois comme une meilleur option, puis m’expliquait sa défaite écrasante par une mauvaise campagne de Jean-François Lisée, arguant qu’il aurait dû s’attaquer à la CAQ plutôt qu’à Qs. « Non, Qs n’est pas communiste », me répondirent-ils en gloussant. Legault festoyait justement sur le petit écran où moment où je leur parlais. Pas le meilleur des dirigeants à leur avis, encore moins en immigration : « Il ne comprend pas les enjeux, il ne sait pas de quoi il parle. C’est comme un Trump 2.0… Son équipe le gère. François Legault; premier ministre : pensez à ça! ».


Pourquoi les jeunes ont-ils tourné le dos au PQ? Jules, un autre étudiant, m’a donné son avis : «Le néo-libéralisme du PQ n’attire pas les jeunes, qui aiment mieux choisir Québec solidaire. C’est la même chose avec la charte des valeurs, ça les éloigne aussi. Restreindre les signes religieux, la laïcité de l’État; ils n’aiment pas cela».




Manon Massé en images, Manon Massé en mots : Manon Massé partout. Oui, elle était bien là, quelque part dans le bar. Il est vrai que  je parvenais presque à sentir son souffle sur ma nuque; bien vrai, aussi, que je n’ai pas pu trouver un seul caquiste ou libéral en trois heures de recherches intensives. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait croire, et je pense que ces quelques témoignages le prouvent, l’intérêt politique que ces étudiants manifestaient allait plus loin qu’une simple partisanerie d’un soir autour d’un cocktail. Plusieurs n’étudiaient même pas en politique et cela paraissait qu’ils avaient suivi les élections. Ils militaient pour un changement de cap auréolé d’une dose de rajeunissement. Bref, la jeunesse a prouvé ce soir-là qu’elle s’intéresse à l’exercice démocratique de notre système, que le vote éclairé n’est pas un mythe chez les 18-34 ans. Merci, finalement, à l’AECEP, car, à n’en pas douter, ce genre d’événement contribue à rassembler les étudiants autour de cette sphère importante qu’est la politique, et sur laquelle ils peuvent alors échanger et s’informer dans une atmosphère agréable.

Écrit par Jérémie Bellefleur, Rédacteur en chef du COMMEDIA


Asimov et la science-fiction

Il est indéniable que les films et séries permettent aujourd’hui à certains styles littéraires de briller aux yeux du grand public. L’abondance de ces adaptations offre tout de même une richesse culturelle non négligeable. À la recherche d’un héros, d’une intrigue, d’un fantasme, l’adaptation cinématographique s’ouvre au lecteur bien plus facilement qu’un bloc de 600 pages.

En effet, aujourd’hui la science-fiction a un rayonnement gigantesque sur nos écrans. Alors que l’âge d’or littéraire de ce genre s’articule entre 1930 et 1950, la culture cinématographique rattrape peu à peu cet univers si complexe à représenter. Les moyens techniques permettent aux réalisations de science-fiction de s’affiner, de proposer des univers plus riches, plus complexes, autant dans les effets spéciaux que dans les intrigues. cf. : Interstellar et Blade Runner 2049.

Pourtant, la culture populaire tend à offrir du contenu soit violent; avec Alien ou bien les Gardiens de la Galaxie, soit dystopique; avec Hunger Games ou Le labyrinthe. Il y a cependant un aspect psychologique, peut-être philosophique, qui n’est, d’après moi, pas assez mis en avant dans les séries et les films proposés. La série Black Mirror semble répondre idéalement à cette science-fiction oubliée.  C’est une série qui retranscrit plutôt fidèlement les messages et autres avertissements proposés par les grands auteurs de la science-fiction. Elle s’en inspire. Ces auteurs presque oubliés sont eux-mêmes victimes du support papier qui les caractérise, c’est-à-dire d’une influence moindre par rapport au cinéma. 

Isaac Asimov semble être l’exemple parfait de cette ellipse littéraire. En 1950, Asimov publie neuf nouvelles pour le moins déconcertantes. Il propose une œuvre psychologique, bien loin de ce que nous propose le cinéma actuel, mais bien proche de notre réalité. C’est un véritable précurseur de la pensée transhumaniste actuelle et un initiateur à cette technologie si controversée aujourd’hui qu’est l’intelligence artificielle. Premier point pour la science-fiction. Asimov y fait part des trois lois de la robotique, je cite :

1.   Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ;

2.   Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;

3.   Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Coup de chance ou grand visionnaire ?

Pour beaucoup, l’intelligence artificielle deviendra inévitablement le Frankenstein tant redouté. Heureusement pour nous, Asimov y a pensé...

Peu de temps après la publication de ces nouvelles, une trilogie, Le cycle de la Fondation, fait son apparition. Initialement, le premier livre est publié entre 1942 et 1944. Fondation se déroule avant les années ’50 et nous offre un aperçu presque philosophique d’un monde futuriste. Asimov, l’auteur, est une fois de plus proche de notre réalité. Pour faire simple, nous assistons à la construction d’une nouvelle colonie et de son parcours politique, historique, social et économique. Pas très sexy, n’est-ce pas ? Pourtant, cette trilogie nous fait voyager dans cet univers qu’Asimov réussit à représenter avec précision et intérêt malgré sa complexité, un univers si contemporain qu’il se caractérise à coups de puissance nucléaire et de mathématiques; deux grandes religions de ce monde. Le premier tome est par la suite suivi de deux livres, peut-être moins intéressants, mais permettant une ouverture sur l’histoire millénaire de cette galaxie inconnue.

Apple a récemment racheté les droits de Fondation pour en faire une série. L’entreprise compte en effet lancer son service de streaming en 2019. Ça relance plus ou moins le problème des adaptations… Sera-t-elle à la hauteur du livre ? Les progrès techniques ont en effet permis une représentation fidèle d’œuvres de science-fiction. Cependant, Fondation d’Asimov est complexe et ne correspond pas forcément aux standards actuels. La violence reste relativement implicite dans l’œuvre, ce qui la rend subtile et intelligente. La tâche d’Apple semble être délicate. Quoi qu’il en soit, la simple exposition de Fondation est un cadeau qui, je l’espère, ne sera pas empoisonné.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

L'Île de la Réunion, l'île intense

Le froid arrive et tout le monde a sorti son petit manteau. Alors, c’est pour cela que je viens vous apporter un peu de chaleur en vous parlant de, certainement une fois que vous aurez lu cet article, votre prochaine destination de vacances idéale. 

Prenez le strict minimum et venez traverser l’hémisphère direction l’océan Indien vers l’île de La Réunion. 

Mon petit caillou, l’île intense. La Réunion est une île tropicale et un département français. Elle compte plus de 800 000 habitants et a une superficie de 2 512 km². Elle est située au cœur de l’océan Indien à 800 km à l’Est de Madagascar et à 200 km de l’île Maurice.  

La Réunion est un volcan encore très actif, notamment avec le Piton de la Fournaise qui a compté encore plusieurs éruptions au cours de l’année 2018. Il est possible d’y observer les éruptions lorsque le volcan est en éveil près des remparts, en y allant à pieds. Mais lorsqu’il est éteint, se rendre sur le site pour observer les pierres volcaniques des anciennes éruptions se fait et vous pouvez également visiter les tunnels de lave.

Ne vous inquiétez pas! Si vous êtes moins tentés par l’exploration de la Plaine des Sables ou des pierres volcaniques et que vous préférez profiter de la plage et des balades en mer, La Réunion est également faite pour vous! Et si vous voulez faire des découvertes en mer, pas besoin d’aller bien loin, car, même dans les alentours, vous pourriez avoir la chance de faire coucou aux dauphins!

Vous pouvez aussi simplement profiter du soleil et vous étendre sur le sable pour relaxer tranquillement ou encore nager dans le lagon et découvrir différentes sortes et couleurs de poisson.

Évidemment, il y en a pour tous les goûts! Si vous êtes un randonneur dans l’âme, alors vous allez vous régaler avec les cirques réunionnais. L’île abrite une faune unique au monde. Avec la création du Parc national de La Réunion qui couvre 43% de son territoire, l’île a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses « pitons, cirques et remparts », en 2010. 

(Point de vu du cirque de Mafate,  https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/ )

(Point de vu du cirque de Mafate, https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/)

La Réunion, ce n’est pas juste de beaux paysages et des activités incroyables. La Réunion, c’est aussi culturelle! Comme dirait une chanson traditionnelle : « ici la Réunion néna toute nation, langage la mayé, la fé réunionnais. » (Ici, à La Réunion, il y a de toutes nations, le mélange de langage, c’est ce qui nous a fait Réunionnais). (https://www.youtube.com/watch?v=YOyZhdS0IkY)

Le mélange des populations a donné la diversité des cultes à La Réunion. Je suis née, j’ai grandi à La Réunion et vécu avec des Chinois, des Arabes, des Juifs, des Indiens, des Comoriens et des Zoreils (métropolitains). À La Réunion, on prie le Christ, Allah, Shiva et bien d’autres divinités. Vous serez surpris de trouver une église à côté d’un temple hindouiste ou d’entendre l’appel du muezzin rompre l’atmosphère silencieuse bercée par l’encens qui s’élève d’une pagode chinoise voisine de la mosquée. À la Réunion, on grandit ensemble, et chacun dans la diversité de ses croyances!

 

Mais comment parler de La Réunion sans mentionner sa spécialité culinaire. La cuisine réunionnaise est très colorée en raison des différentes épices et ingrédients utilisés, comme le safran (curcuma), les tomates, ou les brèdes (ensemble très divers de feuilles comestibles consommées crues ou cuites). Toujours accompagnés de riz et de « grains » (haricots rouges, blancs, lentilles, pois du cap…), les plats les plus communs sont les caris (plat à base de viandes ou poissons, d’oignons et de tomates, auxquels on ajoute ensuite des épices et des aromates). Les plats asiatiques comme le chop suey ou le riz cantonais sont aussi très courants.

Les desserts trouvent leur bonheur dans les fruits (mangues, bananes, ananas, letchis, goyaviers, etc.) et certaines spécialités locales comme le gâteau patate, les beignets bananes ou encore le bonbon miel. 

(Cuisine réunionnaise, Carri de poulet,  https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true )

(Cuisine réunionnaise, Carri de poulet, https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true)

Bref, l’Île de La Réunion est une destination parfaite pour découvrir plusieurs cultures, admirer des paysages à couper le souffle ou encore visiter des volcans!

Voilà une petite vidéo remplie de belles images de cette île :https://www.youtube.com/watch?v=UoTYNd3luOA

Alors, qui est down pour visiter ? 

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du COMMEDIA

Une révolution sociale en Arabie Saoudite

Plusieurs personnes connaissent l’Arabie Saoudite comme étant un pays qualifié d’ultraconservateur qui ne respecte pas les droits des femmes en plus d’être corrompu. Mais dans les faits, ce pays semble prendre un nouveau tournant depuis quelques années. En effet, le nouveau prince héritier, Mohammed ben Salmane, et son gouvernement ont créé un plan de développement intitulé « Vision 2030 ». Ce plan, mis en place en 2016 et qualifié d’ambitieux, devrait mettre le pays sur l’avant-scène.

Mais concrètement, comment ce plan pourrait-il aider au développement de ce pays? En réalité, il a comme objectif premier des réformes économiques, politiques et sociales qui vont aider le pays à sortir de sa rente pétrolière. Pour rappel, en 1930, des explorations faites en Arabie Saoudite ont permis de découvrir les plus gros gisements de pétrole du monde. Toutefois, en 2014, le pays a été frappé par une chute du prix du pétrole et doit maintenant se moderniser. C’est pourquoi le gouvernement actuellement en place a créé ce projet « Vision 2030 », d’où le but est de renforcer ses partenariats à l’international, améliorer les services à la population dans le secteur de la santé, de la culture ainsi que du secteur touristique, inciter les jeunes à participer davantage à la vie publique, etc.

Crédit : Life in Saudi Arabia

Crédit : Life in Saudi Arabia

Depuis les dernières années, l'Arabie Saoudite est reconnue comme un pays qui ne respecte pas les droits des femmes et qui est corrompu. Mais, le nouveau prince héritier est reconnu comme un réformateur social et une figure révolutionnaire, notamment grâce aux changements qu’il veut apporter à son pays en plus d’avoir combattu la corruption parmi les élites (la purge anti-corruption de 2017 a été le théâtre de l'arrestation de plusieurs princes, ministres et hommes d’affaires). Les réformes que ce prince veut amener dans son pays sont reliées au divertissement, comme mettre fin à l’interdiction des concerts et du cinéma. Du côté des femmes, elles sont maintenant autorisées à conduire des véhicules, à servir dans l’armée en tant que soldates et sont amenées à participer davantage à la population active pour stimuler le marché de l’emploi. La police religieuse du pays ne peut plus arrêter une femme qui a fait le choix de ne pas porter le voile ou la traditionnelle abaya noire. Le sport est aussi un domaine qui est de plus en plus en vogue dans le royaume; en janvier 2018, le pays a accueilli l’épreuve automobile internationale « Race of Champions ». En avril 2018, c’est au tour de la World Wrestling Entertainment (WWE) à avoir présenté le gala de lutte « Greatest Royal Rumble ».

Certaines personnes peuvent penser que les réformes sociales de « Vision 2030 » vont permettre l’égalité entre les hommes et les femmes du pays comme un claquement de doigts. Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme ça. En effet, la domination des hommes reste toujours présente où les femmes sont encore sous le contrôle des membres masculins de leurs familles ou de leurs époux et où ceux-ci ont le dernier mot pour permettre aux femmes de voyager, d’étudier ou d’accéder aux soins de santé. Même si diverses organisations de sports internationales se sont produites depuis le début de l’année, les femmes ne peuvent pas y assister sans être accompagnées d’un homme.

Plusieurs personnes ont critiqué la WWE, qui est reconnue comme étant une organisation qui met de l’avant les femmes depuis quelques années, d’avoir produit un gala dans un pays qui ne respecte pas les droits des femmes. Pour répondre à cette controverse, Paul « Triple H » Levesque (un exécutif dans la compagnie qui est également lutteur) affirmait au quotidien britannique « The Independant » que chaque culture est différente et que le fait que nous ne soyons pas d’accord avec la culture d’un pays ne veut pas dire que ce n’est pas une culture pertinente. Il faut dire que l’une des critiques envers la WWE est le fait qu’aucune femme n’a lutté lors du gala en Arabie Saoudite. Malgré tout, il affirme qu'il y a de l’espoir que les femmes puissent être présentes dans les prochaines années, d’autant plus que cette compagnie de lutte a également conclu une entente de 10 ans avec le pays pour produire d’autres galas.

Crédit : WWE

Crédit : WWE

Bref, les réformes sociales de l'Arabie Saoudite risquent de créer une révolution importante et un énorme changement dans ce pays encore ancré dans l’Islam. Non seulement les énormes investissements visent à libérer le royaume de sa dépendance au pétrole, mais aussi à augmenter la participation des femmes dans la société, à réduire le taux de chômage et à développer des activités culturelles dans le pays. Avec « Vision 2030 », le prince héritier Mohammed ben Salmane veut faire de son pays un état modéré (soit moins conservateur) et avoir une meilleure ouverture sur le monde.