Trois pièces clés qui mèneront au succès du Canadien en 2026

Par Christopher Dubuc

Qui dit voyage du temps des Fêtes dit habituellement arrivée de la mi-saison pour le Canadien de Montréal. Cette année, ce voyage a été particulièrement fructueux pour l’équipe, qui a su amasser un total de 10 points sur une possibilité de 14. Cela représente une belle récolte, mais qu’en est-il des 37 rencontres restantes ? Les 56 points du Tricolore le positionnent actuellement parmi les meilleures équipes de la ligue, mais sa place en séries est (très) loin d’être garantie. Si le Canadien veut jouer du hockey de printemps, il devra compter sur quelques pièces clés pendant cette deuxième moitié de saison... 

Rester loin de l’infirmerie

Depuis plusieurs années, les joueurs du CH ont tendance à être sur la touche plus souvent qu’autrement. Cette saison, le scénario s’est reproduit assez rapidement, avec les blessures hâtives de Guhle, Laine, Dach et Newhook. Plus récemment, l’organisation a aussi pu voir Jake Evans et Josh Anderson tomber au combat, deux rouages importants du désavantage numérique.  

Il est d’ordinaire assez difficile de se battre pour une place en séries avec un effectif aussi réduit, mais au moment où l’on se parle, le Canadien ne montre aucun signe de faiblesse. Pendant que l’équipe tient bon, l’infirmerie se vide peu à peu, au point où l’on a appris ce matin que Kaiden Guhle allait prendre part au match de ce soir face aux Red Wings.  

En plus de Guhle, trois autres revenants ont foulé la glace avec leurs coéquipiers lors de l’entraînement matinal au Centre Bell, soit Evans, Laine et Dach. Alors qu’Evans a patiné en équipement complet, Laine et Dach portaient un chandail suggérant qu’ils ne pouvaient recevoir de contacts.  

Si la tendance se maintient, le CH pourra s’appuyer sur un alignement sans blessés pour entamer le dernier droit de sa saison. 

Espérons qu’aucune tuile ne tombe sur la tête du Tricolore, car une équipe en santé n’a pas de prix, parlez-en à Martin St-Louis.  

 

Passer outre l’horaire difficile 

En raison de cette année olympique, le calendrier des équipes de la Ligue nationale a été fortement condensé. Depuis l’amorce de la saison, il n’est pas rare de voir le Tricolore jouer trois, voire quatre rencontres au cours de la même semaine. À la longue, cela peut devenir très éreintant pour les joueurs, sans compter les nombreuses heures de transport à endurer quotidiennement.

Cette situation met d’autant plus en lumière l’importance d’avoir une formation complète et en santé, car la gestion de l’énergie devient primordiale avec l’avancement de la campagne.

En plus du manque de repos, les adversaires que le Canadien affrontera dans sa deuxième moitié de saison seront féroces. Selon les sites Tankathon et Power Rankings Guru, le Tricolore se retrouve avec le sixième horaire le plus difficile de la Ligue.

La méthode de ces sites, ou plutôt leur calcul, consiste à analyser les adversaires restants d’une équipe et la position de ceux-ci au classement, pour ensuite évaluer la difficulté du calendrier.  

Compte tenu de cette sixième position, la troupe de Martin St-Louis devra se mesurer à de solides formations pour terminer sa saison, notamment l’Avalanche du Colorado le 29 janvier, ainsi que le Wild du Minnesota le 20 janvier et le 2 février.  

À titre indicatif, ces deux équipes trônent respectivement au premier et au troisième rang du classement général. 

 

Vers une fin du ménage à trois ? 

Le 11 décembre dernier, Jacob Fowler effectuait son premier départ dans la Ligue nationale, en gardant le filet du Canadien face aux Penguins de Pittsburgh.  

La direction avait rappelé le natif de Floride à la suite de la rétrogradation de Samuel Montembeault dans la Ligue américaine. Toutefois, un grand nombre de partisans voyaient le rappel de Fowler comme un signe de panique de la part des dirigeants. 

Étant donné que le renvoi de Montembeault dans les mineurs avait pour but un conditionnement, le Québécois n’a pu jouer que deux matchs avec le Rocket de Laval avant de revenir avec le grand club. 

Il faut savoir que lorsqu’un joueur entame un conditionnement, il peut être renvoyé dans la Ligue américaine sans passer par le ballotage. En revanche, le séjour du joueur a une durée prédéterminée, ce qui explique pourquoi le gardien québécois n’a pu amorcer davantage de rencontres avec le club-école du Canadien.  

Près d’un mois après le premier départ de Fowler avec le CH, l’organisation se retrouve toujours avec trois gardiens au sein de sa formation. Même si le club ne semble pas être affecté par cette situation, celle-ci reste précaire.  

En ayant trois gardiens différents, il est difficile de donner à chacun un certain rythme, rotation oblige. Ainsi, les rencontres du Tricolore sont souvent amorcées par un gardien qui, on pourrait dire, est plus rouillé qu’à la normale, car il obtient nécessairement moins de temps de glace. 

Une grande question se pose : Dobes, Fowler ou Montembeault ? À quel gardien Martin St-Louis donnera-t-il officiellement sa confiance ? Difficile à dire, car Fowler, qui n’a pourtant que 21 ans et qui représente logiquement le gardien le moins établi de l’équipe, donne toutes les raisons à son entraîneur de le garder.  

Tout compte fait, la destinée du Canadien de Montréal reste entre ses mains, mais ces trois facteurs seront assurément essentiels s’il veut connaître une fin de campagne victorieuse et ainsi accéder aux séries éliminatoires pour une deuxième année consécutive.