L'art de vivre du Cosplay

Dans le cadre d’un cours du baccalauréat, j’ai eu la chance d’approfondir ma connaissance sur le cosplay. Pour ceux qui ne connaissent cette activité, il s’agit d’un loisir dont le but est de représenter un personnage fictif (provenant des films, des jeux vidéos ou encore des séries TV et des animes japonais) à l’aide du costume et des accessoires de cet avatar. Il s’agit également d’une performance artistique et théâtrale, où les cosplayeurs sont amenés à jouer et à imiter les actions du personnage qu’ils s’approprient.

L’histoire du cosplay a débuté dans les années 1930, mais ce n’est que dans les années 1970 que cette activité a grimpé en popularité, principalement au Japon et aux États-Unis. Aujourd’hui, plusieurs personnes qui pratiquent le cosplay se regroupent dans les diverses conventions qui se déroulent partout dans le monde, dont l’une des plus populaires est le « San Diego Comic-Con International » (qui existe depuis 1970), attirant des milliers de personnes chaque année. Il y a également des conventions de ce genre au Québec, comme le Comiccon de Montréal et le festival d’anime Otakuthon.

 Le maire de Montréal, Denis Coderre, entouré de plusieurs cosplayeurs. Crédit: TVA Nouvelles

Le maire de Montréal, Denis Coderre, entouré de plusieurs cosplayeurs. Crédit: TVA Nouvelles

Personnellement, j’ai eu l’opportunité de faire une entrevue avec Jani Pinet, qui pratique le cosplay depuis plusieurs années et qui a participé à de multiples reprises aux différentes conventions. Elle m’a révélé que sa première expérience dans le cosplay s’est produite il y a quelques années, lorsque l’un de ses amis lui a suggéré de participer à l’Otakuthon. Alors que son ami s’est déguisé en « Sousuke Sagara » à la convention, elle s’est costumée en « Kaname Chidori », les deux tenues provenant de l’anime « Full Metal Panic ».

Lors de sa première expérience en tant que cosplayeur, son ami agissait comme le personnage qu’il incarnait, soit en faisant des roulades avant et en se cachant derrière les poubelles. Quant à Jani, elle s’est mise à crier dans l’escalier et elle a donné un coup d’éventail directement sur la tête de son ami, exactement comme le personnage dans l’anime. Elle m’expliquait que ce qu’elle apprécie beaucoup dans ses expériences, c’est de jouer comme son avatar, tout en impressionnant les autres.

Elle m’a aussi parlé de son expérience lorsqu’elle s’est déguisée en « Midna » du jeu « The Legend of Zelda: Twilight Princess », quelques années plus tard. Dans la convention, elle rencontrait d’autres personnes et agissait avec eux de la même manière que le personnage dans le jeu vidéo, c'est-à-dire qu’elle s’accotait sur les autres cosplayeurs et montrait une certaine nonchalance face à ce que les autres faisaient, principalement en bâillant ou en s’adressant à la personne à côté d’elle pour lui dire : « ah, c’est plate ce que tu fais ».

 Jani, déguisée en Midna, avec son ami, déguisé en Link

Jani, déguisée en Midna, avec son ami, déguisé en Link

Ce qui l’a surpris lors des différentes conventions, c’est la quantité de conférences et d’ateliers disponibles au grand public. En effet, il est possible de voir et de rencontrer plusieurs personnalités. Elle a notamment vu Christopher Lloyd, qui joue le rôle du docteur Emmett Brown dans la trilogie « Retour vers le futur », ainsi que Patrick Stewart, qui interprète l’officier Jean-Luc Picard dans la série « Star Trek : La Nouvelle Génération ». Elle a également bien aimé sa rencontre avec Charles Martinet, qui est connu pour être la voix officielle de Mario Bros, ainsi que Vic Mignogna, qui fait la voix anglophone de plusieurs personnages provenant de différents animes japonais, dont « Fullmetal Alchemist » et « Bleach ».

L’un des ateliers préférés de Jani a été celui qui permet au public de visionner une énorme quantité de vidéos japonais, entre autres des annonces, des séries TV et des quizz. La particularité de cet atelier est de voir le côté ridicule des produits télévisuels japonais qui sont présentés à un public nord-américain. Finalement, dans les diverses conventions, il y a également la possibilité d’acheter tout plein d’articles : on y retrouve des armes, des figurines, des vêtements, des éléments de décoration, etc. Elle a même déjà vu une lampe montrant le 11e docteur de la série « Doctor Who ».

 Charles Martinet, signant des autographes.
Charles Martinet, signant des autographes.

Elle m’a donné plusieurs informations pour une personne qui aimerait débuter dans le cosplay. D’abord, elle conseille fortement d’étudier le personnage en profondeur et de vérifier ses postures de bases. En effet, dans des conventions du genre, il est fréquent pour une personne costumée de se faire prendre en photo. Jani racontait qu’elle est déjà restée coincée à faire des poses pour les photographes dans son costume de « Midna », et ce, pendant environ une demi-heure. Il est également possible qu’il y ait, dans les conventions, des photos de groupe avec les cosplayeurs qui ont des costumes provenant d’univers similaires.

Elle suggère aussi de ne pas être trop ambitieux dans sa première expérience, et qu’il est préférable de vivre sa première convention sans se déguiser, c'est-à-dire d’y aller et d’apprécier l’événement sans avoir de costume. Finalement, elle affirme qu’il ne faut pas avoir peur de se socialiser avec les autres cosplayeurs, de leur parler et poser des questions à propos de leurs costumes ou de l’événement en général. En conclusion, elle affirme que c’est une expérience très intéressante pour toutes les personnes intéressées par la culture populaire et la culture geek.

 Crédit: Global News

Crédit: Global News