Les libéraux et leur rêve d'un pipeline vert

Tout le monde le sait : en matière d’environnement, Justin Trudeau navigue entre deux eaux. D’un côté, il en exploite les ressources ; les sables bitumineux en premier plan. De l’autre, il tente de renouer avec l’image d’un Canada vert sur la scène internationale… Du moins, était-ce le cas au début de son mandat, alors qu’il cherchait à se détacher de Stephen Harper et de son manque d’ambition assumé.  Mais à l’heure des comptes, alors que les élections approchent, le premier ministre se fait critiquer de toutes parts.

En 2015, durant les élections, j’ai dû arrêter de compter le nombre de fois où Justin Trudeau affirmait haut et fort qu’il avait un « plan ». Un plan pour à peu près tout. Un plan qui combinerait à merveille économie et environnement : un modèle mondiale en développement durable, ni plus ni moins. C’est pourquoi bien des gens étaient restés surpris lorsque son discours de victoire avait omis le mot « environnement ». Un oubli permanent? Les caméras, avides de filmer ses actions, braquées sur lui à la Cop21, ont vite changé de cap.

Je ne mêle en rien le rouge à l’orange ; la couleur libérale semble peu congruente aux tons plus osés des solidaires du Québec. Le parti au pouvoir se veut surtout libéral dans ses objectifs économiques et ne s’en cache nullement, d’ailleurs. Aux dernières élections fédérales, Trudeau était déjà clair sur ce point : il allait concilier environnement et projets de pipelines dans un même projet d’avenir. Son gouvernement fut élu sur ce point parmi d’autres. Cependant, voilà que les écologistes (y compris Greenpeace) qu’avait réussi à convaincre le jeune chef libéral se retournent contre lui, et qu’ils manifestent contre ce « plan » aux multiples ambiguïtés. L’inestimable appui de la Colombie-Britannique conférait aux opposants un poids de taille, ce qui a poussé Ottawa à racheter le pipeline Trans Mountain, histoire de préserver les emplois anticipés. En effet, les menaces de Kinder Morgan quant à une annulation de leur projet de pipeline, en raison des complications liées au protestations pro-environnementales, ont mis de l’avant les priorités réelles de notre gouvernement (et conduit à l’achat dudit pipeline). Les conséquences appréhendées tournent notamment autour d’un risque accru de déversements et d’accidents maritimes (en raison du retraçage des voies navigables). Greenpeace croit maintenant que les positions du gouvernement entrent en contradiction avec les droits des communautés autochtones, qui sont pourtant l’un des chevaux de bataille du cabinet Trudeau. Ces communautés ont toujours souligné les nombreux effets nocifs du projet et leur impact fut indéniable dans la décision d’en suspendre le cours. On les a ignoré. Pour un gouvernement qui s’était fixé comme objectif de « Rétablir ( suite aux débâcles du gouvernement Harper) une surveillance rigoureuse et des évaluations environnementales approfondies dans les domaines qui relèvent de la compétence fédérale », cela laisse à désirer. Elizabeth May, chef du Parti vert, considère qu’il s’agissait du « pire processus d’examen environnemental de notre histoire ». Toujours en lien avec ce dossier, deux autres vieilles promesses (environnementales) des libéraux semblent avoir disparu dans la brume :


  • Garantir que les décisions se fondent sur des faits et sur des données scientifiques et probantes;

  • Obliger les promoteurs de projets à choisir les meilleures technologies pour réduire les répercussions sur l'environnement.

Plus récemment, en 2018, le gouvernement canadien a reconnu qu’il n’atteindrait pas les cibles de réduction de GES, tel que convenu par les accords internationaux. Invité à Tout Le Monde en Parle il y a quelques semaines, monsieur Trudeau a toutefois insisté : Ottawa va réussir à réduire ses émissions de 30% d’ici 2030 (représenté par le segment gris dans le tableau ci-dessous).

Source: Gouvernement du Canada, Vérificatrice générale du Canada

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Cela équivaudrait à une émission de 583 mégatonnes de GES, en 2030, comparativement aux 716-730 mégatonnes de ces dernières années. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cela n’arrivera pas, vu l’actuel contexte d’exploitation des sables bitumineux. À Tout le Monde en Parle, le premier ministre n’a pas dévoilé grand détail sur la manière d’atteindre ces cibles.

« La Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) constitue le plan et la vision du gouvernement pour un Canada plus durable » d’après le site gouvernemental. De 2010 (Harper) à 2016 (Trudeau), voilà un autre « plan » qui n’a pas vraiment évolué, et dont voici les principaux objectifs depuis six ans :

Š ambitieux;
Š donnent une vision à long terme;
Š s’attaquent à des défis et des problèmes importants;
Š restent harmonisés avec les renseignements, les données
et les indicateurs environnementaux;

Š encouragent la souplesse dans le choix des stratégies
pour les atteindre; et
Š tiennent compte des priorités et des engagements
nationaux et internationaux

En bref, il est évident que l’économie constitue un enjeu majeur, et nécessaire, pour toute société. Si les gouvernements dits « économiques » sont portés au pouvoir, tels que la CAQ au Québec, ou les libéraux au fédéral, c’est bien sûr parce qu’on les a élus, normalement en fonction de nos intérêts premiers. Trans Mountain devrait créer 15 000 emplois. Néanmoins, vu le récent mouvement qui se met en marche, teinté par des soucis en environnement et le projet de décroissance, ce genre de gouvernement éprouvera probablement quelques difficultés futures à jouer sur deux tableaux. Bien des politiciens devraient jeter un coup d’oeil à cette fameuse « horloge apocalyptique » : il est minuit moins deux. Pour Justin Trudeau, si « minuit » sonne, ce sera aux élections de 2019.

Jérémie Bellefleur



Références:

http://fsds-sfdd.ca/downloads/SFDD_2016-2019_final.pdf


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/745284/elections-justin-trudeau-promesses-environnement-changements-climatiques-paris


https://iris-recherche.qc.ca/blogue/environnement-quand-trudeau-contourne-les-questions


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103714/achat-oleoduc-trans-mountain-prolongement-kinder-morgan


https://www.ouest-france.fr/environnement/macron-et-trudeau-jeunes-beaux-et-liberaux-mais-plus-tres-ecolos-5806903


http://www.inspection.gc.ca/au-sujet-de-l-acia/responsabilisation/rapports-au-parlement/sfdd/fra/1516049555545/1516049556050


https://www.ledevoir.com/monde/asie/518483/l-horloge-de-l-apocalypse-avance-a-minuit-moins-deux


Les sauveurs d'enfants

Le métier d’intervenant est assez souvent perçu de façon négative. Ceux qui travaillent   sur l’aspect psychologique (santé mentale, dépression, anxiété, etc.) sont vus comme des aidants. Cependant, ceux qui exercent cette profession dans les centres jeunesses (à la Direction de la protection de la jeunesse – DPJ) sont perçus comme des personnes méchantes. En réalisant un travail universitaire, je me suis entretenue avec une personne travaillant dans ce domaine, et ce, dans une ville défavorisée. Cet intervenant m’a fait voir ce métier sous un autre angle.

Région défavorisée

D’abord, vivre en banlieue et vivre en région, ce n’est pas du tout la même chose. L’Outaouais, une région qui partage une frontière avec l’Ontario, est divisée en quatre municipalités régionales de comté (MRC) : la Vallée-de-la-Gatineau, Les Collines-de-l’Outaouais, Papineau ainsi que Pontiac. On y retrouve également la ville de Gatineau (et d’autres villes avoisinantes) en plus de deux réserves autochtones qui sont le Lac-Rapide et Kitigan Zibi.

Alors que la plupart de ces MRC ont tous les services à leur disposition et sont assez aisées, ce n’est pas le cas de tous. L’intervenant avec qui j’ai fait l’entrevue vient d’un milieu défavorisé, éloigné des grandes villes et oublié des partis politiques. Tous ces facteurs font en sorte qu’il y a de plus en plus de pauvreté. Il y a également une différence culturelle bien présente entre les Premières Nations et les gens qui vivent hors des réserves. Avec un nombre assez bas d’habitants, il n’est pas rare de croiser des visages familiers ou de vieilles connaissances. Alors, pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, intervenir dans une région comme celle-là devient un peu plus difficile sur le plan émotionnel.

Quelques statistiques

En 2016-2017, au Québec, on a vu une augmentation de signalements par jour de 4%, ce qui équivaut à 10 situations de plus que l’an dernier. Plus précisément en Outaouais, la région où travaille l’intervenant rencontré, on a obtenu, dans les mêmes années, une moyenne de 17 signalements par jour, ce qui représente une augmentation de 8,5%. Cela veut donc dire que les intervenants ont de plus en plus de travail à faire. Un aspect qui vient faciliter leurs interventions est la coopération des parents et de la famille. Sans cette coopération, il est beaucoup plus difficile d’aider l’enfant et, en même temps, la famille en question.

L’envers de la médaille

Une grande partie des gens ont un regard négatif sur ce métier. Les intervenants sont trop souvent perçus comme des gens qui enlèvent des enfants et adolescents à leurs familles, ce qui est totalement faux. Ils n’interviendront que s’ils doivent le faire, et ce, dans le but de protéger les enfants. Le sentiment de réussite qu’ils ressentent après une intervention est inimaginable et c’est ce sentiment qui fait en sorte qu’ils continuent. Les actions des intervenants touchent des gens et elles font une différence dans la vie de plusieurs personnes. Mettre un sourire sur le visage des enfants qui souffrent et qui sont malheureux est l’un de leurs objectifs les plus importants.

Aussi, ce métier manque grandement de reconnaissance. Il est vrai que les médias et les réseaux sociaux nous montrent davantage les cas qui ont mal tournés, mais qu’en est-il des histoires qui finissent bien? Il faudrait peut-être commencer à montrer des cas de réussite. Dans mon entrevue, l’intervenant m’a dit qu’il connaît beaucoup de belles histoires et que chaque intervenant de la protection de la jeunesse, partout au Québec, a une histoire à raconter qui ferait en sorte que les gens comprendraient la beauté de leur travail. Il est vrai que leur métier est difficile et qu’ils ne sont pas toujours bien reçus là où ils vont, mais il reste que leur priorité est l’enfant.

Pour résumer, les intervenants sont dévoués à la cause des enfants. Ils font tout pour sauver ceux qui sont dans le besoin. L’intervenant m’a dit fermement que l’enfant doit être une priorité pour tous, et nous ne pouvons pas être en désaccord avec cette phrase. Respectons les intervenants et appuyons-les dans leurs actions. La coopération est un aspect crucial dans les interventions faites par les centres jeunesses. Alors, ensemble, on peut faire une différence! Faisons briller ce qui mérite de l'être!

Voici les liens qui ont été utiles à mon article :

https://bit.ly/2FfMTsB

https://bit.ly/2SZDqZe


Écrit Par Daryann Gauthier, Rédactrice du COMMEDIA

À propos du journalisme…

Ce que le meurtre de Jamal Khashoggi révèle sur le journalisme.

 http://iej.eu/strasbourg/

http://iej.eu/strasbourg/

Le 2 octobre 2018, Jamal Khashoggi est assassiné. Pour un journaliste de profession, mourir de la sorte n’est pourtant pas inhabituel. Cela est représentatif d’un mouvement global où le journalisme tend à être réprimé. Un sentiment qui amène à une question : quelle est la place du journalisme dans nos sociétés actuelles ?

 https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

Cette nouvelle n’est pas passée inaperçue aux yeux de la communauté internationale. Le 2 octobre, Jamal Khashoggi entre dans l’ambassade turque d’Arabie Saoudite, son pays d’origine, pour un simple document en vue de son futur mariage. Il n’en ressortira jamais. Deux semaines plus tard, le verdict tombe : Jamal a été exécuté par les services secrets saoudiens.

Il reste encore des parts d’ombre dans cette affaire. Cependant, une chose est sûre, l’Arabie Saoudite a voulu faire taire ce journaliste. Dans les faits, Jamal Khashoggi a critiqué de nombreuses fois le prince héritier Mohammed Ben Salmane ainsi que les différentes interventions de contrôle dans la région qu’organisent Ryad, siège du gouvernement saoudien.

Ce meurtre est signe d’un élément bien plus important, soit la force de l’information et des médias. Cette force fait peur, particulièrement dans les hautes sphères de l’État, où les secrets sont si bien gardés. Les moyens de diffusion ont bien évidemment changé, alors que l’objectif, lui, est resté similaire au fil des années ; c’est-à-dire informer.

Et c’est là que s’organise un paradoxe pour le moins intéressant. La population a également peur de cette information. Une peur d’être manipulée par les médias, une peur de ne pas tout comprendre. Pourtant, le journalisme, avant tout, c’est ça ; relater des faits.

Mais cette force recule. La politique de Trump a ébranlé les médias américains. Les « fake news » ont participé à la déconstruction de la légitimité du journalisme. Plus récemment, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a laissé entendre différentes menaces contre les journalistes brésiliens.

 https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

Le 9 octobre dernier, Reporters sans frontières annonçait qu’en date du 1er octobre, 56 journalistes avaient été tués dans le cadre de leur profession en 2018, soit déjà plus qu’au bilan de l’année 2017 (55 personnes). Il n’en reste pas moins que certains journalistes risquent leur vie dans un devoir de liberté pour le bien commun.

Le journalisme est avant tout un maintien de la transparence. Il est légitime de remettre en question une information. C’est le devoir de tous de croiser les données et de prendre du recul sur un évènement. Cependant, il serait dommage d’oublier que ce même corps participe à la liberté de chacun, ainsi qu’à une démocratie plus accomplie.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

Bar orange, à bâbord toute!

En cette soirée électorale, Manon Massé aurait pu se trouver à deux endroits : avec son équipe, ce qui semblait particulièrement logique... ou bien, à l’événement organisé par nos collègues de communication politique, dans un bar de Mercier. Elle y aurait eu beaucoup plus de plaisir! En vérité, l’endroit comptait assez de solidaires pour y former un second rassemblement. Vers 8h30, ils affluaient en masse, à la conquête des régions, par-delà monts et montagnes, champs et campagnes, jusqu’à...Tiens, pourquoi pas jusqu’à Québec?


Ce voyage-ci a donc commencé sur le plateau. À mon arrivée, les pairs d’yeux se détachaient peu à peu de leurs pichets pour aller juger des premiers résultats. La CAQ grimpait en flèche depuis le début du dépouillement, à 20 heures; trente minutes plus tard, elle se rapprochait bien vite de cette majorité éclatante que personne n’avait prédit. Au moment où je m’asseyais, un lot de plaintes et de murmures se répandait aux quatres coins de la salle. Je tendis l’oreille, histoire d’être sûr : ces gens redoutaient l’arrivée d’un nuage bleu pâle. Bleu caquiste.


Vincent Marissal l’emporta dans Rosemont aux alentours de vingt heures quarante. Applaudissements et sifflements se jumelèrent pour le féliciter. On annonçait la victoire de Manon Massé l’instant suivant, ce qui éleva sans doute les « clap clap clap » proche des 102 décibels, soit l’équivalent d’un rave party d’après l’association de la JNA. Cependant, les plaintes de tout à l’heure se transformaient en huées, car, maintenant, à n’en plus douter, François Legault serait à la tête d’un gouvernement majoritaire. 57 circonscriptions, 58, 59...63!?...!...? « Non, non, non » répétait une étudiante, une main sur la tête, la deuxième sur sa bière.  Mais voilà qu’alors, Catherine Dorion prenait les rennes de Taschereau. Comme plusieurs s’y attendaient, Québec solidaire venait tout juste de s’immiscer dans notre belle capitale. L’euphorie se répandit rapidement parmi les gens présents, et ce, pour un bon moment. Bref, cette soirée fut une véritable montagne russe, ponctuée de « oh » au sommet, et de « onh » au plus creux. Surtout, elle se révéla joyeuse.


Les étudiants rassemblés ce jour là assistaient à cette montée historique de Québec solidaire qu’avaient deviné maints analystes et analyses (entre autres, de nombreux sondages). Il faut dire qu’on ne les laissait pas sur leur faim; la victoire orangée se reflétait sur bon nombre de visages heureux : Ruba Ghazal, Gabriel Nadeau-Dubois, Sol Zanetti et Andrés Fontecilla étaient élus. D’autres avaient, ou allaient, encore grossir l’équipe, dont Christine Labrie dans Sherbrooke. Samuel Brassard, étudiant de médecine à l’UdeM, me fit savoir qu’elle était chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Les discours festifs des nouveaux employés de l’État commençaient à se succéder. Catherine Dorion s’avançait sur scène en tenue d’artiste, de jeune artiste surtout, vêtue d’une tuque et de son pyjama. Pour chacune de ses larmes, une nouvelle personne applaudissait. Le contraire pour la CAQ : une huée de plus à chaque mot de Legault.


Les grands perdants de ces élections furent accompagnés d’une belle vague respectueuse, qui m’assiégeait de toutes parts. En effet, je restai surpris lorsque, suite à la victoire attendue de Philippe Couillard dans Roberval, les gens se mirent à applaudir; tant surpris, à vrai dire, que je soupçonnai longtemps une genre d’ironie manquant d’aplomb. Cependant, un long silence d’accompagnement à son discours, suivi d’un appui unanime, me confirma le contraire. Un même effet suivit les mots d’espoir de Jean-François Lisée, alors qu’il préservait l’idée d’un Québec souverain dont il ne serait pas l’initiateur.



Opinions des étudiants


« La carte [électorale] du Québec aurait été magnifique si elle avait été plus foncée. C’est la déchéance d’une nation! », s’était exclamé Samuel Brassard, plus tôt, en riant. Voilà qui résume bien, et l’opinion, et l’atmosphère, qui dominaient le bar en cette soirée.


Hugo Laliberté et Étienne Paré, respectivement étudiants de biochimie et en enseignement au secondaire, me manifestaient leur surprise, teintée de déception, en assistant à cette montée fulgurante de la CAQ. Sans aucun doute satisfaits des progrès de Qs, ils m’affirmèrent tout de même que davantage d’étudiants auraient manifester leur soutien au parti, si le système de vote par anticipation n’avait pas fait défaut sur certains campus. Selon eux, c’est une journée de vote au grand complet qui fut ainsi perdue; on leur demandait de revenir voter plus tard, sauf que rien n’était encore réglé. Je les interrogeai sur une possible coalition PQ-Qs : les deux hommes plaignaient son précédent échec, sans pour autant miser tous leurs espoirs sur une réconciliation.



Marguerite Polin étudie en adaptation scolaire. Elle m’expliqua que le secteur de l’éducation est catégorique : « La maternelle 4 ans de François Legault n’est pas une bonne idée; l’argent devrait être dépensée ailleurs… Il y a bien d’autres priorités ». Elle croyait que la Coalition Avenir Québec serait élue minoritaire, cependant, elle se réjouit de la percée de Québec solidaire. Madame Polin considère les changements climatiques comme un « point de non-retour », nécessitant dès lors la mise en place de mesures drastiques. Elle ne croit pas que cela se concrétiserait au sein d’une éventuelle coalition des camps indépendantistes.



Pierre Augustin-Allard aurait préféré voir la CAQ minoritaire, et a qualifié ses résultats de surprenants. « La politique en immigration de la CAQ a été très populaire en région », m’a-t-il dit. Pierre gravitait principalement autour du Parti Québécois, mais en particulier près du projet d’indépendance. Il aimait bien Jean-François Lisée, et, suite à sa démission, il le remplacerait par Catherine Fournier; la plus jeune député de l’Assemblée nationale lui semble apte à rallier les nouvelles générations. Gabriel Nadeau-Dubois et Qs « pètent dans les nuages », d’après lui. Le salaire minimum à quinze dollars l’heure, l’imposition à douze paliers chez les investisseurs, le cadre financier dans son ensemble : tout cela n’a pas de sens à ses yeux. Non, monsieur Allard mise sur une prochaine coalition, sur une refonte des partis souverains, qui n’aurait pas vu le jour jusqu’à maintenant en raison de l'intransigeance de Gabriel Nadeau-Dubois. « Nadeau-Dubois a tout fait pour que l’entente n’est pas lieu; le plus possible, il s’y est opposé. Marissal, par exemple, se serait beaucoup mieux entendu avec Lisée. C’est bien dommage ».


Stéphanie (économie et politique) et Jasmine (sciences humaines) débattaient sur le réalisme du projet de Québec solidaire. Stéphanie maintenait qu’il ne tient pas la route, alors que Jasmine préférait y croire sur le long terme (moyennant une meilleure organisation). Les deux femmes aimeraient voir se réaliser cette fameuse coalition PQ-Qs, bien que, d’après Stéphanie, les deux formations soient marquées par un profond clivage de leurs programmes respectifs. La jeune étudiante considérait ainsi le Parti Québécois comme une meilleur option, puis m’expliquait sa défaite écrasante par une mauvaise campagne de Jean-François Lisée, arguant qu’il aurait dû s’attaquer à la CAQ plutôt qu’à Qs. « Non, Qs n’est pas communiste », me répondirent-ils en gloussant. Legault festoyait justement sur le petit écran où moment où je leur parlais. Pas le meilleur des dirigeants à leur avis, encore moins en immigration : « Il ne comprend pas les enjeux, il ne sait pas de quoi il parle. C’est comme un Trump 2.0… Son équipe le gère. François Legault; premier ministre : pensez à ça! ».


Pourquoi les jeunes ont-ils tourné le dos au PQ? Jules, un autre étudiant, m’a donné son avis : «Le néo-libéralisme du PQ n’attire pas les jeunes, qui aiment mieux choisir Québec solidaire. C’est la même chose avec la charte des valeurs, ça les éloigne aussi. Restreindre les signes religieux, la laïcité de l’État; ils n’aiment pas cela».




Manon Massé en images, Manon Massé en mots : Manon Massé partout. Oui, elle était bien là, quelque part dans le bar. Il est vrai que  je parvenais presque à sentir son souffle sur ma nuque; bien vrai, aussi, que je n’ai pas pu trouver un seul caquiste ou libéral en trois heures de recherches intensives. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait croire, et je pense que ces quelques témoignages le prouvent, l’intérêt politique que ces étudiants manifestaient allait plus loin qu’une simple partisanerie d’un soir autour d’un cocktail. Plusieurs n’étudiaient même pas en politique et cela paraissait qu’ils avaient suivi les élections. Ils militaient pour un changement de cap auréolé d’une dose de rajeunissement. Bref, la jeunesse a prouvé ce soir-là qu’elle s’intéresse à l’exercice démocratique de notre système, que le vote éclairé n’est pas un mythe chez les 18-34 ans. Merci, finalement, à l’AECEP, car, à n’en pas douter, ce genre d’événement contribue à rassembler les étudiants autour de cette sphère importante qu’est la politique, et sur laquelle ils peuvent alors échanger et s’informer dans une atmosphère agréable.

Écrit par Jérémie Bellefleur, Rédacteur en chef du COMMEDIA


Asimov et la science-fiction

Il est indéniable que les films et séries permettent aujourd’hui à certains styles littéraires de briller aux yeux du grand public. L’abondance de ces adaptations offre tout de même une richesse culturelle non négligeable. À la recherche d’un héros, d’une intrigue, d’un fantasme, l’adaptation cinématographique s’ouvre au lecteur bien plus facilement qu’un bloc de 600 pages.

En effet, aujourd’hui la science-fiction a un rayonnement gigantesque sur nos écrans. Alors que l’âge d’or littéraire de ce genre s’articule entre 1930 et 1950, la culture cinématographique rattrape peu à peu cet univers si complexe à représenter. Les moyens techniques permettent aux réalisations de science-fiction de s’affiner, de proposer des univers plus riches, plus complexes, autant dans les effets spéciaux que dans les intrigues. cf. : Interstellar et Blade Runner 2049.

Pourtant, la culture populaire tend à offrir du contenu soit violent; avec Alien ou bien les Gardiens de la Galaxie, soit dystopique; avec Hunger Games ou Le labyrinthe. Il y a cependant un aspect psychologique, peut-être philosophique, qui n’est, d’après moi, pas assez mis en avant dans les séries et les films proposés. La série Black Mirror semble répondre idéalement à cette science-fiction oubliée.  C’est une série qui retranscrit plutôt fidèlement les messages et autres avertissements proposés par les grands auteurs de la science-fiction. Elle s’en inspire. Ces auteurs presque oubliés sont eux-mêmes victimes du support papier qui les caractérise, c’est-à-dire d’une influence moindre par rapport au cinéma. 

Isaac Asimov semble être l’exemple parfait de cette ellipse littéraire. En 1950, Asimov publie neuf nouvelles pour le moins déconcertantes. Il propose une œuvre psychologique, bien loin de ce que nous propose le cinéma actuel, mais bien proche de notre réalité. C’est un véritable précurseur de la pensée transhumaniste actuelle et un initiateur à cette technologie si controversée aujourd’hui qu’est l’intelligence artificielle. Premier point pour la science-fiction. Asimov y fait part des trois lois de la robotique, je cite :

1.   Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ;

2.   Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;

3.   Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Coup de chance ou grand visionnaire ?

Pour beaucoup, l’intelligence artificielle deviendra inévitablement le Frankenstein tant redouté. Heureusement pour nous, Asimov y a pensé...

Peu de temps après la publication de ces nouvelles, une trilogie, Le cycle de la Fondation, fait son apparition. Initialement, le premier livre est publié entre 1942 et 1944. Fondation se déroule avant les années ’50 et nous offre un aperçu presque philosophique d’un monde futuriste. Asimov, l’auteur, est une fois de plus proche de notre réalité. Pour faire simple, nous assistons à la construction d’une nouvelle colonie et de son parcours politique, historique, social et économique. Pas très sexy, n’est-ce pas ? Pourtant, cette trilogie nous fait voyager dans cet univers qu’Asimov réussit à représenter avec précision et intérêt malgré sa complexité, un univers si contemporain qu’il se caractérise à coups de puissance nucléaire et de mathématiques; deux grandes religions de ce monde. Le premier tome est par la suite suivi de deux livres, peut-être moins intéressants, mais permettant une ouverture sur l’histoire millénaire de cette galaxie inconnue.

Apple a récemment racheté les droits de Fondation pour en faire une série. L’entreprise compte en effet lancer son service de streaming en 2019. Ça relance plus ou moins le problème des adaptations… Sera-t-elle à la hauteur du livre ? Les progrès techniques ont en effet permis une représentation fidèle d’œuvres de science-fiction. Cependant, Fondation d’Asimov est complexe et ne correspond pas forcément aux standards actuels. La violence reste relativement implicite dans l’œuvre, ce qui la rend subtile et intelligente. La tâche d’Apple semble être délicate. Quoi qu’il en soit, la simple exposition de Fondation est un cadeau qui, je l’espère, ne sera pas empoisonné.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

L'Île de la Réunion, l'île intense

Le froid arrive et tout le monde a sorti son petit manteau. Alors, c’est pour cela que je viens vous apporter un peu de chaleur en vous parlant de, certainement une fois que vous aurez lu cet article, votre prochaine destination de vacances idéale. 

Prenez le strict minimum et venez traverser l’hémisphère direction l’océan Indien vers l’île de La Réunion. 

Mon petit caillou, l’île intense. La Réunion est une île tropicale et un département français. Elle compte plus de 800 000 habitants et a une superficie de 2 512 km². Elle est située au cœur de l’océan Indien à 800 km à l’Est de Madagascar et à 200 km de l’île Maurice.  

La Réunion est un volcan encore très actif, notamment avec le Piton de la Fournaise qui a compté encore plusieurs éruptions au cours de l’année 2018. Il est possible d’y observer les éruptions lorsque le volcan est en éveil près des remparts, en y allant à pieds. Mais lorsqu’il est éteint, se rendre sur le site pour observer les pierres volcaniques des anciennes éruptions se fait et vous pouvez également visiter les tunnels de lave.

Ne vous inquiétez pas! Si vous êtes moins tentés par l’exploration de la Plaine des Sables ou des pierres volcaniques et que vous préférez profiter de la plage et des balades en mer, La Réunion est également faite pour vous! Et si vous voulez faire des découvertes en mer, pas besoin d’aller bien loin, car, même dans les alentours, vous pourriez avoir la chance de faire coucou aux dauphins!

Vous pouvez aussi simplement profiter du soleil et vous étendre sur le sable pour relaxer tranquillement ou encore nager dans le lagon et découvrir différentes sortes et couleurs de poisson.

Évidemment, il y en a pour tous les goûts! Si vous êtes un randonneur dans l’âme, alors vous allez vous régaler avec les cirques réunionnais. L’île abrite une faune unique au monde. Avec la création du Parc national de La Réunion qui couvre 43% de son territoire, l’île a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses « pitons, cirques et remparts », en 2010. 

 (Point de vu du cirque de Mafate,  https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/ )

(Point de vu du cirque de Mafate, https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/)

La Réunion, ce n’est pas juste de beaux paysages et des activités incroyables. La Réunion, c’est aussi culturelle! Comme dirait une chanson traditionnelle : « ici la Réunion néna toute nation, langage la mayé, la fé réunionnais. » (Ici, à La Réunion, il y a de toutes nations, le mélange de langage, c’est ce qui nous a fait Réunionnais). (https://www.youtube.com/watch?v=YOyZhdS0IkY)

Le mélange des populations a donné la diversité des cultes à La Réunion. Je suis née, j’ai grandi à La Réunion et vécu avec des Chinois, des Arabes, des Juifs, des Indiens, des Comoriens et des Zoreils (métropolitains). À La Réunion, on prie le Christ, Allah, Shiva et bien d’autres divinités. Vous serez surpris de trouver une église à côté d’un temple hindouiste ou d’entendre l’appel du muezzin rompre l’atmosphère silencieuse bercée par l’encens qui s’élève d’une pagode chinoise voisine de la mosquée. À la Réunion, on grandit ensemble, et chacun dans la diversité de ses croyances!

 

Mais comment parler de La Réunion sans mentionner sa spécialité culinaire. La cuisine réunionnaise est très colorée en raison des différentes épices et ingrédients utilisés, comme le safran (curcuma), les tomates, ou les brèdes (ensemble très divers de feuilles comestibles consommées crues ou cuites). Toujours accompagnés de riz et de « grains » (haricots rouges, blancs, lentilles, pois du cap…), les plats les plus communs sont les caris (plat à base de viandes ou poissons, d’oignons et de tomates, auxquels on ajoute ensuite des épices et des aromates). Les plats asiatiques comme le chop suey ou le riz cantonais sont aussi très courants.

Les desserts trouvent leur bonheur dans les fruits (mangues, bananes, ananas, letchis, goyaviers, etc.) et certaines spécialités locales comme le gâteau patate, les beignets bananes ou encore le bonbon miel. 

 (Cuisine réunionnaise, Carri de poulet,  https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true )

(Cuisine réunionnaise, Carri de poulet, https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true)

Bref, l’Île de La Réunion est une destination parfaite pour découvrir plusieurs cultures, admirer des paysages à couper le souffle ou encore visiter des volcans!

Voilà une petite vidéo remplie de belles images de cette île :https://www.youtube.com/watch?v=UoTYNd3luOA

Alors, qui est down pour visiter ? 

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du COMMEDIA

Une révolution sociale en Arabie Saoudite

Plusieurs personnes connaissent l’Arabie Saoudite comme étant un pays qualifié d’ultraconservateur qui ne respecte pas les droits des femmes en plus d’être corrompu. Mais dans les faits, ce pays semble prendre un nouveau tournant depuis quelques années. En effet, le nouveau prince héritier, Mohammed ben Salmane, et son gouvernement ont créé un plan de développement intitulé « Vision 2030 ». Ce plan, mis en place en 2016 et qualifié d’ambitieux, devrait mettre le pays sur l’avant-scène.

Mais concrètement, comment ce plan pourrait-il aider au développement de ce pays? En réalité, il a comme objectif premier des réformes économiques, politiques et sociales qui vont aider le pays à sortir de sa rente pétrolière. Pour rappel, en 1930, des explorations faites en Arabie Saoudite ont permis de découvrir les plus gros gisements de pétrole du monde. Toutefois, en 2014, le pays a été frappé par une chute du prix du pétrole et doit maintenant se moderniser. C’est pourquoi le gouvernement actuellement en place a créé ce projet « Vision 2030 », d’où le but est de renforcer ses partenariats à l’international, améliorer les services à la population dans le secteur de la santé, de la culture ainsi que du secteur touristique, inciter les jeunes à participer davantage à la vie publique, etc.

 Crédit : Life in Saudi Arabia

Crédit : Life in Saudi Arabia

Depuis les dernières années, l'Arabie Saoudite est reconnue comme un pays qui ne respecte pas les droits des femmes et qui est corrompu. Mais, le nouveau prince héritier est reconnu comme un réformateur social et une figure révolutionnaire, notamment grâce aux changements qu’il veut apporter à son pays en plus d’avoir combattu la corruption parmi les élites (la purge anti-corruption de 2017 a été le théâtre de l'arrestation de plusieurs princes, ministres et hommes d’affaires). Les réformes que ce prince veut amener dans son pays sont reliées au divertissement, comme mettre fin à l’interdiction des concerts et du cinéma. Du côté des femmes, elles sont maintenant autorisées à conduire des véhicules, à servir dans l’armée en tant que soldates et sont amenées à participer davantage à la population active pour stimuler le marché de l’emploi. La police religieuse du pays ne peut plus arrêter une femme qui a fait le choix de ne pas porter le voile ou la traditionnelle abaya noire. Le sport est aussi un domaine qui est de plus en plus en vogue dans le royaume; en janvier 2018, le pays a accueilli l’épreuve automobile internationale « Race of Champions ». En avril 2018, c’est au tour de la World Wrestling Entertainment (WWE) à avoir présenté le gala de lutte « Greatest Royal Rumble ».

Certaines personnes peuvent penser que les réformes sociales de « Vision 2030 » vont permettre l’égalité entre les hommes et les femmes du pays comme un claquement de doigts. Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme ça. En effet, la domination des hommes reste toujours présente où les femmes sont encore sous le contrôle des membres masculins de leurs familles ou de leurs époux et où ceux-ci ont le dernier mot pour permettre aux femmes de voyager, d’étudier ou d’accéder aux soins de santé. Même si diverses organisations de sports internationales se sont produites depuis le début de l’année, les femmes ne peuvent pas y assister sans être accompagnées d’un homme.

Plusieurs personnes ont critiqué la WWE, qui est reconnue comme étant une organisation qui met de l’avant les femmes depuis quelques années, d’avoir produit un gala dans un pays qui ne respecte pas les droits des femmes. Pour répondre à cette controverse, Paul « Triple H » Levesque (un exécutif dans la compagnie qui est également lutteur) affirmait au quotidien britannique « The Independant » que chaque culture est différente et que le fait que nous ne soyons pas d’accord avec la culture d’un pays ne veut pas dire que ce n’est pas une culture pertinente. Il faut dire que l’une des critiques envers la WWE est le fait qu’aucune femme n’a lutté lors du gala en Arabie Saoudite. Malgré tout, il affirme qu'il y a de l’espoir que les femmes puissent être présentes dans les prochaines années, d’autant plus que cette compagnie de lutte a également conclu une entente de 10 ans avec le pays pour produire d’autres galas.

 Crédit : WWE

Crédit : WWE

Bref, les réformes sociales de l'Arabie Saoudite risquent de créer une révolution importante et un énorme changement dans ce pays encore ancré dans l’Islam. Non seulement les énormes investissements visent à libérer le royaume de sa dépendance au pétrole, mais aussi à augmenter la participation des femmes dans la société, à réduire le taux de chômage et à développer des activités culturelles dans le pays. Avec « Vision 2030 », le prince héritier Mohammed ben Salmane veut faire de son pays un état modéré (soit moins conservateur) et avoir une meilleure ouverture sur le monde.

La pornographie

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la pornographie. Je sais… c’est un sujet encore tabou, mais après avoir faire un travail sur l’influence des médias en lien avec ce sujet, j’ai pensé écrire un article et vous raconter ce que j’ai appris de nouveau.

Tout d’abord, j’ai toujours entendu ces mœurs, ancrées dans nos cœurs québécois, qui disent que la pornographie a une grande influence sur les rapports sexuels des jeunes d’aujourd’hui. Effectivement, ce médium a un effet sur la construction des relations sexuelles, mais (il y a bien un mais…) ce n’est pas le seul : les discussions entre amis, les recommandations des professionnels (sexologues, psychologues, etc.), les membres de la famille, les campagnes de préventions, les protestations socioculturelles (féministe, homosexualité, etc.), etc. jouent un rôle tout aussi important que ce médium. ---  Par exemple, ce n’est pas vrai que je vais me forcer à avoir minimum quatre rapports sexuels par semaine avec mon copain parce qu’une sexologue l’a dit, mais bon, ça c’est une autre histoire… ‑ — – La pornographie est seulement un des éléments dans l’ensemble d’un très grand vaste discours de représentation de la sexualité.

De plus, ce que j’ai appris et qui est encore plus intéressant, c’est que la pornographie existe depuis longtemps (l’antiquité gréco-latine) et qu’elle était utilisée d’une manière bien différente vu que la photographie et les technologies en général n’existaient pas encore. Du coup, les pornographes, artistes qui écrivaient et/ou dessinaient les prostituées, exerçaient leur art à travers des tableaux, des objets, des tasses de manière à nourrir l’imagination des spectateurs et les inciter à varier leurs plaisirs. C’est fou, imaginez boire un thé dans une tasse sur laquelle une image pornographie y est exposée ! C’est malade !

Devinez quoi… saviez-vous qu’il y avait un lien direct entre la pornographie et l’épilation totale du vagin ? Eh ben oui. L’épilation totale du pubis (« le total bikini­ clean up ») vient du phénomène de la pornographie : les femmes dans la porno n’ont pas de poils, c’est considéré comme anti-érotique ; par conséquent, il faut tout raser… et plusieurs femmes font la même chose malgré qu’elles ne sont pas des actrices de la pornographie : elles ont été influencées. C’est plus propre comme on dit, mais cette pratique abolit la distinction entre les organes génitaux de la femme adulte et de l’enfant (c’est moi ou ça fait weird à entendre...peut-être pas vu que c’est normalisé). Par ailleurs, c’est aussi à cause du médium de la porno si les hommes sont complexés par la taille de leur pénis : vous faites le lien ? Gros pénis dans la télévision additionné par petit pénis dans la réalité égale homme complexé. Le phénomène pornographique peut affecter d’une façon relative la société.

Enfin, ce que j’ai appris c’est que la pornographie provoque des fixations précoces : elle ne nourrit pas l’imagination sexuelle des gens bien au contraire. Vous savez quand vous devez écrire un texte et que vous demandez à votre collègue d’école de vous envoyer le sien pour vous inspirer et après avoir lu son texte au complet vous n’êtes pas plus inspirez parce que vous avez juste son travail comme inspiration et vous ne voulez pas le copier ? Mais, c’est exactement cela. La pornographie construit plusieurs scénarios propres à être reproduits lors des rapports sexuels. Du coup, elle devient une référence pour agrémenter ces moments ce qui, par conséquent, met de côté l’imagination sexuelle des individus qui visionnent quotidiennement ce médium.

Pour conclure mon article, je trouve intéressant de vous faire part d’un autre point que j’ai découvert : la raison pour laquelle la thèse que la pornographie influence la vie sexuelle des jeunes est mise de l’avant est, entre autres, à cause de la préoccupation de nos chers parents. Ces derniers qui exercent seulement des contrôles indirects sur les adolescents d’aujourd’hui (surveillance de l’apparence, des sorties, de l’incitation à la protection lors des relations sexuelles, etc.) n’ont plus cette possibilité (qui existait il y a jadis longtemps) de s’impliquer dans la vie sexuelle de leurs enfants ; ils peuvent être préoccupés par la manière dont leurs jeunes interprètent la sexualité et donc désireux d’avoir des informations sur la vie intime de leurs enfants pour se rassurer.

 

P.S. Si mon article vous a inspiré à en savoir davantage sur la pornographie, les sources scientifiques de mon travail sont juste en dessous. Bonne lecture.

Bozon, M. (2013). Vérités et clichés. Repéré à https://www.cairn.info/revue-l-ecole-des-parents-2013-3-page-8.htm

Martin, L. (2003). Jalons pour une histoire culturelle de la pornographie en Occident. Repéré à https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2003-1-page-10.htm

Simonne, L. (2016). La pornographie : une nouvelle forme d’éducation sexuelle chez les jeunes ? Repéré à   http://ecpat.be/wp-content/uploads/2016/06/Analyse-11-La-pornographie-une-nouvelle-forme-deducation-sexuelle-chez-les-jeunes.pdf

 

#DeleteFacebook : Une prise de conscience importante

Une controverse éclate sur Facebook : Mark Zuckerberg, le patron du réseau social, admet que des données personnelles de millions d’utilisateurs ont été utilisées par Cambridge Analytica, une compagnie de communication stratégique. En effet, cette compagnie a, non seulement, collecté et exploité les données personnelles de millions de personnes, mais a également travaillé en 2016 pour la campagne du républicain et actuel président des États-Unis Donald Trump, en plus d’aider le camp du Brexit au Royaume-Uni. Ces révélations ont d'abord fait chuter de 7% l’action Facebook à la Bourse de New York. Mais surtout, le mouvement #DeleteFacebook (#EffacezFacebook) a commencé à prendre de l’ampleur sur Twitter depuis la mi-mars.

 Crédit: Digit

Crédit: Digit

Ce qui se passe est simple : des utilisateurs de partout dans le monde ont décidé de supprimer leurs comptes Facebook parce que le réseau social n’a pas été en mesure de protéger les données de ses utilisateurs. Plusieurs personnalités connues, dont l’acteur Kumail Nanjiani et le chanteur et bassiste du groupe Blink-182, Mark Hoppus, ainsi que le cofondateur de la messagerie WhatsApp, Brian Acton, ont joint ce mouvement. Ces personnes jugent que l’utilisation de leurs données personnelles ne doit pas être utilisée à leur insu à des fins politiques. Les pages Facebook des compagnies SpaceX et Tesla ont également disparu du réseau social à la suite de ce scandale.

Depuis plusieurs mois, Facebook tente de lutter contre la désinformation, qui a notamment été présente en 2016 lorsque la Russie a été accusée d’avoir tenté d’influencer l’élection présidentielle de cette même année en publiant des fausses informations (« fake news ») sur le réseau social. Mais, voilà que les données personnelles des utilisateurs de Facebook sont utiles pour cibler les publicités commerciales et politiques qui pourraient les intéresser. Il est donc plus que nécessaire de les protéger le plus possible.

Le problème dans toute cette histoire est qu’avec l’avènement des médias numériques, chaque personne laisse des traces de son passage sur le Web. Admettons que vous magasinez sur un site de vêtements, que vous utilisez votre carte Air Miles dans les différents commerces, que vous achetiez un billet d’avion, que vous téléchargiez un jeu vidéo, que vous visionniez une vidéo sur YouTube ou que vous cliquez sur un contenu qui vous intéresse sur tous les réseaux sociaux qui existent, vous laissez une partie de vous-mêmes sur le Web. Ces informations peuvent être captées, stockées et utilisées à des fins parfois éthiquement acceptables. Par exemple, lorsque nous achetons un nouveau téléphone intelligent (smartphone), il est possible d’utiliser une adresse courriel que nous avions déjà utilisée auparavant sur un autre téléphone intelligent. Dès lors, nos données, qui avaient été stockées sur l’ancien téléphone intelligent, sont donc captées sur le nouveau téléphone et utilisées pour que nos anciennes préférences puissent être réutilisées à nouveau. De ce fait, les achats que nous avions faits dans le passé sur l’App Store ou sur le Play Store peuvent être réactivés et nos informations y sont encore présentes.

Autre exemple : si nous utilisons le GPS de notre téléphone intelligent pour nous rendre à un endroit quel compte, l’application capte nos données (soit d’où on part et où est-ce qu’on se dirige) pour ensuite nous aider lors de notre déplacement, soit en nous indiquant le chemin le plus rapide pour se rendre à notre destination ou encore en nous mentionnant les détours possibles pour éviter les bouchons de circulation. Par ailleurs, les données captées par le GPS sont également intéressantes si nous souhaitons trouver le restaurant le plus proche, surtout si c'est relié à nos préférences.

Mais voilà que l’on apprend que les données et les renseignements personnels que nous partageons avec des millions de personnes sur le Web sont utilisés sans notre consentement et de façon malveillante, possiblement pour tenter de nous influencer lors des campagnes électorales. Même plusieurs personnes au Canada craignent que la collecte de données puisse manipuler le résultat de l’élection fédérale canadienne de 2019. L’exploitation des données personnelles par les applications tierces de Facebook rompt le lien de confiance que l’on peut avoir avec ce réseau social. Malgré tout, nous sommes tous de plus en plus au courant des risques et des dangers associés au fait de partager nos données avec les réseaux sociaux, non seulement avec Facebook, mais aussi avec YouTube, Instagram, Twitter, Reddit, Linkedin, etc.

Nous acceptons volontairement de laisser une partie de nous même en publiant nos informations personnelles, nos photos et nos vidéos avec le monde entier. L’une des raisons pour laquelle nous acceptons ces risques, c’est pour être constamment connecté avec les autres. En effet, nous voulons toujours avoir les dernières nouvelles le plus rapidement possible, clavarder avec nos amis sur les messageries en ligne, voir les nouvelles tendances, etc.

 Crédit: Wikileaks

Crédit: Wikileaks

En conclusion, il est bien de se demander si nous voulons, ou même nous pouvons supprimer notre compte Facebook. Il est vrai que les données personnelles que nous partageons sur ce réseau social aident à ce que nous soyons rejoints par des publicités ciblées. Mais, même s’il a été prouvé que les données de millions de personnes ont été utilisées à des fins politiques pour favoriser la campagne du parti républicain et de Donald Trump, pouvons-nous tout simplement effacer notre compte en un seul clic? Peut-être que oui, peut-être que non. Premièrement, tout ce que nous laissons sur Facebook (photos, articles, publications, etc.) ne disparaît pas totalement. Donc, supprimer Facebook n’effacera pas totalement les données que nous avons laissées autrefois. De plus, pour certaines personnes, Facebook leur est utile pour plusieurs raisons : rester en contact avec des amis et des personnes que nous voyons rarement, créer des événements, suivre les pages que nous aimons, etc. Pour certaines personnes, Facebook est utile pour leurs vies professionnelles. Donc, ce réseau social doit nous prouver que nos données personnelles ne seront pas utilisées contre notre gré. De notre côté, nous devons être conscients que les données personnelles que l’on partage sur le Web peuvent, malgré tout, être encore utilisées pour le meilleur et pour le pire.

L'évolution de la représentation de la femme

Le 8 mars de chaque année est considéré comme la journée internationale des femmes, dont les principales revendications sont pour une égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes ont combattu pendant plus d’une centaine d’années pour avoir droit à tout ce que les hommes avaient accès préalablement, tel que l’accès aux études supérieures, l’obtention du droit de vote, et surtout la reconnaissance du statut de personnes. De nos jours, nous pouvons voir les femmes dans de meilleures positions que dans les années précédentes : juste à penser à Valérie Plante qui est devenue la première mairesse de la ville de Montréal ou encore à Brenda Lucki qui est la première femme à diriger la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les femmes ont donc une meilleure visibilité dans le monde, ainsi que dans les différents médias. En effet, elles ont davantage la chance d’être présentes à l’écran ou dans la littérature en tant que personnages principaux : juste à penser à Rey dans Star Wars, Lara Croft dans Tomb Raider, ou encore Katniss Everdeen dans Hunger Games pour ne nommer que celles-là.

 

Bref, il semble que les femmes ont maintenant les mêmes droits et les mêmes privilèges et qu’elles sont représentées de la même façon que les hommes. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait le cas. En effet, grâce au cours « Médias, sexe et genre » offert par le département de communication, j’ai constaté dans le cinéma, dans les jeux vidéo et dans divers autres médias que les femmes sont représentées d’une autre façon. On retrouve environ 23% du temps où les femmes ont le rôle principal dans un film. Pour les jeux vidéo, sur une liste de 669 jeux étudiés par l’EEDAR, moins de 300 jeux permettaient au joueur de choisir entre un personnage masculin ou un personnage féminin et seulement 24 d’entre eux avaient un personnage féminin comme protagoniste.

 

Grâce au travail final de ce cours, j’ai constaté certains stéréotypes spécifiques aux personnages féminins qui ne s’appliquent pas (ou presque pas) aux personnages masculins. D’abord, si les personnages féminins sont représentés d’une façon sexy, tels que Ms. Pac-Man (1982) sur les bornes d’arcades, cela peut être un argument de vente qui a grandement contribué au succès commercial du jeu. En d’autres mots, la sexualité des personnages féminins est un élément qui peut augmenter la vente d’un jeu vidéo. De plus, dans les jeux de combats tels que Mortal Kombat (1992-2016), Soul Calibur (1995-2014) et même Street Fighter (1987-2017), certains personnages féminins ne sont habillés qu’en tenue légère. Dans ces jeux de combats, autant les hommes que les femmes devraient être équipés au moins avec une armure, mais celles-ci sont habillées avec des vêtements peu pratiques au combat dans un contexte d’hyper sexualisation. En conclusion, la raison pour laquelle ces personnages féminins sont représentés d’une façon aussi sensuelle est due au fait que le corps est considéré comme un objet de regard pour les hommes.

 

Dans la mesure où le personnage féminin n’est pas le protagoniste d’un jeu, ce personnage obtient donc un rôle de second plan. Elles peuvent avoir le rôle de demoiselle en détresse (damsel in distress), où elle doit attendre le héros (un homme) pour venir la sauver d’un méchant qui l’a enlevée. Le personnage féminin est donc réduit à un rôle d’objet de conquête ou de récompense pour le personnage masculin. Plusieurs des jeux les plus populaires utilisent justement cet élément dans leur histoire : les séries de jeux Super Mario Bros (1985-2017) et The Legend of Zelda (1986-2017) l’utilisent depuis le tout début. Celles-ci, dans la plupart des jeux, attendent que le héros, Mario ou Link, vienne les secourir. Mais cet élément de « demoiselle en détresse » est de moins en moins présent dans les jeux actuels pour laisser plus de chance aux personnages féminins d’être le protagoniste d’un jeu. Dans les récentes années, il y a eu Jade dans Beyond Good & Evil (2003), Bayonetta dans la série de jeux portant son nom (2009-2018), Max Caulfield dans Life is Strange (2015), Velvet Crowe dans Tales of Berseria (2017), etc.

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Outre les jeux vidéo, je tiens aussi à vous parler de mon témoignage sur ce que j’ai vu en ce qui a trait à l’évolution des femmes dans le monde de la lutte (principalement à la WWE). Dans les années 2000, je me souviens d’avoir regardé à la télévision des matchs entre des divas, qui n’étaient pas tout à fait des matchs de lutte. Elles combattaient dans des « Pillow Fights » (où les femmes combattaient avec des oreillers) et « Bra and Panties » (dont le but est d’enlever les vêtements de son adversaire pour qu'elle se retrouve en sous-vêtements). De plus, il pouvait également y avoir des concours de maillots de bain durant lesquels la diva la plus sexy gagnait. Ici, on parle également de représentation « sexy » de la femme soit à des fins de marketing ou bien simplement pour le regard masculin. Dans le début des années 2010, bien que ces types de matchs ou de compétitions étaient plus rares (voir inexistants), les femmes n’étaient pas plus mises de l’avant pour autant. En effet, Maryse Ouellet, ancienne lutteuse de la WWE, affirmait dans une entrevue que les femmes avaient environ 5 minutes sur le ring pour leurs matchs.

 

La différence dans le monde de la lutte est qu’aujourd’hui, depuis les dernières années, les femmes ne sont plus reconnues comme des divas, mais bien comme des lutteuses (au même titre que leurs collègues masculins) et qu’elles peuvent avoir des matchs qui durent jusqu’à 20 minutes, ce qui favorise une meilleure communication entre elles et une meilleure connexion avec la foule. De plus, elles peuvent maintenant participer aux mêmes types de matchs que ceux des hommes (tels que des combats en cage ou avec des stipulations particulières), et elles peuvent également devenir les têtes d’affiche. On n’a qu’à penser au match opposant Sasha Banks et Charlotte Flair pour le championnat féminin de la WWE en octobre 2016, qui était non seulement le dernier match de la soirée, mais qui était également un « Hell in a Cell » (un match où elles s'affrontaient sur un ring entouré par une cage métallique en forme de cube).

 

En résumé, on y retrouve bel et bien une évolution en ce qui a trait à la représentation de la femme : elle est moins souvent l’objet du désir masculin et elle a maintenant sa place autant que celle des hommes. Il y a maintenant une plus grande présence féminine dans les films et les jeux vidéo et elles peuvent y occuper le rôle de personnage principal. Personnellement, je suis persuadé que les stéréotypes qui réduisent les femmes au second plan peuvent tomber l’un après l’autre si tout le monde y met du sien pour un monde où on y retrouve une égalité entre les hommes et les femmes.

Vêtements vintage recherchés

On aime bien s’habiller avec de vieux vêtements provenant du siècle passé. Étant étudiante à l’université, j’ai beaucoup été influencée par le style des autres étudiantes et de la tendance vintage qui se dessine parmi eux. Je suis une adepte de ce style. En effet, je porte les vieux jeans taille haute que portait ma mère dans les années 90, mais ce que je réalise, c’est que souvent le garde-robe débordant de trésors du passé s’amenuise. Alors, il faut se décider à mettre nos belles petites bottes et à sortir pour dénicher de nouvelles trouvailles qui donneront du punch à nos habits.

Un beau jour, lors d’un trajet d’autobus, je suis sortie au mauvais arrêt et je me suis perdue dans Montréal. J’ai alors aperçu une grande baie vitrée arborant des mannequins habillés de styles divers. Comme j’étais curieuse, j’ai décidé de rentrer dans ce magasin qu’on appelle « Lost and Found » (LNF). Ce fut le début de mon aventure dans les friperies de Montréal.

 

LNF Shop

Ce magasin est ouvert depuis maintenant six ans avec en grande majorité une clientèle locale et des environs. Le propriétaire, un homme dans la trentaine, met de l’avant une sélection de vêtements qui rejoignent tous les genres. J’ai souvent des commentaires de connaissances masculines qui se plaignent qu’à tous les endroits où ils vont, ils ne trouvent qu’une petite section recluse dans un coin pour eux. À LNF Shop, vous serez pas mal surpris, puisqu’ils ont une très large gamme de vêtements vintage pour homme. Je vous conseille d’aller y jeter un coup d’œil.

Site Web : https://www.lnfshop.com/

Instagram : @lnfshopmtl

 Crédit: Pages Jaunes

Crédit: Pages Jaunes

 

Annex Vintage

J’adore ce magasin qui est situé sur la rue Saint-Viateur Ouest dans le Mile End à Montréal. C’est une petite boutique qui a une magnifique sélection de vêtements vintage créés par des créateurs indépendants, en plus de T-shirt d’artistes, d’épinglettes, des bijoux, des chaussettes, des produits d’apothicaire locaux, des cartes de souhaits et des carnets. Les T-shirts qu’ils vendent sont faits par des entreprises telles que Toujours correct, Ness Lee, Modern Women, Life Wife Press et bien d’autres. Je vous conseille d’aller visiter leur compte Instagram, où ils affichent toujours de bonnes idées de combinaisons de vêtements et de styles à porter. De plus, ils ont deux magasins associés, soit Local 23 et Empire de l’échange sur le boulevard Saint-Laurent et sur la rue Bernard.

Site web : https://annexvintage.com/fr/

Instagram :@annexvintage

 Crédit: Annex Vintage

Crédit: Annex Vintage

Smallneeds

Sur ce compte Instagram,  vous pouvez vous procurer de merveilleux vêtements qui diffèrent beaucoup de ceux qui se trouvent dans les friperies québécoises. La personne qui gère le compte trouve de beaux morceaux uniques et elle te donne aussi des idées de comment les porter. Pour plus de photos, allez sur son Instagram grâce au lien ci-dessous.

Instagram : @smallneeds

 Crédit: Smallneeds

Crédit: Smallneeds

Il y a bien d’autres endroits où vous pourriez vous rendre pour faire vos achats de vêtements vintage. Je vous propose ces trois suggestions, puisque je les connais bien et qu’ils me semblent être des choix adéquats pour que vous puissiez trouver des trésors qui rendront vos vêtements uniques. La manière dont vous personnaliserez vos vêtements vous appartient, mais je vous encourage à acheter des morceaux qui vont vous différencier des autres. Cette saison, la tendance tourne autour du rose et du mauve, des vêtements monochromes et des ensembles jeans sur jeans. Je vous laisse donc sur ces conseils tendance et je vous souhaite bon magasinage!

La vie après le bac en communication

Étant en troisième année en sciences de la communication, l’une des questions partagées par beaucoup de gens dans la même situation que moi est la suivante : quoi faire après l’obtention d’un baccalauréat en communication? Il faut dire que plusieurs personnes se demandent également ce que le baccalauréat en communication peut nous donner, ou encore quels sont les emplois que nous pouvons exercer à la fin de nos études. Plusieurs questions du genre peuvent causer un stress important chez plusieurs jeunes, d’autant plus que personne ne veut décevoir ses proches et personne ne souhaite arriver à un point de non-retour.

 Crédit : Tribun Style

Crédit : Tribun Style

Il est important de rappeler qu’après l’obtention d’un diplôme d’études en communication, deux choix principaux s’offrent aux personnes graduées : soit poursuivre leurs études aux cycles supérieurs ou bien se diriger vers le marché du travail. Pour le premier, différentes options peuvent être offertes si l’étudiant ou l’étudiante souhaite continuer ses études vers les cycles supérieurs : il y a la maîtrise en sciences de la communication, en commerce électronique et en études internationales qui sont offertes à l’Université de Montréal. Pour les autres programmes offerts au 2e cycle, il y a le DESS en journalisme, en arts, création et technologies, en communication organisationnelle et bien d’autres encore.

D’un autre côté, si l’étudiant ou l’étudiante veut plutôt se diriger vers le marché du travail, plusieurs choix lui sont offerts. Les finissants et les finissantes peuvent travailler à titre de conseillers en communication ou d’agents d’information dans des organismes gouvernementaux, pour des organismes culturels ou encore pour des municipalités. L’un des autres choix de carrière est de travailler dans le domaine de la publicité et des relations publiques. Les finissants et finissantes peuvent également se diriger vers le domaine des médias pour y travailler à titre de chroniqueur, réalisateur, recherchiste, webmestre, designer d’interface multimédia, etc.

Alors, suite à l’article que j’ai écrit l’année passée qui relatait différentes perspectives d’avenir de certains étudiants et de certaines étudiantes, j’ai eu l’envie de demander à quelques personnes qui ont gradué du programme de sciences de la communication de l’Université de Montréal pour connaitre ce qu’ils ou elles avaient aimé et moins aimé de leurs cours et du programme en général. J’ai voulu connaître leur parcours à la suite de l’obtention de leur diplôme :

 

-          Gabriel a aimé ce qui touchait à la culture populaire et tout ce qui touchait à l’information théorique sur la communication médiatique. Il avait moins aimé le fait de n’avoir pas pu appliquer la théorie apprise dans ses cours à l’intérieur de mises en situation représentatives du milieu professionnel. Depuis quelques mois, il travaille à titre d’agent aux communications pour le GUEPE (le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement), un OBNL qui fait la promotion et l’éducation de comportements favorisant le respect de l’environnement. Il s’occupe de la mise en visibilité des activités qui y sont organisées et de la promotion des parcs.

 

-          Mireille a surtout aimé les cours dans la section « médias numériques », c'est-à-dire les cours pratiques du département de communication. Elle avait moins apprécié les différents cours de méthodologie (il y a présentement trois cours de méthodologie dans le programme). À l’automne 2017, elle a commencé sa maîtrise en design d’interaction à l’Université Laval. Certains cours qu’elle a suivis à la session précédente ressemblent au cours « Éléments de publicité », c’est-à-dire qu’on y trouve des mandats fictifs et réels qu’elle doit analyser, et par la suite, concevoir un outil qui va répondre aux besoins des utilisateurs.

 

-          Élizabeth a aimé la diversité des cours offerts, car elle a eu la possibilité de prendre des cours de publicité, de relations publiques, de journalisme, etc. Cependant, elle a moins aimé le côté théorique des cours et du fait que les cours n’étaient pas assez axés sur la création de projets concrets afin de mieux nous préparer pour le marché du travail. Maintenant, elle continue ses études dans le DESS en gestion d’organismes culturels. Ce programme lui donne une base en gestion qui pourra lui donner un coup de pouce si elle souhaite obtenir un poste de direction ou de gestionnaire dans le domaine culturel.

 

-          Caroline a aimé la majorité de ses cours à l’université. Elle a surtout aimé les cours qui lui ont permis de développer sa créativité, dont « Initiation à la photographie numérique » et « Communication infographie ». Avec le recul, elle affirme n’avoir pas détesté ses cours lors de son baccalauréat. Cependant, elle raconte avoir suivi un nouveau cours du baccalauréat qu’elle a qualifié d’horrible, bien que ses amis qui l’ont suivi l’année d’après n'avaient pas le même avis. Présentement, elle a pris une pause dans ses études pour être sur le marché du travail. Elle est coordinatrice aux communications et aux services aux membres pour la fédération de Plongeon Québec. Elle s’occupe des communications internes et externes de la fédération, des relations de presse ainsi que de la gestion des réseaux sociaux et du site internet.

 

-          Solène a aimé le fait qu’au baccalauréat, les professeurs nous poussent à la réflexion et nous permettent de développer un esprit critique. Elle a également aimé les cours théoriques, dont ceux de méthodologie. Elle a moins aimé le fait qu’il n’y ait pas assez d’interactions pour amener les gens à participer entre eux pendant les cours par des ateliers. Depuis l’automne 2017, elle est à la maîtrise en sciences de la communication, dans le profil général. Comme sujet de recherche, elle travaille sur la stigmatisation de la maladie mentale. Elle juge que le rythme à la maîtrise est complètement différent du baccalauréat, où elle développe davantage ses intérêts et le côté pratique au travers de la théorie.

 

Bref, on y retrouve divers points de vue en rapport avec ce que les gens ont aimé et moins aimé du programme de sciences de la communication. C’est pour cela que tous les étudiants et les étudiantes inscrits au programme (au baccalauréat, à la majeure et à la mineure) auront la possibilité de donner leurs opinions avec le nouveau sondage sur la réforme académique du programme, élaboré par les responsables aux affaires académiques. Ce sondage devrait être en ligne dans les jours ou les semaines à venir. Les membres du conseil exécutif de l’AÉCUM comptent énormément sur votre participation à ce sondage!

 Crédit: St. Jude Academy

Crédit: St. Jude Academy

Retrouver l'équilibre

Il arrive parfois un temps où la remise en question n’est plus évitable. C’est à ce moment que tu dois poser tes deux pieds sur terre pour enfin réfléchir. Tu évitais tous ces questionnements depuis si longtemps que maintenant l’heure est arrivée. Tu es là à essayer de comprendre pourquoi tes émotions prennent le dessus, mais il faut bien se rendre à l’évidence que tu dois prendre un temps d’arrêt pour tout reprendre en main.

 Crédit : Fil Santé Jeunes

Crédit : Fil Santé Jeunes

Depuis la fin du secondaire, on t’oblige à savoir ce que tu veux faire plus tard. On te demande de choisir un programme pour le CÉGEP qui jouera un rôle important dans ton avenir. Ensuite arrive l’université où tu dois encore être plus certaine de ce que tu veux faire plus tard. Tu restes là, immobile devant ton écran d’ordinateur, à essayer de faire un choix pour ta demande d’admission et tu n’y arrives pas. Donc, tu choisis finalement un peu à l’aveuglette pour être sûre d’être bien vue par tes amies, ta famille et tous les gens qui comptent réellement pour toi. À ce moment-là, tu crois avoir fait le bon choix, mais tu te rends vite compte que ce n’est pas ce que tu voulais réellement faire comme carrière. Donc, tu décides de changer de programme, en ne sachant pas encore trop ce que tu veux faire plus tard, tu te lances et tu es persuadée que cette fois-ci est la bonne.

Puis arrive le début d’une nouvelle vie, des nouveaux cours, des nouvelles rencontres. Tu crois que la vie est maintenant celle que tu désires depuis si longtemps. Tu te sens bien pour une fois. Tu continues ta vie paisiblement en ne déplaçant pas trop d’air parce que ce n’est pas ton genre de toute façon. Tu te lèves chaque matin pour te rendre à l’école et plus l’année avance, plus tu te remets en question.

Tu te croyais épanouie, mais peut-être qu’au fond tu te cachais juste la tête sous le sable en te disant que tu avais réussi à trouver ce que tu voulais faire pour ne pas avoir à réfléchir à nouveau. Tu tentes donc de trouver l’appui de tes amies, mais elles sont toutes occupées à faire autre chose de plus intéressant que de t’entendre hésiter, une fois de plus, sur ton choix de carrière. Tu as une boule d’angoisse qui s’installe dans ton corps et qui ne cesse d’augmenter chaque jour. Tu essaies d’en parler, mais tu en es incapable. Tu ne trouves pas le soutien auprès de tes amies et tu ne veux pas inquiéter tes parents en leur parlant de ce que tu ressens. Ça devient donc un fardeau de plus en plus lourd à supporter chaque jour.

Tu te sens seule et anéantie. Tu ne sais plus comment réagir et tu perds ta motivation dans tout ce que tu as entrepris. Tu te demandes si ce cauchemar n’est que temporel ou s’il finira par faire partie de toi. Tu te retrousses les manches et tu essaies d’aller à tous tes cours. Tu essaies de t’accrocher à quelques rêves qui restent importants pour toi, malgré tout. Tu essaies de te dire que malgré le fait que tes amies ne soient pas réellement là pour toi, tu es capable d’avancer seule dans ce tunnel qui te paraît interminable. Tu sais pertinemment que tu dois entreprendre les réflexions profondes que tu as toujours repoussées jusqu’à présent. Tu sais que tu dois affronter tous les obstacles qui se mettent sur ton chemin, mais tu sais aussi que cela demande beaucoup d’énergie et de courage.

C’est pourquoi à ce moment-ci, tu décides de commencer ta réflexion sur ton futur, sur ce que tu souhaites en amitié, en amour, sur tes rêves, tes envies, tes ambitions. Tu commences à saisir l’opportunité pour t’en sortir une bonne fois pour toutes. Après tout, tu sais raisonnablement que tout le monde a des réflexions dans la vie et qu’on doit les faire pour grandir et retrouver l’équilibre intérieur.

 Crédit : We Mystic

Crédit : We Mystic

Des fondations suffisamment solides?

À quelques semaines de la date limite des transactions dans la ligue nationale, les partisans du Canadien de Montréal doivent se demander ce que Marc Bergevin tentera désespérément de faire pour maintenir son équipe à bord. Cependant, personne n’est dupe et la situation semble claire : la saison 2017-2018 du Tricolore reflète un constat d’échec.

 Crédit : La Presse

Crédit : La Presse

Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe croule péniblement dans les bas-fonds de la LNH (25e rang) et est l’une des pires équipes aussi bien dans les buts marqués (25e rang) que dans les buts alloués (23e rang). L’infirmerie a également son lot de blessés : Shea Weber, Ales Hemsky, Phillip Danault et plus récemment Andrew Shaw (4 à 6 semaines d’absence). Et je ne parlerais même pas des problèmes de compositions à l’attaque et à la défense. Il n’y a pas à dire, le Canadien traverse une sombre période et celle-ci ne date pas d’hier.

En effet, cela fera bientôt 25 ans que le trophée roi, la coupe Stanley, n’a pas déferlé avec engouement sur la rue Sainte-Catherine. 25 ans que les partisans ne se sont pas enflammés à crier des « Olés » d’encouragements pendant que le Canadien affronterait férocement une équipe de l’association de l’Ouest. Ces 25 ans de disette combinés à la situation actuelle de l’équipe m’amènent à me poser la question suivante : Est-ce que nous pouvons gagner avec les fondations que nous avons présentement?

À cette question, je vous répondrais ceci : « Oui et Non »  

Je ne pense pas que le Canadien possède les pires éléments de la ligue nationale, mais nous sommes obligés de constater que certaines pièces nécessaires à ce que l’engrenage de la réussite s’enclenche de manière fluide ne sont pas encore placées. Parmi ces pièces manquantes, je n’étonnerai personne en évoquant notre trou au poste de centre numéro un.

À titre personnel, je considère qu’un joueur de centre de premier trio est la position la plus importante au hockey devant le gardien de but (poste qui reste aussi important). Celui qui occupe ce rôle doit être capable d’être responsable en repli défensif, mais surtout d’être capable de produire en attaque et d’être un « game-changer » à chaque fois que ses patins touchent la glace. Les derniers champions de la coupe Stanley en possédaient tous un : Sidney Crosby, Jonathan Toews, Anze Kopitar et Patrice Bergeron. Les finalistes n’y sont également pas en reste à ce niveau. 

Le Canadien n’a pas eu un joueur de ce calibre depuis Vincent Damphousse, donc depuis la dernière coupe Stanley. On sait aujourd’hui qu’Alex Galchenyuk et Jonathan Drouin, malgré leurs habiletés offensives d’exception, ne peuvent pas remplir ce rôle. Le club-école et les joueurs du junior sont assez faibles à ce niveau également. À l’heure qu’il est, la solution la plus envisageable par Marc Bergevin pour régler ce problème sera sûrement d’échanger Max Pacioretty.

Un ailier de 30 buts par année devrait effectivement nous rapporter quelque chose d’intéressant : un jeune joueur talentueux qui sera prêt à faire ses preuves avec un bon premier choix au repêchage et/ou un joueur confirmé. Le capitaine a beau connaitre une saison difficile, il reste un atout majeur pour bien des équipes, notamment celles qui aspirent aux grands honneurs. À 4,5 M$ par année jusqu’en 2019, il représente également un excellent contrat.

Je pense également que le départ du 29e capitaine pourrait symboliser avec le commencement d’une nouvelle ère pour le Canadien. Comme j’ai évoqué précédemment, le Canadien n’est pas obligé d’imploser complètement la bâtisse, mais plutôt d’emmener du nouveau matériel neuf pour pouvoir construire une nouvelle dynastie.

 Crédit : NHL

Crédit : NHL

Ce nouveau plan devra probablement passer par un nouveau maitre de construction (j’entends par là le poste de directeur général). Marc Bergevin sera assurément en poste jusqu’à la fin de cette saison, ce qui veut dire que ce sera lui qui décidera du sort de Max Pacioretty et des autres joueurs à la date limite des transactions. Je m’attends à un grand coup ou à un début de ménage et il serait possible de croire que de bonnes compensations en sortiront. Il en reste que cette organisation a besoin d’un changement de philosophie, autant à l’intérieur du vestiaire qu’au niveau de la direction. C’est pour cela que je crois que Geoff Molson (l’actuel président du Canadien de Montréal) aura énormément de pain sur la planche au cours de cet été et des décisions difficiles à prendre. Il y a quelque chose qu’il ne faut pas oublier. Dans le sport, les partisans ont besoin de ce frisson en pensant à ce que leur équipe peut accomplir, de cette bouffée d’énergie qui fait bondir les partisans de leur siège ou du canapé en voyant des performances mémorables de leurs athlètes et cette sensation euphorique lorsque le trophée du championnat est soulevé. Ces émotions, les partisans ne les ont pas ressenties il y a bien longtemps.

Tomber en amour avec son meilleur ami

Jamais tu ne pensais avoir des papillons pour le gars avec qui tu passais tout ton temps. T'étais au secondaire, là où on se fait tout le temps juger. Puis toi, comme plusieurs autres personnes, t'avais peur de te faire juger.

T'as donc fait semblant de ne pas être en amour quand lui il l'était. Oui, t'étais toujours avec lui. Le soir, quand tu revenais de l'école, tu te rendais chez lui, puis t'étudiais ou t'écoutais des films et ensuite tu le revoyais le lendemain à l'école.

 Crédit: Pinterest

Crédit: Pinterest

Tu partageais tout avec lui : tes rires, tes rêves, tes échecs et même tes amours! Hé oui, tu lui parlais de tes amours pendant qu'il t'aimait! Puis, à un moment donné, il s'est fait une copine, puis c'est là que t'as eu le déclic. C'est là que t'as compris que tu l'aimais, mais pas juste comme ami. Non, tu l'aimais d'amour! Ce fut comme un train qui te rentrait dedans.

T'as vite compris que tu l'aimais quand tu le voyais et que tu devenais nerveuse. Quand ça fait longtemps qu'on se connait bien, on se permet d'être plus lousse. Tu te permettais de te mettre « toute croche » des fois et probablement qu'il ne te jugeait même pas!

Ton amour pour lui est devenu comme une drogue à laquelle on devient addictif. Tu ne pouvais pas t'abstenir de penser à lui. Tu ne pouvais pas passer une semaine sans lui parler.

C'est dur l'amour parce qu'on ne comprend pas toujours ce qu'on vit, ce qu'on ressent.

Puis, c'est là que tu te fais retourner de bord parce que ton meilleur ami ne veut plus être en amour avec toi et qu’il est passé à autre chose… et paf, un autre train qui te rentre dedans.

Tous les soirs, en pensant à lui, une boule d'angoisse te prend. Tu revis tous tes souvenirs et un mal immense t'envahit. On se fait discret parce qu'on ne veut pas que tout le monde sache qu'on meurt de l'intérieur. Tu vis comme un grand cauchemar qui ne peut pas s'arrêter.

En tombant en amour avec ton meilleur ami, tu ne vis pas juste une peine d'amour, tu perds ton meilleur ami. C'est comme s'il te manquait une partie de toi. C'est comme si ton monde s'écroulait petit à petit. Tu te sens tellement perdue et abandonnée.

Tu l'as vu pendant au moins cinq ans régulièrement et puis, plus rien. Lui, tu ne le voyais pas juste dans ta soupe, mais bien dans ta vie entière. Tu voulais qu'il soit présent près de toi, mais il est parti.

Alors, tu sens tous tes souvenirs devenir amertumes et ça te fait tellement mal. On a beau garder l'espoir qu'il revienne, mais en même temps, on ne veut plus avoir mal.

On choisit alors de s'éloigner, de voir d'autres personnes. Vous savez quand tu aimes un gars aussi fort que ça, tu as beau essayer d'aller voir ailleurs et de te changer les idées, il n’y a aucun moyen de passer à autre chose. J'imagine que le temps arrange les choses comme tout le monde le dit.

 Crédit: We Heart It

Crédit: We Heart It

La (maudite) perfection

Fidèle à moi-même, et mon sens aigu de la justice, je ressentais le besoin de partager ces réflexions qui me travaillent depuis quelques temps.

Je suis principalement entourée de filles ou de femmes : mes amies sont presque toutes des filles. Voilà pourquoi j’ai décidé de parler d’elles. Ne croyez pas que je pense que celles-ci sont les seules concernées par mes propos, je sais bien au contraire que beaucoup de garçons et d’hommes font face à ces mêmes problématiques. Or, je préfère écrire en connaissance de cause et ce sont surtout des filles et des femmes qui m’entourent.

Bien que j’étais consciente de bien des problèmes particulièrement associés aux femmes, comme les troubles alimentaires, les complexes d’apparence physique ou le harcèlement sexuel, ce n’est que tout récemment que j’ai réalisé à quel point énormément de filles et des femmes, incluant moi-même, souffrent d’un manque de confiance en elles. Dans certains cas, ça se limite à une ou à quelques parties de leur physique, ou encore à l’ensemble de leur physique; parfois, ça se limite à une ou à quelques parties de leur personnalité, d’autres fois à l’ensemble de celle-ci; parfois, ça englobe tout leur être au point où elles ne sont plus bien du tout dans leur peau.

Je croyais être plutôt seule là-dedans jusqu’à ce que des amies s’ouvrent peu à peu à moi et que je réalise que je n’étais pas seule. Une amie souffrant d’anorexie, une amie souffrant d’orthorexie, une amie s’entraînant de manière excessive, une amie complexée par la largeur de ses hanches, une par ses poignées d’amour, une par son petit ventre, une par ses trop petits ou trop gros seins, une par son acné ou ses rougeurs au visage, une amie persuadée de sa laideur, une amie qui n’ose pas se mettre en maillot de bain devant les autres, une amie qui ne pose pas des questions en classe par peur de paraître stupide, une amie convaincue de couler ses examens alors qu’elle a toujours des A. Vous comprenez, je pourrais continuer comme ça pour des lignes et des lignes.

Avant de poursuivre votre lecture, je vous invite d’ailleurs à regarder cette courte vidéo à la fois touchante et percutante. On y voit deux femmes, deux meilleures amies, ayant écrit les choses qu’elles n’aiment pas de leur propre corps, et se les lisant à haute voix : https://www.youtube.com/watch?v=LzT2ZzDXceg.

Mais pourquoi les femmes sont-elles si complexées? Pourquoi sont-elles si insécures? Je n’ai pas de réponse objective à ces questions (et je crois qu’y prétendre est impossible). Mais certaines pistes me semblent évidentes.

D’abord, on le sait déjà (mais on n’en parle tellement pas assez) qu'avec la publicité et les réseaux sociaux, la pression envers les femmes pour se conformer à des versions stéréotypées de la beauté et de la personnalité en général est immense, insupportable. Tous les jours, elles sont inondées d’images publicitaires, commerciales ou même personnelles altérées par Photoshop (logiciel d’édition d’image permettant notamment d’amincir les corps et de changer la couleur de la peau) ou des applications mobiles telles qu’Instagram (ajustement de la luminosité, les filtres, etc.). Il a depuis longtemps été prouvé que ces photos « perfectionnées » et irréalistes en accord avec les standards de beauté dominants dans la société ont un effet négatif sur les femmes, leur image corporelle et leur estime d’elles-mêmes (Jones, 2012; Crosson, 2014; Brown, 2014; Waller, 2015). En effet, celles-ci ont tendance à percevoir ces images comme fidèles à la réalité et à se baser sur celles-ci pour savoir ce qui est considéré comme normal ou désirable et deviennent insatisfaites de leur apparence souvent éloignée (défavorablement) de ces représentations. Pas étonnant de voir qu’un grand nombre de femmes, en particulier les adolescentes, développent des problèmes psychologiques tels que les troubles alimentaires. Et le pire dans tout ça, c’est qu’on ne se rend plus compte de l’influence de ces images tellement qu'elles sont omniprésentes. Elles sont devenues une véritable norme culturelle.

 Crédit: Peter Devito

Crédit: Peter Devito

Ajoutons à cette explication le format des réseaux sociaux tels que Facebook et Instagram. Ceux-ci favorisent la visibilité et la rétroaction (mentions « j’aime », commentaires, partages, etc.), et plus un utilisateur reçoit de la rétroaction, plus celui-ci devient populaire et valorisé par les autres (Van Dijck, 2013). Mais comment l’utilisateur fait-il pour aller chercher cette rétroaction? Encore là, nous savons depuis plusieurs années déjà que les utilisateurs des réseaux sociaux présentent une image embellie d’eux-mêmes, souvent conforme aux standards de beauté véhiculés par la société, dans le but de faire bonne impression sur leur audience (Herring et Kapidzic, 2015; Lupinetti, 2015; Turkle, 2011). Voyez-vous le cercle vicieux?

Les femmes sont non seulement exposées à des images perfectionnées et superficielles à travers la publicité, mais également au sein de leur propre cercle d’« ami.e.s » à travers les réseaux sociaux. Difficile de maintenir une perception réaliste de soi-même et des autres (et une bonne santé mentale) avec tout ça. La comparaison de femmes (surtout pour leur beauté) entre elles ou par les hommes est un véritable fléau, où certaines sont classifiées/discriminées comme « très belles », d’autres comme « belles », d’autres comme « correctes », d’autres comme « laides » et d’autres comme « affreuses ». C’est une compétition où tout le monde et personne ne gagne (tout le monde parce qu’il y a toujours une femme plus laide que soi pour se trouver plus belle et personne parce qu’il y a toujours une femme plus belle que soi pour se trouver plus laide). En fait, personne ne gagne vraiment.

 Crédit: Bodyposipanda

Crédit: Bodyposipanda

Ensuite, il me semble que la socialisation des femmes est un autre facteur important. Dès un très jeune âge, les femmes apprennent à se soucier du regard de l’autre, l’importance de la beauté, et ce que c’est qu’ « être belle » dans sa définition la plus étroite. Quand on complimente une petite fille, on lui dit souvent qu’elle est donc bien « belle ». J’ai l’impression que la culture dans laquelle je baigne valorise plus la beauté que n’importe quel trait chez la femme. Les industries de la mode et des cosmétiques carburent à la faible estime de soi, vendant des tonnes de produits aux femmes en leur promettant de les rendre belles et valorisées aux yeux de la société. Les films, la télévision, la musique, les vidéo-clips et la pornographie carburent à la présentation de femmes jeunes, flawless et féminines. Je ne dis pas que vouloir paraître à son avantage est mauvais, bien au contraire. Il n’y a rien de mal à se dorloter, à se maquiller et à porter des vêtements que l’on trouve beaux! Mais la vie n’est pas une compétition de beauté.

J’ai aussi l’impression que la culture valorise le perfectionnisme chez la femme. Très jeune, elle apprend qu’elle sera reconnue et aura une grande valeur si elle fait les choses soigneusement et parfaitement. On lui fait des éloges pour sa perfection et elle, à son tour, en vient à désirer ou même avoir besoin de cette approbation. Et sa confiance en soi se basant sur cette approbation, ce regard de l’autre, elle sera très instable. Si elle reçoit des regards et des commentaires positifs, elle se sentira bien et valorisée; si elle reçoit des regards et des commentaires négatifs, ou si ces regards et commentaires sont absents, elle se sentira mal dans sa peau et sans valeur.

Comme le soulignent Kay et Shipman dans ce merveilleux article (https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2014/05/the-confidence-gap/359815/), ce désir de perfection la suivra toute sa vie. Si elle voit beaucoup de ses collègues masculins prendre des risques, elle attendra souvent d’être 100% sûre, parfaitement prête et qualifiée pour passer à l’action. Elle évitera souvent de prendre des risques et de faire des erreurs, des éléments pourtant incontournables dans la construction de la confiance en soi. Elle se mettra elle-même une pression d'atteindre la perfection dans presque toutes les sphères de sa vie.

 Crédit: Ton Petit Look

Crédit: Ton Petit Look

Finalement, il me semble que je ne peux pas passer à côté de la question historique. Pendant des décennies, des siècles, les femmes ont fait profil bas, ont vécu dans l’ombre des hommes. Nous avons considérablement progressé, certes, mais l’histoire laisse des traces et fait partie de qui nous sommes aujourd’hui. Par exemple, comme le mentionnent Kay et Shipman dans leur article, oui les femmes souffrent d’un manque de confiance en elles, mais quand elles réussissent, s’affirment et agissent avec assurance, surtout en milieu professionnel, elles risquent de déplaire et d’être perçues comme étant agressives (et peuvent en payer un bien plus haut prix que les hommes).

Mon article peut sembler assez sombre et pessimiste, je vous l’accorde. Mon but ici n’est pas que vous finissiez cet article en vous disant que c’est épouvantable et qu’il n’y a rien à faire. Oui, c’est épouvantable, mais non, il n’y a pas « rien à faire ». J’aimerais terminer sur une note positive en parlant de tout ce qui me donne espoir autour de moi. Je vois des femmes (et des hommes) qui n’acceptent plus le harcèlement et qui martèlent l’importance du consentement (#metoo, #timesup, #etmaintenant), des femmes faisant partie du « body positive movement », qui adoptent une attitude de pardon, d’amour et d’affirmation envers leurs corps et qui n’ont plus peur de sortir sans maquillage ou de montrer leurs rondeurs, des femmes aux études supérieures ou occupant des positions professionnelles il n’y a pas si longtemps encore réservées aux hommes.

Il y a tellement de progrès autour de moi et il ne faut surtout pas lâcher, mesdames! Continuez comme ça, ne retenez pas seulement vos faiblesses ou vos travers, mais aussi vos forces et vos exploits! N’ayez pas peur de dire non, de poser vos limites sans vous sentir coupable! Donnez-vous le droit à l’honnêteté et l’intégrité, à la différence, sans vous sentir obligées de vous justifier! Faites un doigt d’honneur au mythe de la perfection et embrassez vos imperfections! Apprenez à vous aimer et vous respecter inconditionnellement, à croire en votre propre valeur indépendamment de vos accomplissements extérieurs! Cesser de vous comparer aux autres, tout le monde est différent et c’est ce qui fait la beauté de la vie! Essayez de changer votre discours intérieur pour le prendre plus constructif et bienveillant à votre égard, parlez-vous comme si vous parliez à votre meilleure amie! Prenez du recul et gardez un regard critique sur la pression sociale et médiatique, sur les images de la publicité et des réseaux sociaux! Prenez conscience de vos propres jugements envers vous-mêmes et les autres, faites un doigt d’honneur à la voix intérieure qui vous dit de douter de vous-mêmes et prenez des risques, faites des erreurs, parce que c’est HUMAIN!

Je sais, tout cela est tellement plus facile à dire qu’à faire, mais je suis persuadée que si on se le répète tous les jours, les choses vont continuer de s’améliorer. Comme dirait Obama, « Change will not come if we wait for some other person or some other time. We are the ones we've been waiting for. We are the change that we seek ». En d’autres mots, tout changement global commence par un changement individuel; il faut d’abord se changer soi-même si l’on veut changer les choses.

Vous êtes TOUTES des petits trésors. Peu importe votre apparence physique, votre personnalité, vos qualités, vos talents, vos défauts et vos imperfections, CHACUNE de vous est précieuse, a de la valeur, est forte et courageuse, est intelligente, est magnifique, est intéressante, est importante, et mérite d’être aimée. Vous avez toutes les raisons du monde de croire en vous.

Et surtout, VIVE LA DIVERSITÉ! Célébrons les différences que la vie nous a données… parce que si tout le monde était pareil, maudit que ça serait plate!

Je vous aime,

Laurie

 Crédit: Frances Cannon

Crédit: Frances Cannon

Bibliographie

·        Brown, A. (2014). Picture [Im]Perfect: Photoshop Redefining Beauty in Cosmetic Advertisements, Giving False Advertising a Run for the Money. Texas Review of Entertainment & Sports Law, 16, 87‑106. Repéré à http://heinonline.org/HOL/Page?handle=hein.journals/tresl16&div=10&id=&page=&collection=journals

·        Crosson, S. (2014). Photoshop Flawless: Is Excessive Digital Alteration of Commercial Photography Fraud and Deceptive Advertising Regulating California Businesses: Are Current Laws Best Serving the State’s Economic Interests or Has the Sun Set on California. Nexus: Chapman’s Journal of Law and Policy, 20, 67-92. Repéré à http://heinonline.org/HOL/Page?handle=hein.journals/nex20&div=7&g_sent=1&casa_token=&collection=journals

·        Herring, S. C. et Kapidzic, S. (2015). Teens, gender, and self-presentation in social media. International encyclopedia of social and behavioral sciences, Oxford: Elsevier. Repéré à http://ai2-s2-pdfs.s3.amazonaws.com/4069/e1f9e117696e501ca68bb283175d8da68d11.pdf

·        Jones, M. (2013). Media-Bodies and Photoshop. Dans Controversial Images (p. 19‑35). Palgrave Macmillan, London. doi:10.1057/9781137291998_2

·        Lupinetti, V. M. (2015). Self-presentation and social media: A qualitative examination of the use of Instagram by amateur NPC female figure competitors (Thèse de doctorat, San José State University). Repéré à http://search.proquest.com/openview/b1198c46643df43b6ccf0546dbf1db11/1?pq-origsite=gscholar&cbl=18750&diss=y

·        Turkle, Sherry. (2011). Alone Together, New York: Basic Books, pp. 187-209.

·        Van Dijck, J. (2013). The Culture of Connectivity: A Critical History of Social Media. Oxford University Press, n/a-n/a. doi:10.1093/acprof:oso/9780199970773.001.0001

·        Waller, D. S. (2015). Photoshop and Deceptive Advertising: An Analysis of Blog Comments. Studies in Media and Communication, 3(1), 109‑116. Répéré à http://www.redfame.com/journal/index.php/smc/article/viewFile/841/788

Une morale de vie

Te voilà toute petite ne sachant rien de ce que l'avenir te réserverait. Insouciante et souriante. Quand on est enfant, c'est ça la vie... non? Et plus tu vieillissais, plus tu te rendais compte que ta vie était loin d'être simple.

Une fois plus souciante de la vie, lors de l'adolescence, tu t'es vite rendue compte que tu étais loin d'avoir une vie parfaite. Ton père qui fut parti peu de temps après ta naissance n'eut sans doute pas conscience du mal que tu vivrais chaque jour en te réveillant. En te laissant avec ta mère, il n'avait pas deviné tout le mal qu'il te ferait.

 Crédit: Diariste

Crédit: Diariste

En entrant au secondaire, tu croyais que le mal que tu vivais se dissiperait tranquillement et qu'au fil des jours tu oublierais que ton père existait. Malheureusement, il s'avère que chaque enfant a besoin de ses deux parents pour bien se développer. Tu n'as jamais pu l'oublier. Tu avais besoin de lui. Et les questions apparurent : pourquoi t'a-t-il fait ça? Qu'est-ce que tu as bien pu faire pour vivre une telle terreur? Des questions qui viennent et reviennent continuellement dans ta pensée. Des questions auxquelles tu ne seras jamais capable de répondre. Comment éliminer tout ce mal qui est en toi? Comment avoir confiance en toi? Comment avoir confiance envers les autres?

En vieillissant, tu croyais être capable de vivre avec ça. Tu croyais être capable d'accepter le fait de ne pas avoir de papa. Malheureusement, c'est loin d'être aussi simple. Tout le mal que tu as eu t'apporte probablement toujours, aujourd'hui, autant de questionnements. Tout ce mal t'as fait vivre bien pire que le deuil d'un père : il t'a fait vivre l'intimidation, le rejet d'une fille qui n'était pas capable de se faire confiance. Parce qu'essaie de te faire confiance quand tu crois que ton papa est parti parce que tu n'étais pas assez bien ou assez belle pour lui. Tu as vécu l'enfer et tu le vis encore chaque jour. Tu as souvent pensé à t'enlever la vie. Tu croyais que tout ça te ferait du bien et que tu ne souffrirais plus.

Et puis, une nuit à l'urgence, c'est là que tu as vu cet inconnu recouvert d'un drap blanc; il venait de mourir. Tu as alors compris que la vie était si fragile et que l'on pouvait partir n'importe quand. Puis, c'est là que tu as pensé aux autres, aux gens que tu aimes, aux gens qui t'aiment. Tu as senti une force en toi qui te donnerait le goût de continuer d'avancer. Tu es donc sortie de l'hôpital avec une nouvelle manière de voir les choses, une force inestimable qui allait te donner le courage qui te manquait. Tu te sentais enfin libre. Tu n'oublieras jamais les blessures que tu as eues, mais enfin, tu pouvais respirer et vivre à fond ta vie de jeune adulte. Enfin, oui, tu as compris qu'être heureuse ne dépend que de toi. Que chaque personne est bel et bien maître de son bonheur.

Maintenant, tu vis une journée à la fois et tu te sens libre de ce que tu fais ou de ce que tu feras. Le mal n'a pas disparu, ton père n'est pas revenu à tes côtés, malgré le fait qu'il vive toujours dans la même ville que toi. Tu as juste appris à regarder arriver l'avenir la tête haute, d'une manière positive. Réalisons que notre vie est importante et que celle-ci peut être ébranlée à tout moment! Ayons le courage d'aider et de s'aider! Ayons le courage d'avancer et de poursuivre notre vie malgré nos obstacles. Soyons forts!

 Crédit: Sens Okare

Crédit: Sens Okare

Activités d'hiver 2018

Ça va faire deux semaines que vous avez repris les cours. Il fait froid dehors, mais ce n’est pas une raison pour ne pas profiter de la neige et des activités en plein air. Que vous soyez à Montréal, à Longueuil ou à Laval, vos villes s’organisent pour vous faire profiter de l’hiver. Alors, voici 10 idées d’activités à faire cet hiver!

 Crédit: Québec Original

Crédit: Québec Original

1.      Aller voir un spectacle ou un concert

Tout au long de l’année, de nombreux artistes viennent faire des concerts à Montréal. C’est une bonne façon de se libérer l’esprit entre deux travaux. Du 18 janvier au 3 février, allez vous défouler à l’Igloofest!

2.      Aller faire du patin

Vous voulez faire du sport après les fêtes, mais ça ne vous tente pas d’aller au gym. Les patinoires sont à votre disposition! Vous pouvez profiter de la vue et de l’ambiance festive du Vieux-Port, mais aussi patiner dans le parc de votre quartier ou dans une patinoire couverte de votre ville.

3.      Aller se promener au centre-ville et profiter de la Luminothérapie

Fin janvier rime aussi avec fin des animations lumineuses sur la Place des Arts, alors autant en profiter tant qu’elles sont encore là! D’ailleurs, il y aura des guimauves gratuites grillées sur le feu les 27 et 28 janvier! Mais un mois après, c’est Montréal en lumière qui débute ! Dès le 22 février, vous pourrez profiter d’activités pour la plupart gratuites (curling, patin, tyrolienne, etc.) et découvrir des œuvres d’art lumineuses et interactives.

PS : Ne passez pas à côté de la nuit blanche de Montréal le 3 mars prochain!

4.      Aller voir une exposition

Dans la même veine que d’assister à un spectacle ou à un concert, pourquoi ne pas aller voir une exposition? Vous pouvez aller au Musée d’art contemporain, au Centre Phi, au Musée de la mode ou au Biodôme de Montréal!

5.      Aller à l’observatoire et profiter de la vue

Quoi de mieux qu’une promenade dans la neige pour se rafraîchir les idées? Vous pouvez vous promener dans les parcs (des marches nocturnes y sont aussi organisées) ou, pour les plus courageux, aller en haut du Mont-Royal jusqu’au point de vue et observer le paysage avec une bonne tasse de chocolat chaud entre les mains. En plus, c’est gratuit!

 Crédit: TVA

Crédit: TVA

6.      Faire de la luge

Autres que les circuits de promenades, plusieurs dispositifs sont mis en place dans des parcs, notamment des pistes de luge ou des patinoires libres. Tu peux aussi faire du ski de fond ou de la raquette! Alors, habille-toi chaudement puis viens profiter des aménagements du parc de ton quartier!

7.      Faire du chien de traîneau

Un peu plus à l’extérieur de la ville, pourquoi ne pas faire une virée en chien de traîneau? Il y a différentes entreprises de traîneau à chiens à l’extérieur de Montréal, comme dans la région des Laurentides, dans la région de Lanaudière ou en Outaouais.

8.      Profiter des activités hivernales dans chaque ville

Si on n’a pas toujours de bonnes idées de sorties à faire avec ses amis ou avec sa famille, les villes mettent en place des journées hivernales pendant lesquelles plusieurs activités en plein air sont organisées. Les week-ends du 20 janvier au 11 février aura lieu la Fête des neiges de Montréal. Au programme : couloirs de glace, tyrolienne, lancer de haches, sculpture de glace, traineau à chiens et beaucoup d’autres activités.

9.      Boire un chocolat chaud dans un café 

Une sortie classique qui peut faire du bien pendant les périodes de grand froid. Aller boire un chocolat chaud dans un café, lire un livre et juste se relaxer.

10.  Partir skier un week-end

Les pistes de ski sont à moins d’une heure de route d’ici! Parmi ceux-ci, on y retrouve au Mont Rigaud (Montérégie), à Bromont (Cantons-de-l’Est) ou encore à Ski Montcalm dans la ville de Rawdon (Lanaudière). Profitez-en!!

 Crédit: Québec Original

Crédit: Québec Original

Ces idées ne sont qu’un tout petit échantillon des choses que vous pouvez faire cet hiver. Je vous mets ci-dessous un lien vers les activités de Montréal, Laval et Longueuil. Checkez-les régulièrement pour ne pas manquer une opportunité!

Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page_pageid=5798,85623579&_dad=portal&_schema=PORTAL

Laval : https://www.laval.ca/Pages/Fr/Calendrier/recherche-activites.aspx#keywords=&advanced=false&isFree=all&clienteles=&categories=&subcategories=&tags=&startDate=2018-01-13&endDate=2018-01-13

Longueuil : https://www.longueuil.quebec/fr/evenements

Mythes et légendes urbaines de l'UdeM

L’Université de Montréal a été fondée en 1878, c’est-à-dire il y a exactement 140 ans. Cet endroit a connu son lot d’histoires et a été la proie d’innombrables légendes urbaines toutes plus bizarres les unes que les autres. C’est pourquoi cet article relate six mythes et légendes de l’UdeM. Que ces mythes et ces légendes soient vrais ou non, c’est à vous d’en juger:

 Crédit: Bobthune

Crédit: Bobthune

 

Un Minotaure dans le pavillon Roger-Gaudry

  • Cette créature mi-homme et mi-taureau est connue principalement dans les écrits de la mythologie grecque. Cependant, plusieurs étudiants et étudiantes auraient juré avoir aperçu ce monstre dans le pavillon Roger-Gaudry. Avec des escaliers sans issues et des couloirs ne menant nulle part, il est possible que ce monstre s’y retrouve. Les témoignages divergent, mais la plupart disent l’avoir aperçu au deuxième étage, là où il y a plusieurs recoins sinueux et où il est facile de se cacher. Quoi qu’il en soit, pour chaque personne qui se rend dans le labyrinthe du pavillon Roger-Gaudry, il est conseillé de s’équiper d’une pelote de fil qui vous permettra de revenir sur votre point de départ si vous tombez face à face avec le Minotaure qui risque de vous dévorer vivant.

 

Une bombe atomique dans l'Université

  • Plusieurs personnes en ont parlé au fil du temps, mais ce n’est que depuis quelques années que cette légende a été confirmée : l’UdeM a bel et bien participé au projet Manhattan (le projet qui a mené vers la production de la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale). En effet, selon un article paru dans Le Devoir, l’Université a accueilli en 1943 un laboratoire secret de physique nucléaire dans l’aile ouest du pavillon Roger-Gaudry. Intitulé le « Laboratoire de Montréal », ce laboratoire de recherche avait comme mission de servir les recherches reliées au projet Manhattan. Cependant, l’année suivante, l’équipe qui œuvrait dans ce laboratoire a disparu. Elle a été redécouverte dans un autre laboratoire en Ontario en 1944.

 

Un sort magique dans le tunnel de la rampe

  • Suite à la mort tragique d’un travailleur en février 2016, le tunnel de la rampe a dû être fermé indéfiniment. Bien que l’UdeM ait sans cesse repoussé la date de réouverture, plusieurs rumeurs ont commencé à circuler sur les raisons qui ont poussé l’Université à le rouvrir en décembre 2017 sous le nom de « tunnel de la montagne ». La rumeur la plus répandue serait qu’un sort magique, ou encore de la magie noire digne de l’univers d’Harry Potter, ait empêché la construction et l’ouverture de cette rampe dans les temps. C’est à partir de ce moment que serait née la légende de la rampe. De plus, ce serait l’explication la plus logique si on considère que le palais de Cléopâtre a été construit en trois mois, alors que la rampe a pris près de deux ans avant sa réouverture.

 

Un portail vers une autre dimension dans Jean-Brillant

  • Si vous prenez les escaliers les plus proches de l’entrée principale du pavillon 3200 Jean-Brillant, vous remarquez qu’entre le deuxième et le troisième étage, il y a un autre étage. À cet étage, il y a une porte sur laquelle on y retrouve l’indication « mezzanine ». Mais en réalité, selon la légende, cette porte mènerait vers une autre dimension. Peu de personnes y sont entrées et encore moins en sont revenues. Parmi les témoignages recueillis des gens qui sont revenus intacts de ce mystérieux endroit, il y aurait eu, à un moment, diverses rencontres avec des personnes jouant à des jeux tels que « Dead of Winter », « Pandemic » et « Magic Maze ». Il y aurait également eu des ateliers de cuisine et une soirée potluck. Bref, le mystère reste entier!

 

Le pavillon Marie-Victorin était un hôpital psychiatrique?

  • Plusieurs personnes croient que le pavillon Marie-Victorin était autrefois un hôpital psychiatrique, probablement dû à sa structure où il est facile de se perdre. En réalité, l’immeuble était à l’origine l’Institut Jésus-Marie, construit pour répondre aux besoins des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Donc, avant le rachat de l’immeuble par l’UdeM, ce bâtiment avait un caractère religieux et non psychiatrique. Cependant, des étudiants et des étudiantes en biologie et en psychologie auraient constaté des phénomènes surnaturels dans leur local d’association étudiante respectif. Il est toutefois possible qu’une sœur hante le pavillon, sans qu’on ne connaisse les raisons de sa présence. Des années plus tard, nul ne sait ce que cet esprit veut réellement.

 

Le vampire de communication

  • Cette légende prend ses racines selon des rumeurs propagées parmi les étudiants et les étudiantes du département de communication. En effet, la légende voudrait qu’une personne soit en réalité un vampire qui viendrait, à chaque année, mordre un étudiant ou une étudiante dans une de leurs soirées 4 à 7 (dans le Cafcom ou à La Maisonnée), pour le transformer en vampire. Personne ne sait de quel sexe est le vampire, ni s’il ou elle est en communication ou en communication et politique. Nul ne sait également si ce vampire est toujours aux études ou a gradué. Par contre, plusieurs anciens étudiants et anciennes étudiantes viennent souvent faire leurs tours dans les diverses soirées, donc il est possible que le vampire se terre parmi ces personnes en ce moment.
 Crédit: Plus fort

Crédit: Plus fort

Merci à Marc-André Bergevin et à Lausanne Côté-Pouliot pour leurs contributions à cet article.

Bien s'alimenter à l'Université : un luxe?

L'université n'a pas été douce avec ta résolution du jour de l'An, et tu t’es promis que 2018 serait l’année ultime… comme l’année dernière, et celle d’avant? Tu es tanné d'entendre ta mère te dire que tu n'avais qu'à manger tes croûtes de pain et à prendre tes vitamines Pierrafeu quand tu étais plus jeune? Tu crois ton ami(e) « granola » sur parole quand il/elle te dit que l'avocat est un aliment magique, mais que tu n’en as jamais vu ailleurs que dans des sushis? Chaque fois que tu touches autre chose qu'un micro-ondes, tu évites de justesse l'incendie de quartier? Tu es tombé sur le bon article!

 Crédit: Me.me

Crédit: Me.me

C'est connu, l'université peut être éreintante : l'anxiété de performance, les délais pressants, les nuits de sommeil sacrifiées pour les travaux pratiques et examens théoriques exigeants, sans oublier les fameux partys de « culture de bedaine de bière ». Dans ces circonstances, bien manger semble parfois être un objectif inatteignable, parce qu’on se dit automatiquement que c’est soit trop dispendieux, soit trop accaparant en matière de temps. Pourtant, c’est bien connu, une bonne alimentation est un facteur important contribuant à la réussite scolaire. De nombreuses études montrent le rôle essentiel d’une alimentation variée et équilibrée dans le développement cognitif des enfants, mais aussi dans leur capacité à performer intellectuellement durant le reste de leur cheminement scolaire jusqu’à l’âge adulte. Même si les rāmen et le Kraft Dinner sont techniquement des pâtes et que les Froot Loops sont fait de blé et ont une saveur de fruit, ils n’ont aucune valeur nutritive réelle et font probablement plus de tort que de bien à ton corps! Tu souhaites changer tes habitudes, mais tu ne sais pas où et par quoi commencer? Voici un petit guide qui va t’aider à mieux gérer tes projets de saine alimentation et à te sentir outillé.

 Crédit: Rachele Cateyes

Crédit: Rachele Cateyes

Bien manger, c’est connaître les propriétés des aliments qui sont à notre disposition, mais c’est aussi connaître son corps et ses attitudes. Trois questions s’imposent avant d’amorcer des changements :

1- Quelles sont mes motivations? Est-ce que je souhaite simplement améliorer mes performances et ma forme physique générale? Est-ce que ça t’énerve d’être sur le bord de t’époumoner chaque fois que tu montes une quinzaine de marches? Déterminer clairement ce qu’on recherche permet de bâtir un plan efficace et durable. Certains buts que l’on se fixe sont parfois source d’émotions négatives et nous incitent davantage à procrastiner : une vision trop idéaliste, voir irréaliste, de l’apparence physique que l’on pense devoir afficher, par exemple.

2- Qu’est-ce que je connais réellement des aliments qui me sont offerts? Savoir les qualités nutritionnelles de ce qu’on donne à notre corps nous permet certainement de faire des choix plus judicieux lorsqu’on fait notre épicerie. Qu’est-ce qu’on entend par les termes « qualités nutritionnelles »? On fait référence ici à toutes les caractéristiques englobant la composition de l’aliment. Est-il majoritairement fait de lipides, de protéines, de glucides ou de fibres? Quels nutriments, vitamines, minéraux et sels m’apportent-ils? Connaître toutes ces valeurs nous permet de dégager les bénéfices et les méfaits des aliments et, par conséquent, d’être en mesure de les trier en fonction de ces derniers. On les retrouve généralement sur les étiquettes à l’arrière des produits.

 Crédit: Ottawa Heart

Crédit: Ottawa Heart

3- Mon hygiène générale de vie et mes habitudes sont-ils favorables à ma réussite? Avoir un horaire surchargé, par exemple, peut rendre la tâche d’intégrer la cuisine à son quotidien difficile; des cycles de sommeil très courts ou irréguliers peuvent engendrer des pulsions orientées vers des aliments plus réconfortants tels que sucrés, salés ou gras; des nuits de débauche alcoolisée peuvent interférer avec les progrès que l’on tente de faire, etc. C’est coutume de s’empiffrer à La Banquise ou chez Le Roi du Smoke Meat après la fermeture des bars, sans oublier l’alcool qui est assez riche en teneur calorique et plus particulièrement en sucre.

 Crédit: Huelva Red

Crédit: Huelva Red

Reprenons le sujet de la deuxième question : peut-on définir plus exactement des glucides, des protéines, des lipides, des fibres et quelle place occupent-ils dans le maintien de notre organisme?

Un glucide, plus clairement expliqué, représente une source d’énergie potable à court terme et facile pour le corps à absorber. C’est un sucre. Le sucre ne se présente pas toujours nécessairement sous la forme de sucre granulé (ou raffiné/de table) que l’on utilise généralement pour faire des recettes, mais aussi sous la forme de féculents (par exemple en grains tels que le blé ou l’avoine; les tubercules comme les pommes de terre, etc.). Ce qui est important à retenir est simple : certains glucides (ou sucres) sont plus optimaux que d’autres pour soutenir une forme physique adéquate, parce que le corps peut les utiliser sur le long terme (ils fournissent une source d’énergie que le corps peut utiliser plus longtemps parce qu’ils les absorbent plus graduellement). Un féculent, comme les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves rouges et noires, etc.), vous procurera une source d’énergie pendant plusieurs heures, parce qu’il est plus complexe à digérer et à absorber pour l’organisme. À l’inverse, du pain ou des pâtes, principalement composés de blé, vont être absorbés plus rapidement, parce qu’ils sont moins complexes.

Pourquoi considère-t-on certains glucides « complexes »? Parce qu’ils forment des combinaisons de plusieurs types de sucres et rendent le travail plus difficile pour l’organisme de les décomposer et de les assimiler. Les « disaccharides » et « polysaccharides » sont des glucides dits complexes et les « monosaccharides » sont des glucides dits simples. Conclusion : les glucides nous énergisent et se présentent sous forme de sucres décomposables par l’organisme qu’il va ensuite utiliser pour faire fonctionner ses cellules.

À noter, bien que le Guide alimentaire canadien soit actuellement en révision en vue d’y apporter des corrections, il conseille néanmoins de ne pas consommer plus de 25 grammes de sucre ajouté quotidiennement. Sucre ajouté? On parle ici de glucides dits « simples » justement : le sucre raffiné (comme le sucre de table blanc ou brun, le sirop d’érable, le miel, les sources isolées de fructose, etc.). Ces glucides sont des sucres à éviter, parce qu’ils sont très concentrés et absorbés rapidement. Un exemple qui reflète bien le cas problématique des sucres simples/ajoutés est notre très chère vedette québécoise : le sirop d’érable. Un tout petit quart de tasse (¼) de sirop d’érable contient 45 grammes de sucre! C’est déjà 20 grammes de sucre ajoutés en surplus dévorés avec nos pancakes en matinée seulement, en comparaison avec les maigres 25 grammes qui nous sont alloués sur une journée complète. Rare sont ceux qui font preuve d’assez de résilience et de retenue pour ne pas en abuser, avouons-le! Si le corps n’en a pas besoin autant sur le coup (comme lorsque vous faites un exercice physique intense, par exemple), il aura comme réflexe d’aller stocker le surplus inutilisable. Qu’est-ce que cela signifie? Que tout le sucre que tu manges dont ton corps n’a pas immédiatement besoin sera transformé sous forme de graisse ou de glycogène dans ton foie et mis en réserve. Si vous n’êtes pas régulièrement actifs et sédentaires, tous ces surplus accumulés augmentent le risque d’embonpoint et d’une multitude d’autres conditions médicales qui en découlent (le diabète de type 2, par exemple).

O.K.! Mais en gros, concrètement, tout ce charabia veut dire quoi? Ça veut dire :

●      Évite les glucides (sucres) simples ou les aliments à forte teneur en sucre ajouté. Ces sucres sont généralement ajoutés lors du processus de transformation pour rehausser le goût de l’aliment ou modifier sa texture. Par exemple, le blé d’un muffin représente une source de glucides naturels. Le sucre de table qui y est mis en extra pour lui donner un vrai goût de sucré représente un sucre ajouté. Porte attention au pourcentage de la valeur quotidienne dans la section intitulée « sucre » sur l’étiquette derrière les produits et calcule approximativement le nombre que tu accumules afin de ne pas dépasser les 25 grammes maximaux recommandés par jour. Le pourcentage de la valeur quotidienne de glucides que tu ingères durant ta journée est aussi important, il est également indiqué sur l’étiquette à l’arrière des produits et c’est un bon repère pour connaître la quantité adéquate qu’il est recommandé de consommer par jour.

●     Aliments vedettes : les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves rouges/noires/blanches, etc.)! Riches en nutriments tels que le potassium, le calcium et le fer, ils sont également une source de glucides lents (complexes), ne contenant généralement pas de sucres ajoutés, et super économiques. Quoi en faire? Des salades! Achète-toi des cannes de légumineuses à l’épicerie, rince-les à l’égouttoir au moment venu de les manger, mélange-les à d’autres légumes coupés, comme des concombres et des tomates avec une vinaigrette quelconque.

●     Aliments contre-indiqués à surveiller ou à consommer avec modération : les bonbons, les pâtisseries (viennoiseries, muffins, gâteaux, biscuits, etc.), la crème glacée, le Nutella (eh oui, le Nutella contient des quantités astronomiques de sucre, 11 g pour une seule cuillère à soupe… je ne sais pas pour vous, mais moi, une seule cuillère à soupe sur ma toast, ça n’a jamais été possible), les jus (qui n’offrent pas les bienfaits des fibres, mais seulement le sucre du fruit et en quantité concentrée : un verre de jus peut contenir le sucre de plus de 5 oranges), les céréales hyper sucrées (Froot Loops et compagnie), les vinaigrettes et les sauces, etc.

 Crédit: Nutriting

Crédit: Nutriting

Passons maintenant les lipides en revue! Si les lipides (ou les gras autrement dit) ont longtemps été diabolisés, de plus en plus d’études ont permis de démentir les croyances négatives qui leur étaient associées. Les lipides, c’est-à-dire les graisses animales et végétales, représentent également une source d’énergie pour le corps : elles sont généralement lentement absorbées ou mises en réserve et elles représentent la source d’énergie la plus dense par gramme. Les lipides servent également à conserver la chaleur et donc à maintenir les niveaux thermiques du corps, mais aussi à amortir les chocs contre les organes. La quantité quotidienne maximale recommandée, pour un régime calorique de 2000 calories, représente approximativement 65 g de lipides par jour. Les types de gras à privilégier, les gras insaturés, et surtout monoinsaturés, proviennent principalement de sources végétales (l’huile d’olive, par exemple, ou les gras contenus dans les avocats, les noix, etc.).

Les sources de graisses animales à considérer sont les oméga-3, dont les poissons gras, tels que le saumon. En effet, les gras insaturés ont été reconnus comme ayant un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires : ils tendent à faire baisser le taux de mauvais cholestérol. Ils facilitent aussi l'absorption de certaines vitamines (A,D,E,K). Les types de gras à consommer avec modération sont les fameux gras saturés, habituellement en provenance animale, mais parfois végétale (comme l’huile de palme). Les gras saturés sont associés aux maladies cardiovasculaires comme l’athérosclérose (l’accumulation de « plaques lipidiques », ou de graisse, sur les parois de certaines artères du cœur qui augmentant le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral).

Les gras les plus néfastes sont les gras trans. En effet, ils sont présents naturellement en quantité infime dans certaines sources animales, mais ils sont généralement le produit de l’hydrogénation des huiles liquides en graisses semi-solides, comme la margarine, les aliments frits et les « shortenings ». Les gras trans augmentent non seulement le taux de mauvais cholestérol, mais diminue également le taux de bon cholestérol. Ils ont donc un impact doublement nocif sur l’organisme pouvant mener à une incidence cardiovasculaire. Sache que ton cerveau est composé à plus de 60 % de matière grasse! Les diètes riches en lipides ont d’ailleurs démontré un effet protecteur contre les maladies neurodégénératives et les cas épileptiques.

●     Les aliments vedettes dans la catégorie lipides (ou gras) : les avocats, les noix, les poissons gras (saumon, maquereau, sardines, etc.), l’huile d’olive, etc. Malheureusement, ce sont tous des aliments peu abordables, mais forts consistants. Il n’est donc pas nécessaire d’en consommer en grande quantité pour en soutirer un apport calorique suffisant ou bénéficier de leurs propriétés.

●     Les aliments à éviter ou à consommer avec modération : les aliments très riches en gras saturé (comme les viandes grasses), ou contenant des gras trans : les aliments frits (beignes, ailes de poulet, etc.), les huiles hydrogénées (la plupart des margarines, le Nutella contenant de l’huile de palme modifiée et le beurre d’arachides Kraft), etc.

 Crédit: Objectifs Fitness

Crédit: Objectifs Fitness

Au tour des protéines! Les protéines sont de grosses molécules composées de sous-unités appelées acides aminés. Pour qu’une protéine soit fonctionnelle, elle doit contenir vingt sortes différentes d’acides aminés. Huit d’entre eux sont essentiels. On entend par là que l’organisme n’est pas en mesure de les produire, il est donc nécessaire d’aller les chercher au quotidien dans notre alimentation. Les douze autres acides aminés sont conçus in vivo par le corps humain (par lui-même). Les protéines de source animale contiennent les huit acides aminés essentiels (viandes, poissons, oeufs). Le corps peut alors les utiliser immédiatement, et ce, de façon optimale. Les protéines de sources végétales sont parfois déficientes en acides aminés : elles ne contiennent pas tous les huit acides aminés essentiels.

La théorie de la combinaison des protéines, avancée par l’écrivaine Frances Moore Lappé,  stipule qu’il faut manger des protéines végétales aux acides aminés complémentaires (comme les légumineuses et le blé, par exemple), à l’intérieur du même repas, pour que ces protéines soient considérées complètes et fonctionnelles. Cependant, même s’il est effectivement recommandé de combiner les sources de protéines végétales pour que le métabolisme en fasse une utilisation plus nette, la théorie a été réfutée par ses principaux défenseurs. En effet, c’est un mythe que de croire qu’une alimentation végétarienne ou végétalienne favorise le déficit protéique. Il est tout à fait possible d’adopter des pratiques alimentaires végétariennes ou végétaliennes et maintenir un niveau de protéines adéquat sans nécessairement se soucier de combiner les bonnes sources au bon moment.

D’ailleurs, Lappé corrige ses affirmations un peu plus tard en 1981 dans son livre « Diet For A Small Planet » : « Avec trois exceptions importantes, il y a très peu de danger d'avoir un déficit de protéines en mangeant des aliments végétaux. Les exceptions sont les régimes très fortement dépendants (1), des fruits (2), de certains tubercules tels que la patate douce ou le manioc (3), de la malbouffe (farines raffinées, sucres, et graisse). Heureusement, relativement peu de personnes dans le monde essaient de survivre avec des régimes alimentaires dans lesquels ces aliments sont la seule source d'apport calorique. Dans tous les autres régimes alimentaires, si une personne obtient assez de calories, elle est en pratique certaine d'obtenir assez de protéines ».

Les protéines servent principalement au soutien (production, maintien et réparation) des poils, des ongles et du collagène présent dans les ligaments, les tendons et la peau. Elles ont aussi pour rôle de transporter l’oxygène dans le sang, entre autres : l’hémoglobine est une protéine qui se charge de cette activité. Elles servent à défendre ton corps : oui, les anticorps sont des protéines! Elles peuvent également réguler l’activité hormonale : l’insuline, par exemple, est l’hormone du pancréas, permettant de stabiliser les niveaux de sucre présents dans le corps (elle participe à entretenir un taux de glycémie équilibré).

●     Les sources de protéines animales à considérer : le poulet, le poisson et les œufs! Ce sont des protéines maigres et complètes, mais aussi les moins chères du marché. Il y a aussi les cannes de thon. C'est un choix bon marché, mais également ultra performant : une canne de thon régulière à elle seule contient 30 grammes de protéines et n'équivaut qu'à 120 calories. C'est le temps « d'upgrader » tes sandwiches au thon! De plus, les œufs, en particulier, contiennent de l’albumine : la protéine la plus efficace pour la reconstruction cellulaire!

●     Les sources de protéines végétales à prioriser : le quinoa et le soja! Deux protéines végétales et complètes (elles contiennent effectivement toutes les huit acides aminés essentiels).

 Crédit: Sport Alimentation

Crédit: Sport Alimentation

Pour conclure, il y a aussi les fibres! Le rôle des fibres a toujours été nébuleux ou expliqué un peu trop brièvement. Les fibres, plus précisément, ce sont en fait des glucides non digestibles par l’organisme et elles ne représentent pas des nutriments, puisque nous ne les utilisons pas comme source d’énergie ou pour bâtir nos cellules. Qu’apportent-elles donc de considérable à l’organisme, par conséquent? Les fibres solubles (fruits, avoine, etc.) ont comme pouvoir de se lier au cholestérol et d’en réduire l’absorption. Les fibres insolubles assurent tout simplement un meilleur transit mécanique. Il a toutefois été démontré qu’un régime haut en teneur de fibres diminuait significativement les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer du côlon.

 Crédit: Gut Microbiota

Crédit: Gut Microbiota

Existe-t-il réellement des sortes de bons sucres ou de mauvais sucres? Quoi penser des produits laitiers? Des cures de jus? De la caféine? Du gluten? Des suppléments de protéines? Consulte le site du Pharmachien pour répondre à tes questions concernant ces sujets. Le Pharmachien est un site internet de vulgarisation médicale scientifique destiné à démystifier les croyances populaires entourant le domaine médical. Il a été conçu et écrit par Olivier Bernard, pharmacien à temps partiel, titulaire d’une maîtrise en génétique moléculaire. Il informe les gens grâce à son expertise de façon humoristique et accessible (http://lepharmachien.com/).

Un mot sur l’eau : l’humain en a besoin d’en moyenne 2 litres par jour pour remplacer les fluides qu’il perd lorsqu’il transpire, filtre les impuretés grâce à ses reins, salive, etc. Deux litres d’eau, c’est à peu près 4 bouteilles d’eau de 500 ml par jour ou 8 verres d’eau moyens de 250 ml. L’eau aide ton organisme à réguler ta température, à absorber tes nutriments de façon plus productive, à amortir les chocs en tant que coussin protecteur entre tes organes ou tes articulations, à faciliter le transport des substances, et à lubrifier les muscles, comme le cœur par exemple.

Autrement dit : bois ton eau, c’est un élément qui contribue de façon considérable à tous les processus physiologiques du corps humain, celui de traiter l'absorption des aliments, entre autres. À savoir aussi : quand ton corps est déshydraté, il entre dans un état de survie et il envoie des signaux trompeurs et confus à ton corps. Il cherche à t’indiquer que tu dois boire, mais cela va peut-être se manifester à travers des pulsions alimentaires. En effet, quand notre corps a besoin d’eau, notre cerveau est parfois porté à l’interpréter comme un manque de sucre, de sel ou de gras! Boire de l’eau te permet donc de contrôler ces excès!

 Crédit: Pinterest

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Sur ce, personnellement, je conseille à tout le monde d’essayer de faire de la place dans son budget pour favoriser des options plus santé dans leurs choix alimentaires et dans son horaire pour apprendre à cuisiner! Explore les circulaires à la recherche des rabais, privilégie les commerces alimentaires qui mettent davantage l’accent sur leurs politiques économiques que sur leurs côtés esthétiques (ton poivron rouge à 5 $ chez IGA, tu peux l’avoir pour 1,99 $ chez l’Intermarché, il est juste un peu plus laid), consulte les pages Web avec des recettes faciles à réaliser, prépare tes repas d’avance si possible, mais surtout : sois constant dans ton approche! La discipline, ça ne porte pas fruit quand elle n’est opérante qu’un jour sur deux. C’est d’ailleurs parfois plus motivant de débuter un programme avec des amis! Fixe-toi des petits objectifs raisonnables et amusants à atteindre, compare tes résultats de façon constructive et partage tes combinaisons gagnantes!

Pour terminer, il demeure important de se rappeler que les excès peuvent se produire dans les deux sens : nous rappelons à tout le monde qu’un corps sain dans un esprit sain, ça passe par des choix alimentaires judicieux en termes de qualité, mais aussi de quantité. Cet article ne vise pas à encourager des pratiques qui pourraient mettre en danger l’intégrité physique ou psychologique de nos lecteurs. L’orthorexie, par exemple, consiste à sélectionner de manière obsessionnelle les aliments perçus comme les plus santé. Cet article promeut la modération dans les plaisirs, mais aussi dans sa perspective de discipline! Le bol de popcorn au caramel devant un bon film ou les typiques ailes de poulet durant le match de football ne tueront personne et ne contribueront pas à gâcher tous tes résultats.

 Crédit: Pinterest

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Si cet article t’a plus, alors surveille l’arrivée de la deuxième partie : tu y retrouveras trois entrevues! Une avec un physiothérapeute de l’Institut de Cardiologie de Montréal et diplômé de l’UdeM, une avec un danseur et chorégraphe, ainsi qu’une avec une étudiante végétalienne. Tout ça avec des vidéos en prime!

Bonne rentrée à tous!

 Crédit: Pinterest

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Références :

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=calcul-glucides-et-glycemie-choisir-les-bons-glucides

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1010600/sucre-ajoute-produits-alimentaires-emballes-nourriture-boisson-enfants

http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/1090198117699508

- Mader, Sylvia S. et Windelspecht, M. (2014). Biologie humaine ( 2e éd.). Montréal : TC Médias Livres Inc. 

- Lambrechts, D. A. J. E., de Kinderen, R. J. A., Vles,  J. S. H.,  de Louw, A. J. A., Aldenkamp, A. P.  et Majoie, H. J. M. (2016). A randomized controlled trial of the ketogenic diet in refractory childhood epilepsy. Acta Neurologica Sacndinava, 135(2), 231-239, doi: 10.1111/ane.12592

- Diet for a Small Planet (ISBN 0-345-32120-0), 1981, p. 162; emphasis in original