Une soirée acoustique au pays de l’absinthe

Le 5 mai 2018, je me suis retrouvée au Val-de-Travers, situé dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. Le Val-de-Travers est une vallée nichée au creux du Jura, une chaîne de montagnes qui longe la frontière franco-suisse. J’ai effectué un échange étudiant à l’Université de Neuchâtel à l’hiver 2018 et j’y ai suivi un cours de journalisme. Pour les nécessités du cours, je devais écrire un reportage sur un évènement de mon choix, ce qui m’a conduite à la couverture d’un duo de concerts à Boveresse, une localité faisant partie d’une enfilade de villages longeant l’Areuse, le cours d’eau principal du Val-de-Travers. J’y ai conduit des interviews avec les membres organisateurs de Hors Tribu, un festival de musique porté bénévolement par la jeunesse de la région. Laissez-moi d’abord vous en dresser le portrait.

Le Val-de-Travers est reconnu pour l’industrie historique d’horlogerie de son village Fleurier, et tout particulièrement comme étant le berceau de l’absinthe. L’histoire de la production et de la consommation de ce spiritueux, également appelé « fée verte », confère un caractère mythique à la région. Il est aromatisé par la plante d’absinthe, qui y est récoltée, séchée et distillée traditionnellement depuis le 18ème siècle. « L'absinthe qui rend fou », selon les dires des instances médicales, religieuses et médiatiques de l’époque, a été interdite dans les années 1910 en France et en Suisse, malgré sa grande popularité au 18e siècle, tout particulièrement au sein des milieux intellectuels et artistiques parisiens. La levée de son interdiction en 2005 n’a pas empêché près d’un siècle de distillation et de consommation clandestine au Val-de-Travers : il était commun d’avoir un voisin avec un alambic dissimulé dans son sous-sol ou de commander un verre d’absinthe en douce au bar du village.

Le Musée Régional du Val-de-Travers et l’association du festival de musique Hors Tribu ont donc allié leurs forces pour souligner la réouverture de la saison d’évènements culturels d’un séchoir à absinthe, au cœur du village de Boveresse. Louison Bühlmann, conservatrice du MRVT, a eu l’idée de leur faire appel pour la planification et la programmation de ces concerts. Le guitariste fleurisan (habitant à Fleurier) Matt Bey et le groupe de jazz manouche vaudois Gadjo ont effectué une performance acoustique sans amplification de bruit, à la demande du musée. Les fonds amassés par le prix d’entrée et la vente de boissons et de nourriture, dont une absinthe distillée spécialement pour Hors Tribu, sont destinés au financement des activités de l’association.

Musée Régional du Val-de-Travers

Musée Régional du Val-de-Travers

Autour du séchoir à absinthe, tout semble rappeler la présence de la fée verte. Les volets des maisons, les herbages environnants et même la lueur des rayons introduits entre les planches du toit sont de cette couleur emblématique du Val-de-Travers. Un chien de berger enjoué et le tintement des clochettes des chèvres du voisinage accueillent les premiers visiteurs sur le site. Un soleil de 18h encore très haut dans le ciel. La structure en bois du bâtiment s’est imprégnée des arômes de la célèbre boisson depuis sa construction en 1859. Des galettes, des pizzas aux légumes et un gâteau sont étalés près des fontaines à absinthe du bar à l’entrée. Plusieurs groupes de personnes discutent au milieu de charrues et de semoirs mécaniques tout droits sortis d’une autre époque. Hormis ses apparences de site d’exposition patrimonial, l’évènement prend l’allure d’une réunion familiale, jusqu’à la vue des chaises ancestrales disposées pour le spectacle. Les spectateurs venus sont prêts pour le premier concert dans l’enceinte de ce bâtiment ancestral du Musée Régional du Val-de-Travers.

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Séchoir à absinthe

Pierre-Emmanuel « Pec » Collin, le programmateur des artistes d’Hors Tribu, caractérise le festival par la singularité de son cadre et l’aide qu’il porte envers ses artistes et les autres festivals des environs.

Est-ce que les gens reconnaissent votre festival comme le « festival de l’absinthe? »

Oui, tout le monde connaît le festival comme étant le « festival de l’absinthe. »

Ah oui? Les gens se disent: ah on s’en va au festival de l’absinthe? »

Mais, en même temps, les gens viennent de plus en plus pour la programmation qui a beaucoup de découvertes. Je fais pas mal de salles, je vais dans de petits caveaux pour aller voir des groupes. Les gens ne connaissent pas les groupes la plupart du temps, mais à chaque fois, ils font : « WOW! On a découvert des groupes super! », et c’est vraiment le but en soi de privilégier la région, mais en même temps, tous ces artistes infirmés, ça fait des années qu’ils tournent, ils vont vers nous maintenant pour venir jouer parce qu’ils trouvent ça sympa! C’est petit, on n’a pas de super loges, mais c’est limite « So cute! » .

Oui! L’endroit a beaucoup de charme!

Oui, t’es dans un autre petit monde, ici! T’es vraiment dans un petit trou tout adorable, un petit bout de vallée! T’as les étoiles et t’as le ciel qui est juste grandiose à voir! Tu te dis « Qu’est-ce qu’on fait là? ». Il n’y a rien d’autre! T’es dans un petit monde, à part!

Quand tu m’as dit que tu allais dans des caveaux, tu te limites à la région ou tu vas en voir ailleurs aussi?

Par exemple, hier j’étais à Bienne. J’ai vu une artiste que j’avais mise au programme de Hors Tribu l’année dernière, et là, je suis allé la revoir. Elle était en duo, sans son groupe, et c’était tellement bien! C’est une artiste folk vraiment super. Je vais voir les artistes que j’ai déjà programmés. On a toujours un contact avec les artistes. Ils savent qu’ils sont tous les bienvenus chez nous. Et pour moi, c’est une raison de plus de les revoir! Quand j’aime, j’encourage beaucoup et j’essaie de les reprogrammer ailleurs. J’en parle aux programmateurs d’autres festivals que je connais : « Elle est super, lui aussi il est super! Ce groupe, prends-le, ça vaut le coup! ».

Comme tu le dis, votre festival donne un coup de pouce non seulement aux artistes émergents, mais contribue aussi à la richesse de la programmation d’autres festivals. Cependant, crois-tu qu’un esprit de compétition règne entre vous?

Non, mais bon. Il y en a certains qui ne pensent qu’à l’argent, mais là, nous ne sommes pas  du tout dans cette optique et nous sommes pas mal à se partager ça. Beaucoup de programmateurs suisses ou des environs passent au festival parce que, déjà, l’ambiance est sympa, mais, en même temps, pour découvrir des groupes, et je sais que vais les retrouver dans leurs salles plus tard! Ce qui est vraiment cool pour les artistes!

Toutes les parties prenantes du festival, ou bien « festoche », comme on l’entend sur les lieux, se prêtent main forte pour faire rayonner le talent et l’expertise locale. Edith Matthey, la responsable des communications de Hors Tribu, explique que « toute la nourriture vendue sur le site provient de maraîchers et de bouchers régionaux et que tous les commanditaires ont contribué sans problème. » Pour elle, il serait impensable de ne pas contribuer à l’économie locale : « Nous ne faisons pas nos courses en France, tout reste dans le vallon! » .

À la soirée de concerts organisée au séchoir à absinthe, ce climat d’entraide caractéristique aux événements de Hors Tribu se manifeste aussi entre les festivaliers et les organisateurs. Par exemple, un festivalier se propose pour mettre aux fourneaux les lasagnes préparées pour les artistes invités dans sa propre demeure avoisinante lorsque les organisateurs se rendent compte qu’elles ne rentrent pas dans leur four, ou bien Matt Bey, un des artistes du concert, se disant porter une « double casquette », puisqu’il a fait partie de l’organisation des éditions précédentes des événements du festival.

Malik Lechekhab, faisant également partie des organisateurs, parle de « transfert de savoir intergénérationnel » pour décrire l’entraide entre les anciens et nouveaux membres du comité d’organisation du festival. En effet, ils peuvent compter chaque année sur les anciens membres pour leur soutien et leurs conseils, entre autres pour le montage de tentes ou de morceaux de scène. Il affirme que le festival « vit par l’entraide », entre autres grâce au soutien de la commune, qui leur fournit du bois, des extincteurs, ou du matériel ignifuge, par exemple.

Ce duo de concerts acoustiques organisé par Hors Tribu et le MRVT a représenté pour moi un microcosme de ce que j’ai apprécié de la société suisse. C’était un évènement à taille humaine qui reconnaît et valorise le savoir-faire régional parce que les jeunes et les moins jeunes s’unissent pour célébrer le patrimoine, la force et l’unité du pays de la fée verte. J’ai senti que les organisateurs s’unissent pour rendre un hommage à la beauté et l’unicité de leur région et ce, de la meilleure façon qui soit.

Lausanne Côté-Pouliot, rédactrice du Commedia

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Baby : amour, argent et prostitution. Ce que retrace la nouvelle série italienne de Netflix

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Après la diffusion et le succès de la série espagnole « Elite », le 8 Octobre 2018, c’est au tour de l’Italie de lancer sa toute nouvelle teen série avec « Baby », dont les premiers épisodes sont apparus durant la fin du mois de novembre. La série italienne retrace l’histoire de deux adolescentes : Chiara, l’étudiante et athlète modèle, tissant un lien d’amitié avec Ludovica, une élève rebelle, issues toutes les deux des beaux quartiers de Rome. Mais les deux jeunes femmes ressentent l’envie de dépasser leurs limites pour s’échapper de leurs milieux familiaux abîmés dans lesquels elles ont grandi.

L’histoire n’est pas venue de l’imagination des productions Netflix, car « Baby » retrace l’histoire vraie et sordide d’un scandale ayant secoué l’Italie en 2013, à propos de deux jeunes filles de 14 et 15 ans venant du riche quartier de Parioli, à Rome, ayant embarquées dans un réseau de prostitution pour pouvoir atteindre leur indépendance et s’acheter des vêtements de luxe. Un scandale nommé « Baby Squillo » qui impliquait à l’époque les deux jeunes filles désignées respectivement sous les faux noms d’Agnese et Angela, mais aussi une douzaine de filles qui auraient été aussi impliquées dans le réseau. C’est la mère d’Angela qui aurait prévenu la police concernant le comportement et les revenus étonnants de sa fille.

Les deux filles ont été arrêtées après avoir publié une annonce sur google à propos d’une opportunité de se faire de « l’argent facile », en Juillet 2013.  La mère d'Agnese a été condamnée à six ans de prison et à une amende de 20 000 euros après avoir été reconnue coupable d'avoir présenté les filles à des clients tout en ayant retiré un revenu de leur exploitation. D’autant plus que Mauro Floriani, époux de la députée européenne Alessandra Mussolini, avait avoué avoir entretenu une liaison avec l’une des jeunes femmes, persuadé qu’elle était majeure. Il a été condamné pour cette liaison et a fait de la prison.

Rappelons que si la prostitution n'est pas illégale en Italie, avoir des relations sexuelles avec une femme de moins de 18 ans constitue tout de même une infraction pénale passible d'une condamnation à six ans de prison.

À peine sortie, cette nouvelle série Netflix fait déjà polémique ! Le Centre national de lutte contre l’exploitation sexuelle, une organisation américaine, accuse Netflix d’encourager le trafic sexuel. C’est dans un article du Entertainment que Dawn Hawkins, directrice exécutive du Centre national de lutte contre l’exploitation sexuelle, déclare :

« Bien qu’elle soit à l’état zéro du mouvement #MeToo, Netflix semble être devenue complètement sourde aux réalités de l’exploitation sexuelle »

Elle reprend avec :

« Malgré le tollé suscité par les victimes de la traite à caractère sexuel, les experts en la matière et les fournisseurs de services sociaux, Netflix encourage la traite à caractère sexuel en insistant sur la diffusion en continu de Baby. Clairement, Netflix donne la priorité aux bénéfices par rapport aux victimes de maltraitance. »

https://ew.com/tv/2018/11/29/netflix-baby-sex-trafficking/

Dawn Hawkins y va peut-être un peu fort avec ses propos, car la série Netflix est seulement une adaptation d’une polémique qui a eu lieu il y a quelque temps à Rome, le tout enrobé d’images très soignées et d’une soundtrack très moderne, mais n’apportant aucun jugement sur les femmes et ceux qui les entourent. Elle aborde principalement des thématiques comme le slut-shaming (qui consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel) et la prostitution infantile, mais s’interroge aussi sur le rôle des parents et de l’éducation dans les choix de vie des enfants.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle série ?

 

Si vous ne la connaissez pas ou si vous ne l’avez pas encore vu, voici le lien du trailer officiel : https://www.youtube.com/watch?v=2O5ZyTqFbe8

Et un lien cadeau vers la playlist de toutes les musiques que vous pourrez retrouver tout au long de la série pour vous éviter de shazamer à chaque instant! 😉 https://open.spotify.com/playlist/3FXA8mVemK2CpjumcyQBqP?fbclid=IwAR1cOnm59vPlX7CYQXEsQcz52VVQh04sPz0W5CMG-eYOlw5KiNNh0t5sdzM&si=FlEbS_UVTaqVKtSjdZYrIw

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du COMMEDIA

L’expérience de l’étude à l’étranger, bonne ou mauvaise idée ? 

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Tu as toujours voulu voyager, découvrir de nouvelles cultures et explorer le monde ? Partir étudier à l’étranger peut être un excellent moyen de t’adapter à un pays. Si jusqu’à maintenant tu étais encore incertain à ce sujet, voici un article qui devrait t’aider à te décider.

Comment parler des études à l’étranger sans parler de ma propre expérience ? Je suis une jeune étudiante française qui a toujours aimé l’exploration et la découverte de nouvelles cultures. J’ai donc choisi de partir au Canada. Je vais partager avec vous mon ressenti global de cette expérience.

Tout d’abord, il me semble essentiel de choisir un pays dans lequel on pourra se sentir plus en confiance, par exemple avec une proximité au niveau de la langue ou encore en choisissant de rester sur le même continent, dans un pays voisin par exemple. 

Lorsque vous commencez à vraiment vous intéresser à votre orientation (en allant dans des portes ouvertes d’écoles, de facultés, etc.), les établissements font pour la plupart en sorte de mettre en avant le fait qu’au bout d’un certain temps il est possible de faire un stage à l’étranger ou autre ; une sorte d’ouverture au reste du monde. Ce qui a été mon cas lorsque j’ai commencé à m’intéresser à plusieurs établissements en France, qui vendaient tous la même chose. Il est vrai que c’est un bon moyen pour rester proche de ce que l’on connaît tout en s’évadant le temps d’un semestre, mais j’avais soif de quelque chose de plus grand.

Alors pourquoi ai-je préféré partir vers l’inconnu plutôt que de choisir la sûreté ? 

Tout simplement parce je ne savais pas si une telle occasion se représenterait un jour. Cela a également accéléré mon insertion dans la vie adulte. Partir de son pays d’origine et recommencer un nouveau chemin autre part est une décision très difficile, il faut prendre en compte bon nombre de choses et surtout bien y réfléchir. Se plonger dans un nouveau système éducationnel et dans une toute autre culture ne peut être que gratifiant et enrichissant pour vous. Grâce à cela, vous apprenez à être autonome et responsable, vous recommencez réellement votre vie ailleurs, en quelque sorte. J’entends par là le fait que vous devez être doté d’une grande maturité puisque toutes les responsabilités dont vous n’étiez pas vraiment concernés auparavant vont maintenant faire partie de votre quotidien. Le simple fait de faire la démarche pour pouvoir rentrer dans un pays légalement est parfois complexe ; mais lorsque vous aurez accès à ce privilège, vous n’en serez qu’encore plus heureux et satisfaits.

S’installer dans un autre pays par ses propres moyens est parfois éprouvant et dur ; vous quittez votre famille et vos amis, vous vous lancez dans quelque chose de totalement inconnu, et, pourtant, c’est le genre d’expérience qui nous fait ressortir plus mature que jamais. Durant cette période, vous allez découvrir votre école/université ; vous allez nouer de nouvelles relations et rencontrer énormément de personnes dans le même cas que vous. Vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas seul et cela va énormément vous aider et vous motiver. Il me semble aussi important d’ ajouter que cette chance n’est pas offerte à tout le monde, ne serait-ce qu’au niveau financier, et que c’est pour cela qu’il existe de plus en plus de subventions, ou encore des bourses pour aider les jeunes étudiants à se lancer dans ce genre d’aventure.

Je pense qu’il faut tout de même garder les pieds sur Terre et se rendre compte qu’il faudra faire des concessions sur certaines choses. Cependant, la finalité de cette expérience va tellement vous enrichir que les problèmes que vous pouvez rencontrer seront minimes à côté. 

Je finis par vous dire, qu’évidemment, étudier à l’étranger est l’une des meilleures décisions que j’ai prises, de par le fait que j’ai enfin compris ce que signifiaient les responsabilités et l’indépendance. Cela m’a permis de faire des rencontres formidables ; de visiter et de découvrir énormément de choses que j’ignorais totalement. 

Ce genre d’opportunité ne se présente que très rarement pour la plupart des étudiants, il faut donc savoir saisir cette chance dès que vous le pouvez, il faut savoir en profiter au maximum, au risque de le regretter. 

Vous avez littéralement l’opportunité d’explorer ce nouveau monde qui n’attend que vous, lancez-vous ! 

Écrit par Claire Donnefoy, Rédactrice du COMMEDIA

Ce que tu dois offrir pour Noël cette année

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Le temps des fêtes arrive avec ses gros caps d’acier que tu le veuilles ou non. Alors, tu es mieux de te minder tout de suite et de prendre le rythme tranquillement parce que les chansons de Noël vont te gifler en pleine figure la prochaine fois que tu vas aller à pharmacie. T’inquiètes pas,  je suis là pour kidnapper ta panique et pour te tremper un peu dans le bain de la fête de Rudolph et de toute sa gang, mais tout en douceur, ne t’inquiètes guère.

Lorsqu’on parle de ce temps de l’année, on parle également du gros dilemme de quoi acheter à maman, papa, la sœur, et aux nombreuses autres personnes avec qui on a pris inconsciemment l’engagement de faire des échanges de cadeaux. C’est compliqué quand tu y penses ; réfléchir à quelque chose qui va leur faire plaisir, individuellement. On connaît bien des choses sur eux, mais parfois on reste très indécis par rapport à l’objet spécifique qu’on va offrir sous le sapin. On a peur qu’ils ne l’apprécient pas, qu’ils nous trouvent trop cheap ou qu’ils l’aient déjà à la maison, mais veux-tu que je te simplifie la tâche drette-là? Veux-tu que je te révèle le secret le plus magique de tous, la solution à ton problème? Fais-le plus beau cadeau à ta parenté cette année en leur offrant de ton temps, ce vagabond qui est parti il y a quelques années quand ton ami loyal l’école et son coloc l’emploi sont entrés dans ta vie. Je pense qu’un bon souper au resto ou bien, pour les budgets serrés, un souper cuisiné avec tes talents maladroits et plein d’amour vont faire amplement le travail. Je suis certaine que ça bat à coup sûr le parfum de Nina Richi ou la montre Daniel Wellington, bien au-delà ! Puis, ton ami que tu entrevois dans le bus, mais avec qui les horaires ne concordent jamais, amène-le voir un concert ou offre-lui une carte-cadeau pour le spa afin de passer un petit moment de détente et d’échange. Quand tu te prends d’avance et que tu as déjà entrepris les paiements, c’est dur de dire non, hein? Qui peut refuser une invitation clé en main? Pas moi.

Entretiens tes relations en offrant du temps à tes proches. Quant à moi, c’est la chose la plus hot que tu peux donner, mais ça ne se commande pas sur Amazon et ça ne se paye pas en majorité avec ton argent, mais en partie en dévouement comptant. Cette année, évite-toi un détour aux Promenades St-Bruno et au Centre Eaton dans une ambiance un peu trop chaotique, rempli de gens sur le speed de Santa Claus, et fais donc un tour sur Groupon afin de dénicher les meilleures idées de sorties à prix réduit. Tu peux aussi regarder dans les évènements Facebook près de chez toi. Parfois, les meilleures occasions ne sont pas trop loin et quelque fois pas trop chères également. Facebook ne sert pas seulement à partager des memes et des vidéos de chats.

Penses-y, dans un monde fou comme le nôtre où les réseaux sociaux remplacent le contact humain, le temps en face-à-face est précieux. C'est comme un cadeau pour toi aussi. Les deux pour un, on aime ça.
Penses-y ; fa-la-la-la-la !

Écrit par Sandrine Demers, Rédactrice du COMMEDIA

Un âge d'or pour le journalisme? Entrevue avec Marc Laurendeau

Marc Laurendeau n’en est pas à sa première entrevue. Tantôt humoriste au sein du quatuor des Cyniques de 1963 à 1972, tantôt journaliste, tantôt professeur à l’Université de Montréal, Marc Laurendeau s’est illustré par une polyvalence sans égale. À travers ses nombreuses professions, il s’active à partager son expérience et sa passion du journalisme.


« On ne peut pas imaginer une société où il n’y aurait pas de journalistes. »

-Marc Laurendeau


Le 2 octobre dernier, le journaliste Jamal Khashoggi est assassiné dans l’ambassade saoudienne en Turquie. Cet assassinat montre avant tout un désir de faire taire ces journalistes qui dérangent. Un lien direct se crée avec l’affaire Jim Acosta, le journaliste de CNN pris à partie par Donald Trump. Ces événements rappellent à quel point la profession est importante dans nos sociétés. Les temps changent, le journalisme aussi. À travers cette actualité, Marc Laurendeau nous décrit son expérience et sa vision du métier qu’il exerce depuis 45 ans.

Vous avez animé la revue de presse pendant près de 22 ans à la radio de Radio-Canada, pouvez-vous décrire en quoi consiste votre travail ?

Oui, pendant 22 ans j’animais la revue de presse, c’est-à-dire, je résumais les principaux courants d’opinion dans les journaux et les magazines. Au fond l’idée, c’est que les gens soient informés des principaux courants d’opinion, ici, et à l’international. Ça s’est accéléré dans les années 1997, à la mort de Diana. J’ai constaté que nous n’avions plus, dans les journaux papiers, accès aux sources. Alors ce matin-là, c’est par Internet que j’ai été chercher l’information. Et il y a eu le 11 septembre 2001, qui lui a changé la couverture à Radio-Canada et l’a rendue beaucoup plus internationale. Cet événement a également changé le contenu de ma revue de presse ; elle restait nationale, mais est devenue plus internationale. Moi je voyais ça comme un service que je rendais aux gens. Je passais des heures et des heures à lire et à résumer pour que les gens ne manquent rien de ce qui est important. Ce n’est pas pour imposer une opinion, c’est pour les aider à s’en faire une.


Vous avez parlé de deux événements, la mort de Diana et le 11 septembre. Font-ils partie des éléments qui ont participé à la transformation du journalisme ?

Oui, le 11 septembre, pour ceux qui étaient repliés sur eux-mêmes et sur l’actualité de proximité, ça pousse les gens à se remettre en question. Ces événements forcent au questionnement, à la réflexion. Je donne un cours à l’Université de Montréal, Analyse de l’actualité. On a parlé tout le long du cours de cet événement. C’était tellement fort ce qui est arrivé. Il y a eu une espèce de mondialisation des préoccupations. Diana, c’était dramatique, oui, mais l’impact était moins important. On s’est surtout rendu compte que pour être bien informés, il fallait qu’on sache ce qu’on disait à Paris et à Londres. Il y a eu deux enquêtes pour déterminer la responsabilité de sa mort. À Paris, on parlait des paparazzis, en Angleterre, on parlait plus de la théorie du complot. Notamment à cause d’Al-Fayed, le père de Dodi Al-Fayed, compagnon de Diana, qui a accusé le prince Philip et le MI6. Finalement, c’est le chauffeur Henri Paul qui a été désigné comme le coupable. Ces événements ont été deux grands chocs.


Plus récemment, la mort de Khashoggi a ébranlé la scène mondiale. Quel est votre point de vue sur ce meurtre ?

C’est un crime du régime. Tous les soupçons se portent sur le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), car c’est impensable qu’une action comme celle-là puisse arriver. Faire venir des gens de l’extérieur pour assassiner Khashoggi dans un consulat, on ne peut pas faire ça sans l’autorisation des décideurs du régime. MBS brouille les pistes et fait en sorte de laisser croire que ce n’est pas lui… C’est un crime du régime, comme jadis, l’affaire Ben Barka. En France, en 1965, un opposant au Roi Hassan II du Maroc disparaît en se rendant à la brasserie Lipp. Il a été kidnappé puis torturé par Oufkir. Le souverain a permis à son homme de main Oufkir, qui était le ministre de l’Intérieur, de commettre un crime. Même si dans ce cas, le lien entre les deux est moins démontrable. Le meurtre de Khashoggi en dit long sur le régime saoudien. Ça donne une autre couleur à cette libération de l’Arabie saoudite, ce côté cruel. On retourne au Moyen Âge avec un sombre assassinat comme celui-là.


Alors que certains dirigeants comme Trump pour les États-Unis, et Bolsonaro pour le Brésil, tendent à limiter l’influence du corps journalistique, quelle est la place de la profession dans le monde actuel ?

Aux États-Unis, il y a toute une partie de la population qui suit Trump, qui pense que le journalisme est l’ennemi du peuple. Il y a un recul démocratique sur ce plan-là. Mais ce n’est pas toute la population. Il existe des contrepoids. Il y a eu cette querelle avec ce journaliste, Jim Acosta, qu’on a voulu exclure des conférences de presse de la Maison-Blanche. Les tribunaux l’ont rétablis dans ses droits. Si Trump pouvait faire ce qu’il veut, comme MBS, il y a longtemps que l’enquête sur la Russie serait finie. Si Trump met fin à l’enquête du procureur spécial, Robert Mueller, sur la collusion avec la Russie, nous aurons sous les yeux une réelle crise constitutionnelle. Malgré qu’il soit entouré d’un noyau dur de sympathisants, il y a aussi une large partie de la population très inquiétée par lui. En même temps, c’est une période où le journalisme de qualité se distingue. Le « New York Times », « Washington Post », Bob Woodward et son livre « Fear », sont trois exemples formidables. En réponse à votre question, je pense que les grands médias font un travail remarquable, c’est important qu’ils soient là. Paradoxalement, Trump est en train de créer un âge d’or du journalisme grâce à ces « Fake News ». Cela offre une image de rigueur et de transparence à la profession. Nixon l’avait créé cet âge d’or, on en est nostalgique de cette période du Watergate de 1974.


La présidence de Trump tend-elle à donner plus d’importance et de légitimité au journalisme ?

Oui, exactement. Les républicains, si on parle de Trump, ce sont des carpettes qui suivent tout ce qu’il dit. On l’a vu au Sénat, personne ne s’élève quand il dit des choses racistes. Ils ne pensent qu’à se faire réélire, collés à lui. Mais ils en payeront un jour le prix. Trump est attaqué de toutes parts, il riposte en prétextant les « Fake News ». Le président dit que les informations sont des « Fake News », alors que ce sont de vraies nouvelles, mais les gens ne discernent pas forcément le vrai du faux. Ils ont l’habitude de recueillir leurs nouvelles sur leurs propres fils de presse qu’ils se sont fabriqués sur les réseaux sociaux. Alors, les médias ont un rôle plus difficile à jouer à cause de ça. Mais lorsque les organes de presse jouent bien leur rôle, sortent de la nouvelle tous les jours avec des analyses appuyées, les médias deviennent d’une importance capitale.


Vous dîtes dans le documentaire « Personnalités », je cite : « on met beaucoup d’opinions, peu de pensées. », lorsque vous parlez des médias sociaux. Quelles sont les approches possibles au contrôle de ce qu’on appelle le journalisme citoyen ?

Il y a plusieurs nuances à faire : le journalisme citoyen, pour moi, c’est un peu ce qui se passait en Iran, en 2009, lors de la Révolution verte. Les gens disaient « Où est mon vote ? », car il y avait une immense fraude électorale qui se préparait. Et justement, les Iraniens étaient très bons sur les réseaux sociaux. Cela permettait de partager des informations que les médias officiels ne pouvaient pas diffuser. Dans beaucoup de pays, lors du printemps arabe, c’était comme ça. Le rôle des médias traditionnels, c’est de réutiliser ces informations. Pas aveuglement, il faut vérifier s’il s’agit de sources solides. Dans le cas contraire, il faut les remettre en contexte. Pour moi, c’est ça le journalisme citoyen. Les médias sociaux où chacun donne son opinion, où il y a un déferlement de messages presque haineux, comme Trump en fait, ça, ce n’est pas utile. C’est malsain et certaines personnes s’en nourrissent. Ce n’est pas du journalisme citoyen, c’est de l’opinion.


Les médias régionaux au Québec connaissent une crise importante. Quelle est la place du journalisme de proximité ?

Je souhaite leur survivance. C’est important dans une ville, même si tout le monde se connaît et que c’est difficile de faire quelque chose d’un peu critique. C’est difficile, car les élus font souvent pression, les commanditaires également. Ils restent cependant essentiels pour la liberté de presse. C’est un rôle compliqué, de nombreux journalistes commencent dans de petites localités. Ce journalisme est en régression, et ça, je le déplore. On ne peut pas s’informer qu’avec les grands médias internationaux. Pendant un temps, j’ai habité à Outremont. Il y a notamment « L’Express d’Outremont » qui a eu véritablement un rôle d’éclairage lors des scandales de favoritisme au conseil de ville.


Pouvez-vous m’expliquer en quoi une nouvelle est d’intérêt public ?

Prenez cette nouvelle que nous apprenions aujourd’hui : les gens de Bombardier auraient peut-être, c’est au conditionnel, bénéficié d’une espèce de délit d’initié. Ils auraient vendu des actions en ayant de l’information privilégiée. Ça n’a pas encore été démontré par le tribunal, mais ça en dit long sur la mentalité des dirigeants de Bombardier s’ils sont reconnus coupables. Ces gens-là ont des comptes à rendre. Ils ont maintenu la compagnie grâce à l’aide de fonds publics. On parle d’un milliard de $ US de la part du Québec et ils ont augmenté leur rémunération. En ajoutant cela au délit d’initié, c’est grandement d’intérêt public, plus que de connaître la vie privée de Kim Kardashian. Les gens ont tendance à s’attarder sur des nouvelles ludiques. Il faut que les journalistes combattent cela, même si les nouvelles ne sont pas éclatantes.


Qu’avez-vous à dire aux futurs journalistes ?

Il faut justement prendre en compte que le journalisme change. Je vois toutes sortes de carrières. La manière dont je suis rentré dans la profession, c’est une manière très personnelle que je ne peux pas conseiller à tout le monde. J’ai rédigé mon mémoire de maîtrise en droit et en sciences politiques, en 1973, sur le Front de libération du Québec. Cela m’a appris de nombreux codes du métier de journalisme, comme les entrevues, l’organisation de la matière, mais surtout comment faire des contacts. Sans que je m’en rende vraiment compte, ce projet m’amenait vers cette profession. Donc oui, le journalisme est encore essentiel. Il y a moyen de bien gagner sa vie, même si les modèles économiques vont changer. Radio-Canada dépend du gouvernement. Stephen Harper était très hostile à Radio-Canada. Avec Trudeau, on constate une plus grande ouverture, mais on dépend toujours du gouvernement. Il existe un comité de financement des médias qui étudie une hypothèse : celle de financer des médias qui répondent à certaines exigences. Les médias, donc, vont se transformer. Le métier est plus difficile à cause de la confusion des genres et de l’info-spectacle qui se substitue, pour des raisons commerciales, au vrai journalisme. Mais il y aura toujours de la place. On ne peut pas imaginer une société où il n’y aurait pas de journalistes. On ne s’informerait que par les réseaux sociaux, ça serait une catastrophe. Les émetteurs de nouvelles et d’opinions ne sont soumis à aucune éthique et n’ont aucun entraînement. Les modèles économiques vont changer, les gouvernements vont être appelés à intervenir plus, à soutenir différents médias, même. La population ainsi que ses dirigeants vont sentir le besoin de conserver un journalisme rigoureux et de qualité.

Écrit par Florentin Roy, rédacteur du Commedia






Le mouvement « On est prêt »

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Qu’est-ce que c’est ? 

C’est une organisation qui a été créée par des influenceurs dans le but d’améliorer notre climat et de préserver l’environnement. C’est un mouvement qui a vu le jour en France et a été instauré sur les réseaux sociaux au début du mois de novembre. Plus de 130 influenceurs (youtubeurs, bloggeurs, humoristes...) y participent et tentent de sensibiliser leur communauté chaque jour. 

Comment ça marche ?

La base même de ce concept est de relever un défi chaque jour pour réduire son empreinte sur l’environnement pendant 30 jours, soit du 15 novembre au 15 décembre 2018. Chaque jour correspond donc à un nouveau défi.

Le but est de rallier le plus de personnes possible à la cause afin que chaque défi, durant ce mois, soit adopté en tant que réflexe et habitude.  Les défis proposés sont des actions simples à réaliser. Le plus souvent, ils ne prennent que quelques minutes. Pourtant, leur impact sur l’environnement est énorme. Par exemple, le simple fait de remplacer vos bouteilles plastiques par une bouteille en inox (réduction de la consommation de plastique) ou encore de supprimer vos mails (réduction de notre empreinte numérique) contribuerait énormément à la préservation de notre planète. 

Quelques chiffres (tirés du compte Instagram @onestprêt ) : 

-      Si 50 000 internautes effacent 1000 e-mails de 1Mo, 300 tonnes de CO2 sont évitées, soit 300 allers-retours entre Paris et New York !

-      Le monde produit en moyenne 348 millions de tonnes de plastique par an. Entre 8 et 12 millions de tonnes finissent dans nos océans.

Pour le moment, c’est le 9ème jour de ce mois de défis. C’est pour cette raison qu’il faut partager cette cause au maximum autour de vous. Vous avez le temps et, surtout, les moyens de participer au bon développement de la planète ; et ce, simplement en quelques gestes. 

Alors, si vous aussi vous vous sentez concernés par l’avenir de votre planète et que voulez contribuer à la cause, soyez prêts avec nous ! 

Rejoindre le mouvement : 

Facebook : https://www.facebook.com/onestpret2018/

Twitter : https://twitter.com/onestpret

Instagram : https://www.instagram.com/onestpret

Site web : onestpret.fr

Écrit par Claire Donnefoy, Rédactrice du COMMEDIA

Les libéraux et leur rêve d'un pipeline vert

Tout le monde le sait : en matière d’environnement, Justin Trudeau navigue entre deux eaux. D’un côté, il en exploite les ressources ; les sables bitumineux en premier plan. De l’autre, il tente de renouer avec l’image d’un Canada vert sur la scène internationale… Du moins, était-ce le cas au début de son mandat, alors qu’il cherchait à se détacher de Stephen Harper et de son manque d’ambition assumé.  Mais à l’heure des comptes, alors que les élections approchent, le premier ministre se fait critiquer de toutes parts.

En 2015, durant les élections, j’ai dû arrêter de compter le nombre de fois où Justin Trudeau affirmait haut et fort qu’il avait un « plan ». Un plan pour à peu près tout. Un plan qui combinerait à merveille économie et environnement : un modèle mondiale en développement durable, ni plus ni moins. C’est pourquoi bien des gens étaient restés surpris lorsque son discours de victoire avait omis le mot « environnement ». Un oubli permanent? Les caméras, avides de filmer ses actions, braquées sur lui à la Cop21, ont vite changé de cap.

Je ne mêle en rien le rouge à l’orange ; la couleur libérale semble peu congruente aux tons plus osés des solidaires du Québec. Le parti au pouvoir se veut surtout libéral dans ses objectifs économiques et ne s’en cache nullement, d’ailleurs. Aux dernières élections fédérales, Trudeau était déjà clair sur ce point : il allait concilier environnement et projets de pipelines dans un même projet d’avenir. Son gouvernement fut élu sur ce point parmi d’autres. Cependant, voilà que les écologistes (y compris Greenpeace) qu’avait réussi à convaincre le jeune chef libéral se retournent contre lui, et qu’ils manifestent contre ce « plan » aux multiples ambiguïtés. L’inestimable appui de la Colombie-Britannique conférait aux opposants un poids de taille, ce qui a poussé Ottawa à racheter le pipeline Trans Mountain, histoire de préserver les emplois anticipés. En effet, les menaces de Kinder Morgan quant à une annulation de leur projet de pipeline, en raison des complications liées au protestations pro-environnementales, ont mis de l’avant les priorités réelles de notre gouvernement (et conduit à l’achat dudit pipeline). Les conséquences appréhendées tournent notamment autour d’un risque accru de déversements et d’accidents maritimes (en raison du retraçage des voies navigables). Greenpeace croit maintenant que les positions du gouvernement entrent en contradiction avec les droits des communautés autochtones, qui sont pourtant l’un des chevaux de bataille du cabinet Trudeau. Ces communautés ont toujours souligné les nombreux effets nocifs du projet et leur impact fut indéniable dans la décision d’en suspendre le cours. On les a ignoré. Pour un gouvernement qui s’était fixé comme objectif de « Rétablir ( suite aux débâcles du gouvernement Harper) une surveillance rigoureuse et des évaluations environnementales approfondies dans les domaines qui relèvent de la compétence fédérale », cela laisse à désirer. Elizabeth May, chef du Parti vert, considère qu’il s’agissait du « pire processus d’examen environnemental de notre histoire ». Toujours en lien avec ce dossier, deux autres vieilles promesses (environnementales) des libéraux semblent avoir disparu dans la brume :


  • Garantir que les décisions se fondent sur des faits et sur des données scientifiques et probantes;

  • Obliger les promoteurs de projets à choisir les meilleures technologies pour réduire les répercussions sur l'environnement.

Plus récemment, en 2018, le gouvernement canadien a reconnu qu’il n’atteindrait pas les cibles de réduction de GES, tel que convenu par les accords internationaux. Invité à Tout Le Monde en Parle il y a quelques semaines, monsieur Trudeau a toutefois insisté : Ottawa va réussir à réduire ses émissions de 30% d’ici 2030 (représenté par le segment gris dans le tableau ci-dessous).

Source: Gouvernement du Canada, Vérificatrice générale du Canada

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Cela équivaudrait à une émission de 583 mégatonnes de GES, en 2030, comparativement aux 716-730 mégatonnes de ces dernières années. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cela n’arrivera pas, vu l’actuel contexte d’exploitation des sables bitumineux. À Tout le Monde en Parle, le premier ministre n’a pas dévoilé grand détail sur la manière d’atteindre ces cibles.

« La Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) constitue le plan et la vision du gouvernement pour un Canada plus durable » d’après le site gouvernemental. De 2010 (Harper) à 2016 (Trudeau), voilà un autre « plan » qui n’a pas vraiment évolué, et dont voici les principaux objectifs depuis six ans :

Š ambitieux;
Š donnent une vision à long terme;
Š s’attaquent à des défis et des problèmes importants;
Š restent harmonisés avec les renseignements, les données
et les indicateurs environnementaux;

Š encouragent la souplesse dans le choix des stratégies
pour les atteindre; et
Š tiennent compte des priorités et des engagements
nationaux et internationaux

En bref, il est évident que l’économie constitue un enjeu majeur, et nécessaire, pour toute société. Si les gouvernements dits « économiques » sont portés au pouvoir, tels que la CAQ au Québec, ou les libéraux au fédéral, c’est bien sûr parce qu’on les a élus, normalement en fonction de nos intérêts premiers. Trans Mountain devrait créer 15 000 emplois. Néanmoins, vu le récent mouvement qui se met en marche, teinté par des soucis en environnement et le projet de décroissance, ce genre de gouvernement éprouvera probablement quelques difficultés futures à jouer sur deux tableaux. Bien des politiciens devraient jeter un coup d’oeil à cette fameuse « horloge apocalyptique » : il est minuit moins deux. Pour Justin Trudeau, si « minuit » sonne, ce sera aux élections de 2019.

Jérémie Bellefleur



Références:

http://fsds-sfdd.ca/downloads/SFDD_2016-2019_final.pdf


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/745284/elections-justin-trudeau-promesses-environnement-changements-climatiques-paris


https://iris-recherche.qc.ca/blogue/environnement-quand-trudeau-contourne-les-questions


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103714/achat-oleoduc-trans-mountain-prolongement-kinder-morgan


https://www.ouest-france.fr/environnement/macron-et-trudeau-jeunes-beaux-et-liberaux-mais-plus-tres-ecolos-5806903


http://www.inspection.gc.ca/au-sujet-de-l-acia/responsabilisation/rapports-au-parlement/sfdd/fra/1516049555545/1516049556050


https://www.ledevoir.com/monde/asie/518483/l-horloge-de-l-apocalypse-avance-a-minuit-moins-deux


Les sauveurs d'enfants

Le métier d’intervenant est assez souvent perçu de façon négative. Ceux qui travaillent   sur l’aspect psychologique (santé mentale, dépression, anxiété, etc.) sont vus comme des aidants. Cependant, ceux qui exercent cette profession dans les centres jeunesses (à la Direction de la protection de la jeunesse – DPJ) sont perçus comme des personnes méchantes. En réalisant un travail universitaire, je me suis entretenue avec une personne travaillant dans ce domaine, et ce, dans une ville défavorisée. Cet intervenant m’a fait voir ce métier sous un autre angle.

Région défavorisée

D’abord, vivre en banlieue et vivre en région, ce n’est pas du tout la même chose. L’Outaouais, une région qui partage une frontière avec l’Ontario, est divisée en quatre municipalités régionales de comté (MRC) : la Vallée-de-la-Gatineau, Les Collines-de-l’Outaouais, Papineau ainsi que Pontiac. On y retrouve également la ville de Gatineau (et d’autres villes avoisinantes) en plus de deux réserves autochtones qui sont le Lac-Rapide et Kitigan Zibi.

Alors que la plupart de ces MRC ont tous les services à leur disposition et sont assez aisées, ce n’est pas le cas de tous. L’intervenant avec qui j’ai fait l’entrevue vient d’un milieu défavorisé, éloigné des grandes villes et oublié des partis politiques. Tous ces facteurs font en sorte qu’il y a de plus en plus de pauvreté. Il y a également une différence culturelle bien présente entre les Premières Nations et les gens qui vivent hors des réserves. Avec un nombre assez bas d’habitants, il n’est pas rare de croiser des visages familiers ou de vieilles connaissances. Alors, pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, intervenir dans une région comme celle-là devient un peu plus difficile sur le plan émotionnel.

Quelques statistiques

En 2016-2017, au Québec, on a vu une augmentation de signalements par jour de 4%, ce qui équivaut à 10 situations de plus que l’an dernier. Plus précisément en Outaouais, la région où travaille l’intervenant rencontré, on a obtenu, dans les mêmes années, une moyenne de 17 signalements par jour, ce qui représente une augmentation de 8,5%. Cela veut donc dire que les intervenants ont de plus en plus de travail à faire. Un aspect qui vient faciliter leurs interventions est la coopération des parents et de la famille. Sans cette coopération, il est beaucoup plus difficile d’aider l’enfant et, en même temps, la famille en question.

L’envers de la médaille

Une grande partie des gens ont un regard négatif sur ce métier. Les intervenants sont trop souvent perçus comme des gens qui enlèvent des enfants et adolescents à leurs familles, ce qui est totalement faux. Ils n’interviendront que s’ils doivent le faire, et ce, dans le but de protéger les enfants. Le sentiment de réussite qu’ils ressentent après une intervention est inimaginable et c’est ce sentiment qui fait en sorte qu’ils continuent. Les actions des intervenants touchent des gens et elles font une différence dans la vie de plusieurs personnes. Mettre un sourire sur le visage des enfants qui souffrent et qui sont malheureux est l’un de leurs objectifs les plus importants.

Aussi, ce métier manque grandement de reconnaissance. Il est vrai que les médias et les réseaux sociaux nous montrent davantage les cas qui ont mal tournés, mais qu’en est-il des histoires qui finissent bien? Il faudrait peut-être commencer à montrer des cas de réussite. Dans mon entrevue, l’intervenant m’a dit qu’il connaît beaucoup de belles histoires et que chaque intervenant de la protection de la jeunesse, partout au Québec, a une histoire à raconter qui ferait en sorte que les gens comprendraient la beauté de leur travail. Il est vrai que leur métier est difficile et qu’ils ne sont pas toujours bien reçus là où ils vont, mais il reste que leur priorité est l’enfant.

Pour résumer, les intervenants sont dévoués à la cause des enfants. Ils font tout pour sauver ceux qui sont dans le besoin. L’intervenant m’a dit fermement que l’enfant doit être une priorité pour tous, et nous ne pouvons pas être en désaccord avec cette phrase. Respectons les intervenants et appuyons-les dans leurs actions. La coopération est un aspect crucial dans les interventions faites par les centres jeunesses. Alors, ensemble, on peut faire une différence! Faisons briller ce qui mérite de l'être!

Voici les liens qui ont été utiles à mon article :

https://bit.ly/2FfMTsB

https://bit.ly/2SZDqZe


Écrit Par Daryann Gauthier, Rédactrice du COMMEDIA

À propos du journalisme…

Ce que le meurtre de Jamal Khashoggi révèle sur le journalisme.

http://iej.eu/strasbourg/

http://iej.eu/strasbourg/

Le 2 octobre 2018, Jamal Khashoggi est assassiné. Pour un journaliste de profession, mourir de la sorte n’est pourtant pas inhabituel. Cela est représentatif d’un mouvement global où le journalisme tend à être réprimé. Un sentiment qui amène à une question : quelle est la place du journalisme dans nos sociétés actuelles ?

https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

https://www.premiumtimesng.com/news/top-news/293528-how-saudi-arabia-may-have-spied-on-jamal-khashoggi.html

Cette nouvelle n’est pas passée inaperçue aux yeux de la communauté internationale. Le 2 octobre, Jamal Khashoggi entre dans l’ambassade turque d’Arabie Saoudite, son pays d’origine, pour un simple document en vue de son futur mariage. Il n’en ressortira jamais. Deux semaines plus tard, le verdict tombe : Jamal a été exécuté par les services secrets saoudiens.

Il reste encore des parts d’ombre dans cette affaire. Cependant, une chose est sûre, l’Arabie Saoudite a voulu faire taire ce journaliste. Dans les faits, Jamal Khashoggi a critiqué de nombreuses fois le prince héritier Mohammed Ben Salmane ainsi que les différentes interventions de contrôle dans la région qu’organisent Ryad, siège du gouvernement saoudien.

Ce meurtre est signe d’un élément bien plus important, soit la force de l’information et des médias. Cette force fait peur, particulièrement dans les hautes sphères de l’État, où les secrets sont si bien gardés. Les moyens de diffusion ont bien évidemment changé, alors que l’objectif, lui, est resté similaire au fil des années ; c’est-à-dire informer.

Et c’est là que s’organise un paradoxe pour le moins intéressant. La population a également peur de cette information. Une peur d’être manipulée par les médias, une peur de ne pas tout comprendre. Pourtant, le journalisme, avant tout, c’est ça ; relater des faits.

Mais cette force recule. La politique de Trump a ébranlé les médias américains. Les « fake news » ont participé à la déconstruction de la légitimité du journalisme. Plus récemment, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a laissé entendre différentes menaces contre les journalistes brésiliens.

https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

https://www.lejdd.fr/International/jair-bolsonaro-est-il-vraiment-le-donald-trump-du-bresil-3789371

Le 9 octobre dernier, Reporters sans frontières annonçait qu’en date du 1er octobre, 56 journalistes avaient été tués dans le cadre de leur profession en 2018, soit déjà plus qu’au bilan de l’année 2017 (55 personnes). Il n’en reste pas moins que certains journalistes risquent leur vie dans un devoir de liberté pour le bien commun.

Le journalisme est avant tout un maintien de la transparence. Il est légitime de remettre en question une information. C’est le devoir de tous de croiser les données et de prendre du recul sur un évènement. Cependant, il serait dommage d’oublier que ce même corps participe à la liberté de chacun, ainsi qu’à une démocratie plus accomplie.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

Bar orange, à bâbord toute!

En cette soirée électorale, Manon Massé aurait pu se trouver à deux endroits : avec son équipe, ce qui semblait particulièrement logique... ou bien, à l’événement organisé par nos collègues de communication politique, dans un bar de Mercier. Elle y aurait eu beaucoup plus de plaisir! En vérité, l’endroit comptait assez de solidaires pour y former un second rassemblement. Vers 8h30, ils affluaient en masse, à la conquête des régions, par-delà monts et montagnes, champs et campagnes, jusqu’à...Tiens, pourquoi pas jusqu’à Québec?


Ce voyage-ci a donc commencé sur le plateau. À mon arrivée, les pairs d’yeux se détachaient peu à peu de leurs pichets pour aller juger des premiers résultats. La CAQ grimpait en flèche depuis le début du dépouillement, à 20 heures; trente minutes plus tard, elle se rapprochait bien vite de cette majorité éclatante que personne n’avait prédit. Au moment où je m’asseyais, un lot de plaintes et de murmures se répandait aux quatres coins de la salle. Je tendis l’oreille, histoire d’être sûr : ces gens redoutaient l’arrivée d’un nuage bleu pâle. Bleu caquiste.


Vincent Marissal l’emporta dans Rosemont aux alentours de vingt heures quarante. Applaudissements et sifflements se jumelèrent pour le féliciter. On annonçait la victoire de Manon Massé l’instant suivant, ce qui éleva sans doute les « clap clap clap » proche des 102 décibels, soit l’équivalent d’un rave party d’après l’association de la JNA. Cependant, les plaintes de tout à l’heure se transformaient en huées, car, maintenant, à n’en plus douter, François Legault serait à la tête d’un gouvernement majoritaire. 57 circonscriptions, 58, 59...63!?...!...? « Non, non, non » répétait une étudiante, une main sur la tête, la deuxième sur sa bière.  Mais voilà qu’alors, Catherine Dorion prenait les rennes de Taschereau. Comme plusieurs s’y attendaient, Québec solidaire venait tout juste de s’immiscer dans notre belle capitale. L’euphorie se répandit rapidement parmi les gens présents, et ce, pour un bon moment. Bref, cette soirée fut une véritable montagne russe, ponctuée de « oh » au sommet, et de « onh » au plus creux. Surtout, elle se révéla joyeuse.


Les étudiants rassemblés ce jour là assistaient à cette montée historique de Québec solidaire qu’avaient deviné maints analystes et analyses (entre autres, de nombreux sondages). Il faut dire qu’on ne les laissait pas sur leur faim; la victoire orangée se reflétait sur bon nombre de visages heureux : Ruba Ghazal, Gabriel Nadeau-Dubois, Sol Zanetti et Andrés Fontecilla étaient élus. D’autres avaient, ou allaient, encore grossir l’équipe, dont Christine Labrie dans Sherbrooke. Samuel Brassard, étudiant de médecine à l’UdeM, me fit savoir qu’elle était chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Les discours festifs des nouveaux employés de l’État commençaient à se succéder. Catherine Dorion s’avançait sur scène en tenue d’artiste, de jeune artiste surtout, vêtue d’une tuque et de son pyjama. Pour chacune de ses larmes, une nouvelle personne applaudissait. Le contraire pour la CAQ : une huée de plus à chaque mot de Legault.


Les grands perdants de ces élections furent accompagnés d’une belle vague respectueuse, qui m’assiégeait de toutes parts. En effet, je restai surpris lorsque, suite à la victoire attendue de Philippe Couillard dans Roberval, les gens se mirent à applaudir; tant surpris, à vrai dire, que je soupçonnai longtemps une genre d’ironie manquant d’aplomb. Cependant, un long silence d’accompagnement à son discours, suivi d’un appui unanime, me confirma le contraire. Un même effet suivit les mots d’espoir de Jean-François Lisée, alors qu’il préservait l’idée d’un Québec souverain dont il ne serait pas l’initiateur.



Opinions des étudiants


« La carte [électorale] du Québec aurait été magnifique si elle avait été plus foncée. C’est la déchéance d’une nation! », s’était exclamé Samuel Brassard, plus tôt, en riant. Voilà qui résume bien, et l’opinion, et l’atmosphère, qui dominaient le bar en cette soirée.


Hugo Laliberté et Étienne Paré, respectivement étudiants de biochimie et en enseignement au secondaire, me manifestaient leur surprise, teintée de déception, en assistant à cette montée fulgurante de la CAQ. Sans aucun doute satisfaits des progrès de Qs, ils m’affirmèrent tout de même que davantage d’étudiants auraient manifester leur soutien au parti, si le système de vote par anticipation n’avait pas fait défaut sur certains campus. Selon eux, c’est une journée de vote au grand complet qui fut ainsi perdue; on leur demandait de revenir voter plus tard, sauf que rien n’était encore réglé. Je les interrogeai sur une possible coalition PQ-Qs : les deux hommes plaignaient son précédent échec, sans pour autant miser tous leurs espoirs sur une réconciliation.



Marguerite Polin étudie en adaptation scolaire. Elle m’expliqua que le secteur de l’éducation est catégorique : « La maternelle 4 ans de François Legault n’est pas une bonne idée; l’argent devrait être dépensée ailleurs… Il y a bien d’autres priorités ». Elle croyait que la Coalition Avenir Québec serait élue minoritaire, cependant, elle se réjouit de la percée de Québec solidaire. Madame Polin considère les changements climatiques comme un « point de non-retour », nécessitant dès lors la mise en place de mesures drastiques. Elle ne croit pas que cela se concrétiserait au sein d’une éventuelle coalition des camps indépendantistes.



Pierre Augustin-Allard aurait préféré voir la CAQ minoritaire, et a qualifié ses résultats de surprenants. « La politique en immigration de la CAQ a été très populaire en région », m’a-t-il dit. Pierre gravitait principalement autour du Parti Québécois, mais en particulier près du projet d’indépendance. Il aimait bien Jean-François Lisée, et, suite à sa démission, il le remplacerait par Catherine Fournier; la plus jeune député de l’Assemblée nationale lui semble apte à rallier les nouvelles générations. Gabriel Nadeau-Dubois et Qs « pètent dans les nuages », d’après lui. Le salaire minimum à quinze dollars l’heure, l’imposition à douze paliers chez les investisseurs, le cadre financier dans son ensemble : tout cela n’a pas de sens à ses yeux. Non, monsieur Allard mise sur une prochaine coalition, sur une refonte des partis souverains, qui n’aurait pas vu le jour jusqu’à maintenant en raison de l'intransigeance de Gabriel Nadeau-Dubois. « Nadeau-Dubois a tout fait pour que l’entente n’est pas lieu; le plus possible, il s’y est opposé. Marissal, par exemple, se serait beaucoup mieux entendu avec Lisée. C’est bien dommage ».


Stéphanie (économie et politique) et Jasmine (sciences humaines) débattaient sur le réalisme du projet de Québec solidaire. Stéphanie maintenait qu’il ne tient pas la route, alors que Jasmine préférait y croire sur le long terme (moyennant une meilleure organisation). Les deux femmes aimeraient voir se réaliser cette fameuse coalition PQ-Qs, bien que, d’après Stéphanie, les deux formations soient marquées par un profond clivage de leurs programmes respectifs. La jeune étudiante considérait ainsi le Parti Québécois comme une meilleur option, puis m’expliquait sa défaite écrasante par une mauvaise campagne de Jean-François Lisée, arguant qu’il aurait dû s’attaquer à la CAQ plutôt qu’à Qs. « Non, Qs n’est pas communiste », me répondirent-ils en gloussant. Legault festoyait justement sur le petit écran où moment où je leur parlais. Pas le meilleur des dirigeants à leur avis, encore moins en immigration : « Il ne comprend pas les enjeux, il ne sait pas de quoi il parle. C’est comme un Trump 2.0… Son équipe le gère. François Legault; premier ministre : pensez à ça! ».


Pourquoi les jeunes ont-ils tourné le dos au PQ? Jules, un autre étudiant, m’a donné son avis : «Le néo-libéralisme du PQ n’attire pas les jeunes, qui aiment mieux choisir Québec solidaire. C’est la même chose avec la charte des valeurs, ça les éloigne aussi. Restreindre les signes religieux, la laïcité de l’État; ils n’aiment pas cela».




Manon Massé en images, Manon Massé en mots : Manon Massé partout. Oui, elle était bien là, quelque part dans le bar. Il est vrai que  je parvenais presque à sentir son souffle sur ma nuque; bien vrai, aussi, que je n’ai pas pu trouver un seul caquiste ou libéral en trois heures de recherches intensives. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait croire, et je pense que ces quelques témoignages le prouvent, l’intérêt politique que ces étudiants manifestaient allait plus loin qu’une simple partisanerie d’un soir autour d’un cocktail. Plusieurs n’étudiaient même pas en politique et cela paraissait qu’ils avaient suivi les élections. Ils militaient pour un changement de cap auréolé d’une dose de rajeunissement. Bref, la jeunesse a prouvé ce soir-là qu’elle s’intéresse à l’exercice démocratique de notre système, que le vote éclairé n’est pas un mythe chez les 18-34 ans. Merci, finalement, à l’AECEP, car, à n’en pas douter, ce genre d’événement contribue à rassembler les étudiants autour de cette sphère importante qu’est la politique, et sur laquelle ils peuvent alors échanger et s’informer dans une atmosphère agréable.

Écrit par Jérémie Bellefleur, Rédacteur en chef du COMMEDIA


Asimov et la science-fiction

Il est indéniable que les films et séries permettent aujourd’hui à certains styles littéraires de briller aux yeux du grand public. L’abondance de ces adaptations offre tout de même une richesse culturelle non négligeable. À la recherche d’un héros, d’une intrigue, d’un fantasme, l’adaptation cinématographique s’ouvre au lecteur bien plus facilement qu’un bloc de 600 pages.

En effet, aujourd’hui la science-fiction a un rayonnement gigantesque sur nos écrans. Alors que l’âge d’or littéraire de ce genre s’articule entre 1930 et 1950, la culture cinématographique rattrape peu à peu cet univers si complexe à représenter. Les moyens techniques permettent aux réalisations de science-fiction de s’affiner, de proposer des univers plus riches, plus complexes, autant dans les effets spéciaux que dans les intrigues. cf. : Interstellar et Blade Runner 2049.

Pourtant, la culture populaire tend à offrir du contenu soit violent; avec Alien ou bien les Gardiens de la Galaxie, soit dystopique; avec Hunger Games ou Le labyrinthe. Il y a cependant un aspect psychologique, peut-être philosophique, qui n’est, d’après moi, pas assez mis en avant dans les séries et les films proposés. La série Black Mirror semble répondre idéalement à cette science-fiction oubliée.  C’est une série qui retranscrit plutôt fidèlement les messages et autres avertissements proposés par les grands auteurs de la science-fiction. Elle s’en inspire. Ces auteurs presque oubliés sont eux-mêmes victimes du support papier qui les caractérise, c’est-à-dire d’une influence moindre par rapport au cinéma. 

Isaac Asimov semble être l’exemple parfait de cette ellipse littéraire. En 1950, Asimov publie neuf nouvelles pour le moins déconcertantes. Il propose une œuvre psychologique, bien loin de ce que nous propose le cinéma actuel, mais bien proche de notre réalité. C’est un véritable précurseur de la pensée transhumaniste actuelle et un initiateur à cette technologie si controversée aujourd’hui qu’est l’intelligence artificielle. Premier point pour la science-fiction. Asimov y fait part des trois lois de la robotique, je cite :

1.   Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ;

2.   Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;

3.   Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Coup de chance ou grand visionnaire ?

Pour beaucoup, l’intelligence artificielle deviendra inévitablement le Frankenstein tant redouté. Heureusement pour nous, Asimov y a pensé...

Peu de temps après la publication de ces nouvelles, une trilogie, Le cycle de la Fondation, fait son apparition. Initialement, le premier livre est publié entre 1942 et 1944. Fondation se déroule avant les années ’50 et nous offre un aperçu presque philosophique d’un monde futuriste. Asimov, l’auteur, est une fois de plus proche de notre réalité. Pour faire simple, nous assistons à la construction d’une nouvelle colonie et de son parcours politique, historique, social et économique. Pas très sexy, n’est-ce pas ? Pourtant, cette trilogie nous fait voyager dans cet univers qu’Asimov réussit à représenter avec précision et intérêt malgré sa complexité, un univers si contemporain qu’il se caractérise à coups de puissance nucléaire et de mathématiques; deux grandes religions de ce monde. Le premier tome est par la suite suivi de deux livres, peut-être moins intéressants, mais permettant une ouverture sur l’histoire millénaire de cette galaxie inconnue.

Apple a récemment racheté les droits de Fondation pour en faire une série. L’entreprise compte en effet lancer son service de streaming en 2019. Ça relance plus ou moins le problème des adaptations… Sera-t-elle à la hauteur du livre ? Les progrès techniques ont en effet permis une représentation fidèle d’œuvres de science-fiction. Cependant, Fondation d’Asimov est complexe et ne correspond pas forcément aux standards actuels. La violence reste relativement implicite dans l’œuvre, ce qui la rend subtile et intelligente. La tâche d’Apple semble être délicate. Quoi qu’il en soit, la simple exposition de Fondation est un cadeau qui, je l’espère, ne sera pas empoisonné.

Écrit par Florentin Roy, Rédacteur du COMMEDIA

L'Île de la Réunion, l'île intense

Le froid arrive et tout le monde a sorti son petit manteau. Alors, c’est pour cela que je viens vous apporter un peu de chaleur en vous parlant de, certainement une fois que vous aurez lu cet article, votre prochaine destination de vacances idéale. 

Prenez le strict minimum et venez traverser l’hémisphère direction l’océan Indien vers l’île de La Réunion. 

Mon petit caillou, l’île intense. La Réunion est une île tropicale et un département français. Elle compte plus de 800 000 habitants et a une superficie de 2 512 km². Elle est située au cœur de l’océan Indien à 800 km à l’Est de Madagascar et à 200 km de l’île Maurice.  

La Réunion est un volcan encore très actif, notamment avec le Piton de la Fournaise qui a compté encore plusieurs éruptions au cours de l’année 2018. Il est possible d’y observer les éruptions lorsque le volcan est en éveil près des remparts, en y allant à pieds. Mais lorsqu’il est éteint, se rendre sur le site pour observer les pierres volcaniques des anciennes éruptions se fait et vous pouvez également visiter les tunnels de lave.

Ne vous inquiétez pas! Si vous êtes moins tentés par l’exploration de la Plaine des Sables ou des pierres volcaniques et que vous préférez profiter de la plage et des balades en mer, La Réunion est également faite pour vous! Et si vous voulez faire des découvertes en mer, pas besoin d’aller bien loin, car, même dans les alentours, vous pourriez avoir la chance de faire coucou aux dauphins!

Vous pouvez aussi simplement profiter du soleil et vous étendre sur le sable pour relaxer tranquillement ou encore nager dans le lagon et découvrir différentes sortes et couleurs de poisson.

Évidemment, il y en a pour tous les goûts! Si vous êtes un randonneur dans l’âme, alors vous allez vous régaler avec les cirques réunionnais. L’île abrite une faune unique au monde. Avec la création du Parc national de La Réunion qui couvre 43% de son territoire, l’île a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses « pitons, cirques et remparts », en 2010. 

(Point de vu du cirque de Mafate,  https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/ )

(Point de vu du cirque de Mafate, https://www.villaote.com/le-belvedere-du-maido/)

La Réunion, ce n’est pas juste de beaux paysages et des activités incroyables. La Réunion, c’est aussi culturelle! Comme dirait une chanson traditionnelle : « ici la Réunion néna toute nation, langage la mayé, la fé réunionnais. » (Ici, à La Réunion, il y a de toutes nations, le mélange de langage, c’est ce qui nous a fait Réunionnais). (https://www.youtube.com/watch?v=YOyZhdS0IkY)

Le mélange des populations a donné la diversité des cultes à La Réunion. Je suis née, j’ai grandi à La Réunion et vécu avec des Chinois, des Arabes, des Juifs, des Indiens, des Comoriens et des Zoreils (métropolitains). À La Réunion, on prie le Christ, Allah, Shiva et bien d’autres divinités. Vous serez surpris de trouver une église à côté d’un temple hindouiste ou d’entendre l’appel du muezzin rompre l’atmosphère silencieuse bercée par l’encens qui s’élève d’une pagode chinoise voisine de la mosquée. À la Réunion, on grandit ensemble, et chacun dans la diversité de ses croyances!

 

Mais comment parler de La Réunion sans mentionner sa spécialité culinaire. La cuisine réunionnaise est très colorée en raison des différentes épices et ingrédients utilisés, comme le safran (curcuma), les tomates, ou les brèdes (ensemble très divers de feuilles comestibles consommées crues ou cuites). Toujours accompagnés de riz et de « grains » (haricots rouges, blancs, lentilles, pois du cap…), les plats les plus communs sont les caris (plat à base de viandes ou poissons, d’oignons et de tomates, auxquels on ajoute ensuite des épices et des aromates). Les plats asiatiques comme le chop suey ou le riz cantonais sont aussi très courants.

Les desserts trouvent leur bonheur dans les fruits (mangues, bananes, ananas, letchis, goyaviers, etc.) et certaines spécialités locales comme le gâteau patate, les beignets bananes ou encore le bonbon miel. 

(Cuisine réunionnaise, Carri de poulet,  https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true )

(Cuisine réunionnaise, Carri de poulet, https://www.pinterest.fr/pin/534661786983260838/?lp=true)

Bref, l’Île de La Réunion est une destination parfaite pour découvrir plusieurs cultures, admirer des paysages à couper le souffle ou encore visiter des volcans!

Voilà une petite vidéo remplie de belles images de cette île :https://www.youtube.com/watch?v=UoTYNd3luOA

Alors, qui est down pour visiter ? 

Écrit par Lillou Allart, Rédactrice du COMMEDIA

Une révolution sociale en Arabie Saoudite

Plusieurs personnes connaissent l’Arabie Saoudite comme étant un pays qualifié d’ultraconservateur qui ne respecte pas les droits des femmes en plus d’être corrompu. Mais dans les faits, ce pays semble prendre un nouveau tournant depuis quelques années. En effet, le nouveau prince héritier, Mohammed ben Salmane, et son gouvernement ont créé un plan de développement intitulé « Vision 2030 ». Ce plan, mis en place en 2016 et qualifié d’ambitieux, devrait mettre le pays sur l’avant-scène.

Mais concrètement, comment ce plan pourrait-il aider au développement de ce pays? En réalité, il a comme objectif premier des réformes économiques, politiques et sociales qui vont aider le pays à sortir de sa rente pétrolière. Pour rappel, en 1930, des explorations faites en Arabie Saoudite ont permis de découvrir les plus gros gisements de pétrole du monde. Toutefois, en 2014, le pays a été frappé par une chute du prix du pétrole et doit maintenant se moderniser. C’est pourquoi le gouvernement actuellement en place a créé ce projet « Vision 2030 », d’où le but est de renforcer ses partenariats à l’international, améliorer les services à la population dans le secteur de la santé, de la culture ainsi que du secteur touristique, inciter les jeunes à participer davantage à la vie publique, etc.

Crédit : Life in Saudi Arabia

Crédit : Life in Saudi Arabia

Depuis les dernières années, l'Arabie Saoudite est reconnue comme un pays qui ne respecte pas les droits des femmes et qui est corrompu. Mais, le nouveau prince héritier est reconnu comme un réformateur social et une figure révolutionnaire, notamment grâce aux changements qu’il veut apporter à son pays en plus d’avoir combattu la corruption parmi les élites (la purge anti-corruption de 2017 a été le théâtre de l'arrestation de plusieurs princes, ministres et hommes d’affaires). Les réformes que ce prince veut amener dans son pays sont reliées au divertissement, comme mettre fin à l’interdiction des concerts et du cinéma. Du côté des femmes, elles sont maintenant autorisées à conduire des véhicules, à servir dans l’armée en tant que soldates et sont amenées à participer davantage à la population active pour stimuler le marché de l’emploi. La police religieuse du pays ne peut plus arrêter une femme qui a fait le choix de ne pas porter le voile ou la traditionnelle abaya noire. Le sport est aussi un domaine qui est de plus en plus en vogue dans le royaume; en janvier 2018, le pays a accueilli l’épreuve automobile internationale « Race of Champions ». En avril 2018, c’est au tour de la World Wrestling Entertainment (WWE) à avoir présenté le gala de lutte « Greatest Royal Rumble ».

Certaines personnes peuvent penser que les réformes sociales de « Vision 2030 » vont permettre l’égalité entre les hommes et les femmes du pays comme un claquement de doigts. Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme ça. En effet, la domination des hommes reste toujours présente où les femmes sont encore sous le contrôle des membres masculins de leurs familles ou de leurs époux et où ceux-ci ont le dernier mot pour permettre aux femmes de voyager, d’étudier ou d’accéder aux soins de santé. Même si diverses organisations de sports internationales se sont produites depuis le début de l’année, les femmes ne peuvent pas y assister sans être accompagnées d’un homme.

Plusieurs personnes ont critiqué la WWE, qui est reconnue comme étant une organisation qui met de l’avant les femmes depuis quelques années, d’avoir produit un gala dans un pays qui ne respecte pas les droits des femmes. Pour répondre à cette controverse, Paul « Triple H » Levesque (un exécutif dans la compagnie qui est également lutteur) affirmait au quotidien britannique « The Independant » que chaque culture est différente et que le fait que nous ne soyons pas d’accord avec la culture d’un pays ne veut pas dire que ce n’est pas une culture pertinente. Il faut dire que l’une des critiques envers la WWE est le fait qu’aucune femme n’a lutté lors du gala en Arabie Saoudite. Malgré tout, il affirme qu'il y a de l’espoir que les femmes puissent être présentes dans les prochaines années, d’autant plus que cette compagnie de lutte a également conclu une entente de 10 ans avec le pays pour produire d’autres galas.

Crédit : WWE

Crédit : WWE

Bref, les réformes sociales de l'Arabie Saoudite risquent de créer une révolution importante et un énorme changement dans ce pays encore ancré dans l’Islam. Non seulement les énormes investissements visent à libérer le royaume de sa dépendance au pétrole, mais aussi à augmenter la participation des femmes dans la société, à réduire le taux de chômage et à développer des activités culturelles dans le pays. Avec « Vision 2030 », le prince héritier Mohammed ben Salmane veut faire de son pays un état modéré (soit moins conservateur) et avoir une meilleure ouverture sur le monde.

La pornographie

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la pornographie. Je sais… c’est un sujet encore tabou, mais après avoir faire un travail sur l’influence des médias en lien avec ce sujet, j’ai pensé écrire un article et vous raconter ce que j’ai appris de nouveau.

Tout d’abord, j’ai toujours entendu ces mœurs, ancrées dans nos cœurs québécois, qui disent que la pornographie a une grande influence sur les rapports sexuels des jeunes d’aujourd’hui. Effectivement, ce médium a un effet sur la construction des relations sexuelles, mais (il y a bien un mais…) ce n’est pas le seul : les discussions entre amis, les recommandations des professionnels (sexologues, psychologues, etc.), les membres de la famille, les campagnes de préventions, les protestations socioculturelles (féministe, homosexualité, etc.), etc. jouent un rôle tout aussi important que ce médium. ---  Par exemple, ce n’est pas vrai que je vais me forcer à avoir minimum quatre rapports sexuels par semaine avec mon copain parce qu’une sexologue l’a dit, mais bon, ça c’est une autre histoire… ‑ — – La pornographie est seulement un des éléments dans l’ensemble d’un très grand vaste discours de représentation de la sexualité.

De plus, ce que j’ai appris et qui est encore plus intéressant, c’est que la pornographie existe depuis longtemps (l’antiquité gréco-latine) et qu’elle était utilisée d’une manière bien différente vu que la photographie et les technologies en général n’existaient pas encore. Du coup, les pornographes, artistes qui écrivaient et/ou dessinaient les prostituées, exerçaient leur art à travers des tableaux, des objets, des tasses de manière à nourrir l’imagination des spectateurs et les inciter à varier leurs plaisirs. C’est fou, imaginez boire un thé dans une tasse sur laquelle une image pornographie y est exposée ! C’est malade !

Devinez quoi… saviez-vous qu’il y avait un lien direct entre la pornographie et l’épilation totale du vagin ? Eh ben oui. L’épilation totale du pubis (« le total bikini­ clean up ») vient du phénomène de la pornographie : les femmes dans la porno n’ont pas de poils, c’est considéré comme anti-érotique ; par conséquent, il faut tout raser… et plusieurs femmes font la même chose malgré qu’elles ne sont pas des actrices de la pornographie : elles ont été influencées. C’est plus propre comme on dit, mais cette pratique abolit la distinction entre les organes génitaux de la femme adulte et de l’enfant (c’est moi ou ça fait weird à entendre...peut-être pas vu que c’est normalisé). Par ailleurs, c’est aussi à cause du médium de la porno si les hommes sont complexés par la taille de leur pénis : vous faites le lien ? Gros pénis dans la télévision additionné par petit pénis dans la réalité égale homme complexé. Le phénomène pornographique peut affecter d’une façon relative la société.

Enfin, ce que j’ai appris c’est que la pornographie provoque des fixations précoces : elle ne nourrit pas l’imagination sexuelle des gens bien au contraire. Vous savez quand vous devez écrire un texte et que vous demandez à votre collègue d’école de vous envoyer le sien pour vous inspirer et après avoir lu son texte au complet vous n’êtes pas plus inspirez parce que vous avez juste son travail comme inspiration et vous ne voulez pas le copier ? Mais, c’est exactement cela. La pornographie construit plusieurs scénarios propres à être reproduits lors des rapports sexuels. Du coup, elle devient une référence pour agrémenter ces moments ce qui, par conséquent, met de côté l’imagination sexuelle des individus qui visionnent quotidiennement ce médium.

Pour conclure mon article, je trouve intéressant de vous faire part d’un autre point que j’ai découvert : la raison pour laquelle la thèse que la pornographie influence la vie sexuelle des jeunes est mise de l’avant est, entre autres, à cause de la préoccupation de nos chers parents. Ces derniers qui exercent seulement des contrôles indirects sur les adolescents d’aujourd’hui (surveillance de l’apparence, des sorties, de l’incitation à la protection lors des relations sexuelles, etc.) n’ont plus cette possibilité (qui existait il y a jadis longtemps) de s’impliquer dans la vie sexuelle de leurs enfants ; ils peuvent être préoccupés par la manière dont leurs jeunes interprètent la sexualité et donc désireux d’avoir des informations sur la vie intime de leurs enfants pour se rassurer.

 

P.S. Si mon article vous a inspiré à en savoir davantage sur la pornographie, les sources scientifiques de mon travail sont juste en dessous. Bonne lecture.

Bozon, M. (2013). Vérités et clichés. Repéré à https://www.cairn.info/revue-l-ecole-des-parents-2013-3-page-8.htm

Martin, L. (2003). Jalons pour une histoire culturelle de la pornographie en Occident. Repéré à https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2003-1-page-10.htm

Simonne, L. (2016). La pornographie : une nouvelle forme d’éducation sexuelle chez les jeunes ? Repéré à   http://ecpat.be/wp-content/uploads/2016/06/Analyse-11-La-pornographie-une-nouvelle-forme-deducation-sexuelle-chez-les-jeunes.pdf

 

#DeleteFacebook : Une prise de conscience importante

Une controverse éclate sur Facebook : Mark Zuckerberg, le patron du réseau social, admet que des données personnelles de millions d’utilisateurs ont été utilisées par Cambridge Analytica, une compagnie de communication stratégique. En effet, cette compagnie a, non seulement, collecté et exploité les données personnelles de millions de personnes, mais a également travaillé en 2016 pour la campagne du républicain et actuel président des États-Unis Donald Trump, en plus d’aider le camp du Brexit au Royaume-Uni. Ces révélations ont d'abord fait chuter de 7% l’action Facebook à la Bourse de New York. Mais surtout, le mouvement #DeleteFacebook (#EffacezFacebook) a commencé à prendre de l’ampleur sur Twitter depuis la mi-mars.

Crédit: Digit

Crédit: Digit

Ce qui se passe est simple : des utilisateurs de partout dans le monde ont décidé de supprimer leurs comptes Facebook parce que le réseau social n’a pas été en mesure de protéger les données de ses utilisateurs. Plusieurs personnalités connues, dont l’acteur Kumail Nanjiani et le chanteur et bassiste du groupe Blink-182, Mark Hoppus, ainsi que le cofondateur de la messagerie WhatsApp, Brian Acton, ont joint ce mouvement. Ces personnes jugent que l’utilisation de leurs données personnelles ne doit pas être utilisée à leur insu à des fins politiques. Les pages Facebook des compagnies SpaceX et Tesla ont également disparu du réseau social à la suite de ce scandale.

Depuis plusieurs mois, Facebook tente de lutter contre la désinformation, qui a notamment été présente en 2016 lorsque la Russie a été accusée d’avoir tenté d’influencer l’élection présidentielle de cette même année en publiant des fausses informations (« fake news ») sur le réseau social. Mais, voilà que les données personnelles des utilisateurs de Facebook sont utiles pour cibler les publicités commerciales et politiques qui pourraient les intéresser. Il est donc plus que nécessaire de les protéger le plus possible.

Le problème dans toute cette histoire est qu’avec l’avènement des médias numériques, chaque personne laisse des traces de son passage sur le Web. Admettons que vous magasinez sur un site de vêtements, que vous utilisez votre carte Air Miles dans les différents commerces, que vous achetiez un billet d’avion, que vous téléchargiez un jeu vidéo, que vous visionniez une vidéo sur YouTube ou que vous cliquez sur un contenu qui vous intéresse sur tous les réseaux sociaux qui existent, vous laissez une partie de vous-mêmes sur le Web. Ces informations peuvent être captées, stockées et utilisées à des fins parfois éthiquement acceptables. Par exemple, lorsque nous achetons un nouveau téléphone intelligent (smartphone), il est possible d’utiliser une adresse courriel que nous avions déjà utilisée auparavant sur un autre téléphone intelligent. Dès lors, nos données, qui avaient été stockées sur l’ancien téléphone intelligent, sont donc captées sur le nouveau téléphone et utilisées pour que nos anciennes préférences puissent être réutilisées à nouveau. De ce fait, les achats que nous avions faits dans le passé sur l’App Store ou sur le Play Store peuvent être réactivés et nos informations y sont encore présentes.

Autre exemple : si nous utilisons le GPS de notre téléphone intelligent pour nous rendre à un endroit quel compte, l’application capte nos données (soit d’où on part et où est-ce qu’on se dirige) pour ensuite nous aider lors de notre déplacement, soit en nous indiquant le chemin le plus rapide pour se rendre à notre destination ou encore en nous mentionnant les détours possibles pour éviter les bouchons de circulation. Par ailleurs, les données captées par le GPS sont également intéressantes si nous souhaitons trouver le restaurant le plus proche, surtout si c'est relié à nos préférences.

Mais voilà que l’on apprend que les données et les renseignements personnels que nous partageons avec des millions de personnes sur le Web sont utilisés sans notre consentement et de façon malveillante, possiblement pour tenter de nous influencer lors des campagnes électorales. Même plusieurs personnes au Canada craignent que la collecte de données puisse manipuler le résultat de l’élection fédérale canadienne de 2019. L’exploitation des données personnelles par les applications tierces de Facebook rompt le lien de confiance que l’on peut avoir avec ce réseau social. Malgré tout, nous sommes tous de plus en plus au courant des risques et des dangers associés au fait de partager nos données avec les réseaux sociaux, non seulement avec Facebook, mais aussi avec YouTube, Instagram, Twitter, Reddit, Linkedin, etc.

Nous acceptons volontairement de laisser une partie de nous même en publiant nos informations personnelles, nos photos et nos vidéos avec le monde entier. L’une des raisons pour laquelle nous acceptons ces risques, c’est pour être constamment connecté avec les autres. En effet, nous voulons toujours avoir les dernières nouvelles le plus rapidement possible, clavarder avec nos amis sur les messageries en ligne, voir les nouvelles tendances, etc.

Crédit: Wikileaks

Crédit: Wikileaks

En conclusion, il est bien de se demander si nous voulons, ou même nous pouvons supprimer notre compte Facebook. Il est vrai que les données personnelles que nous partageons sur ce réseau social aident à ce que nous soyons rejoints par des publicités ciblées. Mais, même s’il a été prouvé que les données de millions de personnes ont été utilisées à des fins politiques pour favoriser la campagne du parti républicain et de Donald Trump, pouvons-nous tout simplement effacer notre compte en un seul clic? Peut-être que oui, peut-être que non. Premièrement, tout ce que nous laissons sur Facebook (photos, articles, publications, etc.) ne disparaît pas totalement. Donc, supprimer Facebook n’effacera pas totalement les données que nous avons laissées autrefois. De plus, pour certaines personnes, Facebook leur est utile pour plusieurs raisons : rester en contact avec des amis et des personnes que nous voyons rarement, créer des événements, suivre les pages que nous aimons, etc. Pour certaines personnes, Facebook est utile pour leurs vies professionnelles. Donc, ce réseau social doit nous prouver que nos données personnelles ne seront pas utilisées contre notre gré. De notre côté, nous devons être conscients que les données personnelles que l’on partage sur le Web peuvent, malgré tout, être encore utilisées pour le meilleur et pour le pire.

L'évolution de la représentation de la femme

Le 8 mars de chaque année est considéré comme la journée internationale des femmes, dont les principales revendications sont pour une égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes ont combattu pendant plus d’une centaine d’années pour avoir droit à tout ce que les hommes avaient accès préalablement, tel que l’accès aux études supérieures, l’obtention du droit de vote, et surtout la reconnaissance du statut de personnes. De nos jours, nous pouvons voir les femmes dans de meilleures positions que dans les années précédentes : juste à penser à Valérie Plante qui est devenue la première mairesse de la ville de Montréal ou encore à Brenda Lucki qui est la première femme à diriger la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les femmes ont donc une meilleure visibilité dans le monde, ainsi que dans les différents médias. En effet, elles ont davantage la chance d’être présentes à l’écran ou dans la littérature en tant que personnages principaux : juste à penser à Rey dans Star Wars, Lara Croft dans Tomb Raider, ou encore Katniss Everdeen dans Hunger Games pour ne nommer que celles-là.

 

Bref, il semble que les femmes ont maintenant les mêmes droits et les mêmes privilèges et qu’elles sont représentées de la même façon que les hommes. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait le cas. En effet, grâce au cours « Médias, sexe et genre » offert par le département de communication, j’ai constaté dans le cinéma, dans les jeux vidéo et dans divers autres médias que les femmes sont représentées d’une autre façon. On retrouve environ 23% du temps où les femmes ont le rôle principal dans un film. Pour les jeux vidéo, sur une liste de 669 jeux étudiés par l’EEDAR, moins de 300 jeux permettaient au joueur de choisir entre un personnage masculin ou un personnage féminin et seulement 24 d’entre eux avaient un personnage féminin comme protagoniste.

 

Grâce au travail final de ce cours, j’ai constaté certains stéréotypes spécifiques aux personnages féminins qui ne s’appliquent pas (ou presque pas) aux personnages masculins. D’abord, si les personnages féminins sont représentés d’une façon sexy, tels que Ms. Pac-Man (1982) sur les bornes d’arcades, cela peut être un argument de vente qui a grandement contribué au succès commercial du jeu. En d’autres mots, la sexualité des personnages féminins est un élément qui peut augmenter la vente d’un jeu vidéo. De plus, dans les jeux de combats tels que Mortal Kombat (1992-2016), Soul Calibur (1995-2014) et même Street Fighter (1987-2017), certains personnages féminins ne sont habillés qu’en tenue légère. Dans ces jeux de combats, autant les hommes que les femmes devraient être équipés au moins avec une armure, mais celles-ci sont habillées avec des vêtements peu pratiques au combat dans un contexte d’hyper sexualisation. En conclusion, la raison pour laquelle ces personnages féminins sont représentés d’une façon aussi sensuelle est due au fait que le corps est considéré comme un objet de regard pour les hommes.

 

Dans la mesure où le personnage féminin n’est pas le protagoniste d’un jeu, ce personnage obtient donc un rôle de second plan. Elles peuvent avoir le rôle de demoiselle en détresse (damsel in distress), où elle doit attendre le héros (un homme) pour venir la sauver d’un méchant qui l’a enlevée. Le personnage féminin est donc réduit à un rôle d’objet de conquête ou de récompense pour le personnage masculin. Plusieurs des jeux les plus populaires utilisent justement cet élément dans leur histoire : les séries de jeux Super Mario Bros (1985-2017) et The Legend of Zelda (1986-2017) l’utilisent depuis le tout début. Celles-ci, dans la plupart des jeux, attendent que le héros, Mario ou Link, vienne les secourir. Mais cet élément de « demoiselle en détresse » est de moins en moins présent dans les jeux actuels pour laisser plus de chance aux personnages féminins d’être le protagoniste d’un jeu. Dans les récentes années, il y a eu Jade dans Beyond Good & Evil (2003), Bayonetta dans la série de jeux portant son nom (2009-2018), Max Caulfield dans Life is Strange (2015), Velvet Crowe dans Tales of Berseria (2017), etc.

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Outre les jeux vidéo, je tiens aussi à vous parler de mon témoignage sur ce que j’ai vu en ce qui a trait à l’évolution des femmes dans le monde de la lutte (principalement à la WWE). Dans les années 2000, je me souviens d’avoir regardé à la télévision des matchs entre des divas, qui n’étaient pas tout à fait des matchs de lutte. Elles combattaient dans des « Pillow Fights » (où les femmes combattaient avec des oreillers) et « Bra and Panties » (dont le but est d’enlever les vêtements de son adversaire pour qu'elle se retrouve en sous-vêtements). De plus, il pouvait également y avoir des concours de maillots de bain durant lesquels la diva la plus sexy gagnait. Ici, on parle également de représentation « sexy » de la femme soit à des fins de marketing ou bien simplement pour le regard masculin. Dans le début des années 2010, bien que ces types de matchs ou de compétitions étaient plus rares (voir inexistants), les femmes n’étaient pas plus mises de l’avant pour autant. En effet, Maryse Ouellet, ancienne lutteuse de la WWE, affirmait dans une entrevue que les femmes avaient environ 5 minutes sur le ring pour leurs matchs.

 

La différence dans le monde de la lutte est qu’aujourd’hui, depuis les dernières années, les femmes ne sont plus reconnues comme des divas, mais bien comme des lutteuses (au même titre que leurs collègues masculins) et qu’elles peuvent avoir des matchs qui durent jusqu’à 20 minutes, ce qui favorise une meilleure communication entre elles et une meilleure connexion avec la foule. De plus, elles peuvent maintenant participer aux mêmes types de matchs que ceux des hommes (tels que des combats en cage ou avec des stipulations particulières), et elles peuvent également devenir les têtes d’affiche. On n’a qu’à penser au match opposant Sasha Banks et Charlotte Flair pour le championnat féminin de la WWE en octobre 2016, qui était non seulement le dernier match de la soirée, mais qui était également un « Hell in a Cell » (un match où elles s'affrontaient sur un ring entouré par une cage métallique en forme de cube).

 

En résumé, on y retrouve bel et bien une évolution en ce qui a trait à la représentation de la femme : elle est moins souvent l’objet du désir masculin et elle a maintenant sa place autant que celle des hommes. Il y a maintenant une plus grande présence féminine dans les films et les jeux vidéo et elles peuvent y occuper le rôle de personnage principal. Personnellement, je suis persuadé que les stéréotypes qui réduisent les femmes au second plan peuvent tomber l’un après l’autre si tout le monde y met du sien pour un monde où on y retrouve une égalité entre les hommes et les femmes.

Vêtements vintage recherchés

On aime bien s’habiller avec de vieux vêtements provenant du siècle passé. Étant étudiante à l’université, j’ai beaucoup été influencée par le style des autres étudiantes et de la tendance vintage qui se dessine parmi eux. Je suis une adepte de ce style. En effet, je porte les vieux jeans taille haute que portait ma mère dans les années 90, mais ce que je réalise, c’est que souvent le garde-robe débordant de trésors du passé s’amenuise. Alors, il faut se décider à mettre nos belles petites bottes et à sortir pour dénicher de nouvelles trouvailles qui donneront du punch à nos habits.

Un beau jour, lors d’un trajet d’autobus, je suis sortie au mauvais arrêt et je me suis perdue dans Montréal. J’ai alors aperçu une grande baie vitrée arborant des mannequins habillés de styles divers. Comme j’étais curieuse, j’ai décidé de rentrer dans ce magasin qu’on appelle « Lost and Found » (LNF). Ce fut le début de mon aventure dans les friperies de Montréal.

 

LNF Shop

Ce magasin est ouvert depuis maintenant six ans avec en grande majorité une clientèle locale et des environs. Le propriétaire, un homme dans la trentaine, met de l’avant une sélection de vêtements qui rejoignent tous les genres. J’ai souvent des commentaires de connaissances masculines qui se plaignent qu’à tous les endroits où ils vont, ils ne trouvent qu’une petite section recluse dans un coin pour eux. À LNF Shop, vous serez pas mal surpris, puisqu’ils ont une très large gamme de vêtements vintage pour homme. Je vous conseille d’aller y jeter un coup d’œil.

Site Web : https://www.lnfshop.com/

Instagram : @lnfshopmtl

Crédit: Pages Jaunes

Crédit: Pages Jaunes

 

Annex Vintage

J’adore ce magasin qui est situé sur la rue Saint-Viateur Ouest dans le Mile End à Montréal. C’est une petite boutique qui a une magnifique sélection de vêtements vintage créés par des créateurs indépendants, en plus de T-shirt d’artistes, d’épinglettes, des bijoux, des chaussettes, des produits d’apothicaire locaux, des cartes de souhaits et des carnets. Les T-shirts qu’ils vendent sont faits par des entreprises telles que Toujours correct, Ness Lee, Modern Women, Life Wife Press et bien d’autres. Je vous conseille d’aller visiter leur compte Instagram, où ils affichent toujours de bonnes idées de combinaisons de vêtements et de styles à porter. De plus, ils ont deux magasins associés, soit Local 23 et Empire de l’échange sur le boulevard Saint-Laurent et sur la rue Bernard.

Site web : https://annexvintage.com/fr/

Instagram :@annexvintage

Crédit: Annex Vintage

Crédit: Annex Vintage

Smallneeds

Sur ce compte Instagram,  vous pouvez vous procurer de merveilleux vêtements qui diffèrent beaucoup de ceux qui se trouvent dans les friperies québécoises. La personne qui gère le compte trouve de beaux morceaux uniques et elle te donne aussi des idées de comment les porter. Pour plus de photos, allez sur son Instagram grâce au lien ci-dessous.

Instagram : @smallneeds

Crédit: Smallneeds

Crédit: Smallneeds

Il y a bien d’autres endroits où vous pourriez vous rendre pour faire vos achats de vêtements vintage. Je vous propose ces trois suggestions, puisque je les connais bien et qu’ils me semblent être des choix adéquats pour que vous puissiez trouver des trésors qui rendront vos vêtements uniques. La manière dont vous personnaliserez vos vêtements vous appartient, mais je vous encourage à acheter des morceaux qui vont vous différencier des autres. Cette saison, la tendance tourne autour du rose et du mauve, des vêtements monochromes et des ensembles jeans sur jeans. Je vous laisse donc sur ces conseils tendance et je vous souhaite bon magasinage!

La vie après le bac en communication

Étant en troisième année en sciences de la communication, l’une des questions partagées par beaucoup de gens dans la même situation que moi est la suivante : quoi faire après l’obtention d’un baccalauréat en communication? Il faut dire que plusieurs personnes se demandent également ce que le baccalauréat en communication peut nous donner, ou encore quels sont les emplois que nous pouvons exercer à la fin de nos études. Plusieurs questions du genre peuvent causer un stress important chez plusieurs jeunes, d’autant plus que personne ne veut décevoir ses proches et personne ne souhaite arriver à un point de non-retour.

Crédit : Tribun Style

Crédit : Tribun Style

Il est important de rappeler qu’après l’obtention d’un diplôme d’études en communication, deux choix principaux s’offrent aux personnes graduées : soit poursuivre leurs études aux cycles supérieurs ou bien se diriger vers le marché du travail. Pour le premier, différentes options peuvent être offertes si l’étudiant ou l’étudiante souhaite continuer ses études vers les cycles supérieurs : il y a la maîtrise en sciences de la communication, en commerce électronique et en études internationales qui sont offertes à l’Université de Montréal. Pour les autres programmes offerts au 2e cycle, il y a le DESS en journalisme, en arts, création et technologies, en communication organisationnelle et bien d’autres encore.

D’un autre côté, si l’étudiant ou l’étudiante veut plutôt se diriger vers le marché du travail, plusieurs choix lui sont offerts. Les finissants et les finissantes peuvent travailler à titre de conseillers en communication ou d’agents d’information dans des organismes gouvernementaux, pour des organismes culturels ou encore pour des municipalités. L’un des autres choix de carrière est de travailler dans le domaine de la publicité et des relations publiques. Les finissants et finissantes peuvent également se diriger vers le domaine des médias pour y travailler à titre de chroniqueur, réalisateur, recherchiste, webmestre, designer d’interface multimédia, etc.

Alors, suite à l’article que j’ai écrit l’année passée qui relatait différentes perspectives d’avenir de certains étudiants et de certaines étudiantes, j’ai eu l’envie de demander à quelques personnes qui ont gradué du programme de sciences de la communication de l’Université de Montréal pour connaitre ce qu’ils ou elles avaient aimé et moins aimé de leurs cours et du programme en général. J’ai voulu connaître leur parcours à la suite de l’obtention de leur diplôme :

 

-          Gabriel a aimé ce qui touchait à la culture populaire et tout ce qui touchait à l’information théorique sur la communication médiatique. Il avait moins aimé le fait de n’avoir pas pu appliquer la théorie apprise dans ses cours à l’intérieur de mises en situation représentatives du milieu professionnel. Depuis quelques mois, il travaille à titre d’agent aux communications pour le GUEPE (le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement), un OBNL qui fait la promotion et l’éducation de comportements favorisant le respect de l’environnement. Il s’occupe de la mise en visibilité des activités qui y sont organisées et de la promotion des parcs.

 

-          Mireille a surtout aimé les cours dans la section « médias numériques », c'est-à-dire les cours pratiques du département de communication. Elle avait moins apprécié les différents cours de méthodologie (il y a présentement trois cours de méthodologie dans le programme). À l’automne 2017, elle a commencé sa maîtrise en design d’interaction à l’Université Laval. Certains cours qu’elle a suivis à la session précédente ressemblent au cours « Éléments de publicité », c’est-à-dire qu’on y trouve des mandats fictifs et réels qu’elle doit analyser, et par la suite, concevoir un outil qui va répondre aux besoins des utilisateurs.

 

-          Élizabeth a aimé la diversité des cours offerts, car elle a eu la possibilité de prendre des cours de publicité, de relations publiques, de journalisme, etc. Cependant, elle a moins aimé le côté théorique des cours et du fait que les cours n’étaient pas assez axés sur la création de projets concrets afin de mieux nous préparer pour le marché du travail. Maintenant, elle continue ses études dans le DESS en gestion d’organismes culturels. Ce programme lui donne une base en gestion qui pourra lui donner un coup de pouce si elle souhaite obtenir un poste de direction ou de gestionnaire dans le domaine culturel.

 

-          Caroline a aimé la majorité de ses cours à l’université. Elle a surtout aimé les cours qui lui ont permis de développer sa créativité, dont « Initiation à la photographie numérique » et « Communication infographie ». Avec le recul, elle affirme n’avoir pas détesté ses cours lors de son baccalauréat. Cependant, elle raconte avoir suivi un nouveau cours du baccalauréat qu’elle a qualifié d’horrible, bien que ses amis qui l’ont suivi l’année d’après n'avaient pas le même avis. Présentement, elle a pris une pause dans ses études pour être sur le marché du travail. Elle est coordinatrice aux communications et aux services aux membres pour la fédération de Plongeon Québec. Elle s’occupe des communications internes et externes de la fédération, des relations de presse ainsi que de la gestion des réseaux sociaux et du site internet.

 

-          Solène a aimé le fait qu’au baccalauréat, les professeurs nous poussent à la réflexion et nous permettent de développer un esprit critique. Elle a également aimé les cours théoriques, dont ceux de méthodologie. Elle a moins aimé le fait qu’il n’y ait pas assez d’interactions pour amener les gens à participer entre eux pendant les cours par des ateliers. Depuis l’automne 2017, elle est à la maîtrise en sciences de la communication, dans le profil général. Comme sujet de recherche, elle travaille sur la stigmatisation de la maladie mentale. Elle juge que le rythme à la maîtrise est complètement différent du baccalauréat, où elle développe davantage ses intérêts et le côté pratique au travers de la théorie.

 

Bref, on y retrouve divers points de vue en rapport avec ce que les gens ont aimé et moins aimé du programme de sciences de la communication. C’est pour cela que tous les étudiants et les étudiantes inscrits au programme (au baccalauréat, à la majeure et à la mineure) auront la possibilité de donner leurs opinions avec le nouveau sondage sur la réforme académique du programme, élaboré par les responsables aux affaires académiques. Ce sondage devrait être en ligne dans les jours ou les semaines à venir. Les membres du conseil exécutif de l’AÉCUM comptent énormément sur votre participation à ce sondage!

Crédit: St. Jude Academy

Crédit: St. Jude Academy

Retrouver l'équilibre

Il arrive parfois un temps où la remise en question n’est plus évitable. C’est à ce moment que tu dois poser tes deux pieds sur terre pour enfin réfléchir. Tu évitais tous ces questionnements depuis si longtemps que maintenant l’heure est arrivée. Tu es là à essayer de comprendre pourquoi tes émotions prennent le dessus, mais il faut bien se rendre à l’évidence que tu dois prendre un temps d’arrêt pour tout reprendre en main.

Crédit : Fil Santé Jeunes

Crédit : Fil Santé Jeunes

Depuis la fin du secondaire, on t’oblige à savoir ce que tu veux faire plus tard. On te demande de choisir un programme pour le CÉGEP qui jouera un rôle important dans ton avenir. Ensuite arrive l’université où tu dois encore être plus certaine de ce que tu veux faire plus tard. Tu restes là, immobile devant ton écran d’ordinateur, à essayer de faire un choix pour ta demande d’admission et tu n’y arrives pas. Donc, tu choisis finalement un peu à l’aveuglette pour être sûre d’être bien vue par tes amies, ta famille et tous les gens qui comptent réellement pour toi. À ce moment-là, tu crois avoir fait le bon choix, mais tu te rends vite compte que ce n’est pas ce que tu voulais réellement faire comme carrière. Donc, tu décides de changer de programme, en ne sachant pas encore trop ce que tu veux faire plus tard, tu te lances et tu es persuadée que cette fois-ci est la bonne.

Puis arrive le début d’une nouvelle vie, des nouveaux cours, des nouvelles rencontres. Tu crois que la vie est maintenant celle que tu désires depuis si longtemps. Tu te sens bien pour une fois. Tu continues ta vie paisiblement en ne déplaçant pas trop d’air parce que ce n’est pas ton genre de toute façon. Tu te lèves chaque matin pour te rendre à l’école et plus l’année avance, plus tu te remets en question.

Tu te croyais épanouie, mais peut-être qu’au fond tu te cachais juste la tête sous le sable en te disant que tu avais réussi à trouver ce que tu voulais faire pour ne pas avoir à réfléchir à nouveau. Tu tentes donc de trouver l’appui de tes amies, mais elles sont toutes occupées à faire autre chose de plus intéressant que de t’entendre hésiter, une fois de plus, sur ton choix de carrière. Tu as une boule d’angoisse qui s’installe dans ton corps et qui ne cesse d’augmenter chaque jour. Tu essaies d’en parler, mais tu en es incapable. Tu ne trouves pas le soutien auprès de tes amies et tu ne veux pas inquiéter tes parents en leur parlant de ce que tu ressens. Ça devient donc un fardeau de plus en plus lourd à supporter chaque jour.

Tu te sens seule et anéantie. Tu ne sais plus comment réagir et tu perds ta motivation dans tout ce que tu as entrepris. Tu te demandes si ce cauchemar n’est que temporel ou s’il finira par faire partie de toi. Tu te retrousses les manches et tu essaies d’aller à tous tes cours. Tu essaies de t’accrocher à quelques rêves qui restent importants pour toi, malgré tout. Tu essaies de te dire que malgré le fait que tes amies ne soient pas réellement là pour toi, tu es capable d’avancer seule dans ce tunnel qui te paraît interminable. Tu sais pertinemment que tu dois entreprendre les réflexions profondes que tu as toujours repoussées jusqu’à présent. Tu sais que tu dois affronter tous les obstacles qui se mettent sur ton chemin, mais tu sais aussi que cela demande beaucoup d’énergie et de courage.

C’est pourquoi à ce moment-ci, tu décides de commencer ta réflexion sur ton futur, sur ce que tu souhaites en amitié, en amour, sur tes rêves, tes envies, tes ambitions. Tu commences à saisir l’opportunité pour t’en sortir une bonne fois pour toutes. Après tout, tu sais raisonnablement que tout le monde a des réflexions dans la vie et qu’on doit les faire pour grandir et retrouver l’équilibre intérieur.

Crédit : We Mystic

Crédit : We Mystic

Des fondations suffisamment solides?

À quelques semaines de la date limite des transactions dans la ligue nationale, les partisans du Canadien de Montréal doivent se demander ce que Marc Bergevin tentera désespérément de faire pour maintenir son équipe à bord. Cependant, personne n’est dupe et la situation semble claire : la saison 2017-2018 du Tricolore reflète un constat d’échec.

Crédit : La Presse

Crédit : La Presse

Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe croule péniblement dans les bas-fonds de la LNH (25e rang) et est l’une des pires équipes aussi bien dans les buts marqués (25e rang) que dans les buts alloués (23e rang). L’infirmerie a également son lot de blessés : Shea Weber, Ales Hemsky, Phillip Danault et plus récemment Andrew Shaw (4 à 6 semaines d’absence). Et je ne parlerais même pas des problèmes de compositions à l’attaque et à la défense. Il n’y a pas à dire, le Canadien traverse une sombre période et celle-ci ne date pas d’hier.

En effet, cela fera bientôt 25 ans que le trophée roi, la coupe Stanley, n’a pas déferlé avec engouement sur la rue Sainte-Catherine. 25 ans que les partisans ne se sont pas enflammés à crier des « Olés » d’encouragements pendant que le Canadien affronterait férocement une équipe de l’association de l’Ouest. Ces 25 ans de disette combinés à la situation actuelle de l’équipe m’amènent à me poser la question suivante : Est-ce que nous pouvons gagner avec les fondations que nous avons présentement?

À cette question, je vous répondrais ceci : « Oui et Non »  

Je ne pense pas que le Canadien possède les pires éléments de la ligue nationale, mais nous sommes obligés de constater que certaines pièces nécessaires à ce que l’engrenage de la réussite s’enclenche de manière fluide ne sont pas encore placées. Parmi ces pièces manquantes, je n’étonnerai personne en évoquant notre trou au poste de centre numéro un.

À titre personnel, je considère qu’un joueur de centre de premier trio est la position la plus importante au hockey devant le gardien de but (poste qui reste aussi important). Celui qui occupe ce rôle doit être capable d’être responsable en repli défensif, mais surtout d’être capable de produire en attaque et d’être un « game-changer » à chaque fois que ses patins touchent la glace. Les derniers champions de la coupe Stanley en possédaient tous un : Sidney Crosby, Jonathan Toews, Anze Kopitar et Patrice Bergeron. Les finalistes n’y sont également pas en reste à ce niveau. 

Le Canadien n’a pas eu un joueur de ce calibre depuis Vincent Damphousse, donc depuis la dernière coupe Stanley. On sait aujourd’hui qu’Alex Galchenyuk et Jonathan Drouin, malgré leurs habiletés offensives d’exception, ne peuvent pas remplir ce rôle. Le club-école et les joueurs du junior sont assez faibles à ce niveau également. À l’heure qu’il est, la solution la plus envisageable par Marc Bergevin pour régler ce problème sera sûrement d’échanger Max Pacioretty.

Un ailier de 30 buts par année devrait effectivement nous rapporter quelque chose d’intéressant : un jeune joueur talentueux qui sera prêt à faire ses preuves avec un bon premier choix au repêchage et/ou un joueur confirmé. Le capitaine a beau connaitre une saison difficile, il reste un atout majeur pour bien des équipes, notamment celles qui aspirent aux grands honneurs. À 4,5 M$ par année jusqu’en 2019, il représente également un excellent contrat.

Je pense également que le départ du 29e capitaine pourrait symboliser avec le commencement d’une nouvelle ère pour le Canadien. Comme j’ai évoqué précédemment, le Canadien n’est pas obligé d’imploser complètement la bâtisse, mais plutôt d’emmener du nouveau matériel neuf pour pouvoir construire une nouvelle dynastie.

Crédit : NHL

Crédit : NHL

Ce nouveau plan devra probablement passer par un nouveau maitre de construction (j’entends par là le poste de directeur général). Marc Bergevin sera assurément en poste jusqu’à la fin de cette saison, ce qui veut dire que ce sera lui qui décidera du sort de Max Pacioretty et des autres joueurs à la date limite des transactions. Je m’attends à un grand coup ou à un début de ménage et il serait possible de croire que de bonnes compensations en sortiront. Il en reste que cette organisation a besoin d’un changement de philosophie, autant à l’intérieur du vestiaire qu’au niveau de la direction. C’est pour cela que je crois que Geoff Molson (l’actuel président du Canadien de Montréal) aura énormément de pain sur la planche au cours de cet été et des décisions difficiles à prendre. Il y a quelque chose qu’il ne faut pas oublier. Dans le sport, les partisans ont besoin de ce frisson en pensant à ce que leur équipe peut accomplir, de cette bouffée d’énergie qui fait bondir les partisans de leur siège ou du canapé en voyant des performances mémorables de leurs athlètes et cette sensation euphorique lorsque le trophée du championnat est soulevé. Ces émotions, les partisans ne les ont pas ressenties il y a bien longtemps.