Une application de type Tinder pour les ados?

Depuis sa première édition, sortie le 15 septembre 2012, l’application de rencontre Tinder n’a cessé de croître pour atteindre aujourd’hui plus 10 millions de « Tinder match » par jour. À ce chiffre impressionnant s’ajoutent les 750 millions de « swipes » par jour (Tinder pour les nuls). C'est intéressant de voir l’engouement que les gens de 18 ans et plus ont pour une telle application. Et pour les plus jeunes? Oui, ceux âgés de 13 et 17 ans ont-ils leur propre application de rencontre? J’étais très curieuse de découvrir la réponse et après plusieurs discussions avec des jeunes de mon entourage, je suis tombée sur un article présentant l’application Yellow. Cette application offre l’opportunité à ces jeunes de 13 et 17 ans de rencontrer de nouveaux « amis ». Elle fait beaucoup jaser, puisqu’elle inquiète énormément les parents qui se questionnent sur la sécurité de leurs enfants.   

Crédit: Inverse

Crédit: Inverse

L’idée première entourant la création de Yellow était de développer une plateforme sociale pour que les ados de 13 à 17 ans puissent former de nouvelles amitiés. Depuis son lancement en 2015, cette application compte plus de 10 millions d’abonnés (Manenti, 2017). Incroyable, vous direz! Le plus impressionnant est certainement leur stratégie de communication basée sur le « bouche-à-oreille ». Les jeunes, en informant leurs connaissances et ainsi de suite, ont permis à l’application de devenir une tendance incontournable qui continue de se répandre partout sur le globe comme de la poudre à canon. À maintes reprises, Yellow est comparée à notre fameuse application Tinder pour les adultes, puisque les deux applications permettent de rencontrer et d’interagir avec des personnes leur étant inconnues et que celles-ci comportent sensiblement le même système de « swipe » et de « like ». Il est donc facile de confondre les deux applications étant donné leurs similarités frappantes.

Malgré les bonnes intentions énoncées par les fondateurs de cette plateforme sociale, il ne va pas sans dire que les parents des utilisateurs de Yellow sont inquiets pour la sécurité de leurs ados abonnés à ce service de rencontre. Les développeurs de l’application se font rassurants quant aux dispositions prises dans le but de resserrer la vis pour une meilleure protection de leurs utilisateurs. Les mesures prises pour la sécurité de ces jeunes sont diverses. Il y a tout d’abord le système, ou l’algorithme en tant que tel, qui réussit à identifier les faux profils avec de fausses photos et à évincer ces utilisateurs non conformes de cette collectivité fermée. Il y a aussi la coopération des utilisateurs qui eux peuvent identifier les personnes « louches » et ainsi alerter l’application de la problématique. De plus, l’application serait en mesure de cibler adéquatement les conversations relevant de l’intimidation et bien sûr les photos nues. L’équipe gérant l’application affirme que leur système serait plus sécuritaire que ceux de leurs rivaux (Manenti, 2017).

Ces jeunes que j’ai rencontrés durant mon processus de recherche pour cet article soulignent leur appartenance culturelle à l’application. Ils sentent qu’ils font partie d’une collectivité singulière sur une toile numérique immense. Cet espace collectif permet à ces jeunes de se sentir en sécurité et être entourés de leurs semblables. Bien qu’il puisse y avoir parfois quelques intrus dans cet univers distinct, les mesures énoncées ci-haut permettent de sécuriser l’application pour le bien-être de leurs utilisateurs.

Crédit: NBC News

Crédit: NBC News

À chaque nouvelle application créée, il y a un moment d’instabilité, d’insécurité et d’adaptation. Nous sommes en train de frapper ce mur et nous essayons de nous y adapter. En nous questionnant sur cette nouvelle application Yellow, nous voulons imposer notre force pour la modeler en fonction de nos normes et règlements dans notre société. Il est important de se rappeler que cette application est à la base un espace social utilisé, en premier lieu, pour discuter. Devrions-nous couper l’accès à cet espace collectif numérique à nos jeunes de 13 à 17 ans? Si oui, cela montre-t-il notre conservatisme et notre dégoût de l’évolution de notre société?

Sources: 

  • www.tinder-pour-les-nuls.com/nombre-d-utilisateurs-tinder/
  • Manenti, B. (2017, 5 mars). Yellow, le “Tinder” des ados qui inquiète les parents. O. Repéré à https://o.nouvelobs.com/high-tech/20170302.OBS6017/yellow-le-tinder-des-ados-qui-inquiete-les-parents.html

Grande vente de beignes à l'UdeM

Alors que j’étais en train de naviguer très paisiblement sur la plateforme Facebook, une annonce a retenu mon attention : une vente de beignets KRISPY KREME sur le campus de l’Université de Montréal! Moi qui cherchais un article intéressant à rédiger dans le fabuleux journal COMMEDIA, j’étais emballée par le fait que j’allais enfin pouvoir « taper » mon premier article.

Malheureusement, faute de temps, je n’ai pas eu un délai assez raisonnable pour m’entretenir avec l’une des principales responsables avant l’événement et ensuite écrire mon article. J’étais un peu déçue, mais finalement j’ai trouvé la meilleure alternative : faire une interview après la vente pour savoir comment ça s’est passé et comment les responsables sont parvenues à faire une vente Krispy Kreme sur le campus de l’UdeM.

Crédit: Krispy Kreme

Crédit: Krispy Kreme

Ça semble ridicule, mais détrompez-vous : il y a un PROCESSUS IMPORTANT À SUIVRE!!! Oui, il y a des formulaires à remplir! Je vous explique :

Après leur fameuse vente de beignets, le 20 novembre dernier, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Julie Nguyen, l’une des responsables de l’évènement, pour comprendre le cheminement de son idée jusqu’à sa concrétisation.

Julie et son équipe sont actuellement finissantes au baccalauréat en enseignement adaptation scolaire et elles ont décidé de prendre l’initiative de faire une levée de fonds dans le but d’amasser de l’argent pour leur bal des finissants. Vu qu’elles ne savaient pas où s’informer pour bien connaître les procédures à suivre pour faire l’activité, elles ont décidé de s’y aventurer d’une manière instinctive et logique. Leur plan était simple : louer un local dans les pavillons Jean‑Brillant et Marie‑Victorin, commander les beignets Krispy Kreme sur leur site Internet et enfin, attendre impatiemment le jour de l’événement.

La vente a été un succès! Les 600 beignets, soit 60 % à Jean-Brillant et 40 % à Marie‑Victorin, ont été vendus comme des PAINS CHAUDS! Elles pensaient vendre leurs produits jusqu’à 16 h, mais finalement à 11 h 30, il n’y avait plus rien dans les deux kiosques. Elles ont même ajouté une touche d’originalité en invitant les étudiants et les étudiantes qui achetaient ces gâteries au coût de 1 $ de PIMPER leurs beignets pour quelques sous de plus en ajoutant un coulis chocolaté ou encore en les saupoudrant de petits bonbons SUPER délicieux.

Toutefois, cette joie s’est vite transformée par une préoccupation. En effet, un avis des services auxiliaires expliquant leur omission de mentionner le commanditaire Krispy Kreme lors de cette activité a suscité plusieurs questionnements au sein de l’équipe. Elles se sont rendu compte que de planifier une vente sur le campus de l’UdeM n’est PAS AUSSI SIMPLE que ça en a l’air.

Tout d’abord, l’avis a fait plus de peur que de mal. En discutant avec Julie Nguyen, celle-ci m’a fait comprendre que les services auxiliaires avaient fait une erreur. Depuis un certain temps, le service pensait qu’il fallait absolument remplir le formulaire de DEMANDE DE COMMANDITE lorsqu’un étudiant ou une étudiante vendait un produit avec une marque commerciale, comme Krispy Kreme, sur le territoire de l’université. Mais, ce n’est pas le cas. Si Julie Nguyen et ses amies étaient des employées de Krispy Kreme qui vendaient des beignets dans le but de récolter un montant d’argent au profit de l’entreprise Krispy Kreme, à ce moment-là, elles n’auraient pas eu d’autres choix que de remplir ce formulaire. Or, ces étudiantes sont effectivement des étudiantes de l’UdeM qui font une levée de fonds dans le but de financer une activité en lien avec leur étude.

Toutefois, vu que Julie Nguyen et son équipe font partie d’un comité et non d’une association étudiante, elles devaient remplir le formulaire de DEMANDE D’ACTIVITÉS DE FINANCEMENT - UDEM, de l’action humanitaire et communautaire (AHC), avant de s’installer et de vendre leurs produits sur le campus. Si elles faisaient partie d’une association étudiante, elles n’auraient pas eu à remplir ce formulaire en question.

Après ces deux étapes et lorsque Julie aurait eu l’APPROBATION du service, elle aurait pu procéder LÉGALEMENT pour la suite des choses, soit louer un espace au service des bâtiments et procéder à sa commande de beignets Krispy Kreme.

Ensuite, un fait intéressant est à mentionner : plusieurs étudiants et étudiantes vendent des produits SANS AUTORISATION sur le campus de l’Université de Montréal. Conséquemment, ceux qui suivent le processus pour vendre des produits écopent des conséquences. La sécurité avait l’habitude de simplement donner des avertissements, mais maintenant les gardiens demandent carrément de remballer le matériel et de quitter l’espace.
FAITES ATTENTION!!! Par ailleurs, assurez‑vous que vos produits ne font pas concurrence avec les aliments du service alimentaire. De cette façon, tout le monde sera heureux!

Julie et son équipe comptent faire une 2e édition de leur vente de beignets Krispy Kreme bientôt, soit le 6 décembre prochain. Restez à l’affut!

Crédit: Marilyn Gravel

Crédit: Marilyn Gravel

Rappel des étapes importantes :

1.      Vérifier si votre activité ne fait pas concurrence avec les produits du service alimentaire

2.      Formulaire AHC (si vous ne faites pas partie d’une association étudiante)

3.      Attendre l’approbation du service (vous pouvez appeler, c’est plus rapide)

4.      Louer un espace au service des bâtiments

5.      Commander votre produit.

6.      Ayez du fun! 😊

Page de l'événement: https://www.facebook.com/events/542592326092827/

Mieux comprendre la mentalité Vice

Selon Shane Smith, actuel PDG de Vice, la recette est simple : « We want to do three things : We want to make good content, we want to have as many eyeballs as possible see that content, and we want to make money so that we can keep paying to do that content ». C’est ainsi qu’en couvrant tous les types de sujets jusqu’aux plus tendus (zones de guerres, politiques, extrémisme, drogues) que les propriétaires de Vice ont pu mettre en place et maintenir des ententes avec des clients comme Google, Levi’s et Intel. « Even when Vice was at its craziest and most zany and salty, we were still 50 percent ads », ajoute-t-il pour AdWeek. C’est donc dans cet équilibre osé que Vice prolifère autant : « Our success lies in finding brands that are sophisticated enough to realize that they should sponsor that content ». Comme l'explique Suroosh Alvi (également PDG de Vice) sur la question du contenu : « Nous produisons un contenu honnête, nous permettons aux gens d'avoir une opinion et nous montrons l'autre facette de la nouvelle », le tout d’un œil beaucoup plus grand et pouvant se focaliser sur n’importe quel sujet comparé à ses débuts : « We’ve grown up, transformed, changed, evolved. There’s very little apart from the original core mission of wanting to tell good stories ».

Qu’en advient-il alors de la « culture Vice », de son essence même d’origine? Cet esprit punk de parler des gens qu’on ne voit pas et dont les médias traditionnels ne nous font pas entendre les voix, une approche non conventionnelle du journalisme et de la communication, elle-même définie par Smith comme « the first international voice for the universality of youth-subculture ».

Il y a un mois, je suis allé interviewer Simon Coutu, journaliste à Vice Québec (que vous pouvez apercevoir dans les Vice du Jour), afin d’en savoir plus sur la mentalité du média et de leur approche à l’information à travers son expérience.

Simon Coutu (Crédit: Vice)

Simon Coutu (Crédit: Vice)

M : Tu avais déjà cette envie de suivre la « culture Vice », de parler des gens qui...

S : Oui, je venais de la musique, j’ai un passé un peu punk, c’est sûr ça m’intéressait. Je connaissais bien le magazine, mais ce qui m’a surtout rejoint ça s’appelait VBS, à l’époque, qui était comme la chaine vidéo de Vice sur Internet et il y avait une série/un DVD qui s’appelait VICE guide to travel et les journalistes allaient partout dans le monde faire du journalisme décomplexé, puis je trouvais ça vraiment cool.

M : Tu as des thèmes qui te passionnent plus que d’autres?

S : C’est souvent la culture hip-hop, un peu de sport, la drogue.

M : Ça reste donc très urbain?

S : Ouais, et aussi tout ce qui est extrême droite, antifascisme et environnement.

M : D’accord, et tu te considères comme engagé?

S : Non, je ne suis pas engagé par contre. Mon mandat c’est de parler autant à la meute qu’aux extrêmes gauches et après les gens se font de tête avec les faits. On ne se contente pas de montrer. Il n’y a pas un journaliste qui est complètement objectif dans la vie, mais moi, je ne veux pas être engagé.

M : Même si tu abordes des sujets controversés, tu arrives quand même à avoir une approche grand public? Comment arrives-tu à vulgariser des choses telles que tes sujets?

S : Ce sont de bons défis. Aujourd’hui, c’est un bon exemple : j’étais avec un rappeur qui sort de prison, puis ce n’est pas évident parce que les rappeurs ont des codes, tu ne peux pas poser n’importe quelle question. Les gens qui sont dans le milieu ne s’attendent pas à ce que tu te trouves… Je veux dire… Je ne sais pas… Ce n’est vraiment pas évident. Après, je me suis donné un peu, pas comme un engagement, mais une petite mission très humble de vouloir couvrir un peu plus que les autres en partant de la musique qui est complètement occultée par les rappeurs mainstream et de la rendre relativement accessible. Après, je trouve que c’est super accessible. Mais je ne pense pas ça que ce soit un défi de rendre ça accessible, mais que c’est un défi de… moi je trouve que les rappeurs sont les gens parmi les plus intéressants parce que c’est tellement pas mon monde. Je trouve ça plus intéressant de faire une entrevue avec un rappeur qu’avec un gars d’un groupe d’indie rock parce que ce gars, il est comme moi, il vient du même contexte blanc, souvent classe moyenne. Après, quand je fais une entrevue avec un gars dont ses parents ont immigré d’Haïti, qu’il a grandi à coups de poing sur la gueule dans la Petite Bourgogne ou dans St-Michel, qu’il a fait de la prison, qu’il a vendu de la drogue, c’est complètement à côté de ma réalité, donc ça me fascine! Mais après, c’est un plus grand défi parce que je deviens un outsider complètement dans ce monde là et je m’ouvre à dire des conneries. C’est vrai. À poser des questions qui vont aller à l’encontre d’un certain code de la rue que ces gens-là ont et que je n’ai pas nécessairement.

M : Des questions maladroites en fait?

S : Complètement. J’ai déjà demandé à un rappeur : est-ce que tu considères que tes textes sont misogynes? Puis là moi, je suis dans un cadre où je fais du journalisme et je challenge tout le monde sur ce qu’ils font, mais reste que ça fait partie des codes qui sont comme acceptés dans ce milieu là, je le sais parce que j’en écoute beaucoup de rap, mais après, je suis là puis je pose les questions dont j’ai envie, puis des fois ça peut déranger.

M : Dirais-tu que tu as un style de journalisme?

S : J’essaye de raconter le moins possible ce que les autres racontent.

M : Comment décrirais-tu un média tel que Vice?

S : C’est difficile, on me pose souvent la question. Je trouve que c’est plus média qui n’est pas parfait, mais qui est « anti-bullshit » peut-être, un média qui est immersif dans son approche.

M : Il y a donc une certaine équipe de journalistes qui sont triés pour correspondre à cette image?

S : Oui, j’ai l’impression que c’est un mélange de gens qui ont l’expérience du terrain, voir de la rue dans certains types de trucs, mais aussi de rigueur journalistique. C’est un mélange des deux types : de « street-cred’ » et de rigueur. 

On remarque que cette approche provocatrice, décomplexée et appuyée par des images fortes tout aussi chargées de contenu ont construit Vice dans son passé et continueront semblablement dans son futur. Voilà, la voix de Vice n’a pas vraiment changé, elle est restée l’une des meilleures plateformes pour découvrir des cultures/sous-cultures. Elle a juste changé son approche et diversifié ses sujets pour parler au plus de monde possible malgré ce lien fort aux milleniaux, le tout en offrant un point de vue immersif et objectif.

À voir maintenant si paradoxalement ce média à l’origine alternatif n’est pas en train de devenir mainstream et de perdre son essence même.

Crédit: The Daily Beast

Crédit: The Daily Beast

Vice : Voix de Montréal à Voix du monde

Je n’aurais jamais imaginé avoir autant de mal à expliquer en quoi consiste Vice. Mais voilà, cette plateforme est si bien ancrée dans notre environnement médiatique usuel qu’elle en est devenue presque innée. Vice se positionne ainsi comme une importante source d’information sur la culture. En couvrant le plus de sujets possibles et inimaginables, Vice développe notre curiosité et nous ouvre à un monde que l’on ignorait pour la plupart. Elle est dans l’ensemble une bonne source alternative lorsque l’on n’est pas satisfait des médias conventionnels et mainstreams.

Vers la fin 2015, Disney investit à la hauteur de pas moins de 400 millions de dollars au total dans Vice Media en quelques semaines, de quoi détenir environ 10 % de la plateforme (alors évalué dans son ensemble à 4,5 milliards de dollars). Viceland, qui est le nouveau bébé et la grande étape de l’empire Vice, est lancé le 29 février 2016 et est la chaîne TV propre au média. Le groupe compte 18 branches dont Vice News pour l’Actualité, Noisey pour la musique, Munchies pour la nourriture, The Creators Project pour l’art, i-D pour la mode et Motherboard pour les technologies. Vice Media Incorporation est à l’heure actuelle évalué à plus de 5,7 milliards de dollars (US) (pas mal pour ce petit magazine qui a pu voir le jour grâce aux subventions d’un programme d’allocations québécois).

Vice, une succès story made in Montréal!

De gauche à droite: les fondateurs Suroosh Alvi, Gavin McInnes et Shane Smith avec la première édition du magazine Vice. (Crédit: Mitchel Raphael/National Post file)

De gauche à droite: les fondateurs Suroosh Alvi, Gavin McInnes et Shane Smith avec la première édition du magazine Vice. (Crédit: Mitchel Raphael/National Post file)

En octobre 1994, Suroosh Alvi n’est alors qu’un gars de 24 ans qui sort de réhabilitation. Gavin McInnes est un dessinateur humoristique et Shane Smith, bon ami de McInnes à Ottawa, est recruté à la tête des ventes dans le but de monétiser le magazine. Alvi avait eu l’envie de créer un magazine culturel lors de sa désintox, mais personne ne l’engageait, car il n’avait jamais rien fait de tel de sa vie malgré son bac en philosophie à McGill. Ces trois amis, en plus d’auteurs originaux réunis et sélectionnés par Alvi, ont ainsi publié un magazine gratuit mensuel couvrant la culture punk (musique et drogues). Alors, sous l’aile d’Images interculturelles voulant avoir une branche dédiée à la culture, ils prennent le nom de Voice of Montreal.

C’est ainsi au cœur du Plateau de Montréal que l’histoire est née, voulant concurrencer les magazines culturels anglophones montréalais de l’époque: Mirror, Hour et Voir. Ils décident ainsi d’adopter aux premiers abords une approche provocante avec un esprit "us versus them" venant de leur culture punk. Qui aurait pu prévoir un tel succès? Alvi précise : “We launched at the worst possible time, in a shrinking English market in an economically depressed city". Il faut rappeler que le magazine subsistait alors par le biais d’allocations gouvernementales québécoises.

Voice of Montreal devient Vice lorsque les trois entrepreneurs décident de racheter le journal à la suite d'une dispute avec l’éditeur pour être plus indépendant et à leur image.

Puis arrive Richard Szalwinski en 1998, qui revoit à la hausse les objectifs de Vice en projetant d’en faire un média à part entière. Le millionnaire montréalais investit assez dans le magazine pour en posséder 25 %, soit 4 millions de dollars.

Vice parvient à déménager ses QG à Brooklyn, à New York, en 1999 (sur conseil de Szalwinski) en vue de mieux s’imposer sur le marché américain, ce dont ils auraient été incapables de réaliser à Montréal. Vice entre dans une nouvelle ère et le trio le laisse racheter les 75 % restant afin de mieux le développer tout en étant sous leurs directives artistiques. Le crash de l’an 2000 fait très mal et ils se retrouvent avec une dette de 5 millions de dollars. Szalwinski abandonne et le trio récupère la totalité de Vice pour trois fois rien.

À noter qu’en 2002, Vice Records est lancé afin de produire de nombreux artistes musicaux.

Crédit: Vice Records

Crédit: Vice Records

Pour les 10 ans de sa création, le magazine passe au rang de groupe : la Vice Media Incorporation est née. C’est ainsi que les premières exportations du média voient le jour. À commencer par une filiale au Royaume-Uni installée en 2003, premier import européen de Vice, la machine est lancée et la diaspora peut commencer. Elle est encore aujourd’hui le QG de la famille Vice sur le continent européen.

Avec l’arrivée de la vidéo en ligne, Vice se met à alimenter son site de vidéos produites par leur soin à partir de 2006 à travers ce qu’ils ont appelé VBS TV, soit la fructification de l'entente passée avec MTV. Un vrai succès, si bien que le documentaire de neuf minutes sur les marchés d’armes au Pakistan devient viral. Le vidéojournalisme « made in Vice » prend forme. Les DVD de Vice battent leur plein, que ce soit leurs documentaires ou leur série Vice Guide to travel (dans laquelle figure le fameux documentaire) et surtout leurs reportages sur le skate : Epicly Later’d (paru en 2009).

Vient s’ajouter à Vice Records, Vice Films en 2007. Effectivement, il s’agit de la boîte de production du groupe uniquement dédié pour les longs-métrages documentaires ou parfois fictifs, de quoi les faire souvent paraitre dans des festivals de renom (Sundance, Venise, etc.). L’année fut aussi marquée par la démission du cofondateur Gavin McInnes pour « différents créatifs » suite au partenariat de Vice avec Viacom (MTV), en plus de sa dépendance à la cocaïne et de ses commentaires sexistes et racistes.

Vice se développe alors comme un média majoritairement dédié à la vidéo à travers tous ses documentaires produits, si bien qu’en 2010, ils ont signé un accord pour partager leur contenu en ligne avec CNN.com, ce qui a conduit le documentaire sur les armes au Pakistan à être affiché sur la page d'accueil du site pendant une journée entière.

En 2012, Vice fête le cap du 1 milliard de dollars de valeur selon le premier profil qu’en dresse Forbes.

HBO accorde à Vice son documentaire hebdomadaire en 2013. Ce programme permettait enfin à Vice d’introduire sa culture décomplexée à un public de masse. Vice perdure à nouveau dans le succès au point de récolter un Emmy pour son émission couvrant l’actualité. Ce programme fut renouvelé chaque année depuis.

Crédit: Viceland.com

Crédit: Viceland.com

L’arrivée de Viceland en 2016 représente donc un pas capital dans la course à l’attention médiatique de notre époque : « It’s the next phase in our evolution », comme le précise Alvi. Supervisé par le très talentueux réalisateur Spike Jonze (Her, Dans la peau de John Malkovitch), Viceland démarre sur les chapeaux de roue en étant dorénavant diffusé dans plus de 20 pays et en y retrouvant des personnalités comme Ellen Page sur la communauté LGBTQ dans le monde ou encore Action Bronson sur la nourriture. Malgré tout, Viceland a eu du mal à décoller : les 60 000 téléspectateurs de moyenne sur le premier trimestre déçoivent. Le challenge avec son public habituel est de réussir à amener ces jeunes qui ne regardent pas la télé à les réunir devant le poste.

Récemment, Vice s’est fait remarquer à une plus grande échelle en étant les premiers à pouvoir interviewer le groupe Eagles of Death Metal suite aux attentats du 13 novembre à Paris, mais aussi grâce à Vice News couvrant la situation tendue en Corée du Nord, sans oublier Noisey et sa série sur le rap d’Atlanta connaissant un véritable carton. Les co-créateurs de Vice se mettent aussi souvent en image et c’est ainsi que Surroosh Alvi a pu interviewer Bono sur la crise du SIDA en Afrique et que Shane Smith a parlé avec Barack Obama pour Vice News.

Vice ne cesse donc de se réinventer et figure ainsi parmi les médias disponibles sur Snapchat Discover lancé en 2016, de quoi disposer d’un public potentiel (en l’occurrence beaucoup de milléniaux) connaissant une constante haute.

En accumulant les fonds d’importants investisseurs (Rogers, TPG, A&E, WPP, Disney) et les sources de revenus à travers ses nombreuses branches et filiales en constante expansion de par le monde, la montée de Vice est fulgurante. Source de son succès grandissant grâce aux réseaux sociaux depuis 2012, la valeur de Vice Media Inc. s’est vue augmentée de 470 %. Aujourd’hui, le compte Facebook principal compte plus de 7 400 000 fans en en amassant 90 000 de plus par mois, la chaîne YouTube atteint elle les 8 400 000 d’abonnés et plus de 1,5 milliard de vues au total.

Shane Smith, actuel PDG, fut même déclaré milliardaire par Forbes début 2017, à qui il disait : « I'm worth more money than I can ever spend ». Surroosh Alvi, quant à lui, dispose simplement de moins importantes parts du gâteau.

Aujourd’hui, Vice est vu par les investisseurs comme la plateforme idéale pour parler aux milléniaux, elle qui les comprend et qui s’est adapté à leurs besoins. C’est un média parfaitement ancré dans son temps avec son évolution d’une publication papier vers une plateforme de vidéos digitales et plus récemment en une « fully fledged television production company with an array of global distribution and licensing deals », comme décrit par les spécialistes. La culture Vice est en effet présente dans plus de 35 pays et compte plus de 1500 employés.

En termes de comparaison, le groupe vaut financièrement deux fois plus que le New York Times, quatre fois plus que le Financial Times et 22 fois plus que le Washington Post, soit une valeur estimée à plus de 5,7 milliards de dollars US et capable de générer des revenus allant jusqu’à 1 milliard de dollars en 2016, selon le PDG. Et ses ambitions sont énormes : Shane Smith avait même assuré en 2012 : « I want to be the next CNN and the next ESPN and the next MTV, digitally, and I know that sounds grandiose, but... we’re going to be one of the largest networks in the world ».

Shane Smith dans les bureaux de Montréal en 2007. (Crédit: The Gazette/Richard Arless Jr)

Shane Smith dans les bureaux de Montréal en 2007. (Crédit: The Gazette/Richard Arless Jr)

Retour en Enfance avec Mario Bros.

Qui n’a jamais passé du bon temps en compagnie du célèbre plombier, Mario? Peut-être que le jeu de votre enfance était Super Mario Bros. (1985), Super Mario 64 (1996) ou encore Super Mario Sunshine (2002). Eh bien, le nouveau jeu vidéo Super Mario Odyssey, sorti tout récemment sur la Nintendo Switch, nous permet de revivre de merveilleux souvenirs d’enfance grâce aux nombreuses références classiques qu’on y retrouve. Non seulement le fait de jouer à un jeu qui fait référence à des jeux rétro de notre enfance est l’une des façons d’être heureux, selon le livre de Gail Russell « #TreatYourself!: 365 Ways to Be Happy Every Day » (2014), mais également « le mélange des expériences passées et présentes de la nostalgie peut raviver des émotions intenses, ce qui en fait un puissant facteur de motivation » (Donnelly, Gibbons et Lerner, 2014, p. 183, ma traduction).

Crédit: DualShockers

Crédit: DualShockers

J’attendais ce jeu avec impatience depuis la sortie de la nouvelle console de Nintendo, la Switch. Pour tout vous dire, je n’ai absolument pas été déçu. Je l’ai même adoré. En effet, ce jeu rappelle plusieurs éléments de ses prédécesseurs, dans la mesure où Mario doit se promener dans plusieurs endroits en les explorant, ainsi que découvrir un bon nombre de secrets, dont des lunes de puissance cachées qui lui permettent d’avancer vers d’autres mondes. Il doit aussi faire la rencontre de plusieurs personnages différents qui l’aideront dans sa quête.

Le retour en enfance s’effectue grâce aux multiples références auxquelles ce jeu s’inspire de ceux qui l'ont précédé en rapport avec les personnages, la musique et même les mécaniques de jeu. Il s’agit en même temps d’un jeu qui révolutionne la série des Super Mario Bros. en permettant au joueur de découvrir un jeu qui mélange parfois le gameplay classique des jeux en 2D et le monde ouvert en 3D. De plus, les nouvelles capacités de Mario permettent d’ajouter de nouveaux éléments jamais utilisés auparavant. En effet, dès le début, Mario fait la rencontre de Cappy, un fantôme qui prend la forme de sa casquette rouge. L’habileté de Cappy permet à Mario de prendre possession de différents personnages ou de différents monstres, ainsi que d’acquérir ses pouvoirs. En lançant Cappy sur les personnages, Mario peut prendre le contrôle de ses ennemis habituels, mais il peut également prendre le contrôle de différents êtres ou objets, dont une grenouille, une fusée, un humain, un tank ou même un T-Rex!

Comme dans la plupart des jeux de la série Super Mario Bros., l’histoire peut se résumer en une seule phrase; Mario doit partir à la rescousse de la princesse Peach pour la secourir des griffes du méchant Bowser. La différence dans ce jeu est que Bowser veut se marier avec la princesse. Mario doit donc parcourir différents lieux (pays des Sables, pays de la Forêt, pays de la Cuisine pour ne nommer que ceux-là) pour la retrouver. Il doit même faire un détour dans la ville de New Donk City, un pays peuplé par des humains et composé de plusieurs gratte-ciels. Cette ville fait également plusieurs références à la toute première apparition de Mario dans le jeu d’arcade Donkey Kong (1981). En effet, dans un niveau rappelant les jeux de plateformes de l’époque, Mario doit combattre Donkey Kong pour aller rejoindre Pauline en haut d’un gratte-ciel. De plus, Pauline, qui était à l’époque la première demoiselle en détresse que Mario devait aller secourir, est maintenant devenue la mairesse de la ville.

Pour conclure, je dirais que Super Mario Odyssey répond à cette promesse de mélanger l’originalité et l’innovation. Il introduit plusieurs nouvelles mécaniques, un lot de surprises et un ton humoristique. C’est un jeu de plateforme et d’aventure qui saura plaire aux grands et aux petits, aux jeunes et aux moins jeunes, aux nostalgiques et aux nouveaux joueurs. Bref, c’est un bon investissement pour le temps des fêtes!

Crédit: Wccftech

Crédit: Wccftech

Source :

  • Donnelly, K.J., Gibbons, W. et Lerner, N. (2014). Music In Video Games. Londres, Royaume-Uni : Routledge

Mondes Oniriques

Alors que la technologie immersive de la réalité virtuelle se développe de plus en plus, le Centre Phi a décidé de mettre en place, depuis juillet dernier, et ce, jusqu’au 16 décembre 2017, une exposition à la fois moderne et originale.

Troisième volet de la série « Sensory Stories », l’exposition Mondes oniriques nous fait découvrir douze des meilleures expériences immersives du moment. On y devient un oiseau, un arbre géant ou même un astronaute!

La majorité des œuvres sont immersives. Par exemple, Flock, expérience à vivre à deux, nous fait devenir un oiseau et nous met en compétition avec un autre « oiseau virtuel ». Il faut alors se déplacer dans un périmètre limité le plus rapidement possible afin de manger le plus d’insectes.

Flock (Crédit: Centre Phi)

Flock (Crédit: Centre Phi)

Une autre œuvre collective que j’ai beaucoup aimée est Life of Us, qui nous permet de revivre l’évolution de la vie. C’est une expérience à faire à deux dans laquelle on peut communiquer avec l'autre personne. On démarre en tant que cellule et on finit en robot, en passant par un dinosaure géant et un singe.

L'expérience Fragments est une enquête policière. Dans le but de faire découvrir la technologie de la réalité mixte, fusion du monde réel et du monde virtuel, et de résoudre une énigme, il s'agit, pour moi, de l’expérience la plus impressionnante sur le plan technologique.

RIOT (prototype) est elle aussi dotée d’une technologie de pointe. Alliant intelligence artificielle, apprentissage automatique et reconnaissance faciale, l'oeuvre recrée une violente émeute dont l’évolution dépendra des réactions et des émotions du participant.

Le Centre Phi nous propose également, grâce à l'oeuvre Tree, de devenir un arbre géant dans une forêt tropicale. C'est une immersion multisensorielle sollicitant à la fois la vue, l’ouïe, le toucher et l’odorat. L'oeuvre nous propose également d’écouter une histoire sans aucune interaction. C’est également le cas de Vaysha l’aveugle, le récit d’une fille qui voit le passé de l’œil gauche et le futur de l’œil droit.

Fragments (Crédit: A2Z Support)

Fragments (Crédit: A2Z Support)

The Island of Colorblind se distingue de toutes les autres œuvres, car c’est la seule qui ne nécessite pas le port d’un casque de réalité virtuelle. Des écouteurs dans les oreilles et assis sur une chaise, on peint sur une photo en noir et blanc, tandis que les lumières changent, nous empêchant de distinguer les couleurs.

Notons que deux œuvres sont interdites aux moins de 18 ans, dont Through You qui contient de la nudité. L’autre oeuvre est interdite aux mineurs à cause de la dureté de son sujet : on est projeté dans la conscience de personnes troublées psychologiquement. Cette dernière, du nom de Transference, prend la forme d’un jeu vidéo dont on est le héros.

Mon œuvre préférée reste Home : Immersive Spacewalk Experience. Récompensée par plusieurs prix, notamment celui de la meilleure expérience interactive de réalité virtuelle, cette oeuvre nous immerge dans le rôle d’un astronaute chargé d’aller réparer une partie de la navette spatiale. En y jouant, on a réellement l’impression d’être perdu dans l’espace. La précision de chaque geste et l’importance des détails m’ont aussi montré que cette nouvelle technologie pouvait être utilisée dans le cadre de l’apprentissage pour les astronautes.

Je ne m’étais auparavant jamais essayée à la réalité virtuelle, mais la possibilité de se sentir transporté dans un autre monde tout en restant assis sur une chaise m’intriguait. L’exposition Mondes oniriques ne m’a pas déçue! Au contraire, elle m’a permis de réaliser à quel point la technologie immersive était développée et tant un simple casque pouvait nous faire rêver.

Tree (Crédit: Centre Phi)

Tree (Crédit: Centre Phi)

En raison de la qualité de cette exposition, le nombre de visiteurs est assez important. Il est donc conseillé d’y arriver dès les heures d’ouverture, car les œuvres les plus demandées sont soumises à une liste d’attente de plusieurs heures. Mais, l’attente ne se fait pas trop ressentir, car, croyez-moi, après avoir enchaîné un certain nombre d’expériences immersives, une pause ne sera pas de refus!

Lettre aux personnes anxieuses

L’anxiété est une émotion ou un trouble qui touche énormément de personnes dans le milieu universitaire. C’est aussi un sujet dont on ne parle pas beaucoup, selon moi pas assez. C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire un article sur le sujet tout en profitant de cette occasion pour m’adresser à tous ceux et celles qui sont aux prises avec l’anxiété ou un trouble anxieux.

J’ai personnellement commencé à ressentir des symptômes d’anxiété vers la fin de mes études collégiales. Toutefois, c’est au début de mes études universitaires que les symptômes sont devenus si forts et omniprésents que j’avais de la difficulté à fonctionner : difficultés à respirer, palpitations, gorge et poitrine serrées, vertiges, peur de devenir folle, crises de panique, etc. Ces sensations m'accompagnaient au quotidien et c’était devenu insupportable. J’avais l’impression d’être dans un cauchemar duquel je ne pouvais pas me réveiller. Ma détresse était si grande que mon seul et unique but était de me débarrasser de cette chose, cet envahisseur qui m’occupait.

Mais je refoulais cette détresse et je n’en parlais pas. Après m’être auto-diagnostiquée des dizaines de fois sur le site « WebMD » et sur une tonne de blogues de santé, je me suis rendue à l’évidence que je souffrais d’anxiété. Mais j’avais honte. J’avais si honte que je n’osais même pas en parler à mes proches. Je me jugeais moi-même, je me posais mille et une questions à savoir pourquoi ça m’arrivait : « pourquoi maintenant », « pourquoi moi », « qu’est-ce que j’ai fait de mal pour en arriver là »? Je lisais plusieurs ouvrages sur l’anxiété pour comprendre cette bibitte-là et savoir comment je pouvais faire pour m’en débarrasser.

Crédit: Gemma Correll

Crédit: Gemma Correll

Puis, j’ai décidé d’en parler peu à peu à ma famille, mes amies et amis. Je suis allée chercher de l’aide auprès de certains professionnels. Je me suis abonnée à un centre de méditation. Je me suis inscrite à un groupe d’entraide. Avec le temps, en essayant des outils différents, j’ai commencé à sortir peu à peu de ma détresse. Une journée à la fois, une heure à la fois, une minute à la fois.

Je sais, ce n’est pas facile. Par moments, c’est même insupportable. Ça peut être si souffrant. On se demande : « pourquoi moi »? On ressent un énorme sentiment d’injustice, on a honte, on se culpabilise. Parfois, on se rend même jusqu’à se demander à quoi bon continuer de vivre. Mais, à travers tous ces maux, aussi insoutenables et infernaux soient-ils, il y a toujours une raison à laquelle s’accrocher, il y a toujours une lueur d’espoir. Vous ne la voyez peut-être pas dans le moment, mais elle est là. Je sais, il y a des moments où vous vous sentez comme si vous étiez en train de vous noyer et que vous étiez incapable de saisir l’air à la surface. Mais je vous le promets, l’air reviendra tôt ou tard. Et il sera tellement le bienvenu! La détresse aura laissé place au calme.

Il n’y a pas de recette miracle. Il n’y a pas une bonne méthode à suivre pour « s’en sortir ». Nous sommes tous différents. Pour certains, l’anxiété est une émotion comme une autre. Pour d’autres, l’anxiété est une condition ou un trouble avec lequel ils doivent composer chaque jour (trouble obsessionnel compulsif, trouble panique, trouble anxieux généralisé, phobie sociale ou spécifique, etc.). Les manifestations de l’anxiété sont différentes chez tout le monde. Les outils pour s’en alléger aussi. Pour certains, la médication sera nécessaire alors que pour d’autres, les méthodes dites « naturelles » (respiration abdominale, relaxation, sport, méditation, yoga, visualisation, etc.) seront suffisantes.

Mais je crois tout de même qu’il y a des vérités qui peuvent s’appliquer à nous tous et à nous toutes. Après avoir essayé les retraites de yoga et de méditation, les exercices physiques intenses, les changements alimentaires drastiques, les innombrables lectures et j’en passe, je me suis rendue compte que j’étais dans une lutte constante contre l’anxiété. Je n'acceptais pas ma situation et je tentais de la fuir. Mais surtout, j’étais dans une quête du bien-être absolu. J’étais devenue perfectionniste pas seulement à l’école ou dans le sport, mais bien dans ma gestion de l’anxiété. Oui, cette quête de bien-être m’a permis de trouver des outils qui m’aident au quotidien. Mais, ce que les dernières années m’ont permis de constater, c’est que plus on refuse et plus on lutte contre la souffrance psychologique, plus celle-ci gagne en puissance. Et plus on vise le bien-être absolu, moins on le trouve.

COMPASSION. AMOUR. DOUCEUR. BIENVEILLANCE. Acceptation. Lâcher prise. Conscience de l’impermanence des choses. Se détacher. Laisser le temps faire les choses. Faire confiance à la vie. Je suis convaincue que ce sont ces attitudes qui me permettent encore de passer à travers les moments les plus difficiles, bien plus que toutes les techniques de respirations, les tisanes, les séances de sport ou de yoga, plus que toutes les « techniques de bien-être ». Comme écrit Florence K dans son merveilleux article (http://florencek.com/blog/les-limites-du-bien-etre/) : « le bien-être doit se tenir loin de la culpabilité. S’ils se prennent la main, quelque chose ne tourne pas rond ». Cela veut dire de s’aimer, peu importe nos rendements scolaires, sociaux, sportifs, etc. Cela veut dire de ne pas se culpabiliser si on ne s’est pas entraîné trois fois cette semaine, si on n’a pas étudié comme on le voulait, si on n’a pas mangé « super santé » aujourd’hui ou si on a refusé une invitation parce que ça ne nous tentait pas. Cela veut dire de se rappeler que l’on est humain et que c’est normal de faire des erreurs, tout comme c’est normal de ressentir des émotions négatives et de la douleur. Cela veut dire de se parler à soi-même comme si l’on parlait à un meilleur ami, c’est-à-dire avec compréhension, indulgence, amour et bienveillance. Cela veut dire de se pardonner lorsque l’on commet des erreurs. Cela veut dire de se faire des petits cadeaux comme de prendre des pauses et de se donner du temps pour faire ce qui nous fait du bien.

Ah oui, une dernière chose. Vous n’êtes pas votre anxiété. Vous êtes VOUS. Une personne unique et extraordinaire qui ressent, de temps à autre et à différents degrés, une émotion qui s’appelle l’anxiété. Cette émotion, peu importe l’espace ou la puissance qu’elle peut prendre, ne diminue en aucun cas votre valeur comme personne, au même titre que vos résultats scolaires, le nombre d’amis que vous avez ou le nombre de likes que vous recevez sur vos photos Instagram. Vous avez une valeur intrinsèque qui ne dépend pas de vos accomplissements extérieurs et de vos pensées, émotions et sensations. Vous êtes vous et vous êtes tous et toutes magnifiques. Soyez fières d’être vous et aimez-vous…

Je vous aime,

Laurie

Crédit: Frances Cannon

Crédit: Frances Cannon

Étudier à l'étranger, tu aimerais ça?

As-tu toujours voulu étudier à l’étranger? L’Université de Montréal t’offre la possibilité de faire partie d’un programme d’échange avec des établissements universitaires de partout dans le monde. Que ce soit en Belgique, en Suisse, en Espagne, aux États-Unis et même au Japon, tu as la possibilité de poursuivre tes études pendant une ou deux sessions dans le pays de ton choix tout en demeurant inscrit à l’UdeM. L’Université te propose même des programmes de bourses pour t’aider à combler tes dépenses. Je me suis intéressé à ce sujet depuis longtemps et j’ai contacté certains étudiants et certaines étudiantes en communication, ou qui ont déjà fait leurs études en communication, pour leur poser quelques questions sur leurs expériences de voyage à l’étranger et pour savoir dans quel pays ils sont allés. Il s’agit de Michaël (Yonsei University, Corée du Sud), Marina (Uppsala University, Suède) et Noémie (Lund University, Suède).

Crédit: Michaël Lê

Crédit: Michaël Lê

Je leur ai posé cinq questions, et j’ai fait un résumé des réponses que j’ai obtenues :

1. Pourquoi avoir voulu étudier à l'étranger?

  • Pour les trois personnes, l’une des raisons principales de leur voyage était justement pour découvrir une nouvelle culture et vivre une expérience enrichissante. Ils voulaient expérimenter les traditions et les modes de fonctionnements, rencontrer de nouvelles personnes, voir des paysages différents et même goûter à des plats typiques du pays qu’ils ont visité. C’était aussi une expérience qui leur permettait soit de vivre un « choc culturel », ou bien de vivre dans un environnement non francophone, ou encore de valoriser leurs CV tout en étudiant dans un pays étranger.

 

2. Pourquoi avoir choisi ce pays précisément plutôt qu’un autre?

  • Les réponses dépendent de la perception de chaque étudiant et étudiante. Certaines personnes ont une facilité à choisir un pays ou une région du monde, alors que d’autres trouvent que c’est une étape difficile. Michaël, qui est allé en Corée du Sud, a toujours été intéressé par la culture asiatique et plus particulièrement la culture coréenne. Marina désirait absolument aller étudier dans un pays nordique, soit la Norvège, la Suède ou la Finlande. Elle a finalement décidé d’aller en Suède pour voir comment cette société fonctionne, notamment par rapport à son environnement et à son système d’éducation. Pour ce qui est de Noémie, elle voulait non seulement mettre les pieds en Europe, mais également perfectionner son anglais écrit et oral. Elle a commencé à suivre les aventures d’une correspondante qui était dans la ville de Lund, en Suède. De plus, sa mère, qui avait également des amis qui y vivent, savait que la Suède est un pays sécuritaire et c’est la raison pour laquelle elle a choisi ce pays.
Crédit: Marina Sève

Crédit: Marina Sève

3. Avais-tu des aspirations, des souhaits et des désirs quant à ton voyage et tes études à l’étranger?

  • Encore une fois, les aspirations et les souhaits dépendent de chaque personne. Michaël voulait aller en Corée du Sud pour découvrir ce pays autrement qu'à travers les médias et y apprendre la langue en même temps. Marina, quant à elle, aurait souhaité apprendre le suédois, mais a été contrainte d’abandonner le cours puisque c’est une langue extrêmement difficile à apprendre. Toutefois, elle voulait non seulement étudier dans ce pays, mais également le visiter en entier. Pour ce qui est de Noémie, elle n’avait pas d’attente par crainte d’être déçue de la Suède. Elle souhaitait, malgré tout, se sentir la bienvenue dans ce pays et rencontrer de nouvelles personnes.

 

4. Avais-tu des craintes et des angoisses avant ton départ et lors de ton échange?

  • Évidemment, tous avaient des craintes par rapport à leur voyage, mais à des degrés différents. Par contre, les trois avaient certaines angoisses par rapport au fait de partir dans un pays lointain pour une longue période de temps et de ne connaître personne, ni même la langue officielle du pays. Marina était craintive d’aller vivre en appartement pour la première fois. Elle avait également peur de la solitude, puisque les cours en Suède commencent seulement vers la mi-février. Mais, grâce à son voyage en Laponie (Finlande), elle a pu se faire des repères et un cercle d’amis. Noémie, de son côté, avait aussi la crainte d’avoir de la difficulté à se faire des amis lors de son voyage. Toutefois, elle a créé un bon lien d’amitié avec sa colocataire, qui était Australienne et qui lui a permis de perfectionner son anglais, et elle s’est fait plusieurs amis rapidement.
Crédit: Marina Sève

Crédit: Marina Sève

5. Quelle est la meilleure expérience que tu retiens de tes études à l’étranger?

  • Il a été difficile de décrire la meilleure expérience que chaque personne a vécue lors de son séjour à l’étranger. Michaël a adoré les festivals de son université, dont le premier était un affrontement entre deux universités sud-coréennes à travers plusieurs disciplines sportives, tels le baseball, le basketball et le hockey. Le second festival était un festival de musique avec des chanteurs renommés dans le pays, dont le chanteur populaire Psy qu’on connaît grâce au succès de la chanson « Gangnam Style ». Pour Marina, elle a adoré son voyage en Laponie, puisqu’elle a eu la chance de voir des aurores boréales et d’aller visiter un élevage de rennes. Elle a également apprécié le fait que dans Uppsala, la ville où elle résidait en Suède, plus de la moitié des étudiants et des étudiantes viennent de pays étrangers et ont tous un intérêt commun, soit de se faire un réseau d’amis et de voyager. Noémie, pour sa part, la meilleure expérience était sans contredit son voyage lui-même et les personnes qu’elle a rencontrées. Elle a également adoré la culture de la Suède et a eu l’opportunité de visiter neuf pays différents en Europe lors de son échange. Elle a tellement apprécié son voyage qu’elle devrait repartir faire un deuxième échange étudiant, mais cette fois-ci à Hong Kong.
Crédit: Noémie Marchand

Crédit: Noémie Marchand

Pour de plus amples informations, je vous invite à visiter le site de la Maison Internationale qui vous donnera toutes les étapes à suivre si vous souhaitez étudier à l’étranger, à l’adresse suivante : http://www.maisoninternationale.umontreal.ca/

Party d'Halloween dans une église

Melvin, étudiant en troisième année en communication, a créé avec ses amis un collectif du nom de Grizzly Rouge. Puisqu'ils sont tous passionnés par la musique dans son ensemble, ils n'ont qu'un seul but : rassembler des gens autour d’un intérêt commun. Pour ce faire, le collectif organise régulièrement divers événements, comme des soirées de techno/tech house dans des clubs et des lofts montréalais (parce que oui, ils sont tellement cool qu’ils ont une résidence au Velvet Speakeasy, un club situé au Vieux-Montréal).

Mais, notons également que le but des membres de Grizzly Rouge, ce n’est pas juste de faire la fête; c’est aussi d'apprécier l’art au sens large du terme, car ils soutiennent beaucoup d’artistes et de talents locaux par le biais de nombreuses collaborations. Ils mettent en avant différentes facettes de l’art québécois à travers différents événements, notamment avec le collectif Artnest.

Crédit: Artnest

Crédit: Artnest

Pour vous donner une idée, ils ont également eu des collaborations avec diverses organisations locales dont des organismes de charité tels que « McGill Unicef » ou « In Project », ou encore avec divers collectifs dont « Husa Sounds », « Frontrite », etc. Ils sont donc une bande de cinq potes dans ce groupe et travaillent fort pour rassembler le plus de gens à leurs soirées un peu plus déjantées à chaque fois. Par exemple, la dernière collaboration avec « Husa Sounds » et « Wildlife », baptisée « Savannah », plongeait les gens dans un univers immersif très « jungle », dans le but de délirer un peu.

Notons aussi que le collectif gère aujourd’hui six DJs, dont certains qui ont déjà signé avec différents labels américains.

Mais ça ne s'arrête pas là. Dans moins de quinze jours, il y aura une soirée particulièrement importante à souligner ici : celle de l’Halloween. Hé oui, les partys de mi-session approchent à grands pas, ainsi que la semaine de relâche qui te permettra de décompresser de ces journées à n’en plus finir sous cette charge de travaux interminables. Tu pourras enfin dévoiler qui tu es vraiment avec ton déguisement.

Crédit: The Addams Family

Crédit: The Addams Family

Tu l’as donc compris, celui que je te conseille vivement, c’est le party d'Halloween du nom de « Abandoned Church » que Grizzly Rouge organise en collaboration avec plusieurs autres collectifs. En effet, la soirée va se dérouler dans une église sur Montréal… hé oui, Dieu va juger et tu n’es pas prêt pour ça. Ce n’est pas la première fois qu’ils organisent un party dans un endroit OÙ TU N’ES PAS CENSÉ FAIRE LA FÊTE. C’est pour ça que le 27 octobre 2017, de 20 h à 7 h du matin, tu peux aller boire de l’eau bénite tranquillement en écoutant un peu de musique. Et comme si ça ne suffisait pas, tu auras droit à deux scènes différentes, où quatorze DJs locaux de la scène techno montréalaise se succéderont tout au long de la nuit, dont deux têtes d'affiche internationales. L’adresse du party n’est pas encore dévoilée, mais tu peux quand même avoir toutes les informations que tu veux sur la page de l’événement qui est juste ici: https://www.facebook.com/events/353118731783273/

Crédit: Nicolas Landry

Crédit: Nicolas Landry

Il y a eu d’autres événements comme celui-ci dans les années précédentes (il s’agit de leur cinquième événement). Les endroits étaient tous plus atypiques les uns que les autres pour faire la fête : des hangars à bateaux à une usine abandonnée, en passant par une vieille école catholique à une heure de route de Montréal.

N’attends plus et va te chercher un costume de fou pour cette nuit qui s’annonce prometteuse, avec une scénographie hors du temps…

Crédit: Husa Sounds

Crédit: Husa Sounds

Page Facebook de Grizzly Rouge: https://m.facebook.com/grizzlyrouge.mtl/

Backpacking: Une Expérience Unique

Toutes les raisons sont bonnes pour faire son premier voyage en sac à dos. À seulement 19 ans avec mon diplôme du Cégep en poche, je partais à la conquête de l’Europe avec mon fidèle « Backpack ». Je me suis posé beaucoup de questions comme une débutante : Que dois-je apporter? Quelle grosseur de sac dois-je utiliser? Où vais-je dormir? Quelles activités je vais faire?

Au bout du compte, j’ai eu besoin de plusieurs personnes pour me diriger sur la bonne voie. Pour cet article, je me base sur mon expérience personnelle ainsi que celles d'autres personnes ayant fait l’expérience du voyage en « Backpack ». Ces informations vous permettront d’avoir une meilleure idée d’ensemble de ce qu’est le « Backpacking » et bien sûr, vous donneront des conseils pour vous y préparer.

Crédit: Student Flights

Crédit: Student Flights

Quel est l’intérêt d’un tel voyage? Il y a plusieurs aspects positifs dans l'idée de prendre son sac à dos et de partir en voyage. Selon les informations recueillies auprès de certains « Backpackers » ainsi que de ma propre expérience, nous en venons tous à la même réponse, soit la création de nouvelles amitiés. En effet, les voyages nous permettent de faire de belles rencontres, de créer des liens et d’en apprendre beaucoup sur les différentes cultures. Geneviève Bonneau, adepte du « Backpacking », affirme ceci : « un des plus beaux apprentissages que j’ai fait, c’est de me faire confiance pour aller vers les autres […] sortir de la gêne et aller parler aux personnes m’étant étrangères ».

Voyager vous permet de prendre confiance en vous, changer votre vision de la vie, de votre futur, du moment présent, de vos amitiés, de votre famille, des différences et même comment gérer votre stress dans certaines situations. Vous découvrirez vos limites physiques et psychologiques, mais surtout, vous construirez des souvenirs inoubliables que vous garderez toute votre vie. Bien sûr, on ne peut pas oublier les risques d’un tel voyage qui peut parfois transformer une belle expérience en un horrible cauchemar.

Partant de mon expérience personnelle, il faut toujours demeurer sur ses gardes sans toutefois en faire une maladie, respecter les lois des pays visités, avoir une bonne assurance voyage, ne jamais mettre toutes ses cartes d’identité et de crédit ainsi que son passeport dans le même sac au risque de tout perdre. Une situation inusitée me l’a fait comprendre à mes dépens : je me suis fait voler toutes mes cartes et mon passeport au Vatican, et ce, à mon insu, puisqu’ils se trouvaient tous dans le même petit sac de voyage. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai été en mesure de les récupérer grâce à mon intuition, en voyant le comportement suspect du voleur en question. Pour éviter ce genre de situation cauchemardesque, je vous conseille d’être bien planifié et de connaître les ressources à contacter en cas d’urgence. Malgré les quelques risques possibles, le « Backpacking » vous fera vivre une expérience unique et même extraordinaire. 

Crédit: REI Adventures

Crédit: REI Adventures

En voyage, j’aime être bien planifié, contrairement à certains « Backpackers » bohèmes qui ne voient pas l’organisation comme un besoin essentiel. Pour une bonne planification, il est important de vous informer sur la situation politique des pays que vous allez prochainement visiter en allant sur le site du gouvernement du Canada. Il vaut mieux connaitre la situation politique du pays plutôt que de la découvrir en arrivant. De plus, vous devez vous informer sur les vaccins recommandés et vous procurer une assurance voyage. Pour ma part, je trouvais aussi très important de faire des copies papier de mon parcours en voyage, de mes réservations et de mes billets d’avion, puis les garder dans une pochette bien fermée.

Voici d’autres conseils :

  •  Numérisez votre passeport et envoyez-vous une copie par email.
  • Pour un voyage d’un mois, prenez un « Backpack » de 48 à 55 litres (trop gros, ce n’est pas pratique).
  • Bien des voyageurs vous le diront : Google Maps, c’est votre meilleur ami quand vous vous retrouvez dans un environnement inconnu. Moi, j’aime bien avoir des cartes papier, mais je vous conseille également l’application « Maps.me » où vous pourrez télécharger des cartes comme le fait Google Maps et cela, sans avoir besoin du WiFi.
  • Parmi les autres applications utiles, il y a « Couchsurfing » qui vous permet d’emprunter le divan de personnes locales et d’en apprendre sur leurs cultures le temps de quelques nuits, et ce, gratuitement. J’ai personnellement essayé cette application et je vous la recommande fortement.
  • Plusieurs voyageurs consultent aussi les blogues et les pages Facebook de personnes qui voyagent beaucoup pour s’informer sur certaines destinations recherchées. En outre, il y a « Workaway », une application qui vous permet de faire du bénévolat, de travailler ou bien de faire un échange à l’international. Il y a plusieurs autres applications intéressantes et utiles pour votre voyage : Trip Advisor, Routard, Lonely Planet, Blablacar, Wifilib, Vianavigo, Hostelworld, etc.
Crédit: REI Adventures

Crédit: REI Adventures

Pour terminer les péripéties sur le voyage en « Backpack », vous avez eu un avant-goût de l’expérience unique qui vous attend ainsi que les risques qui y sont liés. Ces idées vous permettront de dresser une liste exhaustive présentant le pour et le contre d’une telle expérience. En outre, les voyages d’aujourd’hui sont simplifiés avec l’arrivée des applications que vous avez tout au bout de la main avec votre téléphone. Il ne vous reste qu’à décider comment planifier votre première expérience en « Backpack ».

Je vous laisse sur des mots provenant de ma mère avant mon départ pour l’Europe : « Je préfère mes enfants loin et heureux qu’ici et malheureux ». J’aime cette ouverture d’esprit qui nous encourage à vivre notre vie et à ne pas rester immobiles dans son environnement familial.

S'agenouiller pour mieux se relever

En regardant les dernières nouvelles concernant l’actualité sportive américaine et certains commentaires sur Internet, je me demande comment nous faisons pour être aussi divisés de la sorte. À tous ceux qui me lisent aujourd’hui, je vous le dis franchement, je suis déçu… 

Déçu, mais de quoi? Que de nos jours, malgré le fait que l’on clame haut et fort que nous vivons dans une société moderne prônant l’égalité sociale et raciale ainsi que la liberté d’expression, l’on jette la première pierre (celle-ci bientôt accompagnée par un seau de cailloux) à un geste PACIFIQUE de contestation qui tente simplement de trouer ce supposé voile blanc de perfection dans lequel nous nous enrobons. 

Attention! Je ne dis pas que nous vivons dans une société nord-américaine où le chaos total règne et que les femmes et les enfants se font tués sous nos yeux, mais avons-nous besoin d’en arriver jusque-là pour nous dire : « il est peut-être temps de réagir, non »? 

Comme le dicton le dit si bien : « il vaut mieux prévenir que guérir ».

Crédit: Thearon W. Henderson AFP / Getty images

Crédit: Thearon W. Henderson AFP / Getty images

Depuis septembre, Colin Kaepernick, quart-arrière de talent et ex-partant des 49ers, se retrouve au chômage pour avoir utilisé sa tribune sportive pour dénoncer ce qui se passe dans certains quartiers des États-Unis. Dénonciation en déposant un genou au sol durant l’hymne national américain, je précise. Lui, un athlète avec une fortune estimée à plus de 75 millions d’euros et possédant les voitures les plus luxueuses ainsi que les maisons les plus spacieuses au monde. Ne devrait-il pas pourtant faire preuve d’égoïsme et vivre dans son propre monde comme le laisse entendre le fameux cliché de la célébrité? Aujourd’hui encore, malgré sa disparition des pelouses et de nombreuses critiques envers lui et son geste, son mouvement n’a fait que prendre en attention ces derniers jours.

Augmentation de l’attention causée notamment par le controversé président des États-Unis, Donald Trump (voir cette vidéo de la déclaration de Trump à propos du geste de Kaepernick).

Si son rêve de vouloir sortir « that son of a bitch who disrespect our flag » s’est réalisé, ses propos grossiers n’ont fait qu’augmenter l’intensité d’une rafale pour en faire un ouragan visible à l’œil nu. Car oui, le weekend dernier, ce n’était plus l’histoire d’un seul homme, mais bien de 200 athlètes de la NFL qui ont manifesté leur soutien à Kaepernick et l’égalité raciale (l’entièreté des Seahawks de Seattle et les Titans de Tennessee, ainsi que l’ensemble des joueurs des Steelers de Pittsburgh, à l'exception d'Alejandro Villanueva, ont même décidé de ne pas sortir du vestiaire). Plusieurs figures emblématiques de la NBA, telles que Stephen Curry, Lebron James, Kobe Bryant, Dwight Howard, Michael Jordan, Steve Kerr ou encore Gregg Popovich ont également dénoncé les commentaires désobligeants du chef d’État américain envers le mouvement et la tentative de division de la nation américaine. Même Adam Silver, commissaire de la NBA, est fier de ses joueurs pour leur implication activiste.

Crédit: Journal de Montréal

Crédit: Journal de Montréal

Alors, Monsieur le Président, si décider d’exprimer notre mécontentement et dénoncer un enjeu social de manière PACIFIQUE et CALME, qui se passe à côté de NOS maisons, de NOS quartiers, dans NOS villes et sur NOTRE planète, amène à nous faire traiter de « son of a bitch », hé bien : « We are sons of a bitch and proud to be »! 

Si deux des plus grandes ligues professionnelles nord-américaines se font plus vocales, certaines, comme la LNH, se veulent cependant plus silencieuses. 

Je tiens quand même à commenter ce sujet. La LNH est sans aucun doute la ligue la plus conservatrice du Big 4. En effet, celle-ci est encore dirigée par l’ancienne mentalité hégémonique : blanche et neutre comme du marbre. Les Penguins de Pittsburgh ont d’ailleurs décidé de ne pas imiter les Golden State Warriors en acceptant l’invitation du président américain. Le mouvement du genou au sol n’a d’ailleurs toujours pas été appliqué sur la glace.  

Joel Ward, joueur des Sharks de San José, avait récemment annoncé qu’il pourrait être le premier à se jeter à l’eau avant de finalement se résigner (il a cependant écrit une magnifique lettre sur Twitter que je vous recommande de prendre le temps de lire). P.K. Subban, joueur vedette des Predators de Nashville et hockeyeur noir le plus populaire, a également annoncé qu’il ne s’agenouillera pas. Étant le joueur canadien de la LNH le plus suivi sur Twitter avec 1.03M d’abonnés, son appui aurait offert une belle opportunité de montrer un pas vers l’avant. Cependant, il a ses raisons et je peux comprendre que ce n’est pas un geste facile à faire dans l’environnement où il se trouve. 

La seule amertume que j’ai, c'est par rapport à certaines raisons énoncées par certains joueurs qui sont à l’encontre du geste : un trop grand manque de respect pour les militaires, selon l’attaquant étoile des Maples Leafs Auston Matthews, ou bien encore avoir prétendument trop de respect pour le drapeau américain, selon P.K. Subban. 

Lorsque je lis ce genre de réponses, je ne peux m’empêcher d’être sceptique et de penser : se sont-ils un minimum renseigné? 

Ne savent-ils pas qu’il y a une raison bien particulière pour laquelle Colin Kapernick a choisi de s’agenouiller au lieu de rester assis sur le banc comme il l’avait fait initialement? Celui-ci a toujours affirmé qu’il n’avait que du respect envers les soldats (il a notamment eu des discussions avec Nate Boyer, ancien militaire et joueur de la NFL, pour l’aider à comment protester correctement) et que c’est justement, par respect pour eux, qu’il a décidé de garder une jambe debout. Dans un article du Devoir, un historien explique que ce geste aux origines religieuses (de piété et de révérence devant le pouvoir) informe, dans cette situation, d’un refus de la charge sociale dans les circonstances actuelles. Étant un geste de désobéissance civile en douceur qui ne possède aucun incident sur la partie, il ne voit pas vraiment de problèmes au geste d’un citoyen engagé.

Des officiers de la NYPD démontrant leur soutien à Kaepernick. (Crédit: The Source)

Des officiers de la NYPD démontrant leur soutien à Kaepernick. (Crédit: The Source)

Ce n’est pas le travail honorable de nos frères d’armes qu’il cherche à dégrader, mais uniquement de dénoncer des valeurs d’un hymne que l’on chante haut et fort avec engouement, mais qu’en réalité, on n’applique pas toujours aussi bien qu’il le faudrait. Ce même hymne américain qui indique : 

« Blest with victory and peace, may the heaven-rescued land ».

Célébrer avec paix alors qu’encore aujourd’hui, des personnes, peu importe leurs origines, ont encore des difficultés et cherchent à se faire entendre. Vraiment?

Ces dernières lignes m’amènent également à une prise de conscience. Cessons de nous focaliser sur le contenant du genou au sol en faisant une polémique et ouvrons nos yeux sur le véritable contenu de celui-ci : notre société a encore des faiblesses, des faiblesses où des gens souffrent à cause de celles-ci. Appuyons-nous les uns et les autres au lieu de nous diviser. Selon ma perspective, aucun drapeau, personne ou encore institution ne mérite d’être plus prisé qu’un environnement prospère et égalitaire.

Source: https://quedesports.wordpress.com/2017/09/30/sagenouiller-pour-mieux-se-relever/

L'application Nelinelo

Il y a quelques temps, l’AÉCUM a reçu une proposition de partenariat avec l’application « Nelinelo ». À première vue, nous nous apercevons qu’il s’agit d’une application pas seulement destinée aux étudiants et aux étudiantes, mais bien à toutes les personnes qui désirent vendre, acheter, louer et donner des articles à d’autres personnes. Donc, j’ai eu l’envie d’essayer cette application et de vous faire part de mon expérience.

Crédit: Les Petites Manies

Crédit: Les Petites Manies

Son fonctionnement est assez simple si tu désires rechercher des articles dans ton quartier. Après s’être créé un compte, l’application nous invite à sélectionner nos intérêts (qui peuvent être modifiés ultérieurement, au besoin). Ces intérêts peuvent tout aussi bien être des livres, des vêtements, de l’électronique, de l’artisanat, etc. Par la suite, grâce au système de géolocalisation, elle nous demande de choisir un lieu précis sur une carte et de choisir la distance de recherche désirée. Après avoir choisi les options de recherche, l’application nous présente un certain fil d’actualité avec différents articles trouvés basés sur nos intérêts prédéterminés. Pour ma part, selon mes préférences, je suis tombé sur plusieurs articles différents : une glacière en forme de ballon de soccer, une planche de snowboard décorative, une chaise de bureau d’Ikea, un livre d’algèbre linéaire, un appareil photo Canon, le jeu « Horizon Zero Dawn », etc. Bref, il y a du choix pour tous les goûts.

En gros, l’application est comme un réseau social dédié aux petites annonces qui te permet d’acheter, vendre, louer ou donner divers articles à des gens près de chez toi. Tu peux également filtrer les articles selon la catégorie, le prix, le type de vente et la condition de l’item. Ce qui est bien, c’est que tu peux entrer directement en contact avec le vendeur de chaque article, sans avoir à transmettre tes informations personnelles. Mais, ce qui fait la beauté de la chose, c’est le fait que le profil de chaque vendeur est vérifié par l’application elle-même, pour des questions de sécurité. De plus, tu as la possibilité de voir les avis des autres acheteurs avant toi, et ainsi de laisser un avis et un commentaire sur le profil de la personne après avoir terminé la transaction. Donc, il y a moins de chance de tomber sur quelqu’un d’indésirable.

Crédit: Twitter

Crédit: Twitter

Puis, tu as aussi la possibilité de publier toi-même des annonces sur les articles que tu souhaites donner, vendre, louer ou échanger. En ajoutant une photo et/ou une vidéo de ton article, en sélectionnant sa catégorie puis en ajoutant sa condition (item neuf ou usagé), sans oublier bien sûr d’indiquer ton adresse (qui ne sera jamais révélée publiquement), il ne te reste plus qu’à publier ton annonce. Voilà, ton article sera ajouté dans le fil d’actualité et les personnes intéressées à se procurer ton article pourront ainsi entrer en contact avec toi.

Il y a deux autres avantages forts intéressants de l’application. Premièrement, si tu ne trouves pas ce que tu cherches, tu peux créer une alerte. Donc, tu recevras une notification dès qu’une annonce correspondant à ta recherche sera publiée. Deuxièmement, cette application est disponible en cinq langues différentes : l’anglais, le français, l’espagnol, l’italien et le russe. Mais le plus magique dans tout cela, c’est que toutes les annonces sont automatiquement traduites dans ces cinq langues. Pour le moment, l’application n’est pas tellement utilisée ailleurs que dans la grande région de Montréal et ses environs. En faisant des recherches dans la Rive-Sud ou la Rive-Nord de Montréal, ou même dans les autres grandes villes du Québec, nous n'y trouvons que peu d’articles. Peut-être que dans quelques mois, l’application gagnera en popularité un peu partout au Québec, et peut-être même ailleurs.

Kevin et Aurélie, les deux fondateurs de l'application (Crédit: oHelloBeauty)

Kevin et Aurélie, les deux fondateurs de l'application (Crédit: oHelloBeauty)

En conclusion, je dirais que cette application est une nouvelle façon innovante d’acheter et de vendre des articles. Elle est rapide et facile d’utilisation, ainsi que sécuritaire et convenable pour tous. Elle est disponible gratuitement sur l’App Store ainsi que sur Google Play. Vous pouvez aussi visiter le site officiel de l’application à l’adresse suivante: https://www.nelinelo.com/

Ta première année à l’UdeM

Ça y est, tu commences ta première année à l’Université de Montréal. Si c’est ta première rentrée, je te conseille de lire attentivement ce qui va suivre, parce que ça peut se révéler important. En effet, tu vas trouver plusieurs conseils pour bien réussir ta première année, et aussi pour t’apporter du réconfort dans ces prochaines semaines stressantes. Peut-être que tu viens de terminer le CÉGEP, ou que tu es un étudiant international, en tout cas ne t’en fait pas. Tout le monde est passé par là!

21222806_1652808198086514_708561728_o.jpg

Le premier conseil que je peux te donner, c’est d’aller aux activités d’accueil. Personnellement, c’est là que j’ai fait mes rencontres que j’ai gardées toute l’année. C’est vraiment le moment de voir des gens, et il ne faut pas être timide : à eux aussi c’est leur première année, et eux non plus ne connaissent personne. Les activités d’accueil, c’est une journée conviviale que ton association organise pour que tu rencontres du monde en t’amusant. C’est dans le respect des autres que ça se fait, et personne n’est obligé de participer à toutes les activités qui seront proposées!

Ne fais pas non plus l’impasse sur les journées que la SAÉ (Service Aux Étudiants) organise, que ce soit pour visiter le campus, les locaux, aller à leurs activités, connaitre des gens d’autres programmes, etc. C’est certain que la visite du campus va t’aider, parce que la première semaine de cours, tu as envie d’arriver à l’heure et de ne pas chercher pendant deux heures ton pavillon et la salle de cours. Comme ça, tu sauras quel bus prendre ou si tu dois y aller en métro (hé oui, c’est très grand l’UdeM). Télécharge l’application de la rentrée UdeM sur ton téléphone, et tu seras au courant de toutes les activités proposées les premières semaines de la rentrée!

Membres de l'exécutif de la FAÉCUM

Membres de l'exécutif de la FAÉCUM

La FAÉCUM (Fédération des Associations Étudiantes du Campus de l’Université de Montréal) sert à défendre les droits étudiants sur plusieurs niveaux. Ils ont un super site internet où ils pourront répondre à toutes tes questions ! La FAÉCUM peut te service de ressource sur le plan académique, vie étudiante, politique, etc. En plus, ils organisent l’événement de la rentrée « À Toute Vapeur » ! Les liens utiles sont juste là :

L’événement de la rentrée : https://www.facebook.com/events/123611831601858/

La FAÉCUM : http://www.faecum.qc.ca/

Et cerise sur le gâteau, la FAÉCUM t’offre même un superbe agenda !

21245351_1652808194753181_735993441_n.jpg

En ce qui concerne les cours, le mot d’ordre est : ORGANISÉ. Dans ta vie personnelle, peut-être que tu as un job, que tu habites seul, donc tu as beaucoup de choses à gérer. Je te conseille d’assister à tous les cours magistraux, de prendre en note ce qui est important, et de ne pas juste être là en « touriste ». C’est un nouveau rythme à prendre, et si tu veux réussir dans tous les domaines (études, job, vie sociale…), il faut que tu sois déterminé à bien structurer ta vie pour que ce soit plus facile et ne pas être dans le stress constamment. Chacun a sa technique d’apprentissage, donc trouve la tienne !

Niveau université, va aux partys que ton association étudiante organise. Pas tous bien sûr, mais ça te permettra de rencontrer du monde, et de t’amuser, de décompresser. On est tous dans le même bateau, on est tous aux études, et on aime aussi rencontrer de nouvelles personnes. Et bien sûr, il y a THE association : l’AÉCUM (Association Étudiante de Communication de l’Université de Montréal). L’exécutif est là pour toi, ils se sont proposés et ont été élus pour te représenter et t’aider tout au long de l’année. Tu peux aller sur leur page internet ou Facebook pour savoir qui ils sont, et te rapprocher d’eux. Ils seront aussi aux activités d’accueil, ce qui te permettra déjà de les rencontrer.

Les profs sont aussi là pour toi. N’hésite pas à aller les voir avant ou à la fin d’un cours pour leur poser des questions sur la matière. Ils sont là pour t’aider et t’épauler dans ton cursus universitaire.

Il faut aussi que tu restes productif. C’EST DIFFICILE. Après une journée à l’université à travailler, quand tu rentres chez toi, tu as juste envie de chiller et regarder Netflix. Hé bien non, trouve un moyen de rester actif après les cours, même si la tentation est grande.

Le rédacteur en chef t’a aussi concocté une petite liste des incontournables pour bien réussir ta rentrée et ne pas stresser !

Crédit: Voltaic Photo

Crédit: Voltaic Photo

Génération « Like & Nope »

Certains d’entre vous ne seront pas d'accord avec mes propos, alors que d’autres vont penser que mes affirmations concordent avec la tendance actuelle. Mais, en vivant dans ce milieu depuis bien des années, je suis venu à une conclusion plutôt frappante sur notre génération : nous vivons dans une ère de relations dystopiques, où certaines personnes sont plus intéressées par les caractéristiques physiques que par le potentiel d’une relation à long terme.

 

Il suffit de prendre en compte certaines applications, telles que Tinder, pour mieux comprendre ce phénomène. Pour ceux qui ne connaissent pas Tinder, disons que c’est une application de réseautage qui permet d’échanger avec certaines personnes spécifiques. L’utilisateur de cette application voit la photo d’un autre, et doit ensuite indiquer s’il apprécie cette personne, ou non. Lorsqu’une attraction est réciproque entre les deux utilisateurs, ceux-ci sont mis en relation et peuvent commencer à échanger des messages.

Crédit: The Good Men Project

Crédit: The Good Men Project

De nos jours, il semble que ce soit l’une des manières les plus populaires pour rencontrer de nouvelles personnes. Par contre, ça prouve en tout point ce que j’ai affirmé plus haut. Lorsqu’on utilise cette application, nous consentons à vouloir discuter seulement avec les personnes que nous trouvons les plus jolies, ou ceux qui semblent en forte cohésion avec ce que nous recherchons. Tu n’as complètement aucune idée de qui est cette personne, si ce n’est que de son nom, son âge et à quoi elle ressemble. Tu ne sais absolument rien d’autre : tu ne connais probablement pas ses intérêts personnels, ni ses goûts musicaux, ni ses films favoris.

Pourtant, tu es déjà plus attiré par la personne que tu viens de découvrir sur Tinder que par celles que tu connais déjà. Tu ne te soucis même pas du fait que la meilleure personne pour toi, c’est-à-dire celle qui pourrait réellement te combler de bonheur pour les prochaines années, tu l’as bêtement rejetée en « swipant » à gauche simplement parce qu’elle ne correspondait pas à tes préférences principales. Au final, tu « swipe » à droite ceux que tu trouves de ton goût et tu « swipe » à gauche ceux qui ne t’intéressent pas. C’est bête, mais c’est la réalité de nos jours.

 

Ceci étant dit, ce n’est pas le seul problème de notre génération. La « friendzone » est peut-être un phénomène de plus en plus à la mode de nos jours, tout dépend de la perception des gens. Concernant la « friendzone », cette situation se produit lorsqu’une personne souhaite avoir une relation amoureuse avec une autre, alors que celle-ci préfère ne garder qu’une relation amicale. En d’autres mots, c'est le fait d'être « juste ami-e ». C’est une situation qui peut être parfois compréhensive, par exemple lorsque deux personnes n’ont pas la même vision de leurs futurs, ou encore quand les deux personnes n’ont pas des styles compatibles.

Dans ce cas-ci, la personne fait un choix éclairé sur le fait qu’elle ne veuille pas avoir une relation amoureuse avec l’autre. Là où est le problème, c’est lorsqu’une personne « friendzone » une autre personne à cause de simples détails. Autant pour les gars que pour les filles, combien de fois avez-vous entendu une personne dire qu’elle ne voulait pas avoir de relation amoureuse avec quelqu’un d'autre à cause de sa grandeur, de son poids, de la couleur de ses cheveux ou de celle de sa peau, ou même de son travail ou du type d’études qu’elle fait?

En regardant toutes les histoires d’amour dont nous sommes témoins dans les films et les séries télévisées, j’ai longtemps cru que l’amour, en tant que concept et en tant que sentiment, était quelque chose de facile. Aujourd’hui, je crois toujours que l’amour reste quelque chose de facile. Je crois simplement que ce sont les gens qui le rendent compliqué. Après tout, à mes yeux, il est clair que certains individus tombent amoureux par choix, et non par passion.

Lorsqu’on décide à qui on veut parler sur les applications de réseautage ou sur les sites de rencontre, c’est un choix. Lorsqu’on décide de rejeter automatiquement une personne à cause qu’il ou qu'elle ne correspond pas à tous nos critères de recherche pour une relation amoureuse, c’est également un choix. Si nous nous arrêtons directement à la première impression sans même connaitre davantage, c’est aussi un choix. Si l’on est sans cesse en train de catégoriser tous les gars et toutes les filles, ou encore qu’on trouve toujours un défaut à chacun, ça ne nous mènera nulle part. Si tu n’es pas heureux ou heureuse dans ta vie actuellement et que tu n’as pas confiance en toi, ça ne t’avancera à rien non plus.

 

En conclusion, la fameuse citation « plus tu cherches, moins tu trouves » prend tout son sens quand on regarde dans quel monde nous sommes plongés. Il est important de rappeler que les contes de fées n'existent pas, et que nous avons tort si nous croyons que la perfection est atteignable. Pour vivre dans une relation amoureuse saine, je crois qu’il suffit simplement d’accepter une personne dans sa vie pour avoir la possibilité d’être heureux et heureuse, au lieu de constamment aller voir ailleurs ou d’utiliser les relations amoureuses comme un jeu. Certaines personnes semblent oublier qu’être en couple ne signifie pas seulement d’aimer ou d’être attiré par l’autre, mais bien d’être complice, déconner ensemble et de rester fidèle l’un à l’autre!

Crédit: Les Beaux Proverbes

Crédit: Les Beaux Proverbes

Idéologies Destructrices

À l’aube de ma vie professionnelle, je découvre dans quel monde nous vivons présentement. À chaque mois, lorsque je regarde les nouvelles à la télévision ou sur Internet, je constate qu’une nouvelle attaque terroriste a eu lieu, quelque part dans le monde. Cette année encore, il y a eu une agression meurtrière à la grande mosquée de Québec, un attentat au métro de Saint-Pétersbourg, une attaque sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, ainsi qu’un attentat-suicide à la suite d’un concert de la chanteuse Ariana Grande dans la ville de Manchester.

Bien que ces attentats aient été hautement médiatisés, il ne faut pas oublier tous les autres qui se déroulent dans les pays non occidentaux. En Irak, on peut recenser pas moins de 10 attentats en 5 mois. C’est également ce qui se produit présentement en Afghanistan, en Égypte, en Syrie, et j’en passe.

Bien sûr, on peut qualifier ces attentats comme des attaques terroristes, la plupart perpétrés par des islamistes radicaux qui sont soutenus par l’État islamique, ou d’autres organisations terroristes, ou encore par des terroristes qui sont qualifiés comme étant des loups solitaires. Reste à se demander une chose : comment se fait-il qu’un être humain veuille semer la terreur?

Crédit: The English Blog

Crédit: The English Blog

Tout d’abord, nous devons comprendre ce que signifie le terrorisme. Selon le Larousse, le terrorisme est un « ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation ou un individu pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système ». À notre époque, le terrorisme est malheureusement monnaie courante. 

Pour ce qui est du terrorisme islamiste, c’est à partir de la fin des années 1970 que les différentes attaques ont reçu une couverture médiatique importante. Les partisans du terrorisme islamique ont comme objectif de promouvoir une vision religieuse et radicale du monde. Cependant, il y a également eu d’autres organisations dites « terroristes » qui ont été actives par le passé, et ce, un peu partout dans le monde. Rien qu’à penser au règne de la Terreur pendant la Révolution française, au Klu Klux Klan qui a principalement été actif entre 1865 à 1944, ou encore l'Armée républicaine irlandaise véritable qui tente de créer une Irlande unie en complotant des assassinats et divers attentats.

Ceci étant dit, il reste toujours à déterminer ce qui pousse un humain à en tuer un autre. J’ai de la difficulté à répondre à cette question, comme j’aurai du mal, dans les prochaines années, à en parler à mes futurs enfants. Je crois que les idéologies contradictoires, multipliées par le fait qu’il y a plus de 7 milliards de façons de concevoir le monde, font en sorte que l’humain, en tant quel tel, ne peut tout simplement pas vivre en paix. Il semblerait qu’il en a toujours voulu plus, comme augmenter son territoire, se montrer plus fort que les autres et imposer son idéologie.

Juste à penser à ce qui s’est produit pendant la Seconde Guerre mondiale : l’Allemagne a agrandi son territoire en envahissant divers pays, dont la Pologne, le Danemark, la Norvège et une partie de la France. De plus, les pertes humaines reliées à cette guerre s’élèvent à plus de 60 millions. Dans ce cas, il s’agissait d’une guerre mondiale entre plusieurs pays.

Mais aujourd’hui, certains extrémistes commettent des attentats « au nom d’Allah » contre des citoyens de même nationalité, où leur seul but est de détruire les autres cultures en tuant le maximum de personnes possibles, au profit des idéologies suprémacistes qu’ils défendent. L’état islamique demande à ses fidèles d’utiliser n’importe quel moyen pour parvenir à leurs fins. C’est exactement ce qui est arrivé au Canada en 2014, soit lors de l’attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu et lors de la fusillade au Parlement d’Ottawa.

Crédit: Cartoon Movement

Crédit: Cartoon Movement

De nos jours, nous assistons à une guerre d’idées qui semble ne jamais se terminer. Selon l’Institut pour l’Économie et la Paix, en 2016, il n’y aurait eu que 10 pays qui auraient été exempts de tout conflit… et le Canada n’en fait pas partie. De plus, selon un article publié par le New York Times, dans les 3 400 dernières années, il n’y aurait eu que 268 années sans guerre. Donc, non seulement nous sommes pris dans une spirale de guerres sans merci, mais le recours aux armes semble être nécessaire pour la survie de chaque idéologie, et pour le maintien de la paix. Dites-moi : pourquoi le monde ne peut tout simplement pas vivre en paix?

Grandir sur une (toute petite) île

J’étudie en communication à l’UdeM depuis l’automne 2016, ce qui fait que j’ai dû quitter ma famille, mes racines, mon île.

À force d’aller aux partys et de rencontrer du monde, je me suis rendu compte que ce qui fait ma différence, c’est lorsque je dis que je viens de Saint-Pierre & Miquelon. Hé oui, ce petit territoire français, qui est le seul en Amérique du Nord, a fait pas mal de surpris. J’ai eu des questions allant de « Vous êtes combien à habiter sur ton île ? » jusqu’à « Quel est le type de roche ? ». On m’a même déjà demandé s’il y avait des épiceries.

Si vous voulez la définition la plus simple, allez sur Wikipédia. Sinon, continuez à lire, pour savoir ce que c’est que de grandir sur un archipel.

18945086_1563977936969541_1049439386_n.jpg

Nous sommes donc à peu près 6000 habitants vivant sur un bout de terre de 25 kilomètres carrés. J’aimerai vous dire quelle est la plus grande particularité de l’archipel, mais à vrai dire, il y en a tellement. La première, et pas des moindres, c’est surtout le fait que tout le monde se connaît.

Peu importe ce que tu feras durant ton adolescence, tes parents, et même la quasi-totalité de la ville, seront au courant dans les prochaines heures. En effet, l'intimité n'est pas le premier mot qui me vient à l'esprit pour décrire Saint-Pierre. Alors, quand je suis arrivée à Montréal, devenir personne était presque un privilège.

Comme je l’ai déjà mentionné, c’est un territoire français, ce qui veut dire éducation française, ce qui amène le lycée (qui est l’équivalent d’une partie du deuxième cycle du secondaire, au Québec). Pour aller dans les chiffres, à la rentrée 2016-2017, le Lycée a accueilli 394 élèves. Lors de mon année de première littéraire (soit le 5e secondaire au Québec), nous étions 8 dans ma classe. C’étaient donc (presque) des cours privés. Tous les professeurs nous connaissent, ils sont bien au courant de ce dont on est capable, et connaissent aussi le parcours que l’on veut réaliser dans nos études supérieures. Ils nous encadrent, nous encouragent, et nous aident dans toutes nos démarches.

miquelon-600x391.jpg

En ce qui concerne les weekends, il faut avouer que peu d’activités sont proposées. Tu peux aller à la Cafèt’ (lieu dans lequel se réunissent les jeunes), mais lorsque tu ne « hang out » pas avec ceux qui s’y trouvent, ça peut être gênant. Donc il faut que tu trouves quelqu’un qui accepte d’avoir plein de monde chez lui. Ou, tu peux aller dans un bar pour jouer aux fléchettes, jouer au billard… c’est ce que je passais mon temps à faire. Donc ne me demande pas en duel aux fléchettes, parce que je pourrai même gagner les Jeux Olympiques (ça existe ?).

Saint-Pierre & Miquelon, l’été, c’est le paradis sur terre… enfin, pour moi. Il ne fait pas toujours beau, certes, la brume est très souvent au rendez-vous, mais tu retrouves tes amis que tu n’as pas vu de l’année, parce qu’on est tous éparpillés entre la France et le Canada.

Il y a plein de choses à faire l’été : tu peux aller faire du camping à Langlade, te balader à la montagne, faire du sport sur le zazpi (pelote basque), faire des BBQ à la plage, faire du cheval, des tours en voitures, des tours en bateau pour aller voir les animaux marins qui habitent sur nos côtes, aller aux festivals Rock N’ Rhum et le Dunefest, et j’en passe.

L’hiver, ce n’est pas aussi froid que Montréal avec les -40 degrés, mais comme c’est une île, il y a beaucoup de vent. C’est pour ça que tu ne sors pas beaucoup de chez toi, et que tu travailles sur tes cours. Mais pour les touristes, les paysages de Saint-Pierre & Miquelon sont magnifiques à cette période de l’année.

10559717_10204505288618837_2713793213918754345_n.jpg

Voici quelques faits intéressants sur notre mode de vie :

  • Les professeurs du collège et du lycée ont connu tes parents en classe, ou ont eu tes frères/soeurs.
  • La SEULE boîte de nuit accueille les jeunes dès qu’ils ont 16 ans.
  • De ma fenêtre, je peux voir les phoques les jours de beau temps.
  • Nous avons un seul avion, de 46 places, et qui ne passe que par le Canada (Montréal, Saint Jean de Terre Neuve, Moncton, Halifax).
  • Tu vois la mer à chaque fois que tu sors de chez toi.
  • Nous avons un recueil des expressions Saint-Pierraises, et si jamais tu le lis, tu ne comprendras pas comment on peut mettre ces mots dans nos phrases. Énigmatique !
  • Tout le monde connait une personne qui possède un bateau, si ce n’est pas ta famille qui en a un.
  • NON, la pêche ne fait plus vivre l’archipel, mais il y a encore quelques décennies, c’était le cas.
  • Il n’y a pas d’établissements pour des études supérieures sur l’archipel.
  • Il n’y a pas de chaine de fast food (McDonald, Subway, Burger King…).
  • On a une prison où il y a 5 cellules, et parfois, il y a plus de surveillants que d’incarcérés.
  • On ne connait pas les adresses des maisons. On demande à nous déposer « chez nous », ou « à côté de chez … », mais jamais une adresse exacte.
  • Au lieu de toujours écrire « Saint-Pierre & Miquelon », on écrit SPM. Et non, chers québécois, ce n’est pas le Syndrome prémenstruel.

Pour conclure, Saint-Pierre & Miquelon peut être vu comme un petit coin de paradis (l’été) pour venir en vacances, mais quand on y grandit c’est une autre histoire. Même si tout le monde se connait, ce n’est pas pour autant que tu t’arrêtes de vivre. Cela peut être un atout comme un inconvénient, au niveau personnel ou professionnel. Bref, soit tu restes sceptique, soit tu adores Saint-Pierre & Miquelon !

P.S. : Si tu viens en vacances à St Pierre, les gens te regarderont, et tu auras l’impression d’avoir atterri sur une nouvelle planète. Hé oui, tout le monde se connait, donc évidemment les touristes ne passent pas inaperçus !

Le 375e de Montréal

Si tu n’as pas de gros plans de voyage pour l’été ou des projets à la tonne, ne t’en fais pas. Montréal t’offre plein d’activités pour bien occuper tes vacances.

Bien sûr, les festivals habituels seront au rendez-vous : les Francofolies, le Festival de Jazz, Juste pour rire et Osheaga. Toutefois, cet été, il y aura aussi toutes les activités du 375e anniversaire de Montréal.

Il y aura de quoi combler tout le monde, en passant par l’histoire, la gastronomie, l’art et les sports. Ces activités se retrouveront dans tous les arrondissements de la ville. Entre autres, la Grande Tournée, comme son nom l’indique, fera escale un peu partout dans la ville. Allant de parc en parc, cet événement propose aux gens du quartier une fête décontractée pour toute la famille. Ici Radio-Canada Première sera au rendez-vous, ainsi que l’émission Sucré Salé. Également, de grands jeux participatifs sauront plaire aux plus jeunes.

Crédit: 375mtl.com

Crédit: 375mtl.com

Si tu te cherches une bonne raison pour aller te promener dans ton quartier, ne cherches pas plus loin. « Les fenêtres qui parlent » feront leur apparition dans plusieurs arrondissements de la ville de Montréal. C’est une exposition ambulante qui utilise les fenêtres, les balcons et les escaliers des résidents du quartier afin de présenter des œuvres d’arts.

Du côté historique, on peut compter sur plusieurs expositions reliées à l’expo 67. Effectivement, en plus d’être le 375e anniversaire de la ville de Montréal, 2017 est aussi le 50e anniversaire de l’exposition universelle de Montréal. Le Musée des beaux-arts présentera Révolution : « You Say You Want a Revolution », une exposition centrée sur la culture révolutionnaire de cette époque. Le Musée McCord, quant à lui, offrira un tout autre angle sur l’événement en présentant la mode de l’année 1967.

Également, Cité Mémoire est mis en place tout au long de l’année afin de vous faire découvrir les histoires de Montréal et de sa construction en présentant des projections extérieures à travers le Vieux-Montréal. Ces projections sont accessibles tous les soirs, à partir de la tombée de la nuit jusqu’à minuit, et sont accompagnées par une bande-son qui est disponible par le téléchargement de l’application gratuite « Montréal en Histoires ».

Crédit: Tourisme Montréal

Crédit: Tourisme Montréal

Au final, il suffit de passer sur le site www.375mtl.com/programmation pour avoir une bonne idée des activités qui pourraient t’intéresser cet été dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal.

L'art de vivre du Cosplay

Dans le cadre d’un cours du baccalauréat, j’ai eu la chance d’approfondir ma connaissance sur le cosplay. Pour ceux qui ne connaissent cette activité, il s’agit d’un loisir dont le but est de représenter un personnage fictif (provenant des films, des jeux vidéos ou encore des séries TV et des animes japonais) à l’aide du costume et des accessoires de cet avatar. Il s’agit également d’une performance artistique et théâtrale, où les cosplayeurs sont amenés à jouer et à imiter les actions du personnage qu’ils s’approprient.

L’histoire du cosplay a débuté dans les années 1930, mais ce n’est que dans les années 1970 que cette activité a grimpé en popularité, principalement au Japon et aux États-Unis. Aujourd’hui, plusieurs personnes qui pratiquent le cosplay se regroupent dans les diverses conventions qui se déroulent partout dans le monde, dont l’une des plus populaires est le « San Diego Comic-Con International » (qui existe depuis 1970), attirant des milliers de personnes chaque année. Il y a également des conventions de ce genre au Québec, comme le Comiccon de Montréal et le festival d’anime Otakuthon.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, entouré de plusieurs cosplayeurs. Crédit: TVA Nouvelles

Le maire de Montréal, Denis Coderre, entouré de plusieurs cosplayeurs. Crédit: TVA Nouvelles

Personnellement, j’ai eu l’opportunité de faire une entrevue avec Jani Pinet, qui pratique le cosplay depuis plusieurs années et qui a participé à de multiples reprises aux différentes conventions. Elle m’a révélé que sa première expérience dans le cosplay s’est produite il y a quelques années, lorsque l’un de ses amis lui a suggéré de participer à l’Otakuthon. Alors que son ami s’est déguisé en « Sousuke Sagara » à la convention, elle s’est costumée en « Kaname Chidori », les deux tenues provenant de l’anime « Full Metal Panic ».

Lors de sa première expérience en tant que cosplayeur, son ami agissait comme le personnage qu’il incarnait, soit en faisant des roulades avant et en se cachant derrière les poubelles. Quant à Jani, elle s’est mise à crier dans l’escalier et elle a donné un coup d’éventail directement sur la tête de son ami, exactement comme le personnage dans l’anime. Elle m’expliquait que ce qu’elle apprécie beaucoup dans ses expériences, c’est de jouer comme son avatar, tout en impressionnant les autres.

Elle m’a aussi parlé de son expérience lorsqu’elle s’est déguisée en « Midna » du jeu « The Legend of Zelda: Twilight Princess », quelques années plus tard. Dans la convention, elle rencontrait d’autres personnes et agissait avec eux de la même manière que le personnage dans le jeu vidéo, c'est-à-dire qu’elle s’accotait sur les autres cosplayeurs et montrait une certaine nonchalance face à ce que les autres faisaient, principalement en bâillant ou en s’adressant à la personne à côté d’elle pour lui dire : « ah, c’est plate ce que tu fais ».

Jani, déguisée en Midna, avec son ami, déguisé en Link

Jani, déguisée en Midna, avec son ami, déguisé en Link

Ce qui l’a surpris lors des différentes conventions, c’est la quantité de conférences et d’ateliers disponibles au grand public. En effet, il est possible de voir et de rencontrer plusieurs personnalités. Elle a notamment vu Christopher Lloyd, qui joue le rôle du docteur Emmett Brown dans la trilogie « Retour vers le futur », ainsi que Patrick Stewart, qui interprète l’officier Jean-Luc Picard dans la série « Star Trek : La Nouvelle Génération ». Elle a également bien aimé sa rencontre avec Charles Martinet, qui est connu pour être la voix officielle de Mario Bros, ainsi que Vic Mignogna, qui fait la voix anglophone de plusieurs personnages provenant de différents animes japonais, dont « Fullmetal Alchemist » et « Bleach ».

L’un des ateliers préférés de Jani a été celui qui permet au public de visionner une énorme quantité de vidéos japonais, entre autres des annonces, des séries TV et des quizz. La particularité de cet atelier est de voir le côté ridicule des produits télévisuels japonais qui sont présentés à un public nord-américain. Finalement, dans les diverses conventions, il y a également la possibilité d’acheter tout plein d’articles : on y retrouve des armes, des figurines, des vêtements, des éléments de décoration, etc. Elle a même déjà vu une lampe montrant le 11e docteur de la série « Doctor Who ».

Charles Martinet, signant des autographes.
Charles Martinet, signant des autographes.

Elle m’a donné plusieurs informations pour une personne qui aimerait débuter dans le cosplay. D’abord, elle conseille fortement d’étudier le personnage en profondeur et de vérifier ses postures de bases. En effet, dans des conventions du genre, il est fréquent pour une personne costumée de se faire prendre en photo. Jani racontait qu’elle est déjà restée coincée à faire des poses pour les photographes dans son costume de « Midna », et ce, pendant environ une demi-heure. Il est également possible qu’il y ait, dans les conventions, des photos de groupe avec les cosplayeurs qui ont des costumes provenant d’univers similaires.

Elle suggère aussi de ne pas être trop ambitieux dans sa première expérience, et qu’il est préférable de vivre sa première convention sans se déguiser, c'est-à-dire d’y aller et d’apprécier l’événement sans avoir de costume. Finalement, elle affirme qu’il ne faut pas avoir peur de se socialiser avec les autres cosplayeurs, de leur parler et poser des questions à propos de leurs costumes ou de l’événement en général. En conclusion, elle affirme que c’est une expérience très intéressante pour toutes les personnes intéressées par la culture populaire et la culture geek.

Crédit: Global News

Crédit: Global News

Compte rendu d'une assemblée mouvementée

Mardi 11 avril 2017. Je me rends à la salle A-135 du Pavillon Marie-Victorin pour participer à l’assemblée générale électorale annuelle de mon programme de Communication. J’y suis allée les deux dernières années, mais aujourd’hui, pour ma dernière fois, le feeling est différent.

Je suis complètement et absolument nerveuse. Derrière mon bureau, je m’apprête à écrire tout ce que je vais entendre pour les trois prochaines heures. Je n’ai pas du tout envie d’être la secrétaire de l’assemblée et je manifeste mon mécontentement à tous mes amis qui viennent me saluer.

 Mais, je vous regarde et vous êtes si beaux.

 

 

La semaine dernière, six exécutants de votre association ont quitté le navire de l’AÉCUM qui s’apprêtait alors à accoster. Ils ont démissionné en bloc lors d’un conseil exécutif de l’association étudiante, et ce, à quelques semaines de la fin de session et donc de leur fin de mandat. Leur lettre de démission englobe des motifs diversifiés : d’une homogénéisation imposée des points de vue aux prises de parole autoritaires prises à leur égard.

Au début de l’AG, deux porte-paroles du groupe démissionnaire, ont pris la parole. Ils vous ont expliqué de vive voix les raisons de leur départ précipité.

Selon eux, l’AÉCUM n’a pas bien représenté ses membres cette année, déviant ainsi de sa fonction première. Concrètement, le groupe reproche à certains exécutants le fait d’avoir passé trop de temps à socialiser avec des personnes qui ne proviennent pas du programme de Communication : les exécutants de la fédération étudiante (FAÉCUM), notamment.

Ils insistent sur un point important : chaque exécutant assume à 100 % sa démission, mais surtout le contenu de la fameuse lettre. Ils ont démissionné par principe et non pour des raisons personnelles.

 

 

Pendant l’AG, j’écris les revendications de mes ex-collègues sur mon ordinateur. Depuis quelques jours, sept jours exactement, j’ai moi-même eu l’occasion de parler personnellement à mes amis. Je les ai écoutés. Je les réécoute encore une fois. Nous sommes maintenant prêts à passer aux élections.

Ici, je commets une erreur. Je devrais lever ma main et prendre la parole, en tant que rédactrice en chef du COMMEDIA, pour vous parler. Nous devrions tous, les exécutants restants, vous parler.

Voici ce que nous aurions dû vous dire :

Nous estimons vous avoir représenté au meilleur de nos capacités, et ce, tout au long de l’année. Nous avons les membres à cœur et toutes nos actions ont été portées en ce sens.

Créer des liens avec une autre association, c’est permettre au programme de Communication d’avoir de meilleurs événements comme une cabane à sucre et un party de fin de session de feu, prohibition style. Participer à un Congrès de la FAÉCUM, c’est mieux représenter vos intérêts aux instances supérieures, notamment en matière d’aide aux étudiants. Entretenir des liens avec Com-Pol, c’est organiser un vins et fromages endiablé, apprécié de tous, démissionnaires ou non. Participer au Carnaval, c’est créer un sentiment de fierté au sein du bac.

L’entraide devrait être au cœur de la vie étudiante. Quand il y a un problème, il faut l’aborder. Nous ne connaissions pas les revendications de nos collègues et amis. Nous les avons appris en même temps que vous. La communication ne s’est jamais faite et les problèmes, à notre sens, auraient pu être réglés autrement.

Notre représentation n’a pas été parfaite. Elle ne peut pas l’être. Rencontrer individuellement les 397 étudiants de notre bac est un idéal intéressant, mais irréalisable. Nous faisons tout simplement de notre mieux pour vous défendre, à l’interne comme à l’externe. Nous avons passé d’innombrables heures de notre temps pour faire avancer l’AÉCUM : en créant un protocole de grève commun avec Com-Pol, en apportant des ajustements à notre charte, en organisant des événements diversifiés… en vous informant.

La démission en groupe n’a fait que créer des conflits au lieu de les régler.

 

 

Les élections commencent. Tous les postes sont en jeu. Pour l’année 2017-2018, l’association de communication aura un nouvel exécutif.

Chacun leur tour, les candidats se présentent pour obtenir votre vote. Certains sont stressés, d’autres plus confiants, mais tous ont le courage de se lancer dans quelque chose de franchement très beau : le merveilleux monde de l’implication étudiante. Un monde enrichissant qui est tout sauf sans importance.

Un candidat attire mon attention. Il s’agit de l’un de mes initiés (de l’équipe des gris!) de l’automne 2015 qui se présente aujourd’hui à la présidence.

Yllan Moglia a fait un travail incroyable tout au long de l’année aux communications. Il a entre autres été la voix de l’AÉCUM sur Facebook et Instagram. Notre porte-parole.

OK, il s’est fait des amis au sein de la FAÉCUM. Mais plus que tout, il était présent à chacun des événements de son association.

Vous êtes venus ne serait-ce qu’à un party, vous l’avez côtoyé.

Son discours ce soir est rassembleur et juste. Il a pris note des événements de la dernière semaine.

 

 

Derrière le bureau de secrétaire, je constate la frénésie circulant dans la salle, qui attend impatiemment les résultats. Une odeur de révolution se démarque. Celle-ci est plus que palpable.

J’entends surtout le mot « chaise » résonner à profusion dans tous les sens pour la première fois. À mes deux premières assemblées, je n’avais jamais entendu ce mot. Aujourd’hui, la salle, remplie d’étudiants de première année, le crie carrément. Et je vois la déception dans les yeux du candidat qui s’apprête à être bloqué par la majorité.

 

 

Le moment est important.

Vous avez choisi de ne pas élire de président. Vous avez choisi de vous priver d’une voix expérimentée et digne, qui aujourd’hui s’est retroussé les manches au lieu de se laisser détruire.

Le chapitre ouvert la semaine passée se referme donc abruptement et notre année, elle, se termine violemment.

La Communication n’est pas passée et elle a couronné une chaise à la place.

 

 

Heureusement, vous avez maintenant de nouveaux exécutants, motivés COMME JAMAIS. Ils devront s’entraider et surtout communiquer pour faire honneur à leur programme. ENSEMBLE, à leurs côtés, vous pourrez réaliser de grandes choses. Je vous le souhaite.

L'ABC de la politique étudiante

En tant qu’ancienne exécutante d’une association étudiante et en tant que membre de différentes associations depuis maintenant 6 ans, j’ai eu la chance de voir passer beaucoup de choses. J’ai vu le plus beau du mouvement étudiant, mais aussi le pire. Parce que j’ai trop souvent vu le désintéressement de mes collègues pour la politique étudiante, voici en quatre points ma vision de celle-ci.

Rassemblement étudiant à l'Université de Montréal

Rassemblement étudiant à l'Université de Montréal

 

 UN : S’Y INTÉRESSER

Tous les étudiants devraient s’y intéresser. Dès qu’on arrive à l’université (OK, peut-être qu’on peut commencer par trouver ses locaux, mais tout de suite après), on devrait trouver notre local d’association étudiante et s’informer du moment de la première assemblée générale. On paie chaque session des cotisations plus ou moins élevées à notre association étudiante qui se sert de notre argent pour organiser des activités, pour gérer notre café étudiant ou encore notre journal étudiant. On devrait tous avoir à cœur de savoir où s’en va notre argent.

C’est aussi notre association étudiante qui nous représente aux différentes instances de l’université et également au niveau national. Elle veille sur nos intérêts à court et moyen terme, la moindre des choses est d’aller partager notre point de vue sur les différents sujets de l’heure comme des changements dans le département, les prêts et bourses, le salaire minimum, etc.

DEUX : POSER DES QUESTIONS

C’est normal de ne pas nécessairement savoir comment prendre part concrètement à la politique étudiante dès notre arrivée. En fait, le plus important c’est de poser des questions. Comment fonctionne une assemblée générale? Comment dois-je m’y prendre pour proposer une activité? Comment puis-je me présenter comme exécutant ou comme rédacteur du journal de programme? On ne le dira jamais assez : il n’y a pas de questions niaiseuses, il n’y a que des réponses niaiseuses. Les exécutants de votre association étudiante sont là pour vous. N’ayez pas peur, allez les voir.

Poser des questions sur les décisions aussi. C’est important de se remettre en question lorsqu’on fait de la politique. Il faut savoir challenger ses exécutants afin de s’assurer qu’ils gardent toujours le cap sur leur rôle : nous représenter.

J’ai malheureusement été témoin dans les dernières années d’exécutants qui laissaient le pouvoir leur monter à la tête, en plus de laisser leurs intérêts personnels prendre le dessus. L’action de se remettre en question permet d’éviter les dérapages et de garder une vie étudiante saine.

TROIS : COMBATTRE LES PRÉJUGÉS

Non, les exécutants de votre association étudiante ne sont pas 2-3 hippies dans un local qui pensent faire une révolution demain matin (bon, OK, je ne connais pas toutes les associations étudiantes, mais en général, ça ne ressemble pas à ça!) Ce sont des étudiants qui ont à cœur la cause étudiante et le bien-être de leurs membres. Ils s’investissent à fond pour vous offrir des activités et une représentativité à la hauteur de vos attentes. Ils sont présents afin de répondre à vos questions et d’écouter vos requêtes ou simplement pour entendre vos points de vue.

Ce sont des étudiants qui s’impliquent au-delà de la normale et qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour permettre à votre programme de briller. Ce sont des gens impliqués qui ne veulent pas la révolution, mais l’amélioration de la société, en commençant par la microsociété qu’est l’université.

Une association étudiante c’est vous, c’est moi. Ce sont tous les membres qui la constituent.

Notre association en Communication!

Notre association en Communication!

QUATRE : UTILISER SON JUGEMENT

Utiliser son jugement est primordial. La politique étudiante, ce n’est pas une affaire de popularité. Ce n’est pas non plus la manière de régler des comptes personnels. Il faut toujours garder en tête que vos exécutants s’occupent de votre bien-être tout au long de votre parcours universitaire, choisissez-les avec soin.

Les assemblées générales électorales sont construites de façon à ce que chaque membre de l’association étudiante puisse entendre et questionner les différents candidats qui se présentent à chacun des postes. C’est important de poser des questions et de vérifier si les candidats qui se présentent devant vous sont compétents. Pensez que ce sont ces gens qui seront responsables de vos intérêts pendant le reste de l’année. C’est bien la solidarité entre amis, mais la compétence c’est encore mieux. Ce n’est pas vrai que de savoir où on s’enligne n’est qu’un détail.

On n’hésite pas à demander aux candidats pour le poste de premier ministre de décrire leurs futures fonctions ainsi que les enjeux actuels du pays. Un politicien ne peut pas se contenter de répondre : « Je ne sais pas encore, je m’informerais de cela si je suis élu. » Ce ne serait tout simplement pas sérieux et on ne voterait certainement pas pour lui. C’est la même chose en politique étudiante. Ce n’est pas parce que c’est à plus petite échelle que ça se doit d’être moins sérieux. C’est pourquoi il faut utiliser son jugement et ne pas se laisser influencer par les autres.

 

Le mouvement étudiant n’est pas un lieu pour la vengeance et les guerres personnelles, mais bien un lieu de rassemblement. Je crois à la politique étudiante. Je salue tous les exécutants que je connais qui se donnent corps et âme afin de participer à ce grand mouvement, ou les jeux de coulisses malsains n’ont pas leur place. Je souhaite aussi naïvement que la majorité silencieuse finisse par se réveiller pour rendre le mouvement étudiant encore plus fort.

Mouvement étudiant, on se dit à bientôt!

Image de couverture tirée de la Rotonde