Le féminisme en 2017

Pourquoi est-ce que le féminisme semble être un thème de plus en plus important de nos jours? C’est une question à laquelle on doit répondre, parce que ce sujet est de plus en plus discuté de nos jours, autant dans les universités que sur les réseaux sociaux.

Le féminisme est, selon le « Grand Dictionnaire », un ensemble de mouvements sociaux qui ont comme objectif l’émancipation de la femme et l’égalité des droits entre les sexes. En d’autres mots, il s’agit de promouvoir l’égalité politique, juridique, culturelle et sociale entre les hommes et les femmes.

Mais, la véritable question est de se demander pourquoi le féminisme a pris autant d’ampleur, et ce, depuis les dernières années. Comment se fait-il qu’il y ait eu tout récemment une vague d’agressions sexuelles à l’Université Laval? Pourquoi est-ce que le gouvernement québécois a dû se doter d’une loi sur l’équité salariale entre les hommes et les femmes? Pourquoi le masculin l’emporte-t-il encore sur le féminin dans la langue française? La réponse est simple : le féminisme est à la mode parce que les femmes ne sont malheureusement pas totalement sur le même pied d’égalité que les hommes, et ce, dans plusieurs domaines.

 

Le féminisme à l’université

En réalité, personne ne devrait avoir peur de ce que le féminisme représente réellement. Le féminisme n’a pas pour objectif de vouloir la suprématie des femmes sur les hommes, mais bien d’exiger l’égalité complète entre les deux sexes. On y remarque un intérêt grandissant auprès des jeunes femmes, mais aussi des jeunes hommes, face à ce mouvement. À l’Université de Montréal, nous assistons à la présentation de différents colloques sur le sujet, dont le colloque « le féminisme prend sa place à l’UdeM », qui sera présenté en mars 2017. De plus, un nouveau cours sur les différents types de féminismes à travers le temps et le monde, intitulé « Féminismes, femmes et droit international », a vu le jour à la faculté de droit de l’université en hiver 2017, pour les étudiants et étudiantes au baccalauréat.

Et pour ce qui est du département de communication, il y a aussi eu une percée pour le mouvement féministe. En effet, les « interCom' féministes » sont des étudiants et des étudiantes regroupés dans le nouveau comité féministe du département. Solène Doutrelant, l’une des membres de ce comité et présidente de l’Association des Étudiants en Communication de l’Université de Montréal (AECUM), affirme que même si des étudiants et des étudiantes des cycles supérieurs étaient déjà engagés dans le combat féministe, le département de communication ne comptait pas encore de comité féministe au début de la session automne 2016, et que de récents événements en rapport avec la culture du viol ont encouragé la création de ce comité. Elle affirme aussi que les membres du comité souhaitent encourager la sensibilisation aux enjeux féministes dans le milieu académique et favoriser le partage d’idées où les membres peuvent s’exprimer librement sur leur vision du féminisme. Les membres prévoient l’ouverture éventuelle d’une bibliothèque virtuelle féministe et d’un espace où les femmes pourraient se retrouver entre elles pour discuter des sujets qui les interpellent, sans négliger la présence des hommes dans leurs réunions.

Solène Doutrelant, Khaoula Zoghlami et Véronique Meunier. Crédit : Quartier Libre.  

Solène Doutrelant, Khaoula Zoghlami et Véronique Meunier. Crédit : Quartier Libre.

 

Si vous souhaitez vous joindre au comité des « interCom' féministes », vous pouvez communiquer avec les associations de communication de 1er cycle (AECUM), des cycles supérieurs (ECCS.um), ou encore l’association en communication et politique (AECEP). L’entrée est libre pour chaque personne désirant rejoindre les rangs du comité; que ce soit par curiosité, pour partager ses impressions, etc. Bref, tout le monde est le bienvenu!